Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Always Music Sixty

En vacances des Fun Lovin' Criminals, l'occasion était trop belle pour Mackie (le batteur à la coule) de fonder un p'tit groupe avec quelques potes, de quoi passer l'été " tranquilleee ! ! ! " sous le soleil de la Grosse Pomme. Sans crier gare, le voilà donc qu'il déboule avec Chris Root (Black Beans) et Leon de Bretagne en pleine fournaise estivale, prêt à nous rafraîchir avec sa pop candide vraiment au poil. " Always Music Sixty ", le titre de l'album, donne le ton : c'est du côté des Beach Boys qu'il faut tendre l'oreille, ces rois de la plage dont la musique rythme toujours nos escapades vers le sud, là où il fait chaud. Car la pop d'AM60 sent bon le sable brûlant, et ses harmonies vocales rappellent bien celles des frères Wilson, le bide en moins. Chez AM60, pas question donc de se prendre la tête : on est là pour passer un bon moment, avec quelques chansons bien sympas et beaucoup de fantaisie. Pas la peine d'ailleurs d'expliquer tous les titres en détail : ils sont tous " cool, juicy and catchy ", un peu dans la lignée des perles fines de Papas Fritas et de Fountains of Wayne. Quel truc de ‘ouf’, ces AM60… Le meilleur de tous les après-soleils !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Aloha Spirit

‘Aloha’ : bienvenue en hawaïen. Sortez les colliers à fleurs et les planches de surf, voici un groupe de skate-pop français fan d'" Alerte à Malibu ", de Blink 182 et d'Everclear, rêvant des plages de Californie, de ses belles grosses vagues et de ses blondes siliconées. En direct de Carcassonne, Aloha Spirit nous refait donc le plan du groupe de punk-rock sympa et frimeur, le sable entre les orteils et les lunettes Oakley sur le front pelé par le sel de mer. Sauf que Carcassonne, c'est pas San Francisco : on y mange avant tout du saucisson. Les franchouillards d'Aloha Spirit s'improvisent dès lors comme ils peuvent en groupe de maîtres nageurs punks sous influence américaine, à défaut d'autre chose. Et pour bien marquer leur appartenance au terroir, les trois gaillards (ex-Hot Wax) chantent en français, des histoires de vagues, de filles et d'aliens - forcément. Parfois, l'anglais pointe son nez, l'accent du Sud de la France en supplément : c'est touchant, rarement pertinent. La nuit, ces gars-là rêvent sans doute de Pamela Anderson. Pas de bol : elle se fait Kid Rock. C'est qu'le gros rap heavy metal de Floride, ça paie cash, au moins.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Con Furore

Dès le premier titre, " Cake Song ", on est en terrain connu : ces ambiances éthérées, cette voix féminine vaporeuse, ces beats au ralenti,… S'agirait-il d'un side project d'Hooverphonic, autorisant la belle Liesje Sadonius d'opérer un come-back fracassant (rappelez-vous " A New Stereophonic Sound Spectacular ") ? Non, bien sûr. Encore que : à la production de ce " Cake Song ", on retrouve Frank Duchêne, à l'époque membre de… Hoover. Rien d'étonnant à ce que " Con Furore " sonne donc comme un album perdu des Limbourgeois, bref trip hop à souhait. Heureusement, la comparaison s'arrête là : Agent 5.1 n'est pas non plus un de ces groupes qui pompent le sang de ses confrères musiciens, même si la pochette montre une jeune femme aux yeux livides (NDR : victime d'un vampire assoiffé ?). Au contraire, il sait se forger son propre style. Un style qui mélange atmosphères en cinémascope, arrangements de cordes limpides (" Orch ") et guitares intimes. Parfois chill out (le beau " Robert "), voire funky (" Next Millenium "), ce " Con Furare " n'a aucun mal à déployer ses charmes. Et c'est quand il ose rivaliser avec les plus grands (DJ Shadow sur " Protector ", William Orbit + Madonna sur " Afro ") qu'Agent 5.1 impressionne le plus. Une belle réussite en somme, et un rival sérieux pour Hooverphonic.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Especial

Les Bordelais d'Aeroflot affichent un goût certain pour les mignardises électro-kitsch à la Add (N) To X : vieilles machines qui toussent, les synthés qui rotent, les voix moulinées au vocoder, les dialogues de film sans queue ni tête,… La musique d'Aeroflot suinte de partout. Mais il est difficile de la sauver du naufrage. Pourtant, leur électro-rock mutant peut s'avérer cocasse, comme ce " Bacon Con Gueso " plutôt trivial, à l'écoute duquel on se fait tout un film… Genre Grease, mais avec Alan Vega à la place de John Travolta. Le reste est à l'avenant, vintage en tout cas. En fin de compte, cet " Especial " n'a rien de très spécial.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Nomade´s Land

Ils sont trois. Ils jouent du didgeridoo, du saxo et du tambour, et leur musique est franchement nauséabonde. Oser reprendre John Coltrane et Charlie Mingus en soufflant dans un tronc d'eucalyptus évidé par les termites, c'est non seulement une atteinte insoutenable à deux des plus grands génies qu'a connu le jazz, mais c'est aussi franchement laid. Passe encore pour des morceaux traditionnels bretons et bulgares, mais ici, c'est impardonnable. Quand David Bowie reprend le Grand Jacques ou quand Nick Cave s'amuse avec le " Disco 2000 " de Pulp (rebaptisé pour l'occasion " Disco 2002 "), c'est beau, émouvant, amusant aussi. Quand on se tape des bruits de succion de grosses branches d'arbres pendant dix minutes, c'est nettement moins passionnant.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Loud Like Nature

Add N To (X), ou le rétro-futurisme en pleine ébullition. Quelques synthés analogiques, un theremin, des vocodeurs, de vieux machins électroniques d'avant la révolution industrielle, bref plein de boutons qui font un bruit d'enfer, genre distorsions, reverbs, et tout le toutim. Une nouveauté : des guitares abrasives, de plus en plus de voix et de vrais refrains, une vraie batterie, métronomique. C'est que le quatrième album de ces Anglais détraqués, " Loud Like Nature ", lorgne méchamment du côté du rock'n'roll, mais d'un rock mutant, qui serait né des expériences fantasques d'un Dr Frankenstein sous ecstasy. " Sheez Mine ", " Large Number " ou " Take Me To Your Leader " révèlent ainsi une nouvelle dimension du trio londonien, plus garage, plus immédiate, comme si Kraftwerk avait changé sa panoplie de costumes robotiques contre l'intégrale des Stooges et de Funkadelic. Enfiévré et dévastateur, " Loud Like Nature " pète toujours un câble, certes, mais sans foutre constamment le bordel, comme c'était le cas, par exemple, avec " Avant Hard ". Il en résulte un album abouti (et embouti), composé de vraies chansons qui swinguent et qui giclent, pleines de Moog, de sexe, et, oui, de rock'n'roll. On pensait voir Add N To (X) disparaître aussi rapidement qu'il était apparu sur le devant de la scène, porté par une branchitude caustique qui voyait en ces musiciens fous des bêtes de foire et de laboratoire. Pas de bol : ces Londoniens sont vraiment doués. " Loud Like Nature " : à écouter, de fait, ‘at maximum volume’.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Hi-Fi Serious

Contrairement au titre, cet album n'est pas très sérieux, et encore moins de haute fidélité : A n'est qu'un groupe de nu-métal de plus, à ranger sur l'étagère à côté de Blink 182 et de Sum 41… Pourtant, les poseurs-skateurs de A n'en sont pas à leur premier essai. Ils comptent même déjà deux albums à leur actif : " How Ace Are Buildings " et " Monkey Kong " ; et leurs pantalons baggy rapiécés aux genoux à cause de leurs trop nombreuses chutes les feraient presque passer pour de vieux lascars de la cause punk-métal-hardcore,. Mais cette fois-ci, la fin du tunnel semble proche : leur premier single, Nothing, cartonne sur les " college radios ", profitant du regain de popularité du rock US chez les jeunes en culottes courtes. C'est tant mieux pour A, dont on vante justement l'origine anglaise (" A, la réponse aux groupes amerloques ", etc.), mais ce n'est en rien une réponse - encore moins une alternative - aux Blink 182 de chez l'Oncle Sam. Non : c'est du pareil au même. Parfois cela ressemble à du Feeder survitaminé qui imiterait la voix de Sting (en plus braillard), mais quand même, c'est assez tannant.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Hinterland

Déjà, " Cold Water Music " impressionnait : ces rythmiques hip hop passées au crible d'une soul lancinante, ces beats cotonneux allongés sur un tapis de cordes en velours, ces voix frémissantes et canailles, ces atmosphères embuées de fin de soirées,… Avec ce superbe album, Andy Turner, petit protégé du label de Rae and Christian, renvoyait tous les apprentis serveurs du Buddha Bar à leur vaisselle sale. Aujourd'hui, la lounge est partout, du magasin de fripes rue Neuve au resto ‘branché’ pour adolescents fans de Saint-Germain. Aim, pourtant, n'a rien à voir avec ces loqueteux pseudo-bouddhistes (Claude Challe en tête) qui mixent Nusrat Fateh Ali Khan sur un fond trance Goa de la pire espèce (un scandale). Il est vrai que l'une de ses plus belles compositions, " Cold Water Music ", s'est retrouvée sur des compiles " Lounge Classic vol. 3 ", entre tonton Jarre repris par Ravi Shankar et le jingle du Bigdil remixé dub par Daddy DJ. Mais c'est sans doute une grossière erreur de sa part, rachetée haut la main par la qualité de ce deuxième album qu'il nous livre dans son écrin magnifique. Car " Hinterland " brille de milles feux, aidé en cela par les interventions de Kate Rogers (déjà présente sur " Cold Water Music ", avec le sublime Sail), Stephen Jones (de Baby Bird, ici en surprenant crooner), les rappeurs de Souls of Mischief et Diamond D. Chef-d'œuvre de hip hop baroque et de soul blanche voluptueuse, " Hinterland " prend aux tripes et laisse pantois d'admiration. Et même s'il ressemble fort au premier, laissant de côté toute surprise (si ce n'est le très wilsonien " A Twilight Zone ", chanté par Turner lui-même, en digne élève du maître Bacharach), " Hinterland " demeure une très grande réussite dans le genre. Aim, on t'aime.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

All Girl Summer Fun Band

En 27 minutes et quelques secondes, ces quatre filles de Portland nous parlent de leurs amourettes (" Canadian Boyfriend ", " Later Operator "), de leur permanente (" Cut Your Hair "), bref de leurs petites vies de provinciales white trash passées devant le miroir de la salle de bain à imiter les Bangles, voire Papas Fritas. Difficile d'affirmer qu'il y a du second degré derrière ces courtes saynètes noisy-pop, mais une chose est sûre : c'est frais, c'est gai, c'est rondement mené. Si Phil Spector commençait sa carrière de grand producteur aujourd'hui, sûr qu'il choisirait ces quatre petites teigneuses comme ambassadrices rock de son " wall of sound ". Pour l'épauler aux " lyrics ", Jonathan Richman ferait bien l'affaire, sans oublier Courtney Love, toujours bonne conseillère juridique… All Girl Summer Fun Band : des filles, du fun, du soleil. C'est presque le " Sea, Sex and Sun " de Gainsbourg, bref c'est parfait comme bande-son de l'été.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Someplace Simple (Ep)

" Moving Up Country ", le premier effort discographique de James Yorkston paru l'année dernière sur Domino, enchantait l'oreille par ses comptines country-folk taillées dans le bois le plus vert. Depuis lors, l'Anglais n'avait plus trop donné de ses nouvelles. Le voilà de retour avec un ep aux saveurs plus traditionnelles, comme si Yorkston s'était retiré du cirque médiatique pour vivre une existence d'ermite folk, en priant Saints Bert Jansch et Gene Clark de lui accorder leur bénédiction. Seul face à lui-même, le songwriter s'est mué en barde à la Alasdair Roberts, reprenant à son compte des folksongs d'un autre âge, sans les charger d'instrumentation redondante ou d'électro bien pensante. Que l'essentiel, donc : une voix pleine de vague à l'âme, une guitare acoustique plutôt timide et une cornemuse pour la patine. Sans ses Athletes, JamesYorkston chante l'amour bucolique, la mélancolie pastorale. Le silence parfois se glisse et laisse entrevoir un avenir serein pour le compositeur, loin de toute velléité commerciale, loin des modes à rebrousse-poil et du tout électro (ou rock'n'roll). James Yorkston se pose ainsi en digne descendant de ces musiciens solitaires (voir plus haut) qui n'avaient pour seule compagnie que leur guitare en bandoulière et leur plume fine et limpide. Au-dessus de sa colline, il chante pour le monde à ses pieds, perdu dans une course effrénée contre le temps qui passe et les revivals qui défilent.

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