La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Wolf Parade

Thin mind

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« Thin mind » constitue le cinquième opus de cette formation montréalaise et le premier sans son multi-instrumentiste (basse, guitare, synthé, percus, claviers), Dante DeCaro. Le groupe avait déjà pris une pause en 2011, afin que les membres puissent s’exprimer à travers différents projets (Divine Fits, Operator, Moonface, Handsome Furs, Frog Eyes, Sunset Rubdown), avant de se reformer en 2017, pour y graver « Cry cry cry ». Réduit à un trio, le combo semble avoir opté pour une musique plus accessible, influencée par les eighties et les nineties. Mais le plus paradoxal procède de la voix de Spencer Krug, dont la voix emprunte les inflexions de Dante DeCaro (NDR : l’ex-Hot Hot Heat qui a déserté le band) et le timbre de Brett Anderson (Suede) (NDR : et on suppose que c’est Dan Boeckner qui le soutient discrètement de son baryton). Pas étonnant que plusieurs compos adoptent un profil glam. Que ce soit dans l’esprit de la formation londonienne ou de David Bowie époque Tony Visconti. Si les interventions de guitare sont toujours présentes, se révélant même dans ses moments les plus intéressants, carillonnantes voire tintinnabulantes, les synthés ‘vintage’ s’immiscent naturellement dans l’expression sonore, un peu comme chez The Tubes ou The Cars. Engagés, les textes s’inquiètent de la passivité de la population canadienne face aux idées dictatoriales de l’Amérique de Trump. Enfin, on épinglera encore le superbe artwork de la pochette, dont le images auraient pu émaner de la plume d’un.e cartooniste belge…

Wolf Parade

Il ne faut pas deux loups pour diriger une meute…

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Il y a déjà quelques années qu’on n’entend plus guère parler de Wolf Parade. Faut dire que depuis la pause que s’est réservée le band Canadien, en 2011, les deux chanteurs, Dan Boeckner et Spencer Krug ont développé ou participé à des projets parallèles. Le premier a notamment milité chez Divine Fits et Operators, alors que le second s’est essentiellement focalisé sur son aventure en solitaire, baptisée Moonface. Ce n’est qu’en 2016, que le groupe a repris le collier, publiant alors un Ep. Et dans la foulée, il a enregistré un excellent nouvel elpee, intitulé « Cry, cry, cry » Il se produisait au Botanique, dans le cadre de l’édition 2017 de l’Autumn Falls 2017. Il était donc intéressant de voir et surtout d’écouter la transposition en live de ce dernier opus…  

Après une première partie assurée par le groupe torontois, FRIGS, les membres de Wolf Parade débarquent sur les planches. Le public qui a rejoint l’Orangerie, est plutôt clairsemé.  Armé de sa gratte, Dan Boeckner se plante à gauche, et siégeant derrière son piano, Spencer Krug, a opté pour le côté droit. Le chanteur s’installe au milieu. Pas un inconnu, puisqu’il s’agit de l’ex-chanteur de Hot Hot Heat, Dante DeCaro. Après avoir participé aux sessions d’enregistrement pour plusieurs albums, il a rejoint définitivement le line up. En arrière plan, Arlen Thompson campe derrière ses fûts. Sous les applaudissements, le groupe entame le set par le single issu du dernier opus, « Lazarus Online ». Krug se concentre sur ses ivoires, tout en chantant de sa voix si caractéristique ce morceau qu’il a composé dans son style lyrique. Et les autres instrumentistes, lui emboîtent aussitôt le pas. Boeckner reprend ensuite le flambeau. Echafaudées sur les lignes de gratte, ses compositions adoptent un profil davantage punk et direct. A l’instar du dernier LP, que la formation va reprendre quasiment dans son intégralité, les deux leaders prennent la direction des événements, à tour de rôle. Malheureusement, malgré le talent des musicos et des titres, il faut bien reconnaître que les deux artistes ne parviennent pas à entrer en osmose. Y compris sur le répertoire précédent. Ainsi, la magie ne parvient pas à opérer pour les, pourtant superbes, « You are a runner and I am my fathers son » et « Modern World ». Wolf Parade est confronté à un problème de luxe : il a deux chefs de meute, et aussi talentueux soient-ils, il ne sont pas complémentaires, en ‘live’. De quoi susciter une déception bien légitime, quand on connaît le potentiel du combo. Le concert aurait pu ou dû être exceptionnel, il n’a été que satisfaisant…

(Organisation : Botanique)

Wolf Parade

Expo86

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Le deux tarés de Wolf Parade sont de retour ! Et pourtant, ils sont déjà débordés par leurs projets parallèles. Que ce soit chez Handsome Furs, Sunset Rubdown, Swan Lake ou Frog Eyes. Spenser Krug (chant et claviers) et Dan Boeckner (chant et guitare) ont quand même trouvé le temps de donner un successeur à « A Mount Zoomer », le 2ème album du groupe, sorti en 2008. Malgré sa référence à l’exposition universelle de Vancouver, « Expo 86 » est un album relevant parfaitement de son époque. En plus ou moins une heure, il nous invite à participer à une véritable orgie sonore dans la droite lignée d’Arcade Fire. A moins que ce ne soit de Destroyer. Ou plus exactement de Frog Eyes. Suivant un rituel bien déterminé, le combo montréalais aligne des hymnes sis aux antipodes de l’épure chère à The XX. Les morceaux dépassent les 5 minutes et les mélodies se cachent, le plus souvent, sous un déluge de guitares et de claviers vintage. Si parfois la formule est indigeste (« Little Golden Age »), la plupart du temps, elle se révèle séduisante et lyrique. A l’instar des superbes « Ghost Pressure » et « Yulia ». Jamais à cours d’inspiration, les Canadiens ne se refusent aucune digression sonore, aussi progressive soit-elle ; ils étaient même probablement hantés par l’esprit de Bowie, lorsqu’ils ont composé « Palm Road ».

S’il est à craindre que Krug et Boeckner ne parviendront plus jamais à concocter une œuvre aussi remarquable que leur « Apologies To The Queen Mary » (NDR : c’était aussi leur premier opus) ; le tandem déploie tout de même bien souvent plus d’idées en un morceau que bien d’autres artistes tout au long d’un album. Très particuliers, leur timbres vocaux, peuvent finir par lasser ; mais le duo libère tellement d’énergie et de créativité tout au long d’« Expo86 », que le résultat finit par impressionner. Evidemment, la musique de Wolf Parade n’est pas toujours facile à assimiler. Elle se révèle parfois répétitive. Voire excessive. Cependant, non seulement elle déborde d’imagination, mais elle atteint parfois des moments de pure grâce, ponctués de sublimes envolées lyriques.

Si les deux compères se partagent équitablement l’écriture des morceaux, on a l’impression, que tout au long de ce troisième elpee, Wolf Parade incarne enfin un véritable groupe. Parce qu’il est bien plus cohérent et accessible que ne l’était le trop inégal « Mount Zoomer ».

Wolf Parade se produira au festival Leffingeleuren, le 17 septembre prochain !

Wolf Parade

At Mount Zoom

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Parmi les nombreux groupes issus de Montréal, Wolf Parade est loin d’être le moins passionnant… Fondé en 2003 par Dan Boeckner (leader des Handsome Furs), le groupe s’est rapidement adjoint, en la personne de Steven Krug (qui lui mène les très bons Frog Eyes et Sunset Rubdown), les services d’une deuxième tête pensante.

Leur premier album sorti en 2005, « Apologie for the Queen Mary », avait reçu un accueil plus que favorable de la part de la critique. Produit par Isaac Brook (Modest Mouse), il consistait en un recueil de chansons pop un peu fêlées, influencées tant par les Pixies, que par Arcade Fire ou David Bowie.

Pour ce second essai, les Canadiens, maintenant signés sur le prestigieux label Sub Pop (où Isaac Brook est directeur artistique…), ont gardé l’urgence d’Arcade Fire –l’album a d’ailleurs été enregistré à Petite Eglise, la chapelle appartenant à Win Butler et sa femme– mais l’immédiateté mélodique à quant à elle disparue. Il en résulte des chansons moins faciles d’accès mais tout aussi passionnantes, toujours plus folles et plus sombres. La voix désespérée de Spencer Krug ainsi que l’utilisation de claviers obscurs y sont pour beaucoup. « At Mount Zoom » ne s’offre pas directement mais son écoute répétée vous permettront de découvrir de très belles chansons un peu dérangées comme « Language city » ou l’irrésistible montée de près de 11 minutes de « Kissing the Beehive » (l’unique chanson que Krug et Boeckner ont coécrite).

A ne manquer sous aucun prétexte le 5 décembre à l’Ancienne Belgique !!!