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The Prodigy

Disparition de Keith Flint, le chanteur de Prodigy

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Keith Flint, chanteur emblématique de Prodigy, a été retrouvé mort ce lundi 3 mars, à son domicile, dans l’Essex. Il se serait suicidé, d’après Liam Howlett, cofondateur de la formation. Il était âgé de 49 ans. ‘Le décès n’est pas considéré comme suspect’, a d’ailleurs précisé un porte-parole de la police.

Le band venait d’entamer une tournée internationale, suite à la sortie de son septième elpee, « No tourists », paru en novembre dernier. Fondé en 1990, il avait décroché deux énormes tubes, grâce à « Firestarter » et « Breathe », mais avait surtout défrayé la chronique, en gravant le controversé « Smack my bitch up », un autre hit extrait de l’album « The Fat Of The Land », paru en 1997. En outre, il a vendu plus de 20 millions d’albums, à traves le monde. En mixant, punk et dance, il est considéré comme un des combos les plus influents de la scène rave underground.

Le look excentrique (cheveux fluos en chauve-souris, piercings et tatouages), refusant de faire le moindre compromis, Keith Flint était, bien sûr, la figure de proue de Prodigy. Musiczine avait encore assisté au concert du groupe, en décembre dernier (voir compte-rendu ici)

 

 

The Prodigy

Deux vents de folie…

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La météo est à la tempête ce vendredi. Les averses se multiplient avant de débarquer à Forest. Tout comme ce qui nous attend à l’intérieur ce soir, par ailleurs…

Prodigy était déjà parvenu à faire trembler les murs de Forest National en 2009. L'un de ses meilleurs concerts, selon les fans. Et aussi celui qui avait le plus fait vibrer le sol bruxellois (NDR : sans doute à égalité avec celui de Faithless en 2001). Ce soir, la foule est moins dense. Le prix des tickets chute sur Ticketswap au fil des heures. Les deuxièmes étages sont d’ailleurs condamnés, conférant la formule club à la salle. Sans doute la conséquence de l'omniprésence de Prodigy lors des festivals d'été ? Ou d'un agenda de concerts chargé à cette même période ? (NDR : Editors remplit une deuxième fois le Cirque et Magnus cumule plusieurs soirées de suite à l'AB).

Les premières parties manquent parfois d'intérêt. Mais pas ce soir. Slaves avait déjà fait forte impression à Dour en 2016. Et va encore confirmer, malgré un tout petit espace sur la toute grande scène (NDR : une batterie minimaliste, une guitare, son logo sur tubes néons et quelques amplis). Un matos de David face à celui de Goliath, en tête d’affiche. Le DJ bruxellois a la bonne idée de diffuser les Stooges en intro (NDR : et un peu plus tard les Buzzcocks en hommage à Pete Shelley, décédé la veille). Car le ‘Punk’s not dead’ va résonner dans l’arène. Bodybuildés et tatoués, le duo déboule sans coup férir sur l’estrade. Et balance une détonation de compos de deux minutes, qui renverrait les jets de pavés de gilets jaunes au rang de bac à sable. On pense à l'énergie et la virilité dispensées par Idles. Sans doute aussi à cause de son incursion dans le public après trois morceaux seulement. Le batteur/chanteur parvient à inciter la foule à reprendre le refrain ‘Fuck the high-hat’, alors que les premiers pogos éclatent. Pas de temps mort. Si ce n’est une séance de ‘hugs’ sollicitée par le leader (et exécutée dans la foule). Comme le titre de son elpee, « Take the control », le signale, Slaves a pris en esclave l’audience bruxelloise pendant 45 minutes. 

Les aficionados de Prodigy se massent de plus en plus dans le parterre, s’agitent et trépignent d’impatience. Un rideau sur lequel est imprimé une araignée géante (NDR : un logo déjà utilisé sur la pochette de son  album live « The world’s on fire », paru en 2011) masque la scène. Sur le coup de 21h25, impressionnant, le décor révèle deux demi bus londoniens à l’effigie du dernier opus, « No tourists ». Le maestro Liam Howlett s’installe derrière sa console. Et le concert démarre en force par « Breathe ». Qui provoque déjà des mouvements de foule et déclenche une véritable hystérie au sein des premiers rangs. On ne compte plus les spectateurs cherchant leurs lunettes ou gsm, égarés dans les bousculades. Sur « Omen », les deux MCs Keith et Maxim poussent leurs cris plus qu’ils ne chantent. Pendant « Champions of London », la détonation de basses est telle qu’on regrette d’avoir oublié nos boules Quies. « No Good » est enchaîné à « Smack My Bitch Up », deux morceaux qui ponctuent une première moitié de set.

En rappel, coloré de touches hip-hop et dub, « We Live Forever », issu du dernier opus, sonne comme un retour aux sources. Il est même difficile de croire que le groupe a plus de 25 ans d’existence, tant ses protagonistes ne semblent pas avoir pris une ride. Prodigy nous permet d’ailleurs de voyager entre ses albums, depuis son dernier (« No Tourists ») à son premier (« Experience »)

Quelques bémols quand même. D’abord la durée du show. A peine une heure dix, soit un set aussi court que lors d’un festival. Mais également le son hasardeux ainsi qu’un light show aveuglant. Cependant, on retiendra surtout cette ambiance de transe dans la fosse, du début à la fin…

Setlists :

Slaves

Sockets, Bugs, Magnolia, Fuck The High-Hat, Cheer Up London, The Lives They Wish They Had, Chokehold, Sugar Coated Bitter Truth, Beauty Quest, The Hunter

Prodigy

Breathe, Resonate, Nasty, Omen, Champions of London, Voodoo People, Run With the Wolves, Need Some 1, Poison, Everybody In The Place, Firestarter, Roadblox, Light Up The Sky, No Good, Smack My Bitch Up.

Rappel : We Live Forever, Fire, Take Me To The Hospital, Timebomb Zone, Out Of Space (outro)

(Organisation : Live Nation)

 

The Prodigy

Epileptiques s’abstenir…

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En guise de clôture de leur tournée française destinée à promotionner leur sixième opus, « The Day is My Enemy », paru le 27 mars dernier, Prodigy se produisait ce dimanche 19 avril au Zénith Arena de Lille.
Petit rappels pour les novices, Liam Hewlett (compositeur, claviériste, et producteur), Keith Flint (chanteur et danseur) ainsi que Maxim Reality (chanteur) ont émergé de la scène électro londonienne en 1992. Un trio qui va littéralement exploser sur les dance floors, dès 1994, lors de la sortie de « Music for the Jitted Génération », sur lequel figurait le fameux Voodoo People. Au fil des succès, le combo va atteindre le top des charts, grâce à l’album « The Fat of the Land », gravé en 1997, sur lequel figure les ‘cultissimes’ « Smack My Bitch Up » et « Firestarter ».
 

En débarquant au Zénith, afin de décrocher mon précieux sésame, je constate qu’un nombre important de spectateurs se bouscule aux portillons, afin de pouvoir encore se procurer des places aux guichets.

19H35, Cosmo Sheldrake monte sur l’estrade. Il assure la première partie. Un jeune artiste londonien qui pratique un électro/folk particulièrement old school. L’ambiance est particulière ; et pour cause, le light show privilégie la couleur rouge. Malheureusement, le set se révèle un peu trop éclectique à mon goût. L’homme-orchestre ne manque pourtant pas de talent ; mais pas facile de convaincre un auditoire qui s’est exclusivement déplacé pour assister au show de Prodigy. D’ailleurs, tout au long de la prestation, la foule va exécuter un va-et-vient constant entre l’espace fumeur et la fosse. 

Et au fil du spectacle, elle va commencer à manifester son impatience, par des sifflets, voire des cris hostiles…

Un parfum de substances illicites commence à envahir la salle. Résultat, le personnel chargé de la sécurité est de plus en plus ‘à cran’.

Il est 21h40 quand le trio insulaire grimpe sur le podium pour un concert que tout le monde espère enflammer. Pas vu de flammes, mais plutôt beaucoup de fumée. On se croirait au sein du smog londonien. De quoi presque rendre jaloux William Turner. Les jeux de lumières sont saturés d’effets stroboscopiques. Epileptiques s’abstenir ! Impossible de distinguer quoi que ce soit. Il y a quand même un concert, car je reconnais le tube « Breathe ». Les clubbers s’en donnent à cœur joie. Et même les métalleux (aux cheveux longs) ainsi que les punks (le crâne rasé) se mettent à pogoter.  

Les singles du dernier opus s’enchaînent : « Nasty », « Omen »… dans la fosse c’est la guerre, tout le monde est en transe.

La fumée est toujours aussi dense et les stroboscopes redoublent d’oscillations. Et le fameux « Firestarter », autre classique du combo, vient tout faire péter. Derrière les manettes, Liam Howlett balance tube sur tube. A contrario, ses deux complices, Keith et Maxim, semblent ne plus rien contrôler, même si ce dernier cherche à mettre un peu plus d’ambiance, en balançant ses ‘Yeah! Yeah !’ ou encore ‘People from Lille’, à la manière d’un rappeur…

« Voodoo People » est toujours une véritable tuerie ; une compo terriblement puissante qui donne cette impression de vivre une énorme rave party. Et « Smack My Bitch Up » propulse définitivement les nightclubbers, dans une autre dimension.

En guise de rappel, Prodigy vient encore exécuter deux morceaux dont « Take Me To The Hospital », en guise d’assaut final. Un titre judicieux, au vu du champ de bataille laissé derrière lui, après de show…

Setlist :

1. Breathe
2. Nasty
3. Omen
4. Wild Frontier
5. Firestarter
6. Roadblox
7. Rok-Weiler
8. The Day Is My Enemy
9. Beyond the Deathray
10. Voodoo People
11. Get Your Fight On
12. Run With the Wolves
13. Wall of Death
14. Invaders Must Die
15. Medicine
16. Smack My Bitch Up

Rappel :

Their Law
Take Me to the Hospital

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : A GAuche de La Lune)

 

 

 

The Prodigy

Take Me To Your Leader

Écrit par

Enorme. Tel est le seul mot qui qualifie, avec justesse, le concert que les trois Britons sans foi ni loi, ont accordé à un Forest-National comme on l’a rarement vu. Fort d’un cinquième ouvrage qui marque un joli retour aux sources, The Prodigy a donné aux riverains de la salle forestoise une nouvelle raison de se plaindre !

En guise de mise en bouche, la petite bande de pseudo-métalleux, Enter Shikari. D’aucuns voit cette formation comme le renouveau du métal mais sur scène, le quatuor est d’une incohérence désolante. Leurs compositions sonnent comme un melting-pot irréfléchi de tous les beats électroniques et riffs de guitares qui leur a été donné d’entendre. Au micro, les quatre ados alternent entre chant et rap. Tenteraient-ils un revival du Nu-Metal ? En tout cas leur présence sur les planches semble essentiellement ravir les plus jeunes du public. Au moins, ils n’auront pas manqué leur cible.

A l’entracte, un gros son électro s’échappe des baffles. L’euphorie est immédiate. A gauche, à droite, devant, derrière, dans les gradins. Le public se trémousse tandis que la tension, palpable, grimpe de façon exponentielle. A 21h20, les lumières s’éteignent, laissant place à l’énorme light show du trio. Sous l’étendard de la fourmi, tout le monde est réuni pour la même cause. Maxim et Keith Flint s’approchent dangereusement du public tandis que les premières notes de « World’s On Fire » font vibrer le sol. En moins de vingt secondes chrono, Liam Howlett, littéralement dissimulé derrière ses machines, lance l’assaut. Le parterre s’élève comme un seul homme, des premiers aux derniers rangs. Du côté des gradins, la sécurité à du mal à contenir l’enthousiasme de la foule. D’autant plus que les gaillards enchaînent tubes sur tubes, De « Breathe » à « Voodoo People » en effectuant un passage obligé par « Firestarter », « Omen » et « Warrior’s Dance ». Aucun temps mort. Les deux interprètes provoquent le public, l’incitent à se déchaîner davantage. Et celui-ci s’exécute avec un plaisir masochiste non dissimulé.

Difficile de reprendre son souffle lors d’un concert de The Prodigy. Un répit, sous la forme de « Omen (Reprise) », permettra à l’assistance de respirer un peu. Mais l’interlude sera de très courte durée, le trio enchaînant sur le titre-maître de leur dernier recueil. Le set s’achève par l’inattendu « Diesel Power » et l’autrement plus espéré « Smack My Bitch Up ». Après une heure de déflagration sonique, le public semble être loin de rendre les armes. Liam, Keith, Maxim et leurs deux musiciens discrets, reviennent au bout de quelques secondes et attisent les flammes en s’engageant dans un « Take Me To Hospital » retentissant. « Out of Space » et l’énorme « Their Law » clôtureront le marathon electro-rock inespéré. Les lumières se rallument lentement dévoilant les séquelles de l’heure et demie écoulée. Des visages rougis et dégoulinant de sueur, affichant de très larges sourires et affublés de vêtements complètement trempés se dirigent vers la sortie, laissant derrière eux un voisinage littéralement secoué par la puissance du show.

Organisation : Live Nation

(Voir aussi notre section photos)

 

The Prodigy

Invaders Must Die

Écrit par

La Big Beat serait-elle tentée de revenir sur le devant de la scène ? Une chose est sûre, The Prodigy n’a pas encore baissé les bras, malgré l’échec d’« Always Outnumbered, Never Outgunned », essuyé en 2004. Il aura donc fallu attendre 5 années avant que la formation anglaise ne se mette à nouveau au travail. Liam Howlett laissé seul en 2004, on enregistre donc, pour la circonstance, au come-back de ses deux acolytes Keith Flint et Maxim. Et pour cette nouvelle rondelle, les Britons ont décidé de mettre les bouchées doubles ! « Invaders Must Die » est un titre qui fait peur. On sent d’ailleurs radicalement la terreur auditive répandue par The Prodigy! De quoi rassurer les fans qui espéraient un retour aux sources du combo. Voire même en forme et en force des allumés de l’électro ! Malheureusement, malgré un son énorme, des basses acides et des synthés furieux, le phénomène anglais semble avoir pris un sacré coup de vieux. Dans ces conditions, difficile de convaincre d’autres mélomanes que les aficionados les plus invétérés…

 

The Prodigy

Music For The Jilted Generation

The Prodigy, c'est avant tout Liam Howlett, éternel insatisfait qui partage son emploi du temps entre la scène et le studio. La scène ? Il y récolte un succès phénoménal. Aux Iles Britanniques bien sûr. Jouant chaque week-end devant plus de dix mille personnes. Le studio ? Pour y développer de nouvelles expérimentations technologiques. Avec ou sans son groupe. Comme musicien, ingénieur du son ou producteur. Eternel insatisfait puisque malgré le crédit dont il jouit auprès du public ‘dance’, Liam cherche à se forger une crédibilité ‘underground’. Il en a d'ailleurs un peu par dessus la tête d'être considéré comme un manipulateur de synthés. Aussi, pour l'enregistrement de "Music for the jilted generation", il s'est intéressé à l'instrumentation basique du rock. Et en particulier à la guitare et à la basse. Enfin du bout des doigts... Et puis il s'est acheté une conscience sociopolitique en abordant les thèmes qui hantent la nouvelle génération. Celle qu'il appelle gaspillée par le pouvoir dirigeant. Louable intention qui nous permet de découvrir une autre facette de Prodigy. Mais ce synthétisme ambiant, expérimental, épuré de rythmes hip hop, de samples et de collages nous paraît, malgré tous ses efforts, encore bien léger. Profondément superficiel !