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Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Denver ou DNVR ?

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Gavin Friday - Het Depot
dEUS - 19/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The low road (Ep)

Quatre fragments sur le nouveau single de cet ensemble batave, de Nimègue très exactement, dont l'inévitable "The low road". Une composition issue du dernier opus, qui conjugue avec beaucoup de bonheur les harmonies vocales ‘brianwilsonesques’. Si " When you come from home from the rodeo " et " Primrose " auraient pu figurer sur " Steering by the stars ", baignant au sein d'un univers pop mélancolique, doux, paisible, moelleux, légèrement électrifié, un univers que Lloyd Cole avait longuement traversé, juste après avoir quitté les Commotions, " I know just what she'll say " épouse un profil beaucoup plus minimaliste. Une chanson qu'il interprète avec le feeling d'un Will Oldham, d'un Kurt Wagner, voire d'un Bill Callahan…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

International superhits !

Bien que fondé en 1989, ce trio californien (NDR: de Bekerley, très exactement), a dû attendre la sortie de " Dookie " pour décrocher la timbale. Et l'année suivante, il récidivait en commettant " Insomniac ". Depuis, l'étoile de Green Day a fortement pâli. Une impression corroborée par la sortie de ses deux derniers opus. Leur hardcore juvénile, fougueux et enthousiaste, qui naviguait à la croisée des chemins des Ramones, de Jam et de Hüsker Dü n'est plus dans l'air du temps. Et les nouvelles perspectives musicales qui hésitent entre la ballade et les orchestrations cuivrées font un peu tâche d'huile dans l'ensemble. Bref, il ne nous reste plus qu'à réécouter leurs hits. Qu'on retrouve sur cette compile. Vingt et un fragments dont les inévitables " Basketcase ", " Brain stew ", " Time of your life ", " Minority ", " Hitchin' a ride " ou encore " Geek stink breath ", répertoriés par ordre chronologique, ainsi que deux inédits, " Maria " et " Poprocks and coke ". Dommage que la période antérieure à 1994 n'ait pas été revisitée. On aurait ainsi pu hériter d'un double album ; et en même temps se rendre compte qu'à contrario de leur période post " Insomniac ", la formation a connu une évolution plus qu'intéressante, au cours de ses cinq premières années d'existence…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Beautiful Garbage

On a beau avoir beaucoup de sympathie pour un groupe, avoir été un des premiers à chroniquer leur opus éponyme (25.08.95) et louer les vertus rafraîchissantes de leur mélange de noisy de pop et de hip hop ; il faut se rendre à l'évidence, leur nouvel opus est décevant. Première raison : la voix de Shirley. Son timbre autrefois gouailleur, chargé de nuances et de feeling, est devenu terne, comme aseptisé. Et si le disque avait été uniquement constitué de chansons comme le single (" Androginy "), l'inconsistant " Cherry lips (Go baby go !) " ou encore l'insipide " Untouchable ", nous aurions pu le ranger dans le bac des Destiny's Child, Aqua, All Saints et pourquoi pas Madonna. Seuls, cinq fragments tentent de sauver les meubles. En l'occurrence " " Til the day I die " et " Silence is golden ", tramés sur un schéma proche de Boss Hog, le noisy, réminiscent de Curve, " Parade ", l'indolent, hanté par Mazzy Star, " So like a rose " et le fragment pop, presque prog, mais abordé dans l'esprit de Propaganda (NDR : Hooverphonic me rétorqueront ceux qui pratiquent un langage plus contemporain), " Nobody loves you ", que je considère comme le meilleur titre de l'elpee. Pour le reste, rideau. Un an pour pondre un tel album me paraît quelque peu indécent. Ce qui n'empêchera pas ce disque de bien se vendre. La machine promotionnelle est en route. Bien huilée, elle a déjà réussi à soudoyer une bonne partie de la presse non spécialisée. Et si vous êtes tombé dans le panneau avant de prendre la peine de lire ces lignes, tant pis pour vous…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

We are all beautiful people

For Stars nous vient de Californie. De San Francisco très exactement. Une formation drivée par un certain Carlos Forster, responsable des parties vocales et des lyrics. Des lyrics visionnaires, introspectifs qui embrassent une perspective inhabituelle de la vie, de l'amour et de la mort. Des lyrics qui lui ont valu de flatteuses comparaisons avec la muse de Mark Eitzel et de Mark Kozelek. Des lyrics qu'il chante d'une voix gémissante, tendre, presque falsetto sur une musique cependant beaucoup plus éclectique que celle de feu American Music Club ou de Red House Painters. Bien sûr, il y a de l'électricité. Mise en exergue à travers l'une ou l'autre chanson chargée d'intensité blanche, incandescente, ténébreuse. A l'instar de " I got connected " ou de l'indolent " Beautifully… " Et puis deux fragments sculptés dans le folk intimiste, " Back in France " et " Only star ". Ou encore un fragment de lo fi particulièrement capricieuse, " Wires ". Faut dire que le drumming de Michael Young, aussi jazzyfiant que celui de Bob Nastanovich, y est pour quelque chose. Mais sur son troisième opus, For Stars a fait une utilisation généreuse de claviers : moog, piano, orgue, xylophone et synthés. Sans oublier les bruitages empruntés à la technologie moderne. Ce qui apporte un certain parfum, une certaine coloration progressive aux compositions. Mais progressive dans l'esprit de Grandaddy. Surtout sur les deux derniers titres du disque, " There was a river " et " If I could ". Hymniques, hypnotiques, ils me rappellent même parfois le Genesis de l'Archange Gabriel. Une excellente surprise !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Happiness

Quatrième album pour ce trio londonien responsable d'une solution sonore hybride, instrumentale, fruit d'une parfaite symbiose entre instrumentation basique (basse, batterie, claviers) et technologie moderne (samples, boîtes à rythmes et tout le Saint Tremblement !). Une musique visionnaire propice à communiquer des sensations, des émotions. Mélancolie, calme, compassion et résignation contaminent tout à tour notre matière grise, d'une manière, ma foi, fort insidieuse. Un peu comme si notre esprit était bercé, hypnotisé par ces vagues sonores. Et lorsqu'un groove ténébreux commence à se dessiner, on frôle même l'envoûtement. Pourtant, les 9 titres de cet opus se réfèrent systématiquement à l'instrumentation consommée. Enfin, à celle qui donne le ton. A cet égard, des titres tels que " Melodica and trombone ", " Drum machines and glockenspiels ", " Cut up piano and xylophone " sont suffisamment explicites. Bienvenue dans l'univers de l’électro post rock ou du post rock électro, selon…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Me and Amy and the two french boys

From Bubblegum To Sky est le projet solo de Mario Hernandez. Un Texan (NDR: de San Antonio, très exactement) qui a sévi chez Ciao Bella. Pour enregistrer cet opus, il a quand même reçu le concours de Jamie McCormick. A la coproduction. Et dans ce domaine, il faut reconnaître que le duo est plutôt performant. Marc reconnaît pour influences majeures Bowie, les Beatles de la seconde moitié des sixties, Big Star ainsi que la pop nippone (NDR : et notamment des formations aussi obscures que The Candle et Pink Ladies). Ce qui explique, sans doute, pourquoi les sessions d'enregistrement de cet opus se sont déroulées à Tokyo. Découpé en onze fragments, " Me and Amy and the two french boys " libère une solution sonore fruitée, rafraîchissante, contagieuse, mélodique et kitsch. Une solution qui me rappelle à la fois World Party et Lightning Seeds. A cause de ce mélange plutôt instinctif de power pop, de synthé pop, de glam rock, de lo fi, de new wave, de bubblegum et parfois de funk, enrobé d'orchestrations et d'arrangements imaginatifs. Une musique tapissée par la voix un tantinet nasillarde, légèrement overdubbée, mais limpide et ample de Mario.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Slave to love - The best of the ballads

Que ce soit sur ses albums solos ou au sein de Roxy Music, Bryan Ferry s'est toujours réservé l'une ou l'autre ballade sentimentale, histoire de mettre en valeur son timbre vocal de crooner à la fois kitch et rétro. Son physique de séducteur tiré à quatre épingles va, en outre, lui attirer un public de plus en plus mûr et surtout féminin. Et c'est sans doute à ce public que s'adresse cette compilation de ballades qui réunit, notamment, " Slave to love ", " Avalon ", " More than this ", la cover de Lennon " Jealous guy ", celle des Platters " Smoke gets in your eyes " et bien d'autres. Idéal pour la fête des mères (NDR : qui a dit des grands-mères ?).

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Little everyday masterplan

Conscients de ne pas toujours avoir apporté le soin nécessaire et indispensable à la finition de ses disques, Flexa Lyndo a fait coup double. D'abord en recrutant pour nouveau membre, Rodolphe Coster. Un musicien qui sait y faire dans le domaine des arrangements. Ensuite en débauchant Tony Goddess, responsable de la mise en forme des trois albums de Papas Fritas, pour produire ce " Little everyday masterplan ". Et il faut reconnaître que les deux personnages ont fait de l'excellent travail, parvenant à raffiner le son sans pour autant dénaturer son identité. En outre, Tony a même apporté un petit coup de guitare et de claviers. Autre invité de marque : Bernard Plouvier. Ses interventions au violon sont redoutables d'efficacité. Et lorsqu'il lui donne des accents grinçants, c'est même au dEus originel qu'on se met à penser. A l'instar de " Pear ", du tribal " Lemp ", d'un " Lovesick UFO " enrobé de chœurs " barryryanesques " ou encore du mini concerto pop pour musique de chambre, " Love forever knows ". Et il faut croire que c'est encore lui qu'on retrouve à la clarinette sur le baroque, psychédélique dans l'esprit d'un Kevin Ayers, " Split our sex ". Mais la formation namuroise ne se contente pas de tirer parti de ses collaborateurs ou de marcher sur les traces de l'ex bande à Rudy Trouvé. Instrumental énigmatique, torturé, " #7 " est traversé d'oscillations électriques circa Blonde Redhead. Contaminé par le country & western, " Your enemies are not your friends " aurait pu figurer au répertoire d'un Tindersticks devenu subitement optimiste ( !?!?). Parsemé d'accords de claviers fluides, feutrés, " Probability " concède des réminiscences au Caravan de David Sinclair. Voire à The Sea and the Cake. Presque prog, nonobstant la présence d'un harmonium, " Happyfeelsad lovesonghymn " incarne la rencontre hypothétique entre dEUS et Pavement. Mais les deux morceaux les plus accrocheurs, les hits en puissance, sont incontestablement " Obi " et " Thank the scene ". Le premier parce que sa pop pure, moelleuse, minimaliste, est parfumée par un vocal diaphane et élégamment saupoudrée d'un piano électrique. Le second, à cause de son refrain à la Bangles et son filet de moog rafraîchissant. Un morceau particulièrement contagieux qui ne dépareillerait pas dans le répertoire d'un Weezer. Une excellente surprise !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Souljacker

Pour enregistrer son quatrième opus, Eels a reçu le concours de John Parish, le fidèle collaborateur de Polly Jean Harvey. A la guitare et à la production. Résultat des courses, hormis les tendres, mélancoliques " Woman driving, man sleeping " et " Bus stop boxer ", ainsi que " Fresh feeling ", fragment imprimé sur un tempo baggy et enrobé d'orchestrations symphoniques, le reste de l'opus est nettement plus électrique. Depuis le tribal " Dog faced boy ", dont le groove presque grunge est allégé par des cordes de guitare bringuebalantes, à " Jungle telegraph ", caractérisé par un rush frénétique, dispensé sur un rythme hypnotique réminsicent d'Alan Vega, en passant par la bossa nova déglinguée dans l'esprit de Beck, " That's not really funnny ", le vivifiant sauvage et hantant " Souljacker part I ", et " Teenage witch ", au cours duquel le jazz jungle disjoncte à la manière de Squarepusher. Un album très réussi, dont les lyrics sont toujours aussi ténébreux voire dramatiques, à défaut d'être sinistres et déprimants, comme sur les deux précédents opus…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The invisible man

Responsable de sept elpees entre 1985 et 1994, à la tête du défunt et mythique American Music Club, puis auteur de trois albums solos, pour lesquels il avait reçu le concours, tantôt de Bruce Kaphan et de Danny Pearson d'AMC, de James Mc New de Yo La Tengo, de Steve Shelley de Sonic Youth, de Mike Mc Cready de Pearl Jam ou encore de Peter Buck de REM, Mark Eitzel a voulu se la jouer davantage en solitaire, en assumant, sur ce nouvel opus, la quasi totalité de l'instrumentation, l'intégralité des arrangements, de la programmation et de la production. En plus du chant et de l'écriture. Il y a bien la présence de l'un ou l'autre invité sur l'un ou l'autre fragment, dont son ami et confident Vudi. Et puis le concours de l'ex Tarnation Alex Oropeza et de Christopher Davidson au mixing. Mais pour le reste, il a vraiment joué à l'homme orchestre.

Et pour un coup d'essai, c'est un véritable coup de maître. Pourtant, le résultat est fondamentalement différent de ce qu'il avait l'habitude de nous réserver. En fait, s'il a composé toutes ses chansons à la guitare acoustique, il les a surtout reliftées à l'aide d'une multitude de samples, boucles, boîtes à rythmes et autres sonorités technologiques tirées d'un Mac G4. Et cette interaction entre instrumentation acoustique et outils électroniques lui a procuré un tout nouvel environnement, au sein duquel, personnellement, je ne m'imaginais pas un jour le voir évoluer. Un environnement au sein duquel il alimente de sa voix écorchée si caractéristique, des moments extraordinairement dramatiques. Et je pense tout particulièrement au très beau " Without you ", chanson dédiée à son amie Kathleen Burns, décédée en 98 ; fragment dont la toile de fond jazzyfiante, luxuriante, tisse sa mélodie entre drums, vibraphone et cuivres, un peu à la manière d'un Robert Wyatt. Des moments dramatiques mais également, et c'est étonnant plus optimistes voire hilarants. A l'instar du final " Proclaim your joy ", sorte de blues loufoque pastichant le Lou Reed circa " New York ". Sans quoi, le reste de l'opus vaut son pesant d'or. Depuis l'intro sinistre et sinueux " The boy with the hammer ", dont le groove est curieusement inspiré par " Shaft ", au hit potentiel, très contagieux, " Seeing eye dog ", en passant par le très rafraîchissant " Can you see ? " (Belle et Sebastien ?) ; l'exploration baroque, psychédélique, minimaliste et acoustique " Christian science reading room " (Syd Barrett ?), l'ambient " Sleep ", dont l'étrange progression sur fond de boucles de guitares contraste avec l'orgue en contrepoint, le jazz paresseux, aux arrangements " poppy ", " Shine " (The Sea & The Cake ?), le trip hop " Steve I always knew ", la bossa nova au refrain candide " Bitterness " (Everything But The Girl ?) et la chanson d'amour " Anything ". Bref, un must !