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The Rolling Stones

Décès de Charlie Watts, drummer des Rolling Stones…

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Le batteur des Rolling Stones, Charlie Watts, s’est éteint, ce mardi 24 août, à Londres. Il était âgé de 80 ans.

‘C'est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès de notre cher Charlie Watts’, a indiqué dans un communiqué son agent, précisant qu'il était décédé paisiblement dans un hôpital de Londres plus tôt dans la journée, entouré de sa famille.

Un porte-parole de l'artiste avait déjà communiqué début août qu'il ne participerait pas à la tournée américaine du groupe, prévue cet automne, pour des raisons de santé. ‘Charlie a subi une intervention couronnée de succès, mais ses médecins estiment qu'il a besoin de repos’, avait indiqué cet agent à l'époque, sans autre précision.

Charlie avait rejoint les Rolling Stones en 1963. A l’instar de Mick Jagger et Keith Richards, Il était un des membres les plus anciens de la formation, au sein de laquelle ont également milité, parmi les plus notoires et pour des périodes plus ou moins longues, feu Brian Jones, Mick Taylor ou encore Bill Wyman.

Atteint d’un cancer de la gorge, il avait été soigné en 2004, à l'hôpital Royal Marsden de Londres, un combat contre la maladie qui avait nécessité six semaines de radiothérapie intensive.

Au début du mois d’août, son porte-parole avait annoncé que Charlie Watts ne participerait pas à la prochaine tournée américaine des Rolling Stones, car il était encore en convalescence.

Charlie avait mené une vie bien moins perturbée que celle des autres membres du groupe. Pendant qu’ils se distinguaient par les divorces, les addictions, les arrestations et les altercations, Charlie Watts, le taciturne, passait une vie sereine aux côtés de Shirley Shepherd, sa femme depuis 50 ans, et leur fille, Seraphina, dans leur haras pour chevaux pur-sang, en Angleterre.

Il a cependant vécu également une période de dépendance à l'héroïne et à l'alcool, au cours des eighties. Désintoxiqué, il avait assuré avoir complètement décroché.

Né le 2 juin 1941 à Londres, Charlie Watts est passé par le jazz avant de plonger dans le rock. C'est son voisin Dave Green qui l'y a initié à 13 ans. 30 ans plus tard, ils ont même fondé le quartet The A, B, C & D of Boogie-Woogie.

Autodidacte en batterie, le musicien a appris à jouer à l'oreille, en observant les drummers se produire dans les clubs de jazz londoniens. Il avait d’ailleurs avoué : ‘Je n’ai jamais fréquenté une école pour apprendre à jouer du jazz. Ce n'est pas ce que j'aime. Ce que j'aime dans le jazz, c'est l'émotion…’

Tout au long de sa carrière, il a développé, en parallèle des Rolling Stones, des projets consacrés au jazz. Il a enregistré plusieurs disques au sein de Charlie Watts Quintet puis Charlie and the Tentet Watts, un collectif réunissant la bagatelle de dix musicos.

Considéré comme le douzième meilleur batteur de tous les temps par le magazine Rolling Stones, Charlie reconnaissait en toute honnêteté avoir eu plusieurs fois envie de tirer sa révérence.

Après chaque tournée, il déclarait qu’il rentrait définitivement chez lui. Puis au bout de deux semaines, il tournait en rond et sa femme lui conseillait de revenir sur sa décision, car il devenait invivable...

Suite à cette disparition, le futur des Rolling stones est devenu incertain. Mais dans le passé, malgré les épreuves, le tandem Jagger/Richards est toujours retombé sur ses pattes. Maintenant, il leur appartiendra de retrouver un drummer aussi sobre et efficace que Mr. Watts. Ce qui n’est pas gagné d’avance !

RIP

The Rolling Stones

Totally stripped (cd + dvd)

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En 1995, les Stones ont eu la bonne idée d’accorder quelques concerts plus intimistes (?!?!?), en marge de la tournée ‘Voodoo lounge’. Enfin, plus exactement dans des salles de capacité raisonnable (l’Olympia de Paris, le Paradiso d’Amsterdam et la Brixton Academy de Londres) ; soit loin de la démesure des spectacles organisés dans les stades. Ce dvd nous propose le documentaire ‘Totally stripped’, diffusé à l’époque sur quelques chaînes TV ainsi que des extraits (en entier) de ces concerts mi-acoustiques, mi-électriques. Si les puristes se réjouiront de la présence des versions d’« I Can’t Get Next To You » d’Al Green ainsi que de « Tumbling Dice », limité au piano et la voix, votre serviteur s’est littéralement régalé à l’écoute et à la vision des compos bien électrifiées et judicieusement choisies lors de ces sets. On y découvre également des images inédites de répètes, des interviews et des soundchecks. L’adaptation du « Like a rolling stone » de Dylan et l’incontournable « Gimme shelter » (NDR : le morceau figure dans sa version intégrale sur le cd) sont de petits bijoux. Et le reste vaut vraiment son lot de pierres qui roulent…

The Rolling Stones

From The Vault – The Marquee Club – Live in 1971 (cd + dvd)

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Le 23 juin 1971, The Rolling Stones accorde un set au Marquee de Londres, devant un parterre trié sur le volet. Dans l’auditoire figurent notamment Eric Clapton et Jimmy Page. La formation est venue présenter son futur elpee, « Sticky fingers », qui sortira 3 semaines plus tard. Sur les planches, outre Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Bill Wyman, on retrouve le fameux guitariste Mick Taylor (NDR : il a milité au sein du groupe de mai 69 à décembre 74). Et le backing group a également une fière allure, puisqu’il réunit le pianiste Ian Stewart, le claviériste Nicky Hopkins ainsi que la section de cuivres constituée de feu Bobby Keys et Jim Price. Mick est vêtu d’une sorte de boléro qui lui arrive au milieu du torse et Richards, barbe de trois jours, semble tombé du lit.

De « Sticky fingers », les Stones nous réservent « Dead Flowers » (au cous duquel Mick et Keith chantent en duo), « I got the blues » (NDR : un titre que le combo ne voudra plus jouer en ‘live’ pendant 28 ans !), « Bitch » et « Brown sugar ». Dans la setlist figurent également l’incontournable « (I can’t get no) satisfaction », « Live with me », le « Let it rock » de Chuck Berry et « Midnight ramble » (9’ quand même !).

Cinq bonus tracks : 2 x 2 prises alternatives d’« I got the blues » et « Bitch », dont la première est précédée d’un épisode de soundcheck amusant, ainsi que le « Brown sugar » interprété dans le cadre du Top of the pops’, au cours duquel Mick Jagger avait enfilé un costard rose. Rose comme sa casquette d’ailleurs. Ce morceau ne figure pas dans la version audio.

On épinglera l’authenticité du son des Stones. Apre, sauvage, sensuel, percutant il a été remixé par Bob Clearmountain qui est parvenu à préserver son authenticité. Les images sont de très bonne qualité et le digipack est enrichi d’un livret de 16 pages, dont les notes ont été réalisées par Richard Havers. Un témoignage ‘live’ des Rolling Stones, alors au sommet de leur art !

The Rolling Stones

Sweet summer sun (Dvd)

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Flashback : le 5 juillet 1969, les Stones se produisent à Hyde Park. Soit deux jours après le décès de Brian Jones. Pour le remplacer à la guitare, Mick Taylor. Quarante-quatre ans plus tard, la formation mythique est de retour sur la pelouse royale londonienne. Pour y célébrer ses 50 ans de carrière. A deux reprises. Accueillant chaque fois 65 000 spectateurs. Soit les 6 et 13 juillet. Avec un matos bien plus conséquent, des artifices visuels considérables et même une longue avancée au milieu de la foule pour permettre à Mick Jagger de circuler. Le Dvd a sélectionné 19 morceaux parmi ces concerts. Et le tout est entrecoupé de commentaires accordés par Mick Jagger ainsi que d’extraits du concert de 1969. Cerise sur le gâteau, Mick Taylor –qui avait quitté la formation en 1974– suite à un différent considéré à l’époque comme irréversible, est venu donner un fameux coup de gratte sur deux titres, « Midnight Rambler » et « Sastisfaction ». Deux heures de spectacle au cours duquel les presque septuagénaires, Mick Jagger, Keith Richards, Ron Wood et Charlie Woods, soutenus par un backing group bien rôdé, vont enflammer un public réunissant toutes les tranches d’âge, en interprétant quelques uns de leurs plus grands classiques. Depuis « Street fighting man » à « You can’t always get what you want”, magnifié par le concours d’une chorale, en passant par « Honky tonk woman », « Gimme shelter », « Jumpin’ Jack flash », « Sympathy for the devil », « Pain tit black » et Brown Sugar ». Un seul souci, le son. Pas sa qualité, mais son inconstance. Est-ce dû au mastering ? Je n’en sais rien. Mais lorsque les compos montent en puissance, il est systématiquement ‘plafonné’. Et c’est franchement désagréable. C’est dit !

 

The Rolling Stones

Exile on Main Street (2010 Remastered)

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Si “Exile on Main Street” figure dans notre rubrique ‘albums cultes’, ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un des meilleurs elpees des Stones, mais simplement parce qu’aujourd’hui encore, il constitue une référence dans l’histoire de la musique rock.

Mais replongeons-nous à cette époque. En 1972, très exactement. Les Stones fuient l’Angleterre pour échapper au fisc et s’établissent sur la Côte d’Azur. A la villa Nellcôte, le manoir de Keith Richards. Ils ne sont pas seuls. Des groupies, des musiciens de studio, des potes (musiciens aussi) vont et viennent au gré des sessions qui se déroulent la nuit dans le sous-sol de l’immeuble. Parmi eux Dr John, Billy Preston, le pianiste Nicky Hopkins et Mick Taylor, le remplaçant de feu Brian Jones, à la guitare. Et pour tenir le coup, ça carbure à l’alcool et aux stupéfiants. Bref, sex & drugs & rock’n’roll ! De ses sessions sortiront 18 titres, partagés sur un double elpee, qui font la part belle à leurs idoles (Robert Johnson, Hank Williams, Otis Redding, Chuck Berry, Little Richard, …) ainsi qu’à leurs racines blues, country, r&b et gospel. Le tout sera ensuite produit par Jimmy Miller, The Glimmer Twins et Don Was, aux studios ‘Olympic’ de Londres ainsi qu’à Los Angeles (NDR : dans la Main Street, ce qui explique le titre de l’album).

Lors de sa sortie, la réaction de la presse est plutôt tiède. On lui reproche une mise en forme trop bordélique (NDR : ben tiens !) Ce qui ne l’empêchera de devenir rapidement disque de platine, aux States. Et culte, comme précisé dans le premier paragraphe de cette chronique. Je ne vous ferai pas l’injure de vous citer les titres figurant sur cette œuvre. Elle doit faire partie de toute bonne collection qui se respecte. Simplement, elle a été remasterisée. Et puis, elle est enrichie de dix nouveaux titres. Des inédits. Datant de cette époque. Des instrumentaux qui ont été retravaillés en 2009. Et auxquels ont été ajoutés voix, guitares et chœurs. Rien de transcendant, même si « Plundered My Soul » a fait l’objet d’un single et d’un clip vidéo. La nouvelle version contient également un booklet illustré de photos prises lors des sessions ainsi que des lyrics de toutes les chansons.

The Rolling Stones

Sticky Fingers (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Et tout d’abord un de leurs chefs-d’œuvre : « Sticky fingers ». Oui, oui, celui dont la pochette avait été imaginée par Andy Warhol, montrant le haut d’un jean avec une véritable fermeture-éclair incorporée. Pour enregistrer cet opus, le groupe avait reçu le concours du pianiste Nicky Hopkins, de Ry Cooder (NDR : sur « Sister Morphine », dont une partie des lyrics avait été écrits par Marianne Faithfull) ainsi que de Bobby Keys et Jim Price aux cuivres. Et puis c’est l’elpee sur lequel figure le fameux single « Brown Sugar ». Parmi les autres titres on épinglera la superbe ballade « Wild horses », le très groovy « Bitch », « Dead Flowers » et la cover du bluesman Mississipi Fred Mc Dowell, « You gotta move ». Mick Taylor, le nouveau guitariste, apporte une touche plus blues à certaines compos. Et ce disque va devenir la référence en matière de stoner. A cause de cette fameuse ligne rythmique imaginée par Richards… D’où le qualificatif, vous vous en doutez…

 

The Rolling Stones

Undercover (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la seconde série propose ceux concoctés entre 1978 et 1982.

De cet album pour lequel les Stones ont reçu le concours de Chuck Leavell et Sly Dunbar, on ne parlera que de du titre maître (« Undercover (of the night) ») dont le clip sera censuré pour ses scènes de violence. A propos de violence, ils auraient mieux fait d’en injecter dans leurs compos qui, hormis le final « It must be hell » (NDR : plus proche de l’esprit stoner), semblent manifestement destinées à la bande FM. Un comble pour un groupe qui a toujours incarné une attitude de rock’n’roll dominée par le défi, la rébellion et l’insoumission. En fait, la séparation est de plus en plus à l’ordre du jour, une impression qui va perdurer de 1983 à 1989 ; et puis Mick Jagger envisage d’enregistrer son premier elpee solo, qui paraîtra en 1985 (« She’s the boss »). Cet échec va donc précipiter les Stones dans l’expectative. Et aussi leurs fans…

The Rolling Stones

Black and Blue (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Mick Taylor parti, les Stones lui cherchent un remplaçant pour se charger de la rythmique. Ce sera finalement l’ex-Faces Ron Wood qui va décrocher le job. Faut dire qu’au début, il est un peu considéré comme la cinquième roue du char. D’ailleurs, tout au long de cet opus, plusieurs guitaristes le suppléent. Dont Harvey Mandel de Canned Heat. Notamment sur le morceau d’ouverture, le funky "Hot Stuff". Et puis Wayne Perkins. Inévitablement, après le séjour de la bande à Jagger en Jamaïque, il fallait s’attendre à des incursions dans le reggae. C’est le cas lors de la cover du "Cherry Oh Baby" d’Eric Donaldson et plus imperceptiblement sur le voluptueux et très funkysant "Hey Negrita". Un blues, mais cuivré : « Melody ». Et puis un nouveau slow tubesque : « Fool to cry ». Excellent pour la drague, à l’époque, mais vraiment pas transcendant. Et puis en finale, un excellent stoner : « Crazy mama ». Dont on ne parle que trop rarement.

 

The Rolling Stones

Dirty work (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la troisième série propose 5 elpees concoctés entre 1985 et 2005.

En 1986, Mick Jagger et Keith Richards se supportent de moins en moins. Et pourtant, contrat oblige, les Stones entrent en studio. Des parties vocales provisoires sont enregistrées par les chanteurs de rhythm'n'blues Bobby Womack et Don Covay, à l’initiative de Richards. Jagger n’en a rien à cirer et refait les voix définitives. En fait, ces fameuses sessions se déroulent dans un climat détestable. Les deux leaders ne se croisent même plus. Certains titres sont enregistrés par la section rythmique des X-Pensives Winos de Keith Richards, c’est-à-dire Steve Jordan aux drums et Charley Drayton à la basse. Et Jagger vient poser sa voix dessus. Bill Wyman et Charlie Watts sont aux abonnés absents. Pourtant, et c’est incroyable, le disque tient la route. La coproduction réalisée par Steve Lillywhite y est peut-être pour quelque chose. A moins que ce ne soit la tension entretenue entre Mick et Keith. Car plutôt que de les détruire, elle semble les stimuler.

La Télécaster de Richards pète des flammes sur l’intro du furieux « One hit (to the body) ». Sur la cover du « Harlem Shuffle » de Bob & Earl, Jagger semble évacuer toute sa hargne. En fait, cette hargne, il la crache sur presque tous les morceaux qu’il interprète. Depuis « Hold back » à « Fight », en passant par le titre maître. Même sur les deux boogies : le relativement moins impétueux « Winning ugly » et le très impétueux « Hard it with me » (NDR : il n’existe pas encore de version concoctée par l’Experimental Tropic Blues Band ; mais à mon humble avis, elle est très envisageable) ainsi que « Back to zero », une plage sculptée dans le funk blanc. Bref, la plupart des titres de l’elpee baignent dans le même jus. Parce qu’il y a quand même deux morceaux calmes. Une ballade ("Sleep Tonight") et un reggae ("Too Rude"), tous deux chantés et écrits par Richards. L’elpee s’achève par un boogie instrumental de 33 secondes qui rend hommage à Ian Stewart, disparu alors depuis peu.

 

The Rolling Stones

Emotional Rescue (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la seconde série propose ceux concoctés entre 1978 et 1982.

Pas vraiment le meilleur elpee des Stones. Mick est en instance de divorce. Keith s’enfonce dans l’héroïnomanie. Et ca se ressent sur le disque. Il recèle plusieurs titres funkysants à la limite du disco, dont l’intro « Dance (pt1) », le hit et titre maître « Emotional Rescue » que chante Mick d’un falsetto à la Patrick Juvet et l’insipide « She’s so cold ». Il y a bien « Where the boys go » qui émarge au rock’n roll ; mais la mélodie ne a parvient pas à accrocher. Seul « Down in the hole », slow crapuleux, superbement souligné par un harmonica poussiéreux, sort un peu du lot. En fait, on a l’impression que le groupe a essayé de faire un remake de « Some girls ». Sans jamais y parvenir. Dispensable !

 

The Rolling Stones

Goats head soup (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Paru en 1973, « Goats heads soup » est considéré comme un album auto-parodique. Disons surtout qu’après « Sticky fingers », il marque une forme de déclin. Keith Richards est alors déjà dépendant à l’héroïne. Les sessions d’enregistrement se déroulent à Kingston en Jamaïque, où Keith s’est acheté une maison. C’est l’époque au cours de laquelle le reggae se popularise en Europe. L’opus recèle quand même plusieurs ballades, dont « Angie », futur slow planétaire. On épinglera quand même les excellents « Dancing with Mr. D » et « Hide your love », un blues sur lequel Mick Taylor étale toutes les facettes de son talent à la rythmique ainsi que l’autre hit « Star, star, star », que je ne suis jamais vraiment parvenu à accrocher.

 

The Rolling Stones

It’s only rock’n’roll (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Enregistré à Munich, « It's Only Rock'n'Roll » prélude la future orientation des Stones. Elle sera davantage soul. Et la cover « Ain’t too proud to beg » des Temptations ainsi que la remarquable finale (NDR : 6’33 quand même !) « Fingerprint File » en sont les plus belles illustrations. Sinon pour le reste, hormis le titre maître ouvertement ‘glam’ et l’inévitable blues, « Short and curlies », qui bénéficie du concours de Ian Stewart au piano, on reste quand même sur sa faim. A l’issue de l’enregistrement de cet elpee, Mick Taylor quitte le navire, pour retrouver ses racines blues et jazz.

 

The Rolling Stones

Some Girls (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la seconde série propose ceux concoctés entre 1978 et 1982.

Keith Richards qui vit à New York évite un emprisonnement pour détention d’héroïne, au Canada. Mick est partagé entre NY et Paris, alors que Wood vit à Los Angeles. Ron est enfin totalement intégré dans le line up. On est en plein explosion punk et les Stones veulent montrer qu’ils savent encore jouer du rock’n roll. Du vrai, du tatoué ! Du r’n’r bourré d’énergie, comme ils n’avaient plus consommé depuis longtemps. Bien sûr, il y a quelques ratés. Dont l’adaptation peu convaincante du « Just my imagination (running away with me) » des Temptations, le country "Far Away Eyes", et puis leur nouveau single « Miss You ». Un énorme hit qui va faire danser la planète entière. Mais contaminé par le disco. Chacun ses goûts ! Sugar Blue apporte son concours aux sessions d’enregistrement. Et lorsqu’il souffle dans son harmonica, il faut avouer que ses interventions sont torrides. Le groupe a choisi un blues salace et misogyne pour titre maître ; mais en général leurs morceaux sont trempés dans le rock nerveux, malsain et groovy. Du Rolling Stones comme on l’aime. Que ce soit « When the whip comes down », « Lies », l’ironique « Respectable » ou en finale un « Shattered » au refrain totalement envoûtant. « Beast of burden » constitue cependant, le meilleur morceau de l’œuvre. Un titre mid tempo dont les subtilités sont bien mises en évidence, suite à cette remasterisation. 

The Rolling Stones

Live Licks

Cet énième live des Stones compile 23 titres enregistrés lors de leur tournée triomphante qui dura plus d’un an (« Licks World Tour », 2002-2003) : bref le cadeau parfait pour Noël, surtout que sur ce double cd figurent certains titres joués pour la première fois en live, et même deux inédits (« Rock My Baby », cover de BB King, et « The Nearness of You », vieille rengaine blues chantée par Keith Richards). Sur le premier disque on retrouve les grands classiques du groupe, de « Brown Sugar » à « Satisfaction », avec les gens qui chantent et Jagger qui s’essouffle, et sur l’autre des titres moins connus, pour contenter le vrai fan. Ceux qui les ont vus à Werchter savent en tout cas que les Rolling Stones en concert, c’est d’abord de l’esbroufe visuelle (‘Putain, t’as vu l’écran géant !’), et vu l’âge de ses membres même « Gimme Shelter » et « Paint It, Black » finissent par grincer comme un vieux rocking-chair. ‘Mais quand s’arrêteront-ils ?’, semble être la question que beaucoup de gens se posent. Le plus tôt sera le mieux parce qu’au prochain ‘World Tour’ ça risque d’être l’hécatombe. Y a plus de vieillesse !

The Rolling Stones

Forty licks

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Pas de nouvel album pour promotionner la nouvelle tournée des Stones qui a débuté ce 3 septembre, à Houston, mais un double CD compilateur alignant 36 des plus grands succès du groupe, ainsi que 4 inédits (" Don't stop ", " Keys to your love ", " Stealing my heart " et " Losing my touch "), enregistrés sous la houlette de Don Was. La plaque la plus intéressante est inévitablement la première, puisqu'elle se concentre sur les sixties. Epinglant des classiques tels que " Street fighting man ", " Gimme shelter ", " Satisfaction ", " Jumpin' Jack flash ", " Sympathy for the devil ", " She's a rainbow ", " Ruby Tuesday " et " Let's spend the night together ". Nonobstant la présence de ses 4 inédits, ainsi que de " Brown sugar ", " Angie " ou encore de " Tumbling dice ", le second disque fait un peu plus pâle figure. Pas d'un point de vue strictement commercial, puisqu'on y retrouve les " Start me up ", " Miss you ", " Losing my touch " et encore bien d'autres, mais d'un point de vue purement artistique. Enfin, ce n'est qu'un avis personnel. Et, bien entendu, toutes ces anciennes compositions ont été remasterisées…

 

The Rolling Stones

No security

" No security " constitue officiellement le septième album ‘live’ des Stones. Un disque dont les enregistrements proviennent de leur tournée réalisée en 1997, à l’occasion de la sortie de leur disque " Bridges to Babylon ". Et en particulier lors de leurs sets accordés à Buenos Aires en Argentine, à l’ " Arena " d’Amstedam, au " Zeppenlinfeld " de Nuremberg, à Saint Louis dans le Missouri, et puis à l’occasion d’un show d’MTV, " Live from the 10 spot ". Première bonne surprise, le morceau de plastique évite de tomber dans le piège des compiles pour supermarchés, en sélectionnant quelques un des meilleurs fragments, commis par la bande à Jagger/Richards, dans le domaine alternatif. On a ainsi le plaisir de retrouver des versions plutôt bien réussies de " Gimme shelter ", " Sister Morphine ", " The last time ", " Respectable ", " Flip the switch ", et une adaptation d’ " Out of control " de près de huit minutes. Autre bonne surprise, le concours de Dave Matthews pour " Memory hotel ", et celui de Taj Mahal, dans l’interprétation d’une de ses propres compositions, " Corinna ". Du pur jus Rolling Stones !

The Rolling Stones

Bridges to Babylon

C'est vrai que nous n'avons pas été tendre avec les Stones, lors de la sortie de leur dernier opus, " Voodoo Lounge ". Soufflant plus le froid que le chaud. Douchant l'enthousiasme que nous avions manifesté pour " Steels Wheels ". Sorti en 1989, déjà, il est vrai. Avec le recul, même les aficionados le connaissent. Nous attendions donc ce " Bridges to Babylon " de pied ferme. Et, si ce n'est pas encore Byzance (NDR : sorry pour le jeu de mot), ce n'est plus Waterloo (NDR : évidemment, pour la photo de la pochette, c'est raté !). Un album solide (NDR : du Rolling Stones quoi !) produit, comme d'habitude serions-nous tenté d'ajouter, par Don Was, et découpé en 14 fragments dont nous vous proposons une brève radiographie. Groove et tempo irrésistible dès l'intro, " Flip the switch ". Normal puisque Jim Keltner est commis aux percussions. Tout comme sur " Too tight ", d'ailleurs. Phrasé de guitare très caractéristique de Richards sur la ballade douce amère " Anybody seen my baby ? ", sorti depuis en single. Riffs fouettés, syncopés pour le classique " Low down " (Start me up ?), assénés par Ronnie Lane. Funk blanc déchiqueté, décapant, aride, enrichi d'envolées d'électricité ‘crazyhorsienne’ avec " Gunface ". Reggae pour " You don't have to mean it ". Rythm 'n blues circa Temptations avec " Out of control ". Sans oublier la ballade countryfiante, " Always suffering ", le r&b blues sordide (Mink Deville ?) de " Thief in the night " et de " How can't stop ". Mais la meilleure composition nous est venue de " Might as well get juiced ". Sorte d'urban rock sauvage, lancinant réminiscent des Stooges, nonobstant cette coloration bluesy apportée par le souffle fiévreux de l'harmonica de Mick ...

 

The Rolling Stones

Stripped

La plupart des enregistrements de cet opus sont extraits de prestations ‘live’ commises au Paradisio d'Amsterdam et à l'Olympia de Paris. Tokyo et Lisbonne achevant l'itinéraire de ce "Stripped". Un disque qui démarre sur les chapeaux de roues par une formidable interprétation du classique "Street fighting man". Et dans la foulée nous dispense une adaptation particulièrement réussie du célèbre "Like a Rolling Stone" du Zim. On se demande d'ailleurs pourquoi la bande à Jagger n'a jamais eu l'idée de s'offrir un "Like a Dylan song" (!)... D'autant plus que l'essentiel de ce CD consomme du folk rock ou folk blues baladeur (rien à voir avec le walkman, cependant). Mick se montrant redoutable souffleur dans cet exercice de style. Et tout aussi bon chanteur, vous vous en doutez. En particulier dans une interprétation minimaliste d'"Angie". Maintenant, n'imaginez surtout pas que les autres musiciens prennent un plaisir fou à jouer les utilités. On a même l'impression qu'ils s'emm... Sauf quand même sur le plus conventionnel "Let it bleed" et puis surtout en final, lors d’une cover de Willie Dixon, "Little Baby" ; mais là on trempe tout à fait dans le blues...

 

The Rolling Stones

Jump Back The Best Of The Rolling Stones

Il ne manquait pas grand chose à cette compilation pour mériter le titre d'épisode post Brian Jones des Stones. Suffisait d'y inclure "Honky Tonk Woman", "Under My Thumb" et "Sympathy For The Devil". Plus facile à écrire qu'à réaliser, puisque les Stones ne sont totalement gestionnaires de leurs droits d'auteur que depuis 1971. En signant la bande à Jagger pour trois albums, Virgin ne pouvait donc opérer une sélection dans le back catalogue qu'à partir de "Sticky Fingers". Sans quoi, ce recueil s'avère intéressant, dans la mesure où il épingle la quintessence d'une période pas toujours inspirée. Dix-huit fragments enregistrés entre 71 et 89 qui vont de "Start Me Up" à "Undercover Of The Night" en passant par "Brown Sugar", "It's Only Rock'n Roll", "Angie", "Tumbling Dice", "Hot Stuff", "Respectable" et bien d'autres...