Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Kreator - 25/03/2026
dEUS - 19/03/2026
Concerts

Tom McRae

Cherche désespérément inspiration…

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Octobre 2000. L’auteur-compositeur britannique arpente les scènes internationales, fort d’un premier album brillant et unanimement salué par le public et les critiques musicales. Un pop-rock aux structures classiques, optimisé d’une voix surprenante et la plume authentique d’un songwriter. Les deux premiers elpees (« Tom McRae » et « Just Like Blood ») le propulse sur les scènes des festivals les plus prestigieux (Meltdown, Transmusicales…) et l’invitent à des collaborations francophones cocasses (Autour de Lucie, Bashung, Miossec, Françoise Hardy ou Dominique A).

Cet artiste, devenu depuis lors l’un des chefs de file d’un certain pop-rock ‘pleurnichard’,  n’est cependant pas reconnu par ses frères de larmes et ne fait assurément pas l’unanimité dans l’univers indé. En outre, les trois derniers opus du chanteur anglais pataugent lamentablement dans une musicalité qui radote. Sénilité juvénile qu’il comptait soigner en proposant son dernier opus, « The Alphat of Hurricanes ».     

Quatre albums plus tard, Tom McRae envahit l’espace du Cirque Royal armé de titres sensiblement plus orchestrés et munis de revendications écologiques. Un homme crie les injustices climatiques. Attention : préparez vos mouchoirs !          

Ce virage artistique n’a cependant aucune raison d’affoler les fans de la première heure. Le chanteur british connaît son public, sait jongler avec son répertoire et aurait trop peur de le déranger. Rien d’expérimental à l’horizon mais une multitude d’instruments qui viennent (trop) légèrement bousculer l’univers frileux de McRae. Guitares, banjo, ukulélé, batterie, violons, claviers, clarinette, accordéon (…), viennent tour à tour soutenir légèrement la voix sans jamais l’étouffer. Guitare et piano étoffent discrètement son timbre sur « Summer of John Wayne ». L’orchestration n’est jamais que prétexte à la mise en valeur de la voix, certes splendide mais redondante, du chanteur anglais. Seul « Please » s’offre le luxe d’une explosion rythmique et polyphonique digne d’un combo.

Les réactions vives du public se feront d’ailleurs entendre principalement sur les anciennes compos (« A&B Song » et « The Boy With the Bubblegum ») du fidèle artisan. Les nouvelles sombrant désastreusement dans une mièvrerie inouïe. Le talent de l’artiste d’outre-Manche n’est nullement remis en cause. Par contre, l’originalité et la créativité devront attendre quelques années encore.  

De l’ouragan alphabétique annoncé à travers ce dernier opus, il ne subsiste qu’une larme infime perdue dans un océan pop-rock suffisamment pollué.    

 

The Album Leaf

De San Diego à Reykjavik…

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L’espace du Trix présente la confortable et singulière possibilité d’aménager deux scènes lors d’un même concert. Un réel bonheur pour tout backliner et surtout pour le public qui peut passer sereinement d’une scène à l’autre sans excitation inutile et sans attente excessive. La toujours séduisante programmation de la salle anversoise nous régalait ce mardi soir de deux groupes aux qualités intrinsèques incomparables. Les prodigieux Californiens de The Album Leaf  et les ordinaires Minnésotains de Retribution Gospel Choir.  

Derrière le projet The Album Leaf –pseudonyme inspiré d’une œuvre en mi majeur pour piano de Chopin, « Albumblatt »– se cache un surdoué de la musique électronica : Jimmy LaValle. Un concept musical américain, fondé à San Diego (Californie) en 1999. Tirant parti d’une variété indéfinissable d'instruments et d’équipements électroniques, il érige un mur sonore à la fois post-rock et ambient.

Sur les planches du Trix, un essaim de claviers (Moog, Nord, Hammond, …) habille la scène et donne corps au monde silencieux de Jimmy LaValle (pianiste classique de formation). Une pièce instrumentale dont le background est ingénieusement orné d’une toile drapée de projections minimalistes. L’ombre des Islandais de Sigur Rós et d’Amiina en compagnie desquels le chanteur californien collabore depuis 2001 (NDR : The Album Leaf a assuré les premières parties européennes et américaines du combo de Jón Þór ‘Jónsi’ Birgisson et enregistre régulièrement dans les studios Sundlaugin) ne rôde jamais très loin du post-rock de San Diego. « A Chorus of Storytellers », sorti ce 2 février sous le légendaire label Sub Pop, porte d’ailleurs les stigmates profonds infligés par la scène islandaise. Un univers hautement atmosphérique traverse alors le set de long en large et nous livre un post-rock dangereusement éthéré caressé de musique électronique minimaliste et d’ambient. Une prestation aux mélodies organiques qui engourdissent harmonieusement l’esprit et happent le spectateur vers les profondeurs abyssales de la rêverie.

Un voyage islandais que The Album Leaf est somptueusement parvenu à singulariser.

(Organisation The Trix)

       

JP Nataf

Pas de procès pour l’Innocent JP !

Écrit par

JP Nataf en concert, c’est un peu la résurrection des Innocents. Auteur compositeur et interprète chez cette formation parisienne durant près de 18 années, JP (prononcez Jipé) se retrouve seul suite à la désintégration en 2000 de cette superbe usine à tubes, responsable notamment de « Jodie », « L’autre Finistère » ou encore « Un homme extraordinaire ». Depuis, Jipé survit ‘difficilement’. Après avoir concocté un projet qui avorte rapidement, les Redlegs (NDR : en compagnie de Chantal Cherhal), il propose en 2004 un album solo (excellent au demeurant) qui rencontre un succès plus que confidentiel, « Plus de sucre ». Puis, c’est le néant. Cinq longues années d’absence depuis cette création, nous ont amené au bord de l’hypoglycémie, c’est le cas de le dire…

Quelques années de collaborations à gauche (Hubert Félix Thiéfaine) ou à droite (Eddy Mitchell) passent. Jipé se remet au travail pour lui-même et nous ressert un recueil de délices dont il a le secret ; en l’occurrence son dernier elpee en date : « Clair », un véritable retour aux sources. C’est donc l’objet en question qu’il venait défendre sur la scène du Grand Mix ce jeudi soir.

Hélas, nous n’étions pas très nombreux à nous être déplacés pour venir écouter l’orfèvre de la pop musique française. Un public clairsemé. A peine plus d’une centaine d’amateurs garnissait les travées de la salle tourquennoise. Sans ses illustres acolytes du siècle passé, Jipé ne fait visiblement plus recette. Jamais je n’avais assisté à un concert aussi ‘confidentiel’.

En lever de rideau, nous avons eu droit à un mini set de Sylvain Vanot, artisan discret d’une certaine idée de la chanson. Et il faut avouer que la discrétion lui va comme un gant. D’ailleurs il aime à le dire lui-même, il est occupé depuis 17 années à réaliser une ‘non carrière’ dans le milieu de la chanson française. Faute avouée est à moitié pardonnée ! On ne retiendra pas grand-chose de ce set, hormis les facéties (grimaces serait plus approprié) de son bassiste gallois. Une heure de perdue. Il est à l’instant 21h30, Jipé et ses musiciens préparent eux-mêmes leur lieu de travail pendant que Sylvain et les siens débarrassent le plancher.

21h50, on croit que JP termine d’accorder sa guitare dans l’indifférence quasi générale mais doucement les lumières s’estompent, il se redresse et prend possession du micro pour entamer un premier titre, « Les lacets ». Le public s’approche insensiblement et une certaine proximité s’installe entre les quatre en scène et la centaine de fans qui leur fait face. Le dialogue s’instaure entre deux morceaux, pendant un accordage de guitare, un (re)branchement d’ampli ou l’installation d’un micro supplémentaire. L’humour, chacun le sait, ouvre beaucoup de portes, excuse beaucoup de fautes et permet des échanges riches et amusants. Jipé ne s’en prive pas tout au long d’une soirée émaillée d’incidents techniques en tous genres. C’est sa semaine de poisse. Le matos craint. Rien ne va. Il n’en perd pourtant pas sa bonne humeur, contagieuse par ailleurs ! La marque d’un grand…

Lui-même au top musicalement, Nataf est très bien secondé par ses trois complices, dont un régional qui sait absolument tout faire, tant chanter en seconde voix que jouer guitare, banjo, basse ou claviers. Les morceaux s’enchaînent d’une musique ‘pas comme les autres’, sans qu’on sache pour autant où la classer : pop ? rock ? variété ? Chemin faisant, il gratifie son public de quelques jolies chansons interprétées à l’aide d’une kyrielle d’instruments (guitares sèches et électriques, banjo, orgue, ukulélé, percus, accordéon, ... )

Force est de constater que JP met au centre de ses préoccupations les mélodies (toujours classe et présentes en nombre), les textes (simplement très beaux) et les arrangements (à la fois rustiques, intimes et chaleureux). En tout et pour tout, nous aurons droit à une vingtaine de titres (aucune reprise ‘période Innocents’) ce qui correspond à l’intégralité de ses deux albums solo. "Seul alone", poème musical de 10 minutes qui nous suspend à ses lèvres sera un moment fort de sa prestation (à voir sur http://www.dailymotion.com/video/xbeos1_jp-nataf-live-1-3_music). 

Hélas, trois fois hélas, les incidents et malheurs auront quelque peu raison du maigre public présent ce soir. Les temps morts sont de plus en plus ‘morts’ et de plus en plus fréquents. Vraiment, JP Nataf ne mérite pas une telle guigne. Le concert, (récital serait plus juste) se termine donc dans une salle quasiment vide lors du dernier morceau interprété de concert rejoint par Sylvain Vanot et les siens. Pourtant, les absents auront eu tort (une fois de plus) car c’est le moment choisi par JP pour nous gratifier d’un superbe cadeau. Il reprend « Un monde parfait » juste avant de se retirer définitivement noyé dans ses problèmes techniques. Salut l’artiste, c’est pas de ta faute, tu ne seras pas déclaré coupable l’‘innocent’ !

Organisation Le Grand Mix

(Voir aussi notre section photos)

 

 

Get Well Soon

Les nerfs à fleur de pop !

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La programmation de l’AB ne manque jamais de nous surprendre et de nous ravir. Ainsi, ce jeudi soir, l’antre sombre et brumeux de l’AB Club recelait les mélopées claires-obscures du tragédien teuton Konstantin Gropper (Get Well Soon) et les ballades bucoliques du folkeux étasunien Micah Rabwin (Musee Mecanique). Deux artistes atypiques aux horizons musicaux divergents. 

Musee Mecanique compte parmi ces groupes qui vous surprennent au détour d’un concert. 25 minutes durant lesquelles le trio de Portland distille un post-folk bucolique aux saveurs irlandaises. Douces mélodies qui évoquent les ballades mélancoliques d’Adrian Crowley. Un instant intimiste qui vous caresse délicatement l’âme et vous plonge dans la tendre léthargie hypnotique d’un songe que l'on souhaiterait indéfiniment voir se prolonger. Trois multi-instrumentistes de talent à découvrir plus amplement…

Get Well Soon expose la tragédie moderne de Konstantin Gropper. Soudainement, la silhouette frêle et le visage exsangue du chantre du cynisme irradient les planches vaporeuses du club de l’Ancienne Belgique. De son dernier opus émane une beauté crépusculaire (« Vexations »). Le dernier projet musical de Gropper se drape d’un authentique concept artistique. Un spectacle tant visuel que sonore enrichi d’une mise en scène minutieuse et hypnotique. Le background couvert d’extraits de film et la scène font corps. Les six musiciens présents sur les planches s’évadent et hantent les images projetées sur la toile. Le rêve et le réel s’entremêlent et guident doucement vers un voyage surréaliste ouvert par « Senecas Silence ». Symphonie magistrale qui aurait pu aisément faire office de bande son au célèbre Faust, une légende allemande de Murnau. La passion du jeune artiste berlinois pour le cinéma et la musique classique (passion héritée d’un père professeur de musique précisément classique) magnifie sa pop lyrique. Un drama-pop aux arrangements musicaux absolument parfaits et méticuleusement planifiés. Une poésie délicate architecturée d’un assemblage musical baroque ingénieusement acharné : ‘J’aime passer du temps à composer de la musique dans mon coin, à construire des séquences, les assembler, pour finalement tout remettre dans le désordre. Ça peut prendre des heures, des journées, des semaines et c’est même difficile d’arriver à se dire que le travail est achevé, surtout lorsqu’on est son propre juge. Je peux être très difficile, exigeant avec moi-même.’ Travail de titan traçant l’ébauche d’un bateau ivre sillonnant prodigieusement tous les grands fleuves artistiques : la musique, le théâtre, le cinéma, la littérature… Un artiste absolument complet qui se délecte également de philosophie et de littérature (diplômé en Philosophie et Lettres de l’Université de Berlin). Une schizophrénie musicale et littéraire qui aiguise ses textes d’une plume excentrique : “I Sold My Hands for Food so Please Feed Me” ou “We Are Safe Inside While They Burn Down Our House”.

Sur scène, le produit de cet éclectisme culturel offre un espace sonore et visuel qui cristallise en pop-songs alambiquées des structures a priori inconciliables. Un véritable tourbillon phonique concerté de guitares électriques lourdes, d’une batterie dominante, d’un violon en premier plan, de claviers, de guitares acoustiques, de cuivres… qui interrogeraient les tympans des mélomanes les plus capricieux. Un joyau de spleen orchestral puisant tant dans les structures classiques ou les cuivres de l’Europe de l’Est que dans l’electronica ou la pop Motown. Un alt-rock hautement émotif aux largeurs inépuisables…

Get Well Soon s’affirme très tôt comme l’un des principaux acteurs d’une certaine pop indé mélancolique aux côtés de groupes cultes comme « Radiohead », « The Divine Comedy »…

D’ores et déjà l’un des meilleurs albums et concerts de cette année 2010.

(Organisation Ancienne Belgique)

 

 

Isbells

Dafalgan Codéine : Paracétamol (500 mg) et codéine (30 mg)

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Pour celles et ceux qui ne seraient pas encore tombés accidentellement sur le single « As long as it takes » d’Isbells sur nos ondes nationales, une brève présentation de la formation louvaniste s’impose. Aux commandes de ce projet : Gaëtan Vandewoude. A ses côtés : Naïma Joris (backing vocals, percussions, tuba), Bart Borremans (guitare acoustique, ukulélé, basse, bass clarinet) et Gianni Marzo. Il n’en est cependant pas à son premier coup d’essai. C’est effectivement après 15 ans de performances diverses au sein de nombreuses formations du Nord du pays (Soon, Ellroy,...) qu’il décide enfin de prendre le micro et d’enregistrer son premier long playing (« Isbells »).

Au menu : une voix anesthésique et une guitare acoustique dépouillée tissant un univers folk triste cousu d’influences évidentes. Entre Nick Drake, Iron & Wine et Bon Iver, l’auteur-compositeur-interprète flamand ne renie jamais ses muses : ‘Bon Iver m’a beaucoup inspiré. Je suis un peu un bricoleur. Je puise partout et je fabrique...’ Autodidacte et bricolo.

Le bricoleur-artisan souffre cependant –osons l’expression– d’un ‘trop vide’ d’originalité sur scène et nous livre un set exsangue, sillonné d’ondulations imperceptibles et linéaires. Un espace froid et dépouillé, exempt de tout décor, investi sommairement de quatre musiciens en rang d’oignons. Lieu d’où émanent faiblement des comptines rêveuses et lourdement hypnotiques, orchestrées d’arrangements pauvres et d’une voix monocorde, sensiblement verbeuse. Malgré la présence de trois multi-instrumentistes sur les planches, les yeux luttent désespérément contre le sommeil et l’âme s’endolorit de pesanteur sonore. Telle une nef qu’aimante le naufrage, elle prend l’eau de toutes parts et sombre inéluctablement dans la torpeur de l’insipide ou de l’insignifiance. Un elpee introspectif, manifestement écrit et enregistré dans l’étoffe onirique, évanescente, de la nuit ; un moment propice à la conception de mirages, mais qui s’estompent au grand jour et ne signifient plus rien...

Dix morceaux soporifiques, articulés autour d’une chanson phare, « As long as it takes ». Moment unique où le public va exulter… l’espace d’un infime instant. Et Isbells de terminer judicieusement sa setlist par « My Apologies ».

Le quatuor de Louvain jouait à domicile et avait, paresseusement, oublié d’ôter ses charentaises avant d’allumer le feu de bois.   

(Organisation Het Depot)  

 

30 Seconds To Mars

Retourne sur ta planète Jared!

Écrit par

Waouw, quel événement ! Le groupe des frères Leto cartonne actuellement partout sur la planète et fait escale à Lille. Ni une ni deux, je saute dans ma voiture avec ma complice photographe pour aller immortaliser pareil événement. Une fois n’est pas coutume, l’Aéronef est plein comme un œuf. Plein de ‘petits jeunes’ (surtout du beau sexe) dont la moyenne d’âge frôle les 16-17 printemps à peine. Bon ben, on est déjà sûrs d’une chose, ça va ‘gueuler’ du début à la fin ! Préparons-nous à subir les hurlements de jeunes filles en fleur (en chaleur serait plus approprié).

Pour chauffer l’assistance, si c’était encore nécessaire, Street Drum Corps assure la première partie des festivités ; un rôle joué par le combo partout où Jared et sa bande se produisent. Y’a pas à dire, ils connaissent leur métier les bougres. Pour chauffer, ça chauffe ! Le ton est donné. Une musique au son destructeur. Du néo-punk/rock qui rend plus d’un spectateur complètement sourd…

Il est 20h35 et une première opération marketing se dessine. On est où là ? A la foire à la grosse saucisse ? En tout cas, ça y ressemble fort puisqu’on assiste à une distribution gratuite de bracelets phosphorescents, jetés du balcon, et qu’on a droit à une mini animation ‘style foire commerciale’ avant d’entrer dans le vif du sujet. Mais kékséksa ??? Jamais vu un truc pareil !

Et Jared de faire son apparition sous les roulements de tambour (comme au cirque) dans une tenue à la limite du ridicule (c’est lui le clown ?) Une veste militaire galonnée bleu marine et une coupe de cheveux digne des ‘marines’ U.S. (This is War of course…) Délire chez les ados qui ne se contrôlent plus, poussent, tirent, sautent à qui mieux-mieux dans tous les sens. Mais qu’est ce que je fous ici moi ?

« Night Of The Hunter » est le premier titre interprété par les troupes du ‘sergent chef’ Leto. Et c’est parti pour 90 minutes de bonheur pour les uns, d’insatisfaction voire d’ennui pour les autres (NDR : ben oui j’suis dans les autres !) Durant tout le set, Jared entretient le culte de la vedette. 30 Seconds to Mars, c’est LUI, en pleine lumière, et quelques autres, dont son frère, dans l’ombre. Parfois, il fait appel à ses larbins de Street Drum Corps, maquillés et tatoués à faire peur, pour agiter un drapeau ou taper sur une caisse claire. Comme si ce n’était pas suffisant, il sait très bien que les filles en pincent pour lui. Il en remet une couche, et même parfois deux. Il devient même parfois très lourd lorsqu’il éructe dans un ‘franglais’ très subtil des ‘Je t’aime’ ou ‘Voulez-vous coucher avec moi ce soir’. De ridicule, on passe à pathétique. Comme si on avait besoin de ces artifices pour apprécier la (bonne) musique dispensée par le groupe sur disque. Mais visiblement, ce soir, ce n’est pas le chanteur qui est sur scène, c’est l’acteur. Et aucun espoir pour lui, la prestation réalisée ne mérite ni César (on est en France) ni Oscar… Comble du ‘léchage de cul’, Jared se drape dans le drapeau bleu blanc rouge ; ce qui visiblement provoque un orgasme chez une groupie. Son soutien-gorge atterrit aux pieds du petit soldat qui s’empresse, comble de la bêtise, de l’enfiler. Ben oui, on n’est plus à une facétie près.

‘Il est aussi con que ses fans’. J’ai pas rêvé, j’ai bien entendu ça. Et de la bouche d’une fille en plus. Ouf je ne suis pas seul sur mon île. Et ce n’est pas tout. Son ramage n’étant pas à la hauteur de son plumage, quand l’exercice vocal se fait trop pointu (ben oui, on n’est pas en studio), le bel américain se tait et invite ses admiratrices à chanter. Hé pas con hein !!! Et il parle, il parle entre deux titres. Finalement je me demande même s’il n’a pas plus parlé que chanté durant son show. Et pour ne rien dire ou si peu…

Si j’étais prof, je noterais sa copie comme ceci : bien au début (dernier album en majorité), a créé alors une bonne ambiance, creux au milieu, difficile à supporter dans le troisième quart et lamentable en fin de set. Inconsistant et superficiel ! A améliorer d’urgence !

Ah oui, j’allais oublier de vous raconter : pour clôturer la soirée, une seconde opération marketing s’est à nouveau déroulée : Jared, non seulement nous offre des affiches de ses ‘ouvriers’ de Street Drum Corps, mais en outre, il nous invite à le rejoindre gratuitement à Bercy. Oui, oui, vous ne rêvez pas, les tickets sont distribués à la demande. Faut croire que le bide n’est pas très loin !!! Ça ferait deux de suite…

Y paraît qu’y’a de l’eau sur Mars. Fais gaffe de pas te noyer Jared !

Organisation A Gauche de La Lune

(Voir aussi notre section photos)

Peter Von Poehl

Entre miel et fiel…

Écrit par

Que serait devenu Brett Dennen s’il avait été suédois et talentueux ? Certainement Peter von Poehl.

Mentionnons brièvement les introspections narratives dont usait le chanteur suédois pour exorciser ses mélancolies de l’exil (NDR : l’auteur-compositeur-interprète scandinave vivait alors entre Paris, Malmö et Berlin) sur son brillant premier opus intitulé « Going to where the tea-trees are ». Errance musicale et thérapeutique qui s’exhalait sur toutes les scènes européennes comme le parfum de son sillage.

Las de traîner ses guêtres sans fin vers l’horizon, Peter von Poehl pose enfin ses valises à Paris et y concocte « May Day ». Lieu de sédentarisation où il fait la rencontre de Marie Modiano (fille du célèbre écrivain français prix Goncourt 78 pour ‘Rue des boutiques obscures’). De cette rencontre artistique naît « May Day ». Un album écrit, composé et mis en scène par le duo couple franco-suédois. Apaisé, Peter von Poehl imprime des influx plus sereins à sa création artistique : ‘J'accompli fait beaucoup de concerts en solo, surtout en Grande-Bretagne où il n'est pas toujours facile de te faire entendre et c’est à cause de cela que j'ai probablement mis davantage l'accent sur l'intensité dans les nouvelles chansons. Je voulais sentir qu'il y avait quelqu'un sur l'autre extrémité. Ecouter quelqu'un. Ce n'était vraiment pas une préoccupation à l'époque du premier album’. Cette autre extrémité se nomme Marie Modiano.

Grâce à cet album, Peter von Poehl exorcise ses peurs et quitte les sentiers troubles de l’exil. Son univers jadis tissé de sentiments ombragés, éphémères et destructeurs finit par se dissoudre dans des eaux plus limpides. Les replis abyssaux de la nuit intérieure s’estompent peu à peu. Le visage lumineux de Peter quitte alors la chambre obscure de son existence et se projette sur les planches de la Rotonde.

Théâtre subtilement habillé de cordes, de cuivres, de percussions et de piano d’où émerge la voix angélique du chanteur nomade qui touche le public par sa sincérité. Lieu cousu de fils d’or mélodiques et finement brodé d’orchestrations cuivrées, paradoxalement policées et grinçantes. Mais aussi d’accords de piano vaporeux, aux sonorités Hammond, et d’un mélodica improvisé. Lieu insolite et personnel à l’écart des modes et des courants, sans filiation musicale : ni folk, ni pop, ni rock…

Autour de ce cocon musical, Peter von Poehl architecture son sens inné de la mélodie de sons travaillés, d’harmonies de chœurs... Ses compositions claires tirent sur une corde sensible mais sans lyrisme sous les sons caressants du clavier de Marie Modiano.

Un set entre miel et fiel qui alterne le nouveau et l’ancien, le radieux et l’obscur, l’intime et le public. Quand "Parliament", morceau rythmé, s’amuse de piano, synthés et cuivres, "May Day" ronronne d'une basse très sonore sur laquelle se posent alternativement des cordes et un joli ensemble piano/cuivres.

Malgré un set globalement plus lumineux, Peter Von Poehl n'est cependant jamais aussi touchant que lorsqu'il chante en spleen. L'histoire d’une funeste balade vers nulle part contée sur "Forgotten Garden" en témoigne délicieusement. Quant au final ("Lost In Space"), il nous habite somptueusement d’une sensation de solitude orchestrée de claviers et de chœurs aériens.

Trois rappels viendront finalement clôturer ce délicieux moment sur terre. Un dernier morceau sous forme d’impro session mêlant un rock-jazz-cabaret explosif, posera le dernier souffle sonore du combo franco-suédois. Ultime cadeau qui ravira un public conquis de la première à la dernière note.

(Organisation Botanique)

 

Hockey

Ce Hockey m’est resté en travers de la gorge, toute la soirée…

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A l’instar de MGMT et de Passion Pit aux States, mais également de Friendly Fires en Grande-Bretagne, Hockey fait l’objet d’un véritable ‘hype’. Il se produisait au Botanique ce 3 mars 2010, pour y défendre son « Mind Chaos », un très bon premier opus sorti durant l’été 2009. Le combo avait, par la même occasion, la ferme intention de montrer son savoir-faire ; mais également prouver qu’il méritait une place au sein de la scène pop indie festive...

Début des hostilités à 20 heures. Ce soir la Rotonde n’affiche pas complet. Lorsque les musiciens montent sur les planches, on constate que le line up s’est enrichi d’un nouveau membre. Un claviériste, plus précisément. Tout au long du set, il va saupoudrer la solution sonore d’interventions électro. Si leur elpee brillait par son dynamisme et sa vivacité, on ne peut en dire autant de sa transposition en live. Et pourtant la prestation avait commencé en force. Mais après avoir aligné quelques morceaux excitants, Hockey a progressivement perdu son fil conducteur. Et la version country de « Four Holy Photos » (NDR : une horreur !) ainsi que l’adaptation d’« Everyone’s The Same Age » en slow ringard, en sont vraiment de parfaites illustrations. Et franchement, elles n’ont vraiment plus rien de percutant. On a même eu droit à une nouvelle compo. Pathétique ! Drôle d’idée de briser constamment le rythme. Ce qui n’annonce rien de bon pour le prochain album…

Les Ricains vont achever leur show par « Too Fake ». Les percus sont enfin judicieuses et stimulantes, mais elles ne font pas long feu. De quoi accentuer notre sentiment de désillusion. D’ailleurs on ne peut pas dire que les acclamations aient été nourries. Alors qu’on s’attendait à un concert festif et riche en déhanchés, ont a dû se contenter d’un spectacle mou et laborieux…

(Organisation : Botanique)

Dominique A

4 rappels et puis dodo…

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La salle Jean Noté était aux deux-tiers remplie pour accueillir Dominique A. A vue de nez, il devait donc y avoir plus ou moins 600 spectateurs. Une belle performance lorsqu’on sait qu’une semaine plus tôt, la Maison de la Culture de Tournai n’avait alors enregistré que 250 préventes. Mais ce manque d’intérêt est incompréhensible, surtout quand on sait que la plupart des concerts accordés par le natif de Provins (NDR : c’est en Seine et Marne), dans le Nord de la France, affiche sold out ! Comme quoi, il ne suffit pas de chanter en français pour remplir une salle dans la cité des Cinq Clochers. A cet égard, cette situation me permet allègrement de battre en brèche les arguments fallacieux justifiés par certains mélomanes et journalistes locaux, lorsqu’ils ne veulent pas se rendre à un spectacle. En fait, ces censeurs imitent la foule en ne se déplaçant que lorsque l’artiste jouit d’une popularité certaine ou est matraqué sur les ondes radiophoniques formatées (NDR : les deux conditions étant souvent liées). La langue de Shakespeare, ce n’est qu’un prétexte ! Bref, on ne va pas refaire le monde, mais il est bon, de temps à autre, de remettre les pendules à l’heure…

En première partie, l’ex-leader de Venus, Marc Huyghens était venu présenter son nouveau projet : Joy. Un trio au sein duquel milite une percussionniste (Françoise Vidick, son épouse), également vocaliste (NDR : très beau timbre !) et une violoncelliste (Anja Naucler, de nationalité suédoise). Bref, on retrouve chez Joy, cet esprit ‘classique’ qui hantait déjà l’ex-formation du Gantois. Le trio rôde son show depuis plus de six mois et il faut reconnaître qu’il est parfaitement au point. La texture musicale est très soignée, ténébreuse (NDR : drôle d’idée de choisir Joy pour patronyme), contemplative, minimaliste. Un univers sonore parfois déchiré par les accords de la six cordes de Marc ou du violoncelle (NDR : les deux musiciens ont recours aux pédales de distorsion), et subtilement martelés de rythmes celtiques et circonstanciellement tribaux. La voix de Marc me fait parfois penser à celle de Mark Chadwick, le leader des Levellers. Et quand elle se conjugue en crescendo avec celle de son épouse, c’est absolument superbe. Quant aux envolées lyriques, parfaitement en harmonie, elles lorgnent plutôt du côté de Muse. Le seul problème c’est que l’ensemble est tellement bien huilé, qu’il manque de relief. Le climat mélancolique, à la limite mélodramatique, accentuant cette impression. Le set aurait même pu s’étaler sur un seul et long morceau, dans l’esprit prog si cher au 70’s. Pas encore d’album pour Joy, mais quelques démos à découvrir sur leur MySpace.

La dernière fois que j’ai assisté à un concert de Dominique A, c’était en 2002, dans le cadre des Nuits Botanique. Faut dire que jusqu’alors, j’étais quelque peu indifférent à sa musique. Or, lors de ce spectacle, j’avais eu une excellente surprise. Seul au milieu d'une multitude de pédales, ce véritable homme-orchestre avait montré une facette de son talent que je ne lui connaissais pas. En outre, son timbre vocal était devenu bien plus mûr qu’à ses débuts. Superbe il m’avait même fait penser celui de Léo Ferré. Enfin, paru l’an dernier, son dernier elpee, « La musique », m’avait beaucoup plu. Raison pour laquelle je m’étais décidé à me rendre à la Maison de la Culture de Tournai, pour assister à son show.

Pour la circonstance, Dominique est soutenu par 3 musiciens. Tout d’abord un drummer qui double également (NDR : probablement ?) à la boîte à rythmes et un claviériste. Plutôt appliqués et impassibles. Et puis un guitariste/claviériste/bidouilleur assez étourdissant. Il est jeune, brillant et se multiplie pour assurer ses différentes tâches. Ce soir, c’est un peu lui l’homme-orchestre. Et quand on peut s’appuyer sur un tel musicien, on peut dérouler. Et c’est ce qui s’est produit ce soir. Dominique est au sommet de sa forme. Cold wave, new wave, valse, tango, paso doble, ballades, noisy, rock, tout y passe. “Hasta- que el cuerpo aguante”, “Immortels”, “Le bruit blanc de l’été”, « Sur nos forces motrices » ainsi que l’inévitable et remarquable “Le courage des oiseaux” sont passés en revue. On a même droit à une nouvelle chanson dont les accords de gratte scintillants, déchiquetés, semblent empruntés à Kitchens of Distinction. Le light show est sobre, mais efficace. Un éclairage essentiellement placé à l’arrière de la scène, projetant des ombres chinoises. Des lumières parfois stroboscopiques, qui traversent également des panneaux tournants, toujours en arrière-plan. Des images d’OMD, Ultravox, Noir Désir et même Bashung traversent mon esprit. Dominique est généreux. Il frappe du pied, secoue la tête (NDR : raison de son regard oblique ?) Et puis, il émane une telle force, une telle beauté et une telle sérénité de ses textes qu’on en est complètement retournés. Le public est conquis, mais gourmand. Il en veut encore et toujours. Et Dominique lui accorde quatre rappels. Dont le dernier, sous forme de slow, histoire de calmer un peu l’enthousiasme, ajoutant : ‘C’est la dernière, et puis Dodo !) Je regarde ma montre, il est 11h45 ! Il doit avoir joué plus de deux heures. Impressionnant !

(Organisation Maison de la Culture de Tournai)

 

30 Seconds To Mars

Mars en ébullition !

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‘Was it a dream?’ Il aura fallu attendre plus de dix longues années avant de voir débarquer la planète rouge en Belgique. Une formation dirigée de main de maître par Jared Leto. Un artiste aux multiples facettes qui a d’abord tâté du cinéma avant de devenir ce showman, susceptible de faire fondre le cœur de ces demoiselles ! D’origine californienne, 30 Seconds To Mars est une formation responsable d’une musique, dont les influences sont puisées essentiellement dans le rock, l’électro et la new wave ; une musique qui séduit un public très large. Donc aux goûts éclectiques.

En supporting act, vont se produire deux combos. Tout d’abord Lost Alone, un ensemble britannique dont le post punk teenager, pourtant agréable, ne retient l’attention que des quelques spectateurs agglutinés contre le podium. Street Drum Corps, ensuite. Un combo original, percussif, qui n’hésite pas à se servir de tout ce qui lui tombe sous la main (NDR : dont des fûts de bière) pour alimenter son punk rock à la fois torrentueux, sauvage et accrocheur. Le public est réceptif et semble conquis. Les musiciens vont d’ailleurs revenir, sur les planches, lors de la prestation de 30STM, pour y rouler du tambour.

21 heures. Après avoir supporté d’interminables cris féminins, à en faire exploser les tympans, 30 Seconds To Mars entre enfin en scène. Un système de protection a été installé devant le podium pour empêcher les nombreux photographes de passer devant Jared. Dès les première notes d’« Escape », intro du dernier album « This is War », l’hystérie est à son comble. Et se prolonge tout au long de « Night of the Hunter ». Le leader affiche un look punk destroy. Il est vêtu d’un long manteau noir couvrant à ce moment encore un T-shirt blanc sur lequel est imprimé le fameux triangle mystique, tant au recto qu’au verso. Sa voix est à la fois enivrante et hypnotique. De quoi faire rapidement monter la température corporelle. La passion des fans est dévorante. A la demande de Jared, ils se mettent déjà à jumper. Bien qu’approchant la quarantaine, cet artiste est parvenu à conserver une attitude adolescente et malicieuse (NDR : une bonne raison pour me sentir un peu moins seule au beau milieu de ces teenagers). Les morceaux s’enchaînent sans jamais perdre de leur intensité. Le public chante en chœur tout au long de « Attack », « From Yesterday » et « A Beautiful Lie ». Mémorable ! Deux  écrans surélevés diffusent une multitude d’images, tant de la scène, de la foule qu’issues de clips vidéo. Jared décide de ralentir la cadence. Il prend le temps de parler avec son public. S’excuse de ne pas être passé plus tôt par la Belgique. Salue l’esthétique de la Grand Place de Bruxelles et vante notre délicieux chocolat. Il ose quelques mots en français comme ‘Silence partout, je vais à la plage, voulez vous…’, sans pourtant terminer ses phrases. De quoi enthousiasmer le public féminin. Mais la soirée ne fait que commencer. L’excellent « This is War » relance la machine. Les cordes s’électrisent. Derrière ses fûts, Shannon entretient cette montée d’adrénaline. Il est temps de se réveiller pour un monde nouveau, de vivre intensément, d’entrer dans l’univers de 30 STM. Nouvelle pause, puisque Shannon (NDR : c’est le frère de Jared) se lance dans une session acoustique, au cours de laquelle il interprète « 100 Suns » et « L490 ». Il entame cet exercice de style par le recours à un bol chantant (NDR : ces récipients sont utilisés lors de rites chamaniques, et trouvent leur origine dans les calottes crâniennes utilisées pour appeler les esprits ; et selon la tradition tibétaine, le mouvement rotatif du bâton autour du bol permettrait d’entrer en méditation). Les vibrations alors émises envahissent votre corps. Fabuleux ! Au cours de cette séance, le leader en profite pour s’offrir un moment de relaxation, en se plaçant à l’opposé de la scène, parmi les spectateurs. « A Modern Myth » s’ouvre en douceur, avant de prendre de l’amplitude et même de la puissance ; un parcours en crescendo parfaitement maîtrisé par la voix de Jared. Un délice ! Avant de passer au délire. Engendré par « Closer to the Edge », « The Kill » et « The Fantasy » qui mettent littéralement le feu à la salle ! Les musiciens sont déchaînés. Bondissent sur les planches. Semblent heureux de communiquer avec leur public. Jared monte sur les barrières du front stage. Il veut entrer en osmose avec ses aficionados. Des mains se lèvent et tentent de l’agripper, certaines parviennent à l’effleurer du bout des doigts. Mais le set arrive à sa fin. Une trentaine de spectateurs privilégiés parviendront quand même à rejoindre la troupe sur l’estrade. Pour y chanter à tue tête « Kings and Queens ». Une compo qui va mettre un terme à ce voyage sidéral, au cours duquel on n’est quand même toujours pas parvenu à élucider l’énigme de l’Argus Apocraphex, un casse-tête chinois soulevé par Jared, lors de la sortie du deuxième elpee « A beautiful Lie ».

Pas de rappel. Dommage ! On aurait bien apprécié quelques riffs bien cinglants issus de leur premier opus. Et malgré l’heure trente de spectacle, je n’étais pas rassasiée. Mais bonne nouvelle, 30 Seconds To Mars se produira ce 2 juillet, dans le cadre du festival de Werchter…

Organisation Live Nation

(Voir aussi notre section photos)

 

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