Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

YellowStraps

Les tentacules de YellowStraps...

Écrit par

Fondé à Bruxelles par les frères Yvan et Alban Murenzi, YellowStraps façonne, depuis bientôt 10 ans, une néo-soul hybride qui caresse les sens et affole les perceptions, validée par la bouillonnante scène rap belge (Roméo Elvis, Le Motel, L’Or Du Commun, ...).

Avec « Tentacle », le duo se change en solo (Alban part, Yvan reste) et déborde du cadre sans renier son ADN. YellowStraps passe en vitesse-lumière.

Yvan a construit « Tentacle » sur cette absence, entre volonté d’imprimer une continuité (dire MERCI au passé) et de défricher de nouveaux espaces. Il y pousse plus loin son exploration du chant (en anglais mais aussi en français), tant sur le plan de la technique vocale, qui donne finesse et profondeur à ses compos, que dans la manipulation d’effets électroniques (dont l’autotune, rejetée jusqu’ici (pour de mauvaises raisons). Surtout, il s’est remis intensément à la production (qui était devenue le domaine du frangin), seul ou épaulé par quelques proches, dont son manager Jad El Alam et le bassiste Victor Defoort.

Yvan aime travailler en petite équipe, car chacun peut apporter sa touche sans mettre en péril ma direction artistique. Dans sa tête, il sait ce qu’il veut.

Parmi ces lignes directrices, on trouve un désir d’hybridation toujours plus vaste (activé par la découverte de King Krule aux débuts du groupe), intégrant les influences rock de sa jeunesse (R&B, nu soul et électronica déjà en place). Une quête d’émotions indescriptibles qui passe autant par l’écriture mélodique que par l’expérimentation. C’était une manière de marquer son territoire, de redéfinir les contours de YellowStraps. Ainsi des tubes en puissance (le single « Headown », tout en élégance pop et mélancolie infectieuse, mais aussi « Notice », « Flowin », « Champagne New String » ou le très émotif « Writer’s Block » avec la rappeuse/chanteuse belge Blu Samu) côtoient des formes mutantes (« Acequia », « 156 », le presque kanyewestien « Necklace »).

Le YellowStraps nouveau est arrivé, à la fois fruit mûr d’un parcours déjà dense et premier bourgeon éclatant de jeunesse et d’invention. Moins en phase avec le rap qui l’a porté, loin de la froideur de la musique de producteur, « Tentacle » se déploie sans limite, entre paysages mentaux et trépidations du cœur.

La vidéo de « Notice » est à découvrir ici

En concert à l’Ancienne Belgique le 09/02/2023

Traps

Terror Terror

Écrit par

En 2013, ce duo avait publié un premier Ep baptisé « How it feels to Plant a knife ». Depuis, il a gravé quelques singles, dont une cover de Nirvana, et un autre album intitulé « Paedophil Daffodil ». « Traps » constitue donc son premier elpee. Et il est généreux, puisqu’il propose 15 titres. Ce tandem réunit un chanteur/bassiste et un drummer. Enfin, c’est ce qui est renseigné dans la bio. Car la musique implique également des synthés, de l’électronique, des bruitages et des sonorités de guitare (?!?!). Une musique sombre et tourmentée. Cependant, canalisées par les vocaux légèrement ‘reverb’, dispensés à la manière de Wire, et la ligne de basse, les mélodies sont souvent accrocheuses. Si les musicos qualifient leur expression sonore d’‘Horror pop’, non seulement elle navigue à des années lumières du grand guignol Marilyn Manson, mais elle lorgne plutôt du côté de l’indus et de l’électronica, un peu comme si elle cherchait à créer le chaînon manquant entre Nine Inch Nails et Notwist. Encore que parfois, c’est le tempo qui adopte un profil post punk, à l’instar de « Warm Gun (Die My Friends) », sur lequel plane à nouveau le spectre de la bande à Colin Newman. Encore que l’LP recèle des moments plus atmosphériques, dont « Horrorville », une plage presque tramée en boucle, que traverse une flûte égarée.

Le long playing s’achève sans doute par ses deux meilleures compos. Soit l’abrasif « Evermore » et « Carbonized In The Sun », une plage dominée par des claviers vintage. Finalement, ce qui manque le plus à cette musique, ce sont de véritables guitares…