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mardi, 22 août 2006 03:00

Road to Rio

Delta Groove est un label californien. Il est sans aucun doute un des plus actifs et dynamiques dans l’univers du blues, aujourd’hui. Croisons donc les doigts afin qu’il poursuive cette route le plus longtemps possible et que son boss, Randy Chortkoff, puisse continuer sa mission au service du blues. Et il est fier de ses choix, l'ami Randy! Et en particulier celui d’avoir signé les Hollywood Blue Flames. Qui viennent de commettre un nouvel opus ou plus exactement un double album. C'est-à-dire "Road to Rio" accompagné d’un 2ème elpee. Baptisé "Larger than life", ce dernier réunit des enregistrements ‘live’ inédits issus de leur première incarnation sous le patronyme de Hollywood Fats Band. Cette œuvre est également un pari, car ces musiciens militent également hors du cadre des H.B.F. et ne peuvent raisonnablement reproduire cette expérience sur les planches. Mais, l'important, c'est le blues, c'est le feeling, c'est le plaisir d'entendre ces musiciens qui véhiculent leur flamme musicale. Vous avez tout à fait raison, Mr Chortkoff! Qui sont donc les Blue Flames actuels? Les anciens, le chanteur harmoniciste Al Blake, le pianiste Fred Kaplan, le bassiste Larry Taylor et le batteur Richard Innes ainsi que le jeune guitariste noir, Kirk "Eli" Fletcher. En 2005, "Soul sanctuary" était déjà paru chez Delta Groove. Ce nouvel opus, "Road to Cairo", est le fruit de plusieurs séances d'enregistrements opérées entre 1996 et février 2006.

Le titre maître ouvre la plaque. Fred Kaplan se réserve l'orgue Hammond. La guitare de Fletcher est bien amplifiée. Al Blake chante cette plage nerveuse, très contemporaine. Kirk ne tient guère en place et ne peut attendre bien longtemps avant d'éclater dans un solo détonant. "Everyboy's blues" baigne au sein d’un blues de bonne facture. Faut dire qu’il est interprété par des serviteurs qui ont tellement d’années d’expérience. Al Blake assure les vocaux. Le tempo imprimé par Innes prend une coloration très John Lee Hooker ; une tonalité renforcée par le travail rythmique de Fletcher et le piano de Kaplan. "Coffee grindin' man" macère dans le Chicago Blues. Celui de la grande époque des 50s : très Southside. Le piano est passé à l'avant-plan. Al se met à souffler comme Sonny Boy II. Que du bonheur! Et on retrouve cette même ambiance tout au long de "Long black Cadillac". De nouveau plus contemporain, "Steady rollin' est hydraté par l’orgue. Les cordes sont généreuses. S’appuyant sur une rythmique chère à Billy Boy Arnold, la sensibilité de l'harmonica est, pour la circonstance, bien plus proche de Little Walter. Instrumental, "Gumbo grinder" date de plus de 10 ans. Interprété sous la forme d’un trio, il implique Fred, Richard et Larry ; un vrai gumbo louisianais qui sonne très New Orleans et flirte avec le boogie woogie. Al Blake chante "Gona away" en s’accompagnant à la guitare acoustique ; un blues envoûtant au cours duquel, son célèbre ami, Kim Wilson, souffle passionnément dans son harmonica. Autre instrumental, "3rd degree burn" met en exergue toute la verve et l'inventivité du guitariste Eli Fletcher, véritablement impressionnant dans son style. Al Blake s’inspire manifestement de Howlin’ Wolf pour attaquer "Let's rock a while". La rythmique est efficace. Al double la guitare et l'harmo. Tout le talent de Blake à l’harmonica éclate sur " Dr Black's boogie", un troisième instrumental brillant, puissant, au cours duquel on ne peut s’empêcher de penser à Little Walter, Junior Wells ou encore James Cotton. Chatoyant, le "Sharpest man in town" de LC McKinley implique Tom Fabre au sax ténor. Cet elpee bénéficie encore de trois bonus tracks rehaussés par la présence de Junior Watson. Ce génie des cordes a souvent été à leurs côtés. Il était probablement le seul à pouvoir rivaliser avec Hollywood Fats. Son talent, sa technique, sa puissance et sa présence. Sa collaboration est prodigieuse tout au long de "Junior's boogie rocket". Et on le retrouve, bien sûr, lors de l’adaptation du "Let me love you" de Willie Dixon et le "Honeydripper" de Roosevelt Dykes.

Le deuxième cd s’ouvre par "Fats fries one". Le changement n'est pas radical mais le son est différent. Un démarrage extraordinaire ! Hollywood Fats est au sommet de son art. Sa technique et sa vitesse d'exécution sont absolument déroutantes. Mais cette plage est un véritable mystère : pas de date ni de lieu d’enregistrement. Pas de renseignements relatifs aux musiciens en présence. Une chose est sûre : c'est bien ce diable de Fats qui est aux cordes! "Nasty boogie woogie" est une bien curieuse plage. Fred Kaplan tire son épingle du jeu au piano. Il est soutenu par Larry Taylor à la basse et John Boudreaux aux drums ; mais c'est Hollywood Fats qui chante ou plutôt présente et shoute d'une voix bien chaude. La reprise du célèbre "Sidetracked" de Freddie King a été enregistrée sur une cassette portable au Belly Up Tavern. En 1980. Le son est loin d’être hi fi ; mais les instrumentistes affichent ici une classe incomparable. Deux plages ont été immortalisées lors de l’édition 1979 du Monterey Jazz Festival. En backing band du shouter saxophoniste, Eddie ‘Cleanhead’ Vinson : "Kidney stew blues" et "Cleanhead blues". Deux superbes fragments au cours desquels les parties de saxophone et de guitare valent le détour. Toutes les dernières plages ont été immortalisées au White House de Laguna Beach. En 1980. Un concert exceptionnel qu’il aurait fallu ne manquer sous aucun prétexte. Le niveau musical flotte au-dessus de la norme. La version de "Shake rattle and roll" est de la pure dynamite. L’explosivité du guitariste fait des ravages. Fred Kaplan se déchaîne sur son vieux piano. Une plage qui vaut à elle seule l'achat de ce double album! Et je le répète une nouvelle fois, si le son n'est pas parfait, la prestation des musiciens nous entraîne dans un autre univers. Al Blake se réserve l'harmo pour exécuter le "This little voice" de AC Reed. Un autre shouter fait son entrée sur scène : Roy Brown. Il chante "Love for sale", un slow blues fiévreux et participatif, ainsi que le jump blues "Boogie woogie blues", caractérisé par la présence d’une guitare qui refuse de rendre l'âme. Ce superbe recueil s’achève par "Motel time". Fats se consacre, pour la dernière fois, aux vocaux. Un album absolument indispensable. Mais également un hommage vibrant à Michael Mann, alias Hollywood Fats, qui nous a quittés, victime d'une crise cardiaque, il y a tout juste vingt ans…

mardi, 08 août 2006 03:00

Hoodoo Deluxe

The Hoodoo Gang est une formation belge, louvaniste très exactement, née en 2002. A ce jour elle est responsable d'une démo ("Hoodoo you do?") commise en 2003 et de deux albums ("Busted sessions" en 2004 et "Go ahead 'n' scratch" en 2005). A la base, elle comptait quatre musiciens : le chanteur El Grande, le guitariste Fernando Neris (NDR : un Espagnol qui s’est établi dans la cité brassicole), le bassiste Geert Zonderman et le drummer Zen Fannoy. Depuis, le line up s’est enrichi de l’excellent saxophoniste Walter Vos, un Anversois qui avait sévi chez Swing Bee et Bad Blues. Ce nouvel opus est paru chez le label anglais Front Porch Records. Une signature sans doute favorisée par les états de service du combo ; et en particulier par leurs enregistrements antérieurs. Une chose est sûre, la firme de disques a décidé de miser sur ce band, en gravant un opus réunissant des titres issus des deux elpees précédents ; mais remodelés, pour la circonstance, par le concours de quelques invités.

"What about me?" ouvre la plaque. Le rythme est vif et soutenu. Le chant est partagé entre El Grande et Marlène Dorcena, une Haïtienne à la voix veloutée, sensuelle et troublante. Dès qu’il en a l’occasion, Walter Vos s'évade, en concédant un puissant solo de saxophone, ne cédant le relais qu’aux cordes de Fernando Neris. Ilias Scotch (NDR : un membre de Milk Cream & Alcohol) s'assied derrière les claviers de l'orgue Hammond et balise "Do you need me?" sur un mode légèrement funky. Le tempo syncopé fleure bon l’exotisme des Caraïbes. Soutenu par la trame rythmique élaborée par Geert Zonderman et de Zen Faunoy, l'ensemble s'emboîte parfaitement. C’est le moment choisi par les solistes pour s'éclater. Et lors de cet exercice de style, Ilias, Walter et Fernando sont parfaitement au point! Le Hoodoo Gang a eu le nez creux en conviant quelques amis à participer à la nouvelle mouture de leurs morceaux. Non seulement, ces collaborateurs étoffent la solution sonore, mais ils apportent de l'épaisseur au son, sans pour autant dénaturer le climat général de l’ensemble. On a ainsi droit au concours de Henk Van der Sypt, le leader de Last Call, au chant pour "Busted". Il y ajoute, en outre, quelques lignes d'harmonica ; ce qui a le don d'émoustiller Mr Vos dont le saxophone ne tient plus en place. Le tempo s'accélère, mais il est gorgé de swing. El Grande chante "Go ahead 'n' Scratch!". Au cœur de cette structure particulièrement jazzyfiante, les solistes improvisent sur fond d'orgue Hammond. Dans ce contexte, Walter Vos et Fernando Neris se révèlent brillants. "Her & you" ouvre une parenthèse roots. Un blues qui puise ses influences aux sources mêmes du style ; et très exactement dans le Delta du Mississippi. Néris a sorti son bottleneck. Van der sypt se réapproprie le chant d'un timbre décidément grave, tout en soufflant dans un harmonica acoustique parfaitement adapté à cette atmosphère. Et le meilleur est encore à venir ! Tout d’abord lors de l’explosif "Slow down". Mr Vos est vraiment à l’aise tout au long de cet elpee. Mais sur cette compo, il se révèle déterminant. Et notamment lorsqu’il se met à disserter avec Walter Otte des Boogie Workers, un autre invité réputé pour son style nerveux et créatif. "Goin' to NY" propage un swing brûlant. La section rythmique soutient parfaitement l'ensemble et sert de rampe de lancement à un solo de très bonne facture concédé à la six cordes par Joachim Meese (NDR : un autre invité qui milite habituellement chez le Solid Jive). Et cette intervention est à nouveau très complémentaire avec le saxophone de Vos capable de produire les meilleurs effets, au sein d’une musique à haute densité. Un dernier invité guitariste entre en scène Tim Verbist (NDR : il drive le Tim's Blues Combo). Armé de sa slide, il irradie une autre plage bien rythmée : "Sweet little QT pie". Et derechef, la même combinaison magique entre les deux instrumentistes se reproduit. Le quintet de base se réserve le reste de la plaque. Tout d’abord "Funky yourself", un R&B speedé qui ne manque pas d’intérêt. Ensuite le funk détonant "How do you do", un fragment qui tire parti au maximum de tous les solides atouts du combo. Swing et jazz se conjuguent en toute délicatesse pour épauler El Grande tout au long d’"Ain't nothing wrong". Le R&B et le funk se bousculent pour assurer la mise en valeur de "Dirty girl". Evoluant sur un mid tempo, "Ain't gonna be your fool" émarge au blues jazz. Et en final, Hoodoogang se fend d’un divertissement chanté dans la langue de Vondel : "Alles goed?". Franchement, après avoir commis un tel album, cette formation belge peut attaquer le marché international. Elle risque même de supplanter bon nombre de formations étrangères du style…

mardi, 12 décembre 2006 02:00

Live in the UK

Memo est un harmoniciste texan qui jouit d’une énorme popularité en Europe ; et plus particulièrement en Allemagne où il s’est établi depuis quelques années. Il n’a cependant rejoint les Bluescasters qu’en 1995, une formation jusqu’alors drivée par Kai Strauss. Sous le nouveau line up, le groupe commet un premier album en 1996 : "Let's all get drunk and get tattooed". Puis "10,000 miles" en 98 et "Big time in big D" en 2003, un opus concocté chez lui, au Texas, pour lequel il avait reçu le concours des gratteurs locaux, Anson Funderburgh, Mike Morgan et Johnny Moeller. Excusez du peu! Flanqué de ses Bluescasters, Memo accorde plus de 120 concerts par an. Une espace au sein duquel il y démontre toute l’étendue de son talent. Cosmopolite, le line up de base des Bluescasters implique le gratteur allemand Kai Strauss, le bassiste turc Erkan Ozdemir et le batteur hollandais Henk Punter (NDR : un membre fondateur de T-99). Cependant, à l’époque de l’enregistrement de cet elpee - immortalisé live au Famous Monday Blues d’Oxford, en novembe 2004 - le rôle de bassiste était encore dévolu au Teuton Klaus Schnirring.

Le quartet démarre pied au plancher par "You got me rollin'". L’ambiance transpire la Louisiane. Alerte, la guitare de Kai vagabonde au gré des sentiers, au bord des bayous. "I've been thinking" trace un axe Chicago Los Angeles. Créatif, Kai n’hésite pas à prendre un billet de sortie, passant en deux trois mouvements du swing de la West Coast au blues urbain de la Cité des vents. Le début du set est assez varié. Strauss s’y réserve les vocaux. Très rock'n'roll, mais dans un style texan, son. "What you're doing to me" évolue sensiblement dans un registre proche de Jimmie Vaughan. Blues lent épique de huit minutes, "Greyhound" est une nouvelle occasion accordée à Kai de se révéler l'animateur le plus talentueux du quartet. La montée en puissance de son solo y est absolument incroyable. "Angel in high heels" change à nouveau de cap en optant pour le West Coast swing. Memo chante autoritairement alors que Kai s’inspire, pour la circonstance, des gratteurs issus de L.A ; et en particulier Hollywood Fats, Kid Ramos et Alex Schultz. Une intervention brillante qu’il reconduit sur "Tell me what's the reason", plage dont le rythme est entretenu par la basse d'Erkan. Au milieu du concert, la formation s’offre un petit intermède. En l’occurrence une cover d’"His latest flame", une compo signée Doc Pomus et Mort Shuman qui figurait au répertoire d'Elvis Presley. Le combo embraie alors par un boogie, cheval de bataille sur les planches, monté à partir de titres tels que le "I wanna ramble" de Junior Parker et le "Feelin' good" de Magic Sam. Pour la circonstance, Strauss parvient encore à réunir la quintessence des gratteurs du Westside. Ce qui ne l’empêche pas d’y ajouter un zeste de swing ; et puis surtout de s'envoler à travers "You got what you wanted". Un regret : il faut attendre la fin de concert pour que le géant Memo se décide enfin de faire décoller avec son harmo pour un "I wanna ask you pretty baby" réminiscent des meilleurs moments des TBirds. D’excellente facture, cet elpee (NDR : ou plus exactement ce concert) s’achève par le décapant "Big time operator".

 

mardi, 18 avril 2006 03:00

Crystal vision

Les Gale Brothers sont originaires de Memphis, dans le Tennessee. Quatre frères, dont trois se sont régulièrement produits ensemble : Eric (le cadet, né en 1975), Eugene (l'aîné et le bassiste) ainsi que le regretté Manuel "Little Jimmy" King, décédé en 2002 à l'âge de 34 ans. Eric n'avait que seize ans lorsqu'il enregistre son premier elpee pour le label Elektra : "The Eric Gales Band". En 1991. Il embraie en 1993 par un second opus : "Picture of a thousand faces". Mais en 96, les trois frangins se réunissent et concoctent "Left hand brand" pour le label House of Blues. Le titre de cet album avait été choisi parce qu’ils étaient tous les trois gauchers! En 2001, Eric commet "That's what I am", une plaque qui paraît chez Nightbird. Une œuvre qui démontre toute sa capacité à intégrer l'esprit et le style de feu Jimi Hendrix. « Crystal vision » a été enregistré en Californie, sous la houlette de Mike Varney. Eric y a reçu le concours du drummer Thomas Pridgen, du bassiste Steve Evans et du claviériste Mark Robertson. Eric reconnaît pour influences majeures le gospel, le rock et bien sûr le blues. Il cite d’ailleurs volontiers pour maîtres Albert King, John Lee Hooker mais aussi Jimi Hendrix et Robin Trower.

"Retribution" ouvre les hostilités ; et nous sommes directement mis au parfum. Pas étonnant qu’il ait signé chez Mascot, car cette entrée en matière trempe bien dans le hard. La guitare est suramplifiée. Eric érige un véritable mur de son. La production de Mike Varney ne dissimule pas ses objectifs. Eric et son frère Eugene co-signent "Are you my friend?" Une compo funkysante au cours de laquelle les percussions de Thomas communiquent toute la puissance à la section rythmique. Slow blues, "I got me a woman" libère une intensité toute dramatique. Volontairement écrasante, cette plage est conduite par le timbre vocal paresseux mais très présent de Gales. Cette voix épouse très souvent des intonations hendrixiennes ; mais la solution sonore s’avère bien plus âpre, dense et accablante qu’au sein du JH Experience. Et "I don't want you hangin' around" en est la plus belle démonstration. Autre blues lent, "Freedom from my demons" constitue la plus longue plage de l'album. La guitare se fait plus mesurée, aérienne. L'orgue Hammond de Mark se détache allègrement de l’ensemble. Eric retrouve même de la douceur et de la quiétude dans la voix. Et son interprétation est excellente. Il n’est pas avare de notes, mais le débit est opéré pour atteindre le meilleur effet! Eric est rassuré. Il a trouvé son rythme lors du funky "Trouble". Il autorise sa machine rythmique à occuper le devant de la scène ; mais ses cordes demeurent insatiables. Lorsqu’il ne cherche pas à impressionner à tout prix, il peut se révéler un brillant gratteur. La puissance de feu refait surface lors du titre maître. Un peu trop travaillé à mon goût, il souffre d’un traitement trop métallique. Et la reprise du "Hush" de Joe South est assez mal négociée ; surtout lorsqu’on sait ce que l'homme peut réaliser. Gales est retombé dans son travers. Il veut trop en faire. Et bascule dans la précipitation pour exécuter "Me and my guitar". "Plastic girl" est saturé de riffs bien lourds. La production confère un ton hard pop à cette compo. Ce qui n'est sans doute pas la meilleure des idées. Ravageurs, les accords de guitare débordent et finissent par se noyer. L'album s’achève par une ballade. Probablement inspirée par le grand Hendrix, elle est caractérisée par des accès de cordes chirurgicaux. Eric est capable du meilleur comme du pire et le démontre sur cet opus. Et quoique musicien assez brillant, il devrait apprendre à maîtriser son art…

 

 

mardi, 17 octobre 2006 03:00

With the Alastair Greene Band

Frank est sans aucun doute le pus célèbre des guitaristes de blues français. Il a fondé sa première formation début des 80’s : les Blues Blasters. Il est né à Paris. Mais en 83, à l’âge de 23 ans, il émigre aux Etats-Unis. En Californie, à Oakland très exactement. Il y rencontre Troyce Key, musicien et patron d’un club notoire du coin : l’‘Eli's Mile high Club’. Frank accompagne Big Mama Thornton, Charlie Musselwhite, Elvin Bishop, Sonny Rhodes, Jimmmy Mc Cracklin, Lowell Fulsom et quelques autres. En 1988, il commet son premier album : "Blues for Esther". Un disque édité sur le label belge Blue Sting. Mais sous le sobriquet Paris Slim ; un surnom qui lui a été attribué outre-Atlantique. En 96, il embraie par l'excellent "Bleedin' heart" (NDR : chez Globe), un disque co-produit par Joe Louis Walker. En 1998, Frank s'établit dans le sud de la Californie, du côté de Los Angeles. Il y côtoie d’excellents gratteurs locaux et collabore à la confection d’une flopée d’albums pour le label Fedora de Chris Millar. En 2001, il grave "BluJu" (Delta Groove/Crosscut), son meilleur album à ce jour. Philip Walker, Alex Schultz, Kirk Fletcher et quelques autres participent à son enregistrement. Depuis, notre Français s’est fixé à Portland, dans l'Oregon. Ce qui ne l’empêche pas de partir, régulièrement en tournée. Et de nous faire découvrir de nouveaux talents. Lors du Spring Blues Festival d'Ecaussinnes notamment, un festival au cours duquel il nous avait permis de remarquer le guitariste Lloyd Jones et le claviériste D.K Stewart. Il sévit souvent en Europe. Fin août, il était à l’affiche du Festival ‘Blues en Loire’. Soutenu par des musiciens français, il s’était produit sous le patronyme de French Blues Initiative. Frank adore partager la scène avec d'autres musiciens. Il a ainsi opéré un périple flanqué des Mannish Boys, un aréopage de talents issus de Los Angeles et du Down Home Super Trio, en compagnie de RJ Mischo et Richard Innes. Paru en 2003 sur Crosscut, l'elpee "In the house" en est le plus beau témoignage.

Ce nouvel opus a été enregistré au cours de l'hiver 2004. A Sante Barbara. Pour la circonstance, il a été épaulé par l'Alastair Greene Band. Alastair est également chanteur et guitariste. Un musicien davantage influencé par le rock. En particulier par Jimmy Page, Eddie Van Halen et Stevie Ray Vaughan. En 2002, il concocte un opus solo : "A little wiser". L'année suivante, il rejoint le célèbre batteur anglais Aynsley Dunbar en compagnie duquel il décide de remonter Retaliation, un blues band anglais que Dunbar avait fondé après avoir quitté John Mayall au cours des 60’s. Fin 2003, il grave un autre elpee solo : "Official bootleg : Live in L.A". En 2004, il partage régulièrement la scène avec l'harmoniciste Mitch Kashmar. Frank Goldwasser et sa section rythmique - Jack Kennedy à la basse et Tom Lackner aux drums – l’épaulent.

L'album s’ouvre par un instrumental alerte. Un boogie dynamique au cours duquel Frank laisse déborder ses accords de slide, à la manière des groupes instrumentaux nés au cours des sixties. Une leçon de réalisme ! L'album n’a guère été mis en forme. Le son est brut. Restitué tel quel par les musiciens. Et le résultat est tout fait convainquant. Reflétant parfaitement le blues qui les hante. Frank et Alastair sont sur la même longueur d’ondes, c’est évident. Franck chante comme jamais sans doute il ne l'a fait. Les protagonistes prennent leur pied. Et le "She's gone" de Hound Dog Taylor en est la plus belle illustration. Greene est debout sur les pédales pour attaquer le funky "I'm gonna wait", une compo signée Eddie Kirkland, l'ancien gratteur de John Lee Hooker. Les musiciens ne brident pas leurs impulsions. On sent très bien que la préparation a été sommaire, histoire de laisser libre cours aux improvisations et aux envolées des cordes. Et dans cet exercice, Goldwasser et Greene sont à leur affaire. Ils libèrent même une orgie de notes lors de "Wish I had never". L'album ne suscite jamais l’ennui. "Guitar Rumba" et le caressant "Sleepwalk" émargent à la surf music. On a même droit à une version paisible du rock'n'roll classique "Be bop a lula". Frank est un véritable prince de la slide lorsqu’il adopte la formule du blues lent électrique. Et tout particulièrement lors du "Too poor to die" de Louisiana Red. Il se révèle inventif également. A l’instar de "Goldwasser'sd dysfunctional blues #36" ou de "Jodie's back on the scene". Une œuvre sans grande prétention, mais loin d’être déplaisante.

mardi, 29 juillet 2008 21:46

Cold Chills! Hep & shakin’

John Lee Williamson nous permet de vivre un nouveau chapitre dans la vie des Southside Jukes. Et à ce titre on peut le remercier. Après avoir réédité leur album de 1995, "Cool cool place to go", et gravé "Down in Hollywood", à l’aide des bandes récupérées lors des mêmes sessions accordées au sein des Pinetone Studio de Slim Green, il est parvenu à rendre la vie à une toute nouvelle série de blues sales et primaires, mais aussi enchanteurs. Et aussi très 50’s. D’ailleurs le son est loin d’être hi-fi, mais c'est bien la dernière chose que l'on attend de ces archives datant de plus d’un demi-siècle.

Joe Lee Bush se met dans la peau de Rice Miller pour attaquer "Eyesight to the blind". Il enchaîne en manifestant la même authenticité par une version coupée au rasoir de "Baby please don't go", et embraie sur une reprise extraordinaire de "Got to find my baby". Une nouvelle fois, il parvient à faire revivre, tant dans le son que dans la démarche, le génial Little Walter! John Lee Williamson prend le relais aux vocaux pour aborder "Fishtail Cadillac". Le son est toujours aussi pourri. Bush souffle la tête rentrée dans les épaules, comme si sa vie en dépendait. Le lieutenant Jones malmène sa basse. Elle ronfle à l'avant-plan. Ce blues explosif est beau à pleurer! La machine des Jukes est parfaitement huilée. On a l’impression d’assister à un set au cours duquel tout est parfaitement en place, un set prêt à opérer une symbiose totale entre tous les partenaires. Ces artistes ne se prennent pas au sérieux, mais ils manifestent tellement de sincérité et d’authenticité, que rien de fâcheux ne peut leur arriver. Le cœur empli de joie, John Lee chante "She's dynamite!". La guitare de Moates sort de sa réserve. Elle libère un son pas possible. Plage instrumentale, "All that piano & harp boogie" est suffisamment explicite par son titre. Un boogie infernal au cours duquel Green et Bush s'échangent des chorus intenses. Williamson s’approche du micro. La rage au ventre, il nous crie son "Cold chills! Hep shakin", et embraie aussitôt par un "Secret weapon" paresseux, semblant sorti tout droit d'un joint poussiéreux de Baton Rouge. Bush arrache encore des notes de son harmonica, qu'il décoche comme autant de flèches brisées. Et il nous en remet une couche lors du classique "Mean old world". Bush est un extraordinaire harmoniciste de blues. Chacune de ses interventions est une marque de classe. Elles sont, en outre, empreintes de cette sensibilité qui le hante en permanence. Et ce feeling revient continuellement. A l’instar de l’instrumental "Chicken shack basement". Quand Williamson chante "Wee wee hours", Bush lui répond sur l'harmo chromatique ; à cet instant, on croirait entendre l'inoubliable George Smith en compagnie du Muddy Waters Band. D'ailleurs le "Telephone blues" relevait bien du répertoire de Smith. Et cette bonne tranche de downhome blues s’achève par un dernier classique intitulé "Key to the highway".

 

mardi, 29 juillet 2008 21:46

Cool cool place to go

Les musiciens vous le confessent d'emblée : ‘Si vous voulez vous remettre en mémoire tous ces grands disparus, ces légendes qui ont fait le blues, écoutez donc notre album. Fermez les yeux, vous verrez défiler ces fantômes. Et surtout vous passerez un bien bon moment!’ C'est comme si vous remettiez vos vieux 78 ou 45 tours Chess, Veejay et Trumpet sur le tourne-disque…

L'album s'ouvre par "Rocket sixty-nine", une plage qui baigne dans le style west coast. Cette bonne partie de jump est entretenue par les cordes de Moates et les ivoires de Green. Quel bonheur d'entendre Joe Lee Bush souffler dans son harmonica chromatique. A l’époque, ce gosse n’avait que 14 ans ; et pourtant, il avait tout appris de Little Walter en personne, qui n’avait d’ailleurs pas dix ans de plus. L’interprétation du notoire "Black night" est admirable. Bush nous communique un sérieux frisson dans le dos à chacune de ses interventions. John Lee nous emmène sur ces routes sans fin, au volant d'une vieille Ford ou d’une Chevrolet. Il chante d’un timbre généreux "Motorhead babies", tout en grattant sa guitare rythmique à la manière d'Eddie Taylor. Les Jukes rendent d'ailleurs honneur à l'un de leurs héros : Jimmy Reed. John emprunte sa voix pour introduire "That aint right". Bush commence également à souffler comme le vieux Reed. Le blues lent a bien entendu sa place. Joe Lee chante le "Worried life blues" de Maceo Merryweather, face au piano de Green. Il souffle comme Walter Jacobs. "Someday baby, I ain't gonna worry my life anymore" est un incontournable du blues! "All messed up" nous ramène sur la route 66 : l'axe Chicago-Los Angeles! "Houserockin' boogie" déménage vigoureusement. Bush injecte toute sa puissance pour attaquer le titre maître. Il souffle à la manière de Sonny Boy Williamson II. Trouble et émotion nous envahissent. Dans la foulée, Joe Lee embraie par "Soon forgotten". Il y reproduit toutes les caractéristiques de son moule favori, en se faisant à nouveau Little Walter pour interpréter un lumineux "You better watch yourself". "Atlanta blues" est un rare témoignage live des Jukes. Williamson chante ce blues lent autobiographique. Moates, Bush et Green s’autorisent un moment de liberté, en démontrant une nouvelle fois qu’ils ont le blues dans l'âme. John chante encore "Irene". Un Texas blues proche des marais et des swamps louisianais. Cette tranche de vie fascine par sa simplicité et nous touche directement au cœur. Cet elpee d’excellente facture s’achève par "Merry Christmas baby". Slim Green se met dans la peau d’Otis Spann pour exécuter cet autre slow blues empreint d’une grande sensibilité et accordé dans le cadre d’une soirée de fête.

 

mardi, 29 juillet 2008 21:45

Down in Hollywood

On retrouve les mêmes Jukes qui ont concocté l'album "Cool cool place to go". Ils démarrent en force par "Rock awhile", du rock'n'roll dynamité par les échanges opérés entre les cordes de Moates et les ivoires de Green. La machine s'emballe. Sur "Tell mama", elle emprunte le rythme du chemin de fer. Derrière ses fûts, le remuant Kokomo en est le principal responsable. Cette musique est à l'état brut, sans fioriture. Signé Guitar Slim, "Things I used to do" campe un blues louisianais par excellence. La version indolente des Jukes ne maque pas d’allure. Les interventions de Moates à la guitare sont superbes. John Lee chante "Black drawers". Son style rappelle Chuck Carbo. Tout au long de ce swing californien, le piano se révèle très présent, léger et sautillant pendant que la guitare manifeste une efficacité sans faille. "Sparks" nous invite à pénétrer dans l’univers d'Elmore James. Slim Green a empoigné sa slide. Il ne la ménage guère. Joe Lee Bush ressuscite Little Walter lors de l’adaptation du célèbre "Blues with a feelin'". Les flots de feeling dispensés par chaque note sont impressionnants. On en a les larmes aux yeux. Pourtant, ils prennent du bon temps nos Jukes et sont incapables de réfréner leurs propres exploits instrumentaux. Cette musique est souvent caractérisée par un son pourri. Simple et naturelle, elle nous pénètre jusqu’au plus profond de notre âme. A l’instar de "She's tryin' to ruin me", un downhome blues reflétant le désenchantement de John Lee. Les cordes sont maltraitées en rythmique pour communiquer cette déchirure. Direct, ce blues puise la majeure partie de son inspiration dans le blues de Chicago. Shuffle léger, "Red headed woman" libère sa dose de groove. Les guitaristes ne sont sans doute pas des virtuoses mais ils manifestent tellement de respect pour leur musique, un feeling naturel, de la sensibilité, du goût et de l'amour. Williamson chante le "Hustler blue" de Juke Logan, un blues très lent, simple et dépouillé. Les vocaux paresseux se traînent. Quelques notes de piano et de guitare s'échappent ça et là. C’est le bonheur! Génial, Bush impose le respect sur l'instrumental "Roller Coaster". Un bien bel hommage au style de son maître! De sa voix chaude, grave et noire LT Jones interprète "King Bee". La tonalité de son timbre est très proche de celle de Muddy Waters. Pendant ce temps, la slide flâne dans le décor! John Lee chante "TV the thing this year", l’esprit serein, alors que l’équipe se charge d’entretenir un excellent swing. "West Memphis" est un autre grand blues qui tourne au ralenti. Bush est au chant ; mais il souffle également dans un registre assez proche de Sonny Boy Williamson (Rice Miller). Cet excellent opus baigne manifestement au sein d’une atmosphère générée par le blues urbain d'après-guerre. Et il s’achève par "Rain", un bel instrumental au cours duquel la slide de Slim Green semble hantée par ses héros, Elmore James et Freddy Roulette.

 

mercredi, 23 juillet 2008 21:22

Live at the North Atlantic Blues Festival

Ce Dvd a été immortalisé lors du festival ‘North Atlantic Blues’. Il est sous-titré "The prince of Beale street". Pour la circonstance, Billy est épaulé par son band : le guitariste David Bowen, le bassiste James Jackson et le drummer Cedric Keel. Ce sont des musiciens de couleur noire. Un invité : le claviériste Charlie Wood.

L'entrée en scène de Billy est impressionnante. Replié sur lui-même, il chasse tout ce qu'il a dans les poumons face au colosse Cedric, responsable des fûts. Son répertoire est très funkysant. Faut dire que son backing group est constitué de vétérans issus de la scène locale R&B de Memphis.

Il ouvre le set par "Down home". Et dès qu’il prend un billet de sortie, on est impressionné par sa présence sur les planches. Très à l'aise, il se montre généreux à l'harmonica. "Keep doin' what ya doin" est un morceau de funk participatif. Il chante aux côtés de son guitariste David. En public, Billy est dans son élément. Il dialogue sans cesse avec le public. Sa musique est dansante. Le funk une ligne de conduite. Même lorsqu’il s’autorise une reprise personnelle du célèbre "Bad boy" d'Eddie Taylor. Wood participe activement à cette cover, puis Cédric le rejoint aux drums avant que Billy ne revienne en force exprimer toute sa force et son explosivité, sur son instrument. En ‘live’, pour rendre son show plus vivant, le BG Band n’hésite pas à allonger la sauce. Issu du Tennessee, Gibson n'oublie pas que Nashville n'est pas bien loin de Memphis. Ce qui explique pourquoi il n’est pas insensible à country. Surtout lorsqu’elle est issue de la plume de Willie Nelson. Billy s'attaque donc à "Funny how time slips away", tout en adoptant une trame funky. Les musiciens sont excellents et sont capables d'improviser voire de se lâcher en affichant une totale sérénité. A l’instar du "Tell it like it is" de Mose Vinson, une plage au cours de laquelle ils se lâchent, épinglant au passage, des classiques populaires et notoires comme "When the saint go marchin' in" ! Lors de la finale, l’ensemble décide d’embarquer pour un voyage au pays des bayous. Ils y rencontrent Tony Joe White en adaptant son "Polk salad Annie". Bowen chante d’un timbre paresseux. C’est de circonstance. Billy Gibson éprouve une joie intense en jouant le blues face au public. Et il veut nous faire partager son bonheur. Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que Billy a participé au premier Bluzapalooza Tour, un périple réunissant des artistes blues invités à se produire dans les bases américaines en Irak, en compagnie de Bobby Rush et Janiva Magness.

 

mercredi, 23 juillet 2008 20:50

40th Anniversary – Live in Brighton

Les Pretty Things ont décidé de fêter leur quarantième anniversaire. Chez eux. En Angleterre. A Brighton très précisément. Ils s’y sont donc produits en public. Mais quelle aventure! On y retrouve le chanteur/percussionniste Phil May, les guitaristes Dick Taylor et Frank Holland, le bassiste Wally Waller, le claviériste/harmoniciste/vocaliste Jon Povey ainsi que le drummer Skip Allan

Les Things ouvrent le set par quelques une de leurs perles sculptées dans le R&B et enfilées à leurs débuts : le "Roadrunner" de Bo Diddley et le célèbre "Don't bring me down". Ils enchaînent par un de leurs titres phares issus de leur période hard pop rock : "Havana Bound". Un extrait de "Freeway madness", paru en 1973. « SF Sorrow » remonte à 1967. Il constitue un des moments les plus importants de leur carrière. Le tout premier opéra rock qui allait marquer, à l'époque, leur immersion dans la musique psychédélique. Ils sont demeurés, manifestement, très à l'aise au sein de cette atmosphère. Et les interventions judicieuses de Dick Taylor n’y sont pas étrangères. De cet opus légendaire, le titre maître, "Balloon burning" et "Baron Saturday" ont été retenus. Les Pretty Things ont toujours aimé jouer le blues sur les planches. Ce n’est donc pas une surprise lorsqu’ils s'attaquent ici au classique "Hoochie Coochie man". Pour la circonstance, ils ont invité un ami : le redoutable Arthur Brown. Oui, oui, celui qui appartenait au ‘monde fou’ ; ce chanteur extraordinaire responsable du hit devenu classique "Fire". Quelle époque! Il a toujours l'air aussi déjanté notre Arthur! Et Dick de s'éclater à la slide! En 1970, le combo avait commis "Parachute". Un elpee d’une grande richesse qui était malheureusement passé inaperçu. Et pourtant, son rock post psychédélique lorgnait aussi vers la musique dite progressive. Les Things n’ont pas oublié cet épisode de leur existence et en interprètent "Cries from the Midnight Circus" ainsi que la trilogie "In the square/The letter/Rain". En fin de parcours, ils replongent dans l’univers de leurs vieux classiques : "Judgement day", "LSD", "Rosalyn" et la cover de l’incontournable "Route 66" des Rolling Stones ; des potes à leurs débuts, soit dit en passant. Une manière de retrouver leurs racines garage et en même temps comprendre qu’ils étaient quasi-punk avant la lettre ! De toute bonne facture, ce concert démontre que les Pretty Things ont toujours bon pied bon œil… L'album est double. Il est disponible sous la forme du Dvd et du  Cd.