Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26850 Items)

Freddie McGregor

Bobby Bobylon

Écrit par

Réalisé à la fin des années 70 à Studio One, cette courte œuvre est une des plus belles choses enregistrées en Jamaïque. A l’époque, Clement Dodd recyclait ses vieux rythmes et les ‘boostait’ avec de nouvelles batteries et (quelquefois) de nouvelles lignes de basses. Les pointures de l’époque (Sugar Minott, Willi Williams) y réinjectaient alors de nouvelles mélodies vocales. Typique de cette période, « Bobby Bobylon » est surtout connu pour sa rutilante plage titre qui se retrouve souvent dans les compiles consacrées à Studio One, mais l’album vaut largement le détour. Partagées entre commentaire social, foi rasta et mésaventures amoureuses, les chansons sont portées par la magnifique voix de Freddie, fortement influencé par la soul la plus douce. Les chœurs féminins noyés dans la reverb et la musique nimbée de claviers ‘vintage’ ajoutent encore à l’atmosphère de rêve de « Bobby Bobylon ». Un rêve qui se teint parfois d’une sourde mélancolie, comme sur le titre « What Difference does It Make », où l’ami Freddie clame que ‘In a year, they won’t even remember my name…’. Beau, tout simplement... Check it out !

Iggy Pop

Lust for life

Écrit par

Album imparfait, chanson magique...

''I'm bored" (sur "New Values"), "Johanna" (sur "Kill City"), "Dogfood" (sur "Soldier"), "Dum Dum Boys" (sur "The Idiot") et quelques autres. Perso, j’estime que ce sont ces morceaux-là qui incarnent le mieux Iggy Pop. Parfois parce que ce sont simplement de bonnes chansons, parfois pour des raisons plus obscures. Mais parmi toutes, "The Passenger" garde une place particulière. Accompagnement répétitif, paroles adolescentes ; et même si je l'ai écouté mille fois, ce titre suscite toujours le frisson. La voix d'Iggy, la mélodie, le côté filant, lancinant et immédiat, en fait une chanson unique de l'histoire du rock. Rien que ça! Pour épater vos amis, petit conseil de l'oncle St-Froque: reproduisez chez vous l'intro de "The Passenger": à la guitare, vous alignez la mineur-fa-do-sol. Pendant ce temps, votre petite amie secoue vivement sa cuillère à café dans une tasse vide. Effet garanti.

 

Iggy Pop

The Idiot

Écrit par

Un album noir, un son pourri, quelque chose de putride derrière... Enregistré à Berlin, ville 'ying-yang’ à l'image du couple Bowie/Pop, "The Idiot" révèle un Iggy déjanté, qui s'essaye aux compositions lentes : "Dum Dum Boys", "Nightclubbing" et "China Girl". Guidé par un Bowie au sommet de son art, cet album parvient à canaliser la bave de l'iguane. Ce sommet de 1977 résiste à l'érosion du temps.

 

Jon Anderson

Olias of Sunhillow

Écrit par

Jon Anderson est le très charismatique chanteur du groupe Yes. En 1976, il s'est lancé dans un premier travail en solo. Au sens propre du terme, puisqu'il assumera à lui seul composition, interprétation (tous les instruments!) et production. Résultat des courses : il accouche d'un véritable chef-d'oeuvre. Certes, on y décèle des points communs avec Yes, dont Anderson est quand même l'un des principaux compositeurs. De son groupe, il conserve la facette la plus douce, celle des séquences lentes et majestueuses, lumineuses et angéliques. Mais l'essentiel de son inspiration, il le puise ailleurs: en effet, de belles mélopées aux senteurs d'Orient tracent les grandes lignes de ce bel ouvrage finement tissé. Soulignées par quelques sonorités exotiques échappées d'instruments traditionnels et de quelques rythmes tribaux. La guitare classique s'invite avec bonheur sur plusieurs plages. Pour le reste, à l'instar de quelques pionniers, Jon convoque des synthés. Mais alors que Tangerine Dream et autres Schulze de l'époque se complaisent dans l'expérimentation, les ambiances erratiques ou les sonorités froides, Jon va asservir ses machines aux mélodies et à l'émotion. Il truffe son oeuvre de sonorités chaudes et atypiques, de thèmes accrocheurs et entêtés, survolés par sa superbe voix, souvent démultipliée. De la grandiose intro au final enjoué et optimiste, une musique fluide, souvent planante et éthérée, arrive à nous intriguer avant de définitivement nous séduire. Tout comme l'improbable pochette qui emballe ce concept album. Au moment de sa sortie, le vinyle n'obtiendra qu'un succès d'estime. D'une part, il est éclipsé par le dernier opus majeur de Yes (« Going for the One »), qui le suit de trop près. D'autre part, à cette époque, presse et public commencent à se désintéresser massivement du Prog. Néanmoins, il annonce la future collaboration entre Jon & Vangelis, qui très épisodiquement restituera un niveau de qualité aussi respectable.



Page 867 sur 867