La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

logo_musiczine

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Warmduscher

Warmduscher jette un froid…

Warmduscher a annoncé la sortie de son 5ème elpee, « Too Cold To Hold », et a partagé un visuel pour « Fashion Week », le premier titre extrait de l'album. Il sortira le vendredi 15 novembre 2024. Lors des sessions, le groupe a reçu le concours de quelques invités, dont Irvine Welsh, Lianne La Havas, Confidence Man's Janet Planet, Jeshi et CouCou Chloe.

Le line up implique Clams Baker Jr, Benjamin Romans Hopcraft, Adam J. Harmer, Marley Mackey, Quinn Whalley et Bleu Ottis Wright et « Too Cold To Hold » est annoncé comme le meilleur et plus ambitieux du combo. En prenant en compte la répétitivité et la polyrythmie, en y ajoutant une pincée de saveurs hip hop et même de jazz, et en les mettant au service de leur pogo punk-funk et disco, on obtient un mélange envoûtant.

À propos du premier morceau extrait de l'album, « Fashion Week », qui est un témoignage joyeux des fans inconditionnels de la mode, Clams a déclaré : ‘C'est une célébration des personnes qui ont une passion pour la mode et qui sont prêtes à tout pour être belles et se sentir bien’.

Warmduscher est né en 2014 d'un choc créatif entre les membres de divers groupes importants et cette formation spontanée a donné naissance à un collectif qui n'était pas seulement un projet secondaire, mais une force musicale qui allait bientôt se tailler une place unique.

Lors de ses quatre albums précédents, « Khaki Tears » (2015), « Whale City » (2018), « Tainted Lunch » (2019) et « At the Hotspot » (2022), le groupe a travaillé sous la houlette des producteurs les plus respectés et s'est attiré les louanges des fans pour son esprit DIY et sa capacité à mélanger les genres sans effort et sans crainte.

« Too Cold To Hold » est annoncé comme le plus éblouissant, le plus éclectique et le plus sincère à ce jour.

‘Nous voulions qu'il soit brutalement sincère dans notre description de nous-mêmes’, explique Ben. ‘Nous sommes connus pour agir d'une certaine manière, jouer d'une certaine manière et déployer une certaine méthode. Je pense que la recette de Warmduscher est le chaos. Dans tous les domaines…’

Le clip consacré à « Fashion Week » est disponible ici

Warmduscher

Tainted Lunch

Écrit par

Saul Adamczewski et Lias Kaci Saoudi retournés (définitivement ?) chez Fat White Family, Warmduscher continue son petit bonhomme de chemin. Un parcours ne manque pas de susciter la curiosité. Et puis, tant mieux si ces deux groupes excellent chacun de leur côté. Car oui, ce « Tainted lunch », deuxième opus du band londonien est bourré de bonnes idées. Une nouvelle fois produit par Dan Carey (Squid, Black Midi, Fontaine D.C., The Oh Sees, The Kills, etc.), cet opus est à la fois, excentrique, stimulant, riche et accrocheur. 12 compos en 32 minutes ! Enfin, si on tient compte de l’intro loufoque déclamée par Iggy Pop (« Rules of the game »). Autre invité de marque, la légende du hip hop Kool Keith qui vient poser ses rimes salaces et étranges sur « Burner ». Et vous savez quoi, ce mec pourrait parvenir à convertir un public rétif au rap. Côté rap, derrière son micro ou son mégaphone, Cams Baker Jr slamme plus qu’il ne chante. Et quand il hausse le ton, il le fait un peu à la manière de Jon Spencer, parfois soutenu, pour accentuer le contraste, par des chœurs falsetto. A l’instar du garage/blues « Fill it, don’t spill it ». Ou du sauvage titre maître. Quand ils ne deviennent pas carrément angéliques. Comme sur la rumba déglinguée « Precious things » ou le funky « Dream lotion », hanté par les spectres de James Brown et de Prince. Le funk adopte un profil très 80’s (George Clinton ?) tout au long du premier single « Midnight dipper », mais sous une forme que Beck devrait apprécier (NDR : pensez à « Odelay »). Disco funk, « Disco peanuts » rappelle le « Hit me with your rhythm stick » de Ian Dury, à cause de ce beat électro crade et libidineux. On comprend aussi mieux l’intervention de l’Iguane lors de l’intro, à l’écoute de l’obsédant « Blood load », une piste qui aurait pu figurer sur un des premiers elpees des Stooges. Et on n’est pas au bout de nos surprises, puisque le riff de gratte qui lacère « Grape face » semble calqué celui imprimé sur le célèbre « Double Dare » de Bauhaus. Enfin, aux extrêmes, on opposera inévitablement le bruitiste, chaotique et explosif « The Chimp » au slow gluant « Tiny letters », qui clôt ce long playing audacieux. Et le mot est faible !

Warmduscher

Un cow-boy qui se prend pour un speaker d’hippodrome ou un télévangéliste yankee…

Écrit par

Paru l’an dernier, le dernier album de Warmduscher, un quatuor réunissant des membres et ex-membres d’Insecure Man, de Paranoid London, Childhood et surtout Fat White Family, « Whale city », figurait au sein du Top 15 de votre serviteur. Responsable d’une musique souvent âpre, sauvage également, mais particulièrement originale, qui oscille entre punk, garage, rock, krautrock, blues, surf, soul, funk, surf, glam, electronica et même disco, il se produisait au club de l’Aéronef, ce dimanche 24 février. Compte-rendu.

Lorsque la formation grimpe sur l’estrade, on est immédiatement frappés par le look de cow-boy affiché par deux des musicos. Le drummer a enfilé une tenue country de couleur crème. Puis le chanteur, Clams Baker Jr, est coiffé d’un stetson et chaussé de lunettes fumées. Il porte un pull dont la fermeture-éclair est ouverte, laissant apparaître son torse nu. Il se sert de deux micros, pour propager des intonations différentes à sa voix chargée de reverb, et d’une petite table de mixage dont il triture régulièrement les boutons, afin de dispenser des sonorités synthético-spatiales. Interactif, il ne chante pas vraiment, mais plutôt déclame, parfois un peu à la manière de Jon Spencer, à moins qu’il ne s’inspire d’un speaker d’hippodrome ou encore d’un télévangéliste yankee.  Longiligne, affublé de rouflaquettes, le guitariste a enfilé un costume en pied de poule, dont il va ôter la veste au bout d’une dizaine de minutes. Enfin, le bassiste a les cheveux en broussailles, un peu comme Kele Okereke, aux débuts de Bloc Party.

Malsains et infectieux, les riffs de gratte raniment le souvenir de Butthole Surfers. La ligne de basse vire régulièrement au funk. Mais en général, le garage/punk proposé par Warmduscher écrase tout sur son passage. A l’instar de « No way out » qui, tel un train à vapeur lancé tombeau ouvert, nous prévient de son arrivée, à travers des chœurs (NDR : ouh ! ouh !) censés reproduire les sifflements de la locomotive, et puis surtout du furieux « Big Wilma ». Plus lent et cinématique, le titre maître du second LP, colle parfaitement à l’image du band, une compo qui baigne au sein d’un climat de western spaghetti, un peu dans l’esprit de Sergio Leone voire d’Ennio Morricone ; mais ce qu’on ne parvient pas à sortir de sa tête, à l’issue du concert, ponctué par un bref rappel, c’est cette ligne de basse qui hante littéralement « Standing on the corner »…

Un chouette concert mais à la limite de provoquer des acouphènes… 

Il revenait à Death Valley Girls, d’assurer le supporting act. Fondé en 2014 par la multi-instrumentiste Bonnie Bloomgarden, le groupe implique également la bassiste Rachel Orosco, le guitariste Larry Schemel et sa sœur, Patty, ancienne drummeuse chez Hole. Bonnie porte une robe de couleur rouge flamboyante. De petite taille, elle alterne entre claviers et guitare, et sa voix évoque parfois celle de Siouxsie Sioux. Mais trop brouillon, le garage rock désertique et ténébreux proposé, bien qu’efficace sur disque (NDR : raison pour laquelle Iggy Pop ne tarit pas d’éloges le combo), manque de cohésion et de fluidité sur les planches. On a même parfois l’impression que le guitariste joue dans son coin. Dommage ! Paraît que la chanteuse était grippée. Elle avait sans doute aussi refilé le virus aux autres membres du band… Une chose est sûre, elle ne semblait pas dans son état normal…

(Organisation : Aéronef)

 

Warmduscher

Whale City

Écrit par

Mis en forme par Dan Carey (Hot Chip, Franz Ferdinand, Bat For Lashes, Yeasayer, The Kills, Kylie Minogue, etc.), « Whale City » constitue le second opus de Warmduscher, un projet au sein duquel milite des membres ou ex-membres de Fat White Family, d’Insecure Man et de Paranoid London. Craig Louis Higgins, Saul Adamczewski et Ben Romans-Hopcraft en sont les fers de lance. Mais entrons dans le vif du sujet.

Oscillant entre punk, garage, rock, krautrock, blues, surf, soul, funk, surf, glam, electronica et même disco, la musique de Warmduscher est sans doute souvent âpre, sauvage également, mais particulièrement originale. Le spectre du Jon Spencer Blues Explosion plane tout au long de « The sweet smell of Florida » ainsi que « I got friends », une piste dont les drums syncopés impriment le tempo. Funky également. Comme cette ligne de basse qui impose un rythme d’enfer, sur « Standing the corner », une plage qui rappelle le « Where it’s at » de Beck. Des compos au cours desquelles la voix de Craig est puissante, parfois criarde et chargée de reverb. Alors qu’elle se révèle plus chaude sur des titre soul, comme la ballade mid tempo « 1000 whispers » ou encore « Summertime tears », infiltré par un clavier vintage (NDR : un bontempi ?) Excellent !