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Toto

Lenny Castro… en maestro…

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Il n’y a pas de lézard (NDLR: hasard?). Toto, le super groupe américain vient de fêter ses 40 ans de carrière. Peu d'artistes ont marqué la culture pop comme Toto. Si on additionne tous les albums auxquels les membres du groupe ont participé, on atteint un total de 5 000, pour un demi million de ventes. La National Academy of Recording Arts and Sciences a salué de nombreuses fois le talent du band, en le nominant plus de 200 fois aux Grammy Awards. Bardé de récompenses, il est l'un des meilleurs vendeurs de disques et ses tournées mondiales continuent de cartonner. Fondé dans les années 70, Toto est parvenu à faire évoluer son style avec brio au fil des tendances et des décennies, réunissant ainsi plusieurs générations de fans. Les retrouvailles entre la troupe et ses fans ont été fixées au Zénith de Lille. Le concert ne se déroulera pas à guichets fermés, mais l’amphithéâtre est bien garni.

La nouvelle tournée du band a été baptisée du titre du dernier opus, « 40 Trips Around The Sun ». Pas de première partie. Prévu à 20h00, le spectacle débute avec 30 minutes de retard. Lorsque l’immense rideau qui masque la scène tombe, la foule entre déjà en délire.

Joseph Williams (NDR : c’est le fiston du compositeur de la musique du film ‘Star Wars’ et d’'Indiana Jones’) se consacre au chant et Shem Von Schroeck à la basse. Shanonn Forest aux drums et l’inamovible percussionniste Lenny Castro (NDR : il accompagne également Fleetwood Mac, Santana et Joe Bonamassa, en tournée) sont protégés par des plexiglas. Ils sont installés sur des estrades. Stetson vissé sur le crâne, David Paich siège derrière son piano à queue. A sa disposition, on remarque la présence de trois chapeaux hauts-de-forme, un parapluie et un loden, accrochés à un portemanteau. Il s’en servira au cours du set. Steve Porcaro (NDR : le frère des regrettés Jeff et Mike, respectivement batteur et bassiste du combo) se charge des claviers. Steve Luthaker se réserve la guitare. Planté en retrait, Waren Ham est préposé au sax, à la clarinette et la flûte traversière. Ces deux derniers participent également aux parties vocales. Pas de choristes, comme lors de la prestation, accordée en 2016, à Forest National.

« Alone », une des trois nouvelles compos, ouvre le show. Armé de sa gratte, Steve s’approche de Williams et invite la fosse à acclamer le combo. Et c’est l’incontournable « Hold The Line » qui embraie. La voix de Joseph est claire et grimpe déjà bien dans les aigus. Steve, David, Sham ou/et Waren appuient régulièrement son chant. Steve assure le lead vocal pendant « Lovers In The Night », tout en jouant majestueusement de ses ivoires. La section rythmique est impeccable. Pour le deuxième extrait du dernier elpee, « Spanish Sea », Lukather troqué sa gratte électrique contre une sèche. Une ballade plutôt prog rock.  

Lenny Castro est pourtant le véritable maestro. Trente ans déjà qu’il milite chez Toto. C’est lui qui met l’ambiance. Et il le démontre une nouvelle fois, en intro de « I Will Remember », bien soutenu par son compère à la batterie, avant que la compo ne soit illuminée par des harmonies vocales à quatre voix. Tout au long de « Rosanna », le public est debout et reprend les paroles de la chanson. A cet instant, le band et l’auditoire entrent en véritable communion.

La seconde partie du set démarre sous la forme d’un medley acoustique. Moment au cours duquel on ne peut s’empêcher d’avoir une pensée émue pour les membres de la formation qui ne sont plus de ce monde. Après cet épisode unplugged, tous les musicos quittent leur siège pour reprendre leur place initiale. Afin d’attaquer la dernière partie du spectacle. « Girl Goodby » replonge dans le prog rock ; mais si les percus font un tabac, les claviers se révèlent un peu trop envahissants. « Angela » hésite entre rock nerveux et métal mélodique. Un morceau au cours duquel, les stroboscopes vont nous en mettre plein la vue. « Dune (Desert Theme) » opère un certain retour au calme. La cover du « While My Guitar Gently Weeps » rend hommage aux Fab Four. Et la version est tout bonnement magique. Pendant « Make Believe », David Paich fait le pitre. Et c’est le mégatube « Africa » qui clôt le concert. Lenny Castro va en profiter pour faire son show. Impressionnant ! Ce titre va durer plus de dix minutes et pourtant, on aurait souhaité que cette performance dure encore plus longtemps…

Un seul morceau en rappel, « The Road Goes On ». Pas de raison de se plaindre, le spectacle a duré un peu plus de 170 minutes. Une performance plutôt rare, de nos jours…  

(Organisation : Veryshow + Verone Productions)

Toto se produisait également à Forest National, ce 18 mars, et les photos de ce concert sont à découvrir ici

 

 

 

Toto

Des étoiles plein les yeux et des refrains plein la tête…

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Gros problèmes de circulation pour arriver à Forest National. Plus de 3 heures de parcours entre Soignies et Forest. La cause ? Des bouchons provoqués par des accidents de circulation. Il est 20 heures, lorsque votre serviteur débarque dans la commune bruxelloise. Reste à dénicher une place de parking. Après l’avoir cherchée pendant plus d’un quart d’heure, il a presque envie de faire demi-tour. Finalement, il détectera un emplacement à 800 mètres de la salle. 

Groupe californien, Toto s’est formé en 1976, à Los Angeles (Californie). Les membres fondateurs ? Le drummer Jeff Porcaro et le claviériste David Paich (claviériste), auxquels vont se joindre le guitariste Steve Lukather, l’autre claviériste Steve Porcaro, le bassiste David Hungate et le chanteur Bobby Kimball. Dès le départ, cette formation est considérée comme une réunion de la crème des musiciens de studio. Une situation qui n’a d’ailleurs jamais changé, puisqu’ils ont participé aux sessions d’un nombre incalculable d’albums.

C’est au cours des eighties que le band atteint la consécration en publiant l'album « Toto IV ». C’est aussi à partir de cette époque qu’il va connaître plusieurs changements de line up, et notamment de chanteur. Coup du sort, en 1992, un des ses membres fondateurs, Jeff Porcaro, décède des suites d’un accident de voiture. Il est alors remplacé par l'Anglais Simon Phillips. En juin 2008, Steve Lukather quitte Toto. Le combo ne résiste pas à son départ. Mais après deux années de séparation, il se reforme afin de soutenir financièrement Mike Porcaro, atteint d'une sclérose latérale amyotrophique. Il s’éteint cependant des suites de cette maladie, en mars 2015. Soit l’année de la sortie du dernier opus de Toto, « Toto XIV », qui célèbre pourtant le retour de Joseph Williams au chant et David Hungate à la basse…

En 37 ans de carrière, Toto a publié quatorze albums studio qui se sont vendus à 40 millions d'exemplaires et décroché 7 ‘Grammy Awards’. Il a également gravé quelques hits incontournables, dont « Hold The Line », « Africa » et « Rosanna » demeurent certainement les plus célèbres.

Pour cette première date de la tournée européenne et asiatique, le line up implique le bassiste (NDR : un barbu) Leland Sklar, le chanteur Joseph Williams (NDR : c’est le fils du compositeur de la B.O. des films ‘Star Wars’ et ‘Indiana Jones’), le chanteur/guitariste Steve Lukather, le chanteur/pianiste David Paich, le drummer Shannon Forest, et l'inamovible chanteur/claviériste Steve Porcaro. Sans oublier le percussionniste Lenny Castro qui s’éclipse suivant les circonstances, et bien sûr les deux choristes, soit la jolie Jenny Douglas McRae et Mabvuto Carpenter. Ils sont donc neuf sur les planches.

En arrivant dans la salle, les trois premiers morceaux ont déjà été interprétés. Les photographes quittent la ‘front stage’. Et votre serviteur s’installe en zone ‘111’. La fosse est en configuration assise. Mais toutes les places ne sont pas occupées, y compris au premier étage. En fait, le band souhaitait accomplir une tournées des petites salles ; mais vu le budget nécessaire pour financer les concerts d’un tel groupe, difficile d’exaucer ses vœux (NDR : au Salon de Silly, on aurait quand même dû reculer le murs…) Bref, il y a beaucoup moins de monde que la veille, pour Hozier. Pourtant, il y a bien de l’ambiance.

Votre serviteur avait déjà eu l’occasion d’assister à un set de Toto. C’était, il y a un peu plus de 20 ans ! Et au même endroit. Le son est impeccable et les balances réglées pilepoil. Enfin, le light show, au sein duquel figure de nombreux stroboscopes, est magistral. Bref, on va assister à un super spectacle à l’américaine.

Lenny Castro ne se contente pas d’épauler le drummer, il chauffe aussi l’ambiance. Et derrière ses ivoires, David Paich lui emboîte souvent le pas. Il change régulièrement de couvre-chef (chapeau de cow-boy, haut-de-forme ou casquette).

Très pros, les musiciens vont nous accorder une prestation de 180 minutes. Les hits vont défiler. Perso, j’épinglerai le funkysant « Georgy Porgy », le très électrique « Pamela », la cover du « Bridge Of Sighs » de Robin Trower et bien sûr l’incontournable hit « Hold The Line ». Les différents chanteurs prennent le lead vocal chacun leur tour ; il sont très souvent épaulés par les choristes. Et elles sont talentueuses. Casquette retournée sur la tête, Joseph Williams, dont la voix est toujours aussi claire, imite David derrière les ivoires. Il sort son smartphone dans la main droite et la foule lui emboîte le pas. C’est devenu un rituel !

Le show s’achève par « Rosanna ». L’interprétation est énorme. La communion parfaite. Debout, la foule reprend intégralement les paroles de cette chanson.  

Lors du rappel, Toto se lance dans un medley propice à la présentation et aux solos des artistes. Mais le meilleur est encore à venir. Lenny Castro –vu notamment aux côtés de Fleetwood Mac, Joe Bonamassa et Carlos Santana– se transcende sur ses percus. Un brûlot de 10 minutes, tout bonnement époustouflant. Et c’est lui qui clôture le set. 

En reprenant la route, votre serviteur a des étoiles (américaines ?) plein les yeux et des refrains plein la tête ; surtout celui de « Hold the line ». Et dire qu’il a failli manquer cet événement mémorable… 

(Organisation : Gracia Live)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

Monsieur Toto

Monsieur Toto remet le couvert

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« Monsieur Toto remet le couvert » est paru en 2014. Il recèle sept titres.

Deux plages datent de 2013 et figurent sur l’album « Monsieur Toto n'aime pas la variété », « Engoudi » et « Le couteau »

Ce projet vous ouvre les portes d'un voyage printanier, tant la musique et les textes sont empreints de douceur, simplicité et légèreté.

Les arrangements musicaux sont efficaces et la structure des morceaux, quant à elle, très radiophonique.

Les textes sont tous écrits en français, avec une certaine fougue et un humour d'un genre huppé, parfois grinçant, mais surtout attachant.

Le style est ‘pop’, ultra mélodique, disent-ils, ces messieurs.

En effet, Monsieur Toto est le bébé conçu par deux papas (François et Sébastien).

Il ne ressemble ni à l'un, ni à l'autre ; puisqu'ils sont gais.

Bien qu'il ait une tête de chien, ce dernier n'est pas parisien.

Il est nivellois, tout simplement.

Si je suis parvenu à danser sur les six premières plages, tout en essuyant la vaisselle de la veille, la septième m'a plutôt ralenti dans ma lancée.

« Dans les bois », c’est son titre.

De la neige, d'un groupe deux clans, et des prénoms.

Il fait froid, très froid ; de la neige craque sous les pieds.

Alors que l'angoisse atteint son apogée, deux coups de feu retentissent... et leurs échos.

‘Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme’.

Lavoisier avait bien raison.

Je vous renvoie aux ‘Prénoms’ du Liégeois Jeronimo qui, sans doute, s'est inspiré, à sa manière, d'un des titres phare de l'excellent groupe français Diabologum : « A découvrir absolument »

Dans cette voie qui consiste à pousser la comparaison à son paroxysme, je pousserais le bouchon un peu plus loin encore en évoquant cette chanson moins connue de Jérôme Mardaga, « Elle s'en va tuer un homme »

Toto

In The Blink of an Eye / Greatest Hits 1977-2011

Écrit par

S’il ne s’agit pas de la première compilation de Toto, nous tenons ici sans nul doute la meilleure. Il serait difficile de faire mieux en matière de récapitulatif d’une carrière irréprochable. « In the Blink of an Eye » balaie trente-cinq années de hits AOR, Metal, pop rock, voire carrément funky.

Certains titres présentent un intérêt relatif, tant ils ont été diffusés en radio. « Africa », « Hold the Line », « 99 », « Rosanna », « Georgy Porgy » etc. sont tous excellents, mais il faut bien avouer que le gavage médiatique dont nous sommes les victimes les a rendus quelque peu ennuyeux. Par contre, quel bonheur de redécouvrir des compos de la période plus hard, et moins commerciale, de la formation élitiste.

« Don’t Chain My Heart », et surtout le sublime « Wings of Time » constituent de véritables pépites, mais nettement moins diffusées.

Au total, seize titres incontournables d’un combo qui a marqué son époque par l’intensité de ses mélodies et le côté ‘Haut de gamme’ de tous les musiciens qui s’y sont succédé. Un cadeau de fête plutôt sympa !

 

Toto

Tambu

Si vous êtes grands consommateurs de rock FM spécifiquement yankee, vous allez vous régaler. Dans le cas contraire, vous aurez plutôt tendance à rigoler. C'est vrai que la musique de Toto a toujours été soignée, sophistiquée à l'extrême, agréable à l'oreille. Et que dans le style, seules des formations comme Kayak ou Kansas sont parvenues à atteindre un tel niveau de perfection. Mais en 1996, des ensembles de ce type n'apportent plus rien à la musique. Ce qui ne veut pas dire que leur musique ne rapporte rien à l'industrie du disque. Au contraire! Aux States, et même en Europe, il y a encore un public pour cette scène. En général constitué de quadragénaires et de quinquagénaires. Ce qui explique le succès d'un groupe comme Toto. A nouveau dédié à la mémoire de feu Jeff Porcaro, cet opus tente quelques incursions dans le funk. Privilégie les harmonies vocales féminines à caractère gospel. Et puis glisse parfois l'une ou l'autre ballade, dont le profil mélodique n'est finalement pas tellement loin d'un Elton John. Dans ces conditions, comment voulez-vous que nous parvenions à avaler cette tamb(o)u(ille)...