La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Hooverphonic
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Bernard Dagnies

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vendredi, 30 juin 2017 03:00

Take me to the trees

Fondé en 1979, Modern English a publié, début des eighties, trois albums incontournables : « Mesh & Lace » en 1981, « After the Snow » en 1982 et « Ricochet Days » en 1984. Le groupe s’est séparé et s’est reformé à deux reprises, la dernière fois, en 2010. Faut dire qu’à l’issue de ces trois opus, il a voulu séduire le grand public, un peu comme Duran Duran ; mais malgré le succès récolté par son single « I’ve melt with you », paru en 1982, sa tentative sera vouée à l’échec. C’est d’ailleurs à cette époque que votre serviteur avait eu l’opportunité d’assister à un de ses concerts –exceptionnel, par ailleurs– dans une salle de gymnastique, à Zedelgem.

Bref, le band est de retour, et du line up initial, il ne manque plus que le drummer. Les 4/5 du band est donc réuni ! Et il vient de graver un nouvel LP, « Take me to the trees ». Un disque qui tient parfaitement la route, même si la voix de Robbie Grey semble avoir perdu de sa superbe. Plus déclamatoire que dans le passé, elle est même très souvent overdubbée. Quant à la musique, elle n’a jamais été aussi proche de celle de Wire, circa « A bell is a cup ». Plusieurs compos véhiculent des messages politiquement engagés, à l’instar du morceau qui ouvre la plaque, « You’re corrupt », qui s’attaque aux multinationales et au néo-libéralisme. Un peu dans l’esprit de « Dance of Devotion », paru 35 ans plus tôt. Ou encore sur « Dark cloud », une piste qui évoque le temps qui passe et les valeurs qui s’effilochent. Des textes qui sont truffés de métaphores. Mais paradoxalement, seul « Flood of light » opère un retour aux sources. Caractérisée par des sonorités de gratte cristallines, cette plage ténébreuse monte progressivement en crescendo. Si « Sweet revenge » agrège krautrock et psychédélisme, la plupart des autres morceaux émargent le plus souvent au post punk. Même l’accrocheur « Trees », dont l’intro emprunte la rythmique du « Heroes » de Bowie. Caractérisé par ses arabesques guitaristiques et son synthé vintage, « Moonbeam » est imprimé sur un tempo new wave. Et dépouillé, « Come out of your hole » baigne au sein d’un climat semi-ambient, semi-sauvage. Un retour plus ou moins réussi, mais qui demande confirmation… car il nécessite chez la formation, une profonde remise en question, si elle ne veut pas être rapidement taxée de ‘has been’…

 

vendredi, 30 juin 2017 03:00

Open to chance

Itasca, c’est un comté sis dans l’Etat du Minnesota, aux States. C’est également le pseudo choisi par la chanteuse/guitariste/pianiste Kayla Cohen pour son projet. « Open to chance » constitue le premier elpee au cours duquel elle a reçu le concours d’un groupe. La musique d’Itasca baigne dans le country/folk réminiscent de la fin des 60’s et du début des 70’s. On songe tour à tour à Joni Mitchell, Suzanne Vega ou Judy Collins, même si la voix de Kayla évoque plutôt celle de Vashti Bunyan voire de Sibylle Baier. Et lorsque la Californienne (NDR : elle est issue de Los Angeles) siège derrière le piano, c’est plutôt à Cat Power qu’on se met à penser. Quoiqu’il en soit, fragiles, paisibles (pour la plupart), introspectives, mélancoliques, bucoliques (NDR : surtout « Just for tomorrow », une piste enrichie par des interventions de violon et de flûte), les compos réveillent en mon fors intérieur, un certain ‘hippie dream’. Notamment celles où elle joue subtilement de la sèche en picking ; des chansons régulièrement traversées par des gémissements de pedal steel. En écoutant cet opus, on s’imagine couché dans l’herbe, lors d’un été chaud, à regarder les nuages qui défilent dans le ciel…

 

vendredi, 30 juin 2017 03:00

Fresh air

C’est en 2013 que Peter Sagar (NDR : pas Sagan!) a décidé de quitter la tournée de Mac DeMarco, pour embrasser une carrière solo. Il a alors choisi le pseudo de Homeshake. Il publie alors successivement deux elpees, « In he shower » en 2014 et « Midnight snack », l’année suivante. « Fresh air » constitue donc son troisième opus. Découpé en 14 pistes, il baigne au sein d’une forme de néo-soul qui se nourrit aussi bien de pop, de soul, de r&b, de funk, de trip hop que d’électro. En général, les compos sont plutôt cool, flemmardes, sensuelles, introspectives, climatiques et mélancoliques, des compos sur lesquelles, le Canadien vient poser son falsetto. Un peu comme un Michael Jackson sous xanax. Parfois le synthé libère les mêmes sonorités de tuba/basson échangées entre les terriens et les extraterrestres, dans le film de Steven Spielberg, ‘Rencontre du 3ème type ». On n’en oublierait presque ce zeste de guitare et de basse qui apporte une coloration lo fi à l’ensemble. Sans quoi après avoir tenté d’écouter un semblable long playing, rien de tel qu’un bon bol d’air frais…

 

vendredi, 30 juin 2017 13:52

Un Broken Social Scene du tonnerre!

"Hug Of Thunder", c’est le titre du très attendu nouvel album de Broken Social Scene, qui paraîtra ce 7 juillet. Un disque annoncé panoramique, expansif, épique et intimiste à la fois.

Pour écouter le titre maître de cet opus, c’est ici

Track listing:

1. Sol Luna
2. Halfway Home
3. Protest Song
4. Skyline
5. Stay Happy
6. Vanity Pail Kids
7. Hug Of Thunder
8. Towers and Masons
9. Victim Lover
10. Please Take Me With You
11. Gonna Get Better
12. Mouth Guards of the Apocalypse

http://brokensocialscene.ca/

 

Le Chris Robinson Brotherhood publiera son nouvel opus, ce 21 juillet. Intitulé « Barefoot in the Head », cet elpee creuse à la fois dans le blues, la country, le rock, le psychédélisme, l’americana, le funk, le folk 60’s et même le glam. Le groupe californien emmené par l’ex-Black Crowes, Chris Robinson, a même bénéficié, sur "Glow", inspiré du psyché anglais, du célèbre sarodiste Alam Khan pour concocter un morceau particulièrement orignal…

Pour découvrir la vidéo de « Behold the seer », c’est ici

 

 

 

 

Snapped Ankles est une formation britannique qui pratique (ça rime !) une cocktail expérimental d’art wave, de krautrock et de post punk. Intitulé “Come play the trees”, son album, « Come play the trees », paraîtra ce 29 septembre 2017.

En attendant, deux videos sont disponibles

"I want my minutes back", voir ici  

"Jonny Guitar calling gosta Berlin", voir  

https://snappedankles.bandcamp.com/

http://snappedankles.com/

 

lundi, 12 juin 2017 19:50

The New Horizon

SixSeveN, c’est le projet de Stélio Gollas. Et « The new horizon » constitue son deuxième elpee. Un disque qui fait suite à « After the crash », paru en 2012. D’après la bio qui figure sur le site web de l’artiste, il pratiquerait de l’Electro-Wave-Rock, présenté dans un décor rétro sixties. Mwouais ! On a plutôt l’impression qu’il a la nostalgie des eighties. Tout d’abord, à cause de cette boîte à rythmes qui supplée la batterie. Puis de la voix qui, déclamatoire, emprunte parfois les inflexions de Peter Murphy. Alors que sur le titre maître, les beats évoquent… Anne Clark.

Mais ici s’arrêtent les bonnes nouvelles, car le reste est vraiment consternant. Pas parce que les compos sont interprétées tantôt en français ou en anglais (à couper au couteau), mais faute de fil conducteur. « Rose » s’autorise un solo de gratte à la Scorpions. « Memories of Melancholia », un autre slow (?!?!?). Mais dans un registre souvent entendu (éprouvé ?), le samedi soir, lors des bals populaires qui ont marqué les années 70. On a même droit à de l’électro pouéte pouète. A l’instar de « Castle » et « Strange atmosphere ». Et un peu de techno pour plomber le bout du nouvel horizon, « Now it’s a dj time ». Comme à l’Athénée, on lui donnera 1 point pour la participation…

 

lundi, 12 juin 2017 19:49

The home electrical

Cette formation lilloise a donc choisi pour patronyme, le nom d’un réalisateur, acteur, producteur, scénariste et monteur américain, décédé en 1978. Au cours de son existence, il était considéré comme un piètre cinéaste. Il a pourtant été réhabilité après sa mort.

Pour enregistrer cet elpee, le groupe a engagé un nouveau drummer, en l’occurrence Jason Van Gulick, qui a notamment bossé pour Carla Bozulich. Et puis reçu le concours de la chanteuse japonaise Asako Fujimoto (Cosmic Berry, Tiger Fingers), sur deux titres, dont l’hyper mélodique « r-t » et « Temporary moving in ». Ethérée, elle vient se poser sur ce dernier morceau, dans une forme de dream pop élégante, quoique enlevée, mais bien balancée, que n’aurait pas désavoué des formations shoegaze issues de la seconde moitié des eighties et de la première partie des nineties, comme Lush ou Chapterhouse.

Nourrie au math au math rock, au post rock, à l’électro et la house, la musique d’Ed Wood Jr puiserait cependant son inspiration chez Battles, Fuck Buttons et PVT pour l’aspect électro et Electric Electric ainsi que Mnemotechnic, en ce qui concerne l’approche rock (NDR : c’est dans la bio), mais également et probablement chez Archive et Nomeansno. Tour à tour tribale, dark ou atmosphérique, elle réalise une fusion entre instrumentation organique et électronique. Et franchement, elle est plutôt réussie. Un jolie prouesse, quand on voit le nombre d’artistes ou de groupes qui se plantent dans l’exercice ou se contentent de ressasser les mêmes clichés pour être dans l’air du temps.

 

 

mercredi, 07 juin 2017 19:57

Hippodrome Club

Ben évidemment, vu le titre de l’album, celui de plusieurs compos et le patronyme du groupe, on ne peut qu’espérer gagner au tiercé. Et dans l’ordre ! Bref, cette formation chevauche une forme de poulain nourri au surf (le son de la guitare !), garage (l’orgue vintage !), yé-yé (le ton allègre !), punk (à la Lio) et à la new wave (à cause des envolées dansantes à la B52’s). Josy (ou Josette, selon) possède un timbre vocal qui navigue quelque part entre Brigitte Bardot et France Gall. Tiens curieux, « Let’s beer ? OK Pony ! », malgré des accents parfois noisy (NDR : qu’on retrouve lors du long final instrumental, « Xtra Smooth Liquid) », invite une voix masculine gainsbourgeoise (NDR : celle de Barako Bahamas). Les lyrics ne parlent pas seulement de chevaux, mais aussi d’écologie et de mauvais traitement infligés aux animaux. Dommage que cette voix soit trop souvent noyée sous l’instrumentation. Et pourtant, la prod est signée par Jacopo Andreani (L'enfance Rouge, Ovo, Le Singe Blanc) et Maxime Mathieu. Pas mal du tout quand même !

 

mercredi, 07 juin 2017 19:55

Gobbledegook

Hexenschuss est un mot allemand qui se traduit par lombalgie. Mais en le prononçant, ainsi que le titre de l’album, on ne peut s’empêcher de penser au bruit provoqué par l’expulsion de l’eau ingurgitée, après une longue immersion en apnée…

Réunissant Gil Luz (NDR : qui a notamment bossé en compagnie de Malka Spiegel) et Assi Weltz, Hexenschuss enrichit sa formule drums/synthés de samples (notamment de guitare), programmations, soundscapes, boucles et percussions électroniques, pour créer une musique expérimentale, répétitive, perturbante, radicale, pulsante mais captivante, qui doit autant au krautrock, à l’indus, au post rock, au post punk qu’à l’electro. Un peu comme si Faust, le Wire originel et Nine Inch Nails avaient décidé de bosser –sérieusement– ensemble. Tout en éliminant les vocaux.

Bref, instrumentales, ces 13 pistes instrumentales tournent comme des boucles infernales qui déferlent au sein d’un univers dark, mais propice à la transe. Surprenant !