La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Dernier concert - festival

Gavin Friday - Het Depot
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 02:00

The nightly disease

En 1999, ce quatuor norvégien avait commis un premier et superbe album. Intitulé "Industrial silence", cet opus libérait une intensité blanche labellisée seventies (Velvet Underground, Crazy Horse), rappelant un autre ensemble scandinave, Leather Nun. Un disque qui n'avait cependant rencontré le succès qu'au cours de l'année dernière. Pour enregistrer leur second elpee, Madrugada a reçu le concours de John Agnello (Mick Jagger, Bob Dylan, Dinosaur Jr, Patti Smith, Lemonheads, Cell) à la co-production ; et ainsi bénéficié des infrastructures du célèbre studio Watermusic, dans le New Jersey. Fondamentalement plus ténébreux, plus mélancolique, cette œuvre baigne dans une fome d'urban blues dont l'amplitude électrique réverbère des accents empruntés tantôt à Nick Cave, à Grant Lee Buffalo ou encore à Hugo Race. Bref, pas de quoi rigoler au cours de ce malaise nocturne. Mais un contexte tout à fait idéal pour permettre à Sivert Hoyen d'épancher, de son timbre vocal profond, grave, tout son spleen, toutes ses émotions, sous le couvert de quelque sombre prédiction…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Realist week

Fondé en 1993, Magoo est né au cœur du Norfolk. Une formation qui, à l'instar de Super Furry Animals, se nourrit de toutes les formes possibles de psychédélisme. Aussi bien cosmique, atmosphérique, viscéral, pastoral, expérimental qu'intello. Et dans ce domaine, les références sont légion. Après plusieurs écoutes, je suis parvenu à relever des traces de Spiritualized, de Labradford, de Loop, de Gorky's Zygotic Mynci et même de Wire. Il en existe d'autres, mais je vous laisse le soin de les découvrir. Heureusement, cette formation insulaire ne se contente pas de s'alimenter au psychédélisme. Elle a le bon goût d'épicer ses plats sonores. De krautrock, par exemple. Au goût Neu ou Faust. C'est tout à fait évident sur " Motorama ". Une composition imprimée sur un tempo hypnotique, viscéral, et infiltrée de claviers insidieux. Et puis sur " The only tests with guarantees ". Encore que sur ce titre, l'approche de la mélodie s'avère plus pop. Une pop juvénile, post adolescente cultivée par exemple chez Stereolab. Plus kitsch encore, " Powerman ", nous entraîne aux frontières de l'univers factice de Pizzicato Five. Mais un Pizzicato Five qui aurait emprunté les parties vocales aux Hollies. Maogo nous réserve quand même deux ballades intimistes, tendres, " The high castle " et " 2 dearborn ". Deux fragments qui privilégient le travail sur l'instrumentation acoustique et sur les voix. L'opus recèle également l'un ou l'autre titre plus énergique, plus tonitruant. Et en particulier " Nastro adhesivo ", un morceau coulé dans un trash/punk frénétique digne de Jane's Addiction. Pour clore l'opus, Magoo affronte le très futuriste " Revolutions of the planets ", un fragment aussi minimaliste qu'expérimental. Déconcertant !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Stephen Malkmus

A l'origine, le premier album solo de Malkmus devait s'intituler " Swedish reggae ". Il est tout simplement éponyme. Première constatation, les compositions sont davantage structurées, les délires sonores balisés, les dérapages expérimentaux prévisibles et les mélodies beaucoup moins capricieuses que chez le défunt Pavement, dont la séparation remonte à 1999 et chez qui Stephen partageait le leadership avec Robert Nastanovich. Seule la voix, capable de se muer en falsetto, a conservé le goût de l'aventure. Ce qui n'empêche pas Stephen d'avoir recours indifféremment aux samples, à la slide, à la flûte ou à l'instrumentation basique. On comprend mieux aujourd'hui le rôle joué par Bob au sein du symbole yankee de la lo fi. Hormis " Church on white ", chanson écrite en souvenir d'un ami décédé suite à une overdose d'héroïne, le ton adopté est beaucoup plus récréatif, humoristique, ou plus exactement ironique, voire sarcastique. Certains fragments frôlent pourtant l'univers de Lou Reed. Mais son pôle le plus optimiste (NDR : il ne doit pas être facile à détecter !), le moins glacé ( !?!?). Bref, un disque fort agréable à écouter, mais loin d'être indispensable à se procurer…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Know your enemy

Plusieurs écoutes ont été nécessaires pour réaliser une évaluation plus ou moins exacte du contenu de cet album. En fait, sur les dix-sept titres du nouvel opus de Manic Street Preachers, cinq sont franchement dispensables et un sixième, " Miss Europa disco dancer ", adopte un profil funk tellement guindé, qu'il en devient ridicule. M'enfin, lorsqu'on sait que le disque frise les 75 minutes, on a pas le droit de se plaindre. D'autant plus que le reste vaut son lot de surprises. Depuis le single rugissant, stoogien, " Found that soul ", au remarquable et ténébreux " My Guernica ", réminiscent du Velvet Underground, en passant par le douloureux et déchiqueté " Ocean spray ", le crépitant, presque noisecore " Intravenous agnostic ", le surf (Beach Boys ?) " So why so sad ", le morbide, fallien, " Wattsville blues ", caractérisé par le passage de Nicky Wire aux vocaux, la rencontre hypothétique et glamoureuse entre Slade et Roxy Music de " Dead martyrs ", les auriculaires (NDR : donc inspirés par les Stranglers) " Epicentre " et " His last painting " et un titre caché au parfum garage sixties particulièrement marqué. Sans quoi, l'idéologie de MSP circule toujours à gauche, et les lyrics continuent de s'écrire à l'encre rouge. Pas pour rien que le trio a été, tout récemment, reçu par Fidel Castro à Cuba. Dans ces conditions, " Know your enemy " est un titre lourd de sous-entendus…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

What sound

Je dois avouer que lorsque Lamb s'égare dans les élucubrations technologiques à caractère purement drum'n bass, il me pompe l'air. A contrario, lorsqu'il cherche à capter la beauté de la décadence urbaine, il est tout à fait impressionnant. Et c'est de nouveau le cas sur " What sound ", le troisième opus du duo insulaire. En fait la voix sensuelle, fragile et dramatique de Louise Rhodes, dont le timbre campe un hybride entre Björk et Mélanie, est un argument indispensable à leur trip hop dont l'originalité procède de cette capacité à fusionner mélodies romantiques et rythmes déchiquetés, hypnotiques, au sein d'un univers organique. Et ce n'est pas une raison pour passer sous silence le rôle joué par Andy Barlow, puisqu'il est quand même celui qui, à l'aide de toutes ses machines, bidouille tout ce qui a trait à l'emballage : la musique !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Field songs

Mark Lanegan joue de la guitare acoustique en picking. Un peu comme Al Stewart, il y un bon quart de siècle. Il a le souci de rendre les sonorités de ses cordes, pures, limpides, tout en leur insufflant un énorme feeling. Mais ici (NDR : et heureusement !), s'arrêtent les comparaisons. Car, le vocaliste de Screamin' Trees a bien d'autres atouts. Tout d'abord, il possède une belle voix. Et de son baryton sombre, sensuel, voilé, nicotiné, trempé dans le whiskey, il chante avec un mélange de tristesse et de compassion des contes de folk blues américain. Sur " No easy action ", son timbre épouse même les inflexions sinusoïdales, orientalistes de Jeff Martin du Tea Party. Une habileté à ficeler les arrangements, ensuite. Simples, soignés et subtils, ils rendent le sens mélodique beaucoup plus puissant, plus intense. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir recours à l'instrumentation basique. Que ce soit la guitare électrique, les drums, la basse ou l'orgue. Parfois même sous une forme psychédélique. A l'instar de " One way street ", " Resurrection song " ou encore " Fix ". Mais il la tapisse presque exclusivement en fond sonore. Sur cet opus, Mark interprète également une nouvelle version de " Kikimo's dream house ", une chanson qu'il avait écrite, voici quelques années, en compagnie de feu Jeffrey Lee Pierce, l'ex leader du mythique Gun Club. Un superbe album !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Will the violins be playing? (single)

"Will the violins be playing" est un extrait du dernier album (" Angel youth ") de cette formation suédoise ; un disque qui était sorti au cours de l'automne 2000. Et cette saison correspond parfaitement à l'image que nous pourrions associer à la musique de Last Days of April. A l'écoute de cette chanson, on a même parfois l'impression d'entrevoir un rayon de soleil orangé qui filtre à travers les nuages… Leur émocore repose sur des arrangements complexes et des orchestrations somptueuses, parfois même symphoniques. Un style qui pourrait finalement être aux années 2000, ce que celui de Barclay James Harvest était aux seventies. Le single est enrichi d'un inédit, " Chainsaw Christmas ", fragment infiltré par un clavier aux sonorités désuètes, et davantage en phase avec l'univers de Mercury Rev…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Things we lost in the fire

A l'instar de Galaxie 500, Codeine, Slint ou encore de Slowdive, Low pratique une forme de slowcore, définie par la pratique d'une musique imprimée sur un tempo particulièrement lent et destinée à vous plonger dans des climats empreints de douceur et de mélancolie. " Things we lost in the fire " constitue le cinquième album de ce trio du Minnesota, de Duluth très exactement. Un disque qui a reçu le concours de Steve Albini, à la production. Et dans un style qui n'est pourtant pas sa tasse de thé, Steve a réalisé un travail absolument remarquable. Des chansons comme " Sunflower ", le superbe " Dinosaur act ", le final " In metal ", ou encore " Like a forest ", troublé par un quartette à cordes houleux, en sont les plus beaux exemples. Parce qu'il est parvenu à donner du mouvement à une expression sonore qui avait plutôt tendance à se nourrir de sa propre léthargie. Parce qu'il est parvenu à préserver l'émotion intacte tout en rendant les mélodies contagieuses. Des mélodies qui naviguent sur des harmonies dorées, où l'instrumentation minimaliste est fréquentée tantôt par une trompette (Bob Weston !), un violon, un violoncelle ou quelques samples, raffinée par le frémissement d'un vibraphone et caressée par le bruissement duveteux des drums. Des mélodies où les chuchotements hypnotiques, délicats, entrelacés d'Alan Sparhawk et de Mimi Parker se cramponnent aux notes et s'élèvent en crescendo avant de se dissiper dans l'éther vide…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Just backward of square

Lowgold nous vient de Londres. Et contrairement à ce que la presse insulaire a pu raconter à son sujet, cette formation n'est ni un nouveau clone de Radiohead, de Muse, de Travis, et encore moins de Coldplay. Bien sûr, il y a de l'intensité électrique, dispensée par deux guitares, dont les cordes peuvent se faire tantôt douces, tantôt rageuses. Et puis, un climat propice à la mélancolie que ne désavouerait ni House Of Love, ni Unbelievable Truth. Mais la richesse et la sensibilité mélodique des chansons sont typiquement américaines. Proches de groupes comme Built To Spill, Wheat ou encore Rentals, lorsque le claviériste troque son orgue contre un moog. Pas de timbre vocal falsetto non plus, mais une voix mûre, plus souple, qui colle parfaitement à ce type de chanson. Lowgold possède, en outre, la particularité de compter deux leaders potentiels, en son sein. Darren Ford et Dar Simons. Ils composent, jouent de la guitare et chantent, même si le second n'assume que le backing vocal. Un atout considérable, il faut le reconnaître, pour toute formation qui espère devenir une des meilleures surprises de l'année 2001. Et c'est tout le mal qu'on leur souhaite. Pourvu que l'entente entre les deux têtes pensantes demeure au beau fixe. Dans le passé trop d'ensembles bipolaires se sont plantés, pour avoir vus un des deux leaders vouloir prendre le pouvoir. Et le remake de ce scénario essuyé chez Lowgold serait vraiment regrettable…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Live

Cet opus réunit des extraits de trois concerts accordés au Club 9:30 de Washington DC, le 10 décembre 1999, et au Knitting Factory de New York, les 14 et 15 juillet 2000. Quatorze titres parmi lesquels figurent une adaptation du " 4th of July " de l'ex-groupe de Dan Wareham, Galaxie 500, ainsi que la cover du " Bonnie and Clyde " de Gainsbourg. Mais surtout épingle des standards comme " Chinatown ", " Tiger Lily ", " Lost in space ", " Pup tent ", " 23 minutes in Brussels " et bien d'autres, qui en version " live ", prennent une nouvelle dimension. Une dimension, n'ayons pas peur du mot, phénoménale.

Sur scène, c'est connu, Luna possède une pêche d'enfer. Mais Mario Salvati, qui avait déjà bossé sur l'album " Penthouse ", a réalisé un véritable travail d'orfèvre en matière de mixage. Résultat des courses, ce disque devrait figurer parmi les " musts " de l'exercice 2001. Si vous ne connaissez pas encore Luna (NDR : ce qui serait bien dommage, lorsqu'on sait que la formation américaine compte déjà 5 albums studio, à son actif), mais que vous êtes très friand de groupes qui parviennent à conjuguer intensité électrique et sensibilité mélodique, à l'instar de Neil Young flanqué de son Crazy Horse, du Velvet Underground ou encore de House Of Love, n'hésitez plus, allez décrocher la Luna…