L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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The New Pornographers

L’ancien site de The New Pornographers

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Le quintette canadien The New Pornographers prépare la sortie de son prochain long playing, « The Former Site Of », prévu pour le 27 mars chez Merge Records. Pour accompagner cette annonce, la formation diffuse « Votive », un extrait soutenu par une vidéo animée (à découvrir

Conçu autour de la mandoline d’A.C. Newman, « Votive » s’ouvre sur des nappes de synthés et de claviers avant de s’étendre vers un jam ample. Le clip, animé par Michael Arthur, puise dans l’imagerie des paroles de Newman et met en lumière le refrain partagé par A.C. Newman et Kathryn Calder : ‘I didn’t see you there’.

Ce dixième opus rassemble dix récits brefs centrés sur des personnages confrontés à diverses formes de tension personnelle ou sociale, présentés sous des chansons pop travaillées avec précision. Ébauché dans le studio domestique de A.C. Newman, le disque a ensuite été transmis au reste du quintette — A.C. Newman, Kathryn Calder, Neko Case, John Collins et Todd Fancey. Pour cette session, le batteur Charley Drayton (Divinyls, The Rolling Stones, Fiona Apple) a rejoint la formation, tandis que Josh Wells (Destroyer, Black Mountain) siègera derrière les drums, durant la tournée printanière.

A.C. Newman explique que la possibilité de travailler longuement dans son propre espace lui a permis de poser les structures essentielles de chaque morceau — quelques éléments, la direction émotionnelle, le strict nécessaire — avant de les proposer au reste du band pour approfondissement. Cette méthode a réduit les révisions et a clarifié l’élan créatif dès le départ.

The New Pornographers

Un vraiment très léger New Pornographers…

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Continue as a Guest, le dernier album de The New Pornographers, est sorti le 31 mars 2023 sur Merge Records. Un premier single, Really Really Light, était déjà disponible dès janvier 2023 accompagné d'une vidéo réalisée par Christian Cerezo. Pour célébrer ce nouvel album, les New Pornographers ont donné une série de concerts aux États-Unis au printemps.

Coécrit avec Dan Bejar (Destroyer), "Really Really Light" est un remodelage d'un titre de l'album Brill Bruisers, paru en 2014 et acclamé par la critique. A.C. Newman raconte : au fil des ans, une partie de ma méthode consistait à jouer avec des choses que je n'ai jamais terminées. J'aimais beaucoup le refrain de Dan, et pendant un moment, j'ai juste essayé d'écrire quelque chose qui me semblait appartenir à ce refrain". Je pensais à la chanson "The Man" d'Aloe Blacc, dans laquelle était insérée le refrain de "Your Song" d'Elton John, et je me suis dit qu'il serait amusant d'insérer une chanson que personne ne connaît.

Newman a commencé à travailler sur Continue as a Guest (10 titres) chez lui, à Woodstock (US), alors que le groupe venait de terminer sa tournée à la suite de In The Morse Code Of Brake Lights (2019). Parmi les titres tous produits par Newman, on trouve en plus de la coécriture par Bejar, le chatoyant Firework in the Falling Snow , coécrit par Sadie Dupuis.

Si l'album aborde les thèmes de l'isolement et de l'effondrement, le titre Continue as a Guest s’intéresse également aux préoccupations constantes liées au fait de faire partie d'un groupe depuis si longtemps.

Les New Pornographers ont déjà sorti huit albums studio, dont leur premier album classique, Mass Romantic, réédité en 2021.

Le clip de Really Really Light est disponible

 

The New Pornographers

Une somme de talents ne conduit pas nécessairement à un résultat probant…

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Ce mercredi 3 décembre, la Rotonde accueillait The New Pornographers. La formation canadienne à géométrie variable venait présenter son tout dernier opus, paru en août dernier, « Brill Bruisers ». Son sixième enregistré en studio. Un disque qui fait suite à « Together », paru il y a déjà 4 ans. Pour la circonstance, la salle est presque sold out.

Pour ouvrir la soirée, pas de néophyte ou de second couteau ; non, place au nouveau projet de l’ex-bassiste de Queens of The Stone Age, Michael Schuman. Il est soutenu par deux de ses amis : le bassiste Zach Dawes et le claviériste Tyler Parkford. Mini Mansions (NDR : c’est le nom du band) va nous réserver un set net et sans bavures. Le style ? Difficile à définir, tant la musique semble éclectique. Oscillant des Beatles à Elliott Smith en passant par Fountains of Wayne. Bref, un excellent supporting act qui a permis de se réchauffer en cette soirée hivernale.

Après avoir pris une courte pause bibitive, retour sous le dôme pour assister au concert d’un ensemble que les médias n’ont pas hésité à qualifier de supergroupe. Et pour cause, le line up a de quoi faire baver. Il recèle notamment, l’ex-Zumpano A.C Newman (guitare, chant), l’ex-Immaculate Machine Kathryn Calder (synthé, chant) ainsi que le chanteur de Destroyer Dan Bejar (NDR : c’est également le leader des New Pornographers). Pas vraiment des manchots. Le combo pratique une forme de power pop électrifiée. La power pop est censée entraînante. Et sera donc dispensée par des musicos chevronnés. Tous les ingrédients sont donc présents passer une bonne soirée.

A 21 heures tapantes, sept musiciens montent sur l’estrade : 3 guitaristes, un drummer, deux claviériste et 1 bassiste. On se frotte déjà les oreilles. Immédiatement, les guitares claquent et les chœurs retentissent. Côté électricité, on est servi. Pour le deuxième titre, Dan Bejar se charge seul des vocaux. Et sa voix est parfaite. Il pose ses mots d’une manière désinvolte, attitude typique chez l’artiste ; et c’est ce qui fait le charme de son chant. Puis, il quitte la scène. Et tout le concert sera cadencé au rythme de ses allées et venues. Soit plus ou moins un morceau sur trois. Moment choisi pour reprendre les vocaux. Le reste est interprété soit par Newman ou un autre membre de la troupe. Mais lorsque le team chante à l’unisson, le sens mélodique n’est guère perceptible. Et en y ajoutant les sonorités de gratte, on n’est pas loin d’un véritable foutoir. Bien sûr, Bejar revient mettre de l’ordre dans cette cacophonie, une fois tous les quarts d'heure. Ce qui est largement insuffisant, finalement. En outre, les musiciens sont particulièrement statiques. On ne peut pas dire que ce soit des bêtes de scène. Ils se contentent d’enchaîner les morceaux du tracklisting. Et se révèlent  peu loquaces. Hormis l’un ou l’autre remerciement épisodique, la communication est plutôt rare.  

Le concert d’un super groupe entraîne souvent de folles espérances, mais se solde le plus souvent par d’amères désillusions. Et le concert de The New Pornographers en est une nouvelle illustration. En quittant le Botanique, j’avais l’impression d’avoir assisté à une longue composition monocorde, circonstanciellement traversée par les trop rares –quoique brillantes– interventions de Dan Bejar. Quel gâchis vu la somme de talents en présence…

(Organisation Botanique)

The New Pornographers

Together Out

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« Together Out » constitue le 5ème album des New Pornographers, un ‘supergroupe’ canadien réunissant des membres de Destroyer, Swan Lake, A.C. Newman et Maow dont les figures les plus connues sont assurément Daniel Béjar, Neko Case et Carl Newman. Après avoir fait étape à Toronto, à l’occasion de la sortie du fabuleux nouvel elpee de Broken Social Scene, direction Vancouver ! The New Pornographers (NDR : leur patronyme s’inspirerait d’une citation de Jimmy Swagart qui avait qualifié la musique moderne de ‘nouvelle pornographie’), est également un collectif. Moins expérimental que celui de BSS, il cherche à rendre à la pop, la power pop très exactement, ses lettres de noblesses ! Et manifestement, il ne s’en sort pas trop mal… 

Pourtant, à première écoute, les compos de ce « Together Out » semblent quelque peu pompeuses, formatées, destinées à la bande FM, même. Ce n’est qu’au fil des écoutes, qu’on se rend compte de leur richesse et de leur créativité. Et pour cause, audacieux, le sens mélodique n’est pas toujours très évident. Ce qui n’exclut pas la présence de titres tubesques, aux refrains survitaminés et à reprendre en chœur. « Move » et « Up In The Dark » en sont probablement les plus belles illustrations. Neko Case, Daniel Béjar et Carl Newman se réservent les vocaux à tour de rôle. Ce qui confère davantage de nuances aux différentes plages. Celle de Béjar baigne même au cœur d’une certaine folie sur « Daughters Of Sorrow ». Il y a, en outre, une forme de lyrisme suranné chez The New Pornographers. Des réminiscences peut-être héritées d’Electric Orchestra. L’éclectisme de cette œuvre transparaît encore sur « Valkyrie In the Roller Disco », une ballade minimaliste parfaite, « Crash Years », caractérisé par ses sifflements étonnants ou encore « Bite Out My Bed », parcouru par les interventions judicieuses de Zach Condon (Beirut), à la trompette. Lors des sessions d’enregistrement, la formation a notamment bénéficié du concours de Will Shelf (Okkervil River) ainsi que de St.Vincent. Une constante quand même tout au long de ce long playing : les chansons communiquent naturellement un sentiment de bonne humeur. Elles seraient même susceptibles de regonfler le moral à un Grec !

Victime d’un coup de mou, lors de la sortie de leur précédent elpee, « Challenger », The New Pornographers a manifestement retrouvé la pêche. Et ce « Together Out » en est la plus belle démonstration. Bien sûr le combo ne réinvente pas la pop, mais il cherche constamment à la magnifier, et tout en finesse !

En concert ce 25 mai au Botanique ! Et à ne louper sous aucun prétexte !

The New Pornographers

Challengers

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Le quatrième opus du collectif canadien a reçu la collaboration de Phil Palazzolo au mixing et à la coproduction, un personnage qui avait travaillé pour l’album « We Were Dead Before the Ship Even Sank » de Modest Mouse. Bien sûr, John Collins et A.C. Newman ont apporté leur coopération, mais les sessions d’enregistrement se sont déroulées chez Phil, plus à Vancouver. Et manifestement, le son est extrêmement raffiné. Deuxième constatation, les synthés ont pratiquement disparu pour laisser place à une foule d’instruments plus conventionnels. Il y a même de la harpe, de la flûte, de l’harmonica, du piano ainsi que des sections de cordes et de cuivres. Troisième constatation, les harmonies vocales frôlent la perfection. Sur le titre d’ouverture, « My rights versus yours », elles affichent d’ailleurs une sensibilité proche des Beach Boys. Même les riffs de guitare sont spasmodiques. Mais en général ces vocaux me rappellent surtout Chumbawamba et Gorky’s Zygotic Mynci (pour ces derniers, sans le psychédélisme, bien sûr). A moins que ce ne soit les Shins ou Belle and Sebastian. Tout dépend de savoir si vous écoutez de la musique depuis dix, vingt, trente ou quarante ans. Tiens, curieusement les lyrics développent ici une perception ironique de la politique à travers une pluie de métaphores. Le tandem Dan Bejar/AC Newman constitue toujours la clef de voûte de l’édifice ; mais c’est lorsque Neko Case pose sa voix que ces mini symphonies deviennent les plus séduisantes. Parmi les douze titres de cet opus, on retiendra cependant encore le final solennel « The spirit of giving », adaptation d’une ancienne compo de Destroyer, le syncopé « Entering white Cecilia », le presque hymnique « All the old showstoppers », le semi glam, semi ‘pixiesque’ (mais sans la frénésie) « Myriad harbour » et l’allègre « All the things that go to make heaven and earth ». Un album fort agréable à écouter, mais qui manque peut-être parfois d’intensité émotionnelle…

 

The New Pornographers

Twin Cinema

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Après “Mass Romantic” en 2000 et “Electric Version” en 2003, les New Pornographers nous proposent leur troisième opus. Le leader Carl Newman nous avait quand même permis de patienter en commettant, l’an dernier, un excellent album solo intitulé « The slow wonder ». Et l’attente n’aura pas été vaine, car cet elpee est tout bonnement remarquable. Remarquable, mais extrêmement difficile à décortiquer. Il a d’ailleurs fallu une bonne dizaine d’écoutes pour pouvoir en dessiner les caractéristiques majeures. Petit rappel : The New Pornographers n’est pas un véritable groupe, mais un collectif à géométrie plus ou moins variable au sein duquel militent - notamment - David Bejar (Destroyer), Neko Case et A.C. Newman. Plus d’une dizaine de musiciens issus du Canada - de Vancouver très exactement - rejoints depuis peu par la nièce de Newman, Kathryn Calder. Mais si la formule est très proche d’Arcade Fire ; musicalement on pénètre dans un tout autre monde. Ce qui frappe d’abord chez les N.P., ce sont les harmonies vocales. Limpides, hymniques, contagieuses ou glamoureuses, elles peuvent évoquer tour à tour les Beach Boys, Chumbawamba, Squeeze ou encore les Sparks. Exception qui confirme la règle, « Falling through your clothes » échafaude des chœurs cycliques, comme chez Gentle Giant dans sa phase la plus prog. Et puis les mélodies. Capables d’épouser un profil aussi baroque que chez les frères Mael. A cause des sonorités allègres, si particulières du piano. Et je pense tout particulièrement au titre maître, à « Use it » ou encore au superbe « Jackie dressed in cobras ». Deux titres lorgnent cependant vers la power pop complexe, convulsive d’XTC : « Star bodies » et puis « Three of four », même si tout au long de ce dernier fragment on perçoit des réminiscences de Tubeway Army. Enfin si en finale, le disque (NDR : découpé en 14 plages) recèle en « Stacked crooked » une compo plutôt insolite impliquant électronique, trompette mariachi, intonations vocales laconiques à la Ian Brown et chœurs diaphanes, le reste de la plaque ne manque pas d’allure. Mieux encore, la richesse et la cohérence de ce « Twin Cinema » ne peuvent déboucher que sur une seule conclusion : un must !

The New Pornographers

Electric version

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Sept personnes participent à l'aventure de ce collectif canadien, dont trois se réservent le lead vocal. En l'occurrence les deux compositeurs Carl Newman et Dan Bejar (NDR : dont la présence est signalée sous le couvert d'un membre secret ; mais ce n'est plus un secret pour personne) et la chanteuse de country Neko Case. " Electric version " constitue leur deuxième opus, et fait suite à l'excellent " Mass romantic ", distribué en Europe en 2001. En bénéficiant du concours de chanteurs d'une telle envergure, vous vous doutez bien que les harmonies vocales sont le point fort des New Pornographers. Et vous avez tout à fait raison. Parfois, elles sont même aussi pures et limpides que chez les Beach Boys. On a même souvent l'impression que ces chansons sont inondées par le soleil de la Californie. Par contre le style se révèle le plus souvent power pop. A l'instar du contagieux " It's only devine right ". Lorsqu'il n'est pas trempé dans la new wave. Celle de Martha & The Muffins sur " All for swinging you around " et " Miss teen wordpower ". De Chumbawamba sur l'hymnique "Chump change". D'XTC sur l'angulaire et versatile " The new face of zero and one ". Et même des Stranglers tout au long du titre maître. Une plage enlevée, au groove imparable, que rognent des claviers poussiéreux. Mais tout comme sur le précédent opus, il y a toujours ce feeling baroque, glam, qui me fait penser tantôt à Supergrass ou aux Sparks circa " Kimono my house ". Excellent !

The New Pornographers

Mass romantic

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Inspiré du titre d'un livre écrit par Jimmy Swaggart, The New Pornographers n'est pas un véritable combo, mais un projet qui réunit des vétérans de la scène canadienne. De la région de Vancouver, très exactement. En l'occurrence Carl Newman (Zumpano, The Crusaders, Superconductor), Dan Bejar (Destroyer), John Collins (Evaporators, Thee Goblins), Kurt Dahle (Limblifter) et le réalisateur de film Blaine Thurrier. Une équipe qui a également reçu le concours de la chanteuse de country Neko Case. Pas seulement pour y assurer les backing vocaux. Puisqu'elle se réserve le 'lead' sur les deux morceaux les plus rock du disque. En l'occurrence le titre maître et " Letter from an occupant ", composition qui aurait pu naître de la rencontre entre les Breeders et Blondie. Pour la circonstance, elle a même troqué ses inflexions hoquetantes contre un timbre charismatique. Le reste de l'opus se révèle plus pop. La formation puisant allègrement dans celle des sixties (Zombies, Kinks, Beach Boys, Big Star) et puis dans la new wave des eighties (Cars, XTC, Martha & the Muffins, Split Enz, Go-Go's, Buzzcocks) pour ficeler des mélodies hyper contagieuses, croustillantes, rafraîchissantes, fruitées, filtrées par de superbes harmonies vocales, dont le feeling baroque me fait parfois penser à Supergrass. Seule différence, mais elle est de taille, les lyrics sont ici beaucoup plus spirituels. Bref, un superbe album dont les sessions d'enregistrement se sont déroulées sporadiquement entre début 98 et fin 2000. Ce qui explique, sans doute, pourquoi il n'est sorti que l'année dernière et n'est officiellement disponible en Europe que depuis quelques semaines.