Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

samedi, 24 mai 2025 15:30

New Decade

Issu d’une collaboration entre musiciens nantais et rennais Basic Partner a sorti son premier long playing, « New Decade », en avril dernier.

Le combo est souvent comparé à Viagra Boys et Psychotic Monks ; Viagra Boys pour le son post-punk bruyant et le recours au saxophone, et Psychotic Monks pour sa dimension noise et immersive. Enfin, pour le climat cinématographique, le combo avoue s’inspirer des courts métrages de David Lynch.

Mais le groupe cherche simplement à trouver sa propre voie et à être sincère dans ce qu’il propose en explorant les paradoxes d’un monde oscillant entre incertitude et renouveau.

Enfin, vu le titre de l’elpee, les stigmates de Joy Division transparaissent comme une référence. Et puis, la musique émarge quand même, fondamentalement au post punk. Et à son atmosphère mélancolique.

Podcast # 81 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

vendredi, 23 mai 2025 12:03

Killincs (single)

Daily Toll, c’est une formation australienne, issue de Sydney très exactement, dont le premier elpee, « A Profound Non-Event », paraîtra ce 20 juin.

Un profond non-événement ! Curieux ce titre ! Et en même temps une thématique qui soulève, probablement, l’idée d’une communication apparemment primordiale annoncée, notamment, par les médias, mais qui s’avère, finalement, inintéressante.

Cet opus constituera, le premier du trio.

En attendant ce futur long playing, le groupe a partagé le single « Killincs », décrit comme suit dans la bio :

Une rumination verbeuse sur les sentiments d'isolement et de nostalgie, explorant les défis de faire la paix avec ses décisions dans l'incertitude d'un monde souvent dur et la réalisation que certaines choses restent mieux non résolues…

« Killincs » est disponible sous forme de clip ici 

Podcast # 80 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

mardi, 10 juin 2025 11:54

Who are the Flying Bones ?

Issu de Rennes, The Flying Bones est a vécu deux périodes. L’une ‘garage-psyché-punk’ et l’autre, ‘math-fuzz’. Ce duo réunit Fabien Joffard (batterie/chant) et Thibault Talmont (guitare/chant).

Et sur son premier elpee, il est parvenu à compiler les meilleurs morceaux de ces deux phases.

On y retrouve donc la fougue spontanée du garage, la férocité sans concession du punk, les constructions alambiquées ou en looping du math rock, de motifs noise, des touches de folk et de lo-fi, mais aussi des envolées psychédéliques des seventies…

Parfois, sa musique rappelle des groupes comme Oh Sees ou Snapped Ankles.

Et chanté en français, le titre « Déception » fait un peu la synthèse de toutes ces références. C’est le morceau qui a été clippé ; et il est disponible

Podcast # 85 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Originaire de Cologne, le trio allemand Sparkling opère son retour, en partageant le single percutant en collaboration avec les icônes de l’électro Digitalism. Intitulé « Keep Running », ce nouveau titre est disponible dès aujourd’hui sur toutes les plateformes de streaming, via le label Vitamin A Records.

Après une tournée intense ponctuée de premières parties remarquées aux côtés de Metronomy et Noel Gallagher, ainsi que de passages salués aux festivals majeurs SXSW, The Great Escape et Eurosonic, Sparkling s’impose comme l’un des groupes européens les plus prometteurs de sa génération.

La formation prépare une série de nouvelles sorties et une tournée à travers l’Europe dans les mois à venir.

La rencontre entre Sparkling et Digitalism est née d’une admiration réciproque et s’est faite naturellement, après un premier remix du titre "We Don’t Want It” :

‘Nous avons rencontré Jens et Isi de Digitalism grâce à leur remix, expliquent les musicos de Sparkling. Après cette aventure, nous sommes restés en contact et avons commencé à échanger quelques idées. Soudain, Keep Running était là.’

Le morceau évoque, selon le trio, ce sentiment d’agitation qui surgit quand l’esprit refuse de se calmer. 

De leur côté, les membres de Digitalism se souviennent avoir été sidérés par le son et l’écriture de Sparkling, dès 2019. Le duo explique : ‘Nous avons immédiatement voulu remixer « We Dont Want It ». Depuis, nous avons continué à échanger et à travailler sur des idées communes. « Keep Running » est lune des démos que nous avons finalisées récemment. Le morceau sest construit sans effort, et nous y avons ajouté notre touche personnelle pour lui donner notre punch électro caractéristique.’

Sparkling se produira en concert à Paris, le 25 novembre, chez Supersonic Records.

Le clip de « Keep Running » est disponible

 

 

Après avoir gravé » l’album « Wobble », en 2024, ‘Black Market Karma’ sortira le second chapitre du diptyque, « Mellowmaker », ce 6 juin.

‘Black Market Karma’, c’est le projet de ‘Stanley Belton’. Il écrit, enregistre et produit tout lui-même. 

Sur cet elpee, il embrasse les imperfections de l’analogique et l’effet des oscillations des magnétophones, en découpant les bandes et en les réassemblant à l’aide de techniques modernes pour créer une forme de psychédélisme ‘lo-fi’ agrégeant pop sixties, néo-psyché des nineties et breakbeats hip-hop bien croquants, tout en conservant les voix délavées et les sonorités de guitares frémissantes, mais en y ajoutant des sonorités de mellotron.

En attendant la parution de « Mellowmaker », ‘Black Market Karma’ en a extrait un single. Alors en route pour un voyage profondément introspectif à travers le temps, la mémoire et la nature éphémère de l'expérience humaine.

Ce nouvel opus embrasse les imperfections de l’analogique et l’effet des oscillations des magnétophones, découpant les bandes et les réassemblant à l’aide de techniques modernes pour créer une forme unique de psychédélisme lo-fi mêlant pop des années 60, néo-psyché des années 90 et breakbeats hip-hop bien croquants. Pour Belton, il s'agit d’une tentative de donner une forme de permanence à l’intemporel et à l’immatériel, une sensation liminale qui traverse les onze morceaux, soutenue par des voix saturées et des guitares cristallines enregistrées à l’aide de son Vox Ultrasonic vintage, doté d’une fuzz intégrée. Les synthés s’effacent davantage au profit d’échantillons de mellotron aux accents rêveurs. Les batteries, toujours captées avec un seul micro puis passées dans des amplis guitare ou mêlées à des boîtes à rythmes, s’orientent encore plus franchement vers les breakbeats des pistes de danse des années 60.

En attendant, il nous propose un single, extrait de ce futur elpee, le titre maître « Mellowmaker ». Il est à découvrir

 

 

mercredi, 14 mai 2025 12:34

Back to the seventies…

The Bug Club se produisait au club de l’Aéronef, à Lille, ce mercredi 14 mai. Un duo gallois, réunissant Sam Willmett et Tilly Harris, qui compte 5 elpees à son actif, et dont le sixième, « Very human features », paraitra ce 13 juin.

Sur disque, et notamment sur le dernier opus, « On The Intricate Inner Workings Of The System », gravé en 2024, ainsi que la plupart de ses singles, sa musique trempe dans une forme de pop/rock énergique aux harmonies vocales soignées et le tout est emballé dans des chansons qui dépassent rarement les 3 minutes.

Lorsqu’on débarque, le concert va bientôt commencer, et il doit y avoir plus ou moins 200 personnes dans la salle. C’est un trio qui monte sur les planches, soit Sam, qui s’est coupé les tifs, Tilly, qui ne manque pas de charme, ainsi qu’un drummer ; et pas n’importe qui, puisqu’il est aussi producteur (notamment de The Bug Club) tout en militant chez Buzzard Buzzard Buzzard. Et dès le premier morceau, il nous réserve un solo de batterie, comme dans les seventies…

La setlist embraie par les singles « War Movies » et le plus radiophonique « Pop Single ». Petit souci, quand même, les balances sont approximatives. En outre, le volume sonore dépasse déjà allègrement les 100db. Mais on sent que les trois musicos prennent beaucoup de plaisir à se produire sur scène. A partir de « Best Looking Strangers in the Cemetery », le problème de balances s’estompe : mais on est loin du niveau de sophistication atteint sur disque. Et si les harmonies vocales échangées entre Sam et Tilly sont une des forces de The Bug Club, en ‘live’, elles sont plus brutes. On retrouve cependant, le style de questions/réponses échangé entre les deux membres du groupe. A l’instar de « Suck it », lors d’une joute déclamatoire, avant d’assister à une orgie instrumentale. Et non seulement ils partagent le chant, mais leurs interactions sont ponctuées de sourires et de regards complices.

Si le groove de basse implacable dispensé par Tilly ne faiblit jamais une seconde, Sam s’autorise régulièrement des solos de guitare, comme c’était courant au cours des années 70. On sent même qu’ils sont régulièrement improvisés. Le final bruitiste de « Can Ya Change A Thing Like This ? » accentue même cette impression de revivre ces épilogues exécutés fréquemment, un demi-siècle plus tôt. Et le plus glam « We Don't Care About That » adresse carrément un clin d’œil à T. Rex, même si le solo de sixcordes dispensé en fin de parcours semble plutôt s’inspirer de Bill Gibbons (ZZ Top). Dans le même esprit, le plus lent « Short and Round » véhicule d’ailleurs des accents bluesy. Le spectre de Rory Gallagher ne plane pas encore, mais son souvenir traverse l’esprit de votre serviteur…

Les deux gratteurs abandonnent souvent leurs micros respectifs pour jouer en face-à-face, au centre du podium, se délectant clairement de leurs duels sonores.

Le trio enchaîne « Little Coy Space Boy » et « The Intricate Inner Workings of the System », comme s’il s’agissait du même morceau.

Et après le ‘pixiesque’ « It's Art », le combo achève son set par l’échevelé « Quality Pints ».

Les 21 morceaux ont défilé à une vitesse vertigineuse, mais seuls deux compos du nouveau long playing, « Jealous Boy » et « How to Be a Confidante », ont été interprétées.

Le trio salue la foule et commence à regagne les coulisses. Les haut-parleurs crachent déjà une musique d’ambiance, mais le public en veut encore, et The Bug Club vient rapidement accorder un rappel de deux titres.

Malgré le mixing imparfait, le public semblait ravi du concert au cours duquel The Bug Club, responsable d’un punk lo-fi joyeux, ludique, non dénué d’humour et parfois suranné, imprimé sur un rythme rapide, a libéré une énergie réminiscente des seventies, mais dans l’esprit du Fuzz de Ty Segall, voire de Jack White…

Back to the seventies !

(Photos Ludovic Vandenweghe ici)

(Organisation : Aéronef, Lille)

Setlist

Soundcheck

War Movies

Pop Single

Best Looking Strangers in the Cemetery

Marriage

Jealous Boy *

A Bit Like James Bond

Four Sisters

Can Ya Change A Thing Like This ?

We Don't Care About That

Lonsdale Slipons

Better Than Good

Suck it

Short and Round

How to Be a Confidante *

Cheap Linen

Actual Pain

Little Coy Space Boy

The Intricate Inner Workings of the System

It's Art

Quality Pints

Encore :

(Unknown)

(Unknown)

[* nouveaux titres]

Triple affiche, ce mercredi 30 avril, à l’Aéronef de Lille, puisque vont se succéder Catherine Graindorge, entourée d’invités, dont le chanteur d’And Also The Trees, Simon Huw Jones, puis le projet de l’ex-drummer de Cure, Lol Tolhurst, et enfin le Miki Berenyi Trio, soit le dernier groupe de l’ancienne chanteuse de Lush et de Piroshka.

Réunissant des quinquas, des sexas, mais également des spectateurs de moins de 20 ans, le club est bien garni.

Violoniste et chanteuse, Catherine Graindorge poursuit donc son périple, entamé en 2023, dans le cadre de sa création, ‘Songs From The Dead’.

Ce soir, elle est épaulée par un préposé à l’harmonium à soufflet, au piano et aux synthés, un contrebassiste/violoncelliste/bassiste, un drummer, sa fille aux chœurs (en début et en fin de set) ainsi que de Simon Huw Jones au micro.

Et l’entrée en matière est magnifiée par les superbes harmonies vocales. Catherine se crée régulièrement des boucles à l’aide de sa voix ou de son instrument, dont elle pince les cordes, alors que Simon vient tour à tour déclamer ou chanter des textes poétiques empreints de romantisme. Pourtant, en milieu de parcours, elle loupe (NDR : oui, le jeu de mots est facile…) une boucle. Ce qui déclenche l’hilarité chez les musicos.

Les compos sont raffinées, souvent cinématographiques, mais complexes. Elles varient au gré des fluctuations chatoyantes ou stridulantes de l’archet. L’expression sonore navigue même parfois aux confins de la musique contemporaine, dans le sens le plus pur du terme.

Mais l’apothéose viendra du final, au cours duquel, tramé sur des accords de piano, et avec le retour de la fille de Catherine, les trois voix vont se conjuguer en une harmonie presque céleste…

Après le concert, votre serviteur a eu l’opportunité d’échanger quelques mots avec Simon (Justin son frère était également présent dans la salle). On a ainsi appris qu’un nouvel album d’And Also The Trees était en préparation et qu’il devrait sortir début 2026. (Photos Ludovic Vandenweghe ici)

Place ensuite au projet de Lol Tolhurst. Un trio qui implique un bassiste et son fils Gray (NDR : il milite aussi chez Topographies) au chant et à la guitare.

La setlist enchaîne huit reprises dont une du Miki Berenyi Trio, à laquelle participe la chanteuse et le sixcordiste (NDR : pour être précis, il collabore à deux morceaux de la setlist), et sept de The Cure. Ce qui provoque un bel enthousiasme chez les nostalgiques, qui se lancent même, en fin de parcours, dans un pogo. 

Gray (NDR : on dirait un frère à Sean ou Julian Lennon) ne se débrouille pas trop mal à la gratte. Ses envolées atmosphériques voire filandreuses sont susceptibles de rappeler celles de Robert Smith, mais pas sa voix, trop mielleuse.

Aux drums, Lol ajoute des fioritures à la boîte à rythmes, qui surchargent inutilement la musique…

On est loin du projet expérimental Tolhurst - Budgie - Jacknife Lee qui a accouché du remarquable opus, « Los Angeles », en novembre 2023… (Photos Ludovic Vandenweghe , page 'Artistes' ici)

Setlist :

The Holy Hour (The Cure song), A Forest (The Cure song), Siamese Twins (The Cure song), A Strange Day (The Cure song) (with Miki Berenyi), Stranger (Miki Berenyi Trio cover), The Hanging Garden (The Cure song), All Cats Are Grey (The Cure song), 10:15 Saturday Night (The Cure song)

La soirée s’achève par le Miki Berenyi Trio. Qui se produit, sans batteur. Cause à effet ? On n’en sait rien, mais faut se rappeler que même s’il s’est brièvement reformé en 2015, c’est le décès du drummer, Chris Acland, en 1996, qui a provoqué la fin de Lush.

Miki se charge du chant et joue sur une guitare à 12 cordes. Le line up est complété par Oliver Cherer à la basse et le mari de Miki, KJ. McKillop, qui a sévi chez Moose, dans les nineties, à la guitare. C’est lui qui déclenche les échantillons et les pièces de la boîte à rythmes.

Shoegaze aux guitares aux sonorités chargées de reverb et aux harmonies vocales éthérées soignées, la musique repose sur une solide structure, mais trop uniforme, elle finit par lasser. Rien à faire, l’apport d’un préposé aux fûts serait salutaire et donnerait aux compos davantage de relief. Et les reprises de Lush ainsi que celle de Piroshka en sont les plus belles démonstrations. En outre, le volume sonore dépasse régulièrement le 100 db. Pas des conditions idéales pour apprécier un concert. Si bien qu’aux trois-quarts du set, on a préféré tirer notre révérence… (Photos Ludovic Vandenweghe ici et page Artistes )

Setlist :

Hurricane, For Love (Lush cover), Vertigo, A Different Girl, Undertow (Lush cover), Gango, Kinch, Manu, 8th Deadly Sin, Ubique, Leaves Me Cold (Lush cover), Scratching at the Lid, (Piroshka cover), Big I Am, Baby Talk (Lush cover), Ladykillers (Lush cover)

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

Le 30 mai prochain, The Memory of Snow publiera son troisième album, « Obsidian Dust ». Il s’agit du projet du Lillois Albin Wagener.

Sa musique oscille entre coldwave, dreampop et postpunk, qu’il teinte d’un soupçon de l'univers de David Lynch. Ce nouvel opus sortira sur le label indie nord-américain Transmission Nova.

Trois morceaux ont déjà été partagés en singles/clips vidéo, « So Many Buildings Close To The Sea », « Dakota Skye » et « Ghost City ».

Et pour en connaître davantage sur l’artiste, rendez-vous sur sa page ‘Artistes’  en cliquant sur son nom en rouge, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

 

Le poète et auteur-compositeur queer Caleb Nichols publie aujourd'hui la vidéo de « Dark Age », nouveau single extrait de son prochain album, « Stone Age Is Back », qui sortira sur Royal Oakie Records le 3 octobre 2025.

Comme une thèse de doctorat sur le rock indépendant et le folk alternatif contemporain, le troisième elpee solo de Caleb Nichols est un ajout fascinant à son catalogue croissant de musique et de poésie.

L’opus est une méditation sur le deuil, mais pas de la manière à laquelle on pourrait s'attendre. À travers 13 joyaux indie dynamiques et amoureusement produits, Nichols interroge la douleur, la culpabilité, la complicité, la joie, la colère, la peur et les sentiments dissociatifs qui accompagnent l'expérience d'un événement d'extinction de masse. Il ne s’agit pas d'une œuvre politique, ni explicitement consacrée à la crise climatique, mais plutôt qui explore ce que signifie vivre et mourir aujourd’hui.

Produit par Nichols (Kill Rock Stars, Port O'Brien) et mixé par Jay Pellicci (The Dodos, Deerhoof), « Stone Age Is Back » est immaculé sur le plan sonore, tandis que les performances elles-mêmes dégagent une immédiateté qui pourrait rappeler les débuts de Modest Mouse ou plus contemporains, les punks britanniques The Tubs. Enregistré à Oakland, le groupe s'en est tenu à la règle ‘première prise - meilleure prise’ et a travaillé rapidement, enregistrant l'ensemble de l'album en cinq jours.

« Dark Age » est une chanson sur le deuil, la perte d'un être cher, d'une relation ou la perte de certitude dans un monde en mutation, en proie à l'extinction massive et au fascisme rampant. La production du titre fait écho aux précédents singles de Nichols. Le mixage, réalisé par l'ingénieur Jay Pellicci, rappelle le meilleur de la production du regretté Richard Swift, incarné par les excellents disques de Damien Jurado produits par Swift, avec peut-être un côté plus irrégulier. Le riff principal de la guitare, une gamme modale qui enracine la chanson, pourrait sonner comme celui des premiers Unknown Mortal Orchestra, et les grooves de la basse et de la batterie rappellent l'interlocuteur fréquent de Nichols, Elliott Smith, dans sa période « Either/Or ». Un joyau indie shoegaze de qualité, « Dark Age » est une chanson à l'atmosphère déchirante.

« Stone Age Is Back » est disponible en précommande ici et le clip consacré à « Dark age » est à voir et écouter

 

 

mardi, 31 décembre 2024 01:36

Dislocated

« Dislocated » constitue le premier elpee de l’artiste sud-africain Charles East. Pour l’enregistrer, il a reçu le concours de du multi-instrumentiste Jo Ellis (guitare, basse, batterie) et de plusieurs invité(e)s dont la violoncelliste Lliezel Ellick et la vocaliste Eva O (Christian Death, Shadow Project, Eva O Halo Experience, Super Heroines) sur « Resting in my Blood ». 

Quelque part entre post punk, goth rock et doom metal, sa musique est à la fois viscérale et funèbre, oscillant de la tendresse au désespoir en passant par la fureur.

Toutes les plages sont tramées sur des accords de piano puissants et malaisants, sur lesquels il vient poser sa voix chevrotante, très susceptible de rappeler celle de Matthew Bellamy (Muse).

L’opus s’ouvre par l’excellent et lyrique, « It holds my viscera subtitulada » (le clip est disponible ici). Malheureusement, au fil du temps, le climat devient de plus en plus oppressant, avant de provoquer une forme d’exaspération…

Podcast # 66 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

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