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The Wave Pictures

Il n’y a plus de saison pour The Wave Pictures

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The Wave Pictures vient de sortir un double album. Baptisé "When The Purple Emperor Spreads His Wings", il est partagé entre une face "Automne" et une autre « Hiver ».

Formé il y a plus de vingt ans par Franic Rozycki et David Tattersall à Wymeswold, dans le Leicestershire, et rejoint par Jonny 'Hudderfield' Helm depuis 2005, The Wave Pictures a sorti plus de vingt elpees. Les musicos ont également fondé des projets parallèles tels que le super groupe de rock/garage The Surfing Magazines, et apporté leur concours à des tas d’autres artistes.

Issu de ce nouvel opus, « Blink The Sun » est disponible sous forme de clip,

 

The Wave Pictures

If You Leave It Alone

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La musique dispensée par certains artistes ou groupes contemporains sonne résolument passéiste. Ce goût de la nostalgie ne constitue pas un défaut en soi, lorsque les interprètes y apportent un rien de fantaisie ou de folie. The Wave Pictures se situe assurément dans la catégorie des récupérateurs. Rien de bien neuf n’émane de la solution sonore produite cette bande de jeunes Anglais. Mais ces lads se contentent-ils de marcher sur les traces de leurs aînés ou parviennent-ils à provoquer les étincelles requises afin d’éviter le pur ennui revivaliste ? Tentative de réponse…

« If You Leave It Alone » constitue déjà le 8ème essai (NDR : sans les Eps) de ce combo prolifique, fondé en 1998, quelque part dans un village perdu au fond du Leicestershire. Et cette discographie déjà impressionnante ne prend pas en compte les collaborations opérées par leur chanteur, Dave Tattersall, notamment auprès d’Herman Düne. A l’origine, le trio répondait au patronyme de Blind Summit. Mais après avoir changé de line up et déménagé à Londres, ils ont opté pour The Wave Pictures.

« Instant Coffee Baby », leur elpee précédent avait reçu un accueil favorable de la part de la presse spécialisée insulaire. « If You Leave It Alone » ne bénéficie manifestement plus d’un écho aussi avantageux, outre-Manche. Et pourtant leur nouvel opus reste agréable à écouter. The Wave Picutres pratique une forme de lo-fi flemmarde. Très précise, la basse sèche est bien mise en avant. Flemmarde, la trompette ne manque cependant pas de charme. La voix nasillarde de Dave Tattersall rappelle parfois celle de Gordon Gano (Violent Femmes). Et puis, pourtant imparfaitement maîtrisés, les chœurs collent parfaitement à l’ensemble qui semble se complaire dans le dilettantisme. Bref, The Wave Pictures nous propose tout au long de “If You Leave It Alone” des chansons taillées grossièrement dans un folk rock un peu foutraque. Fragiles, à peine mises en forme, elles sont même susceptibles de perdre à tout instant leur fil mélodique. Un peu dans l’esprit d’Hefner, Jeffrey Lewis ou encore The Mountain Goats ; sans parvenir néanmoins à se poser en concurrent potentiel.

Cette nonchalance souffle cependant le chaud et le froid. « My Kiss » passe ainsi parfaitement la rampe. « Come On Daniel » (NDR : le meilleur morceau de l’opus) véhicule une émotion à fleur de peau. Par contre, un titre comme « If You Leave It Alone » (NDR : il ouvre la plaque !) est tout bonnement soporifique. Les compos prennent d’ailleurs une autre dimension, lorsqu’ils pressent quelque peu le pas. Et je pense tout particulièrement à « Tiny Craters In The Sand », « Too Many Questions » ou encore au très réussi « Bumble Bee », dont la rythmique semble avoir été empruntée à Johnny Cash. Mais le point fort de The Wave Pictures, procède de leurs lyrics. Des textes signés Tattersall, dont l’espièglerie évoque un  certain Jonathan Richman voire Jarvis Cocker…

The Wave Pictures vient de commettre un disque d’honnête facture. Trop inégal pour convaincre totalement, son crédit aurait augmenté, s’il avait réduit son tracklisting. Un Ep aurait suffit. En outre, dans le genre ‘chorale pastorale’, je leur préfère les plus doués et enthousiasmants Noah & The Whale…

 

The Wave Pictures

Instant Coffee Baby

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Comment aborder le second ouvrage d’une formation décrite par certains critiques anglais comme ‘le groupe le plus fade jamais entendu’ ? Une chose est certaine, il ne s’agit pas ici d’une énième hype. Loin de là. Mais à l’écoute de ce « Instant Coffee Baby », on ne peut s’empêcher de penser que nos amis britons peuvent parfois manifester une sacrée mauvaise foi, quand ils le veulent. Bien qu’il ne risque pas d’établir des records de vente ou de marquer les annales, ce recueil titille gentiment les tympans de ses mélodies simples et abouties. Le genre de ritournelles qui s’écoutent au bureau en bruit de fond, certes, mais qui ont également le potentiel d’abonnir l’exécution du labeur le plus assommant. Le folk bluesy de The Wave Pictures, influencé par The Smiths ou Hefner, évoque, par séquences, les premiers travaux d’Adam Green et Herman Düne ou encore ceux de Stanley Brinks (ex-Herman Düne !) et The Mountain Goats.

« Instant Coffee Baby » n’est pas le type d’album qui subsistera longtemps dans la pile des ‘albums à écouter en boucle’ mais l’harmonie et l’ingénuité des treize morceaux de la galette sont tout simplement irrésistibles.