New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
Epica - 18/01/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The carnivorous lunar activities of…

En 1999, Jason Pierce, le leader de Spiritualized vire tous les membres de son groupe. Spiritualized ? Ce sera son projet personnel ! Sean Cook, Mike Money et Damon Reece décident de poursuivre l'aventure ensemble et fondent Lupine Howl. Ils recrutent cependant le batteur originel de Spacemen 3, Johhny Mattock, pour compléter le line up. Et quel type de musique ce Lupine Howl pratique-t-il, pensez-vous ? Et bien une musique proche d'un Spiritualized sous prozac. Autrement dit un psychédélisme atmosphérique, noisy, légèrement bluesy, plus proche du Spriritualized Electric Mainline que de Spiritualized ; un psychédélisme susceptible d'emprunter des accents au Ride de " Nowhere ", au " Screamadelica " de Primal Scream ou encore à " A storm in heaven " de The Verve. Fameux pedigree ! Et leur premier elpee correspond exactement à cette description. 9 fragments enduits d'une sensibilité pop au feeling incroyable. 9 titres qui cherchent constamment l'équilibre parfait entre l'excellence et l'excès. Ligne de basse pompée dans le funk, riffs de guitare obliques, gorgés de feedback, bourdonnants, viscéraux, claviers tourbillonnants, groove percussif, pulsant et un zeste d'harmonica dramatique alimentent des climats tour à tour caverneux, brumeux ou envoûtants. Deux titres m'ont cependant fait particulièrement flasher. Tout d'abord, le single " Vaporizer ", découpé dans le funk blanc ; et puis " Carnival " : plus de 10 minutes qui nous replongent dans l'univers du krautrock des mythiques Can et Faust. Un must !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Lenny

Après avoir commis un cinquième album franchement consternant, puis ficelé une compilation plus que banale, Lenny semble en être revenu à de meilleurs sentiments. Tout d'abord, les ballades aux arrangements plus que mielleux ont pratiquement toutes disparues. Attention, pas que le sixième opus ne recèle plus de ballades, mais elles ont beaucoup plus de corps. Et je pense tout particulièrement au lennonesque " A million miles away ", sur lequel Lenny joue de la guitare acoustique ou encore au final " Let's get high ", un slow crapuleux qui aurait pu figurer dans le même bac de 45 trs que " Guitar man " de Bread, " Im not in love " de 10CC ou encore " All the young Dudes " de Mott The Hoople. La technologie moderne n'est cependant pas absente ; mais jamais envahissante, elle se résume à des bruitages, des collages, quelques samples et rythmes digitaux. La bonne nouvelle est tout bonnement électrique. Car Lenny a retrouvé toute la magie de son groove et le phrasé à la fois dévastateur et contagieux de sa six cordes. Des sensations qu'il puise, bien évidemment, en s'inspirant de Jimi Hendrix et du Led Zeppelin. Et une technique qui lui avait permis de concevoir des tubes comme " Mr Cab Driver " ou encore " Are you gonna go my way ? ". Single en puissance, " Battlefield of love" en possède toutes les caractéristiques. " Pay to play " est aussi saignant que " Cold turkey " du Plastic Ono Band, alors que vivifiant, décapant, carré et hymnique, " Dig in " nous replonge dans l'univers du Free. Enfin la frénésie virevoltante de " Bank robber man " nous réconcilie définitivement avec son soul rock. Dommage que tout l'album ne soit pas de cette trempe !

 

Non, ce n'est pas encore un nouvel album d'Ed Kuepper, mais une compilation de versions inédites, de remixes et de reprises. Quatre reprises, tout d'abord. Probablement écartées de l'album " Reflections of old golden eyes ". Dont une de Bob Dylan (" If not for you ") mise à la sauce postcard ; une de Merle Haggard (" Okie from muskogee "), pour laquelle Edmund a pris le soin de préserver les propriétés countryfiantes ; une adaptation d'un standard de country/blues (" Rough neck blues ") qui semble être directement sortie d'un pressage en 78 tours ; et un rock'n roll pur et dur signé Giant/Baume/Kaye (" Kissin' Cousins "). Quatre remixes. En premier lieu " Yard goes forerver ". Rebaptisé pour la circonstance " Also sprach 2001 ". Un fragment traduit en techno/disco à la manière d'un Cerrone. " Poor Howard ", ensuite. Qui nonobstant son final cuivré consomme un electro/funk/tribal réminiscent de Chemical Brothers. Et enfin, " Eternally yours ". Enrichi de parties de basse et de guitare, il atteint la même intensité électrique qu'un Luna. La plus grosse surprise nous vient de " All these things ". Chantée par Rachel Holmshaw ", cette composition est à la fois hantée par l'esprit de Lightning Seeds et de Mazzy Star. Plus classique dans le style, " Mona " met en exergue l'aspect percussif de la solution sonore, à l'instar de celle qui immergeait l'opus " Today wonder ". Et si " Horse under water " émarge au minimalisme atmosphérique, " Hunker dowwn " fait un crochet par le psychédélisme brumeux. Une seule composition " live " : " La di doh ". Une adaptation aussi contagieuse qu'excitante à laquelle vous ne pourrez résister de reprendre le refrain en chœur. Et enfin, Ed n'a pas oublié Louise Elliott, une fabuleuse saxophoniste qui avait sévi au sein de ses New Imperialists et de ses Laughing Clowns. Une saxophoniste talentueuse qui donne la réplique à un(e) flûtiste sur un inévitable morceau de free jazz, " CCR versus the 3rd reich "… Impressionnant !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Kat Onoma

Fondé en 1987, cet ensemble strasbourgeois a toujours été un cas à part sur la scène musicale hexagonale. Peu de formations françaises sont ainsi parvenues à cumuler autant de références littéraires. Faut dire que le groupe a pu bénéficier du concours de véritables poètes comme Jack Spicer, Pierre Alferi (alias Thomas Largo) et plus tard Olivier Cadiot. Revers de la médaille, il s'est ainsi fait taxer de groupe intello. Un reproche entretenu par une volonté de respecter des normes aussi rigoureuses que singulières. Ainsi, à l'instar des Thugs, Kat Onoma a toujours privilégié la langue de Shakespeare dans ses lyrics. Ensuite son rock ténébreux, empreint de new wave et de jazz, continue de puiser sa source principale chez le Velvet Underground. Enfin, les rares artistes français que les musiciens du combo reconnaissent comme tels, répondent au nom de Bashung, Higelin, Gainsbourg, Dutronc et Hardy. Ce qui n'a pas empêché l'ensemble de commettre des reprises aussi inattendues que " Come on everybody " d'Eddie Cochran, " Be bop a lulla " de Gene Vincent, " Wild Things " des Troggs ou " Radiocativity " de Kraftwerk. Pour enregistrer son septième opus, Kat Onoma a reçu le concours de Ian Caple (Tricky, Tindersticks) à la production. Un disque pour lequel, et c'est une surprise, la moitié des compositions est interprété en français. Et l'autre en anglais, bien évidemment. Un disque au cours duquel le baryton profond, velouté, sensuel de Rudolphe Burger, se promène laconiquement sur une musique atmosphérique, fruit d'un mélange subtil de pop, de rock, de noisy, d'électro et de jazz…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Almost summer

En choisissant pour patronyme King me, titre d'une chanson des Palace Brothers, cet ensemble batave a voulu se fixer un espace sonore destiné à véhiculer des émotions sombres, ésotériques, mélancoliques. Pourtant, on ne peut pas dire que cette formation soit fondamentalement minimaliste. Parfois lo fi. Country/folk aussi. A cause du recours à des instruments aussi spécifiques que le violon et le violoncelle. Sans oublier le banjo ainsi que la steel guitar prodigués par un invité, qui répond au nom de Corno Zwetsloot. Un country folk qui, lorsqu'il se fond dans l'instrumentation basique, devient le chaînon manquant entre Tindersticks et 16 Horsepower. La solution sonore est, en outre, fécondée par un orgue capable de produire des sonorités complètement pourries, archaïques ; et puis aussi et surtout deux guitares. Torturées, ces deux fois six cordes nagent dans le psychédélisme atmosphérique tout au long du bien nommé " Swimming ". Bringuebalantes, elles offrent même un profil britpop, qui navigue quelque part entre Radiohead et Unbelievebale Truth. Douloureuses, elles s'enfoncent dans la cold wave d'un Joy Division qui se serait entouré de cordes et de cuivres. A l'instar du très beau " My angel " qui ne clôture pas l'œuvre, en vertu d'un morceau caché plutôt bizarroïde. Un bien bel album !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Quiet is the new loud

Eirik Glambek Boe et Erlend Oye sont originaires de Bergen en Norvège. Ils se sont associés pour fonder The Kings of Convenience. " Quiet is the new loud " constitue plus ou moins leur premier opus. En fait, le duo avait déjà sorti un premier elpee éponyme, au pays des fjords. Et cette nouvelle plaque reprend 6 titres qui figuraient déjà sur le premier disque. Enfin, sous une forme légèrement différente, toutes les chansons ayant bénéficié de conditions d'enregistrement un peu plus professionnelles. Dans un studio de Liverpool. Faut dire que le tandem a beaucoup séjourné en Angleterre, au cours de ces derniers mois. Il y a rencontré les musiciens de Badly Drawn Boy et d'Alfie, en compagnie desquels ils se sont liés d'amitié. Ce qui s'explique lorsqu'on sait que leur musique baigne un peu dans le même folk pop. Encore que celui de K.O.C. rappelle tantôt Nick Drake, Belle & Sebastian, les Indigo Girls voire Simon & Gardfunkel. Ces derniers, surtout à cause de la fusion naturelle des harmonies vocales. Finement ciselées dans les mélodies élégantes, empreintes de mélancolie et de douceur, leurs chansons sont quand même assez sombres, introspectives, parfois même déprimantes. Enfin, surtout les lyrics. En outre, les chansons se couvrent régulièrement d'accents jazzyfiants. Et ce nonobstant une panoplie d'instruments réduite à deux sèches, jouées aussi bien en arpèges qu'en accords plaqués, quelques drums légers, un piano tendre, des cuivres occasionnels et une section de cordes ponctuelle. Une œuvre très rafraîchissante dont le minimalisme fait vraiment le maximum…

 

jeudi, 16 février 2012 16:31

Live at The Paradiso (Dvd)

Ce Dvd a été immortalise live lors de deux set, ‘sold out’, accordés par la formation insulaire, les 13 et 14 septembre 2011, au Paradiso d’Amsterdam. Le duo y est soutenu par son backing band au complet, s’est à dire Jon Thorne à la double basse, le guitariste islandais Oddur Mar Runnarson (également bassiste) et le batteur danois Nikolaj Bjerre. Sans oublier le trompettiste Kevin Davy ainsi que le trio à cordes londonien Chi 2 Strings.  

J’avais eu l’occasion d’assister à la prestation de la formation mancunienne, sous la forme d’un trio (NDR : avec le bassiste), lors de l’édition 2009 du festival Cactus. Et je dois avouer être alors tombé sous le charme de leur concert. Alors imaginez sous ce line up ! Le set s’ouvre dans un style ma foi jazzyfiant (la double basse et la trompette), avant de passer progressivement au trip hop. Le soutien des cordes est magique. La voix de Lou Rhodes superbe et Andy est toujours aussi excité derrière sa console, son clavier ou au bord du podium. Le climat pourtant empreint de mystère est souvent propice à la danse, et le public (on les envie) est aux anges. Quelques interventions de percus sont également au menu, histoire de mettre encore davantage le feu. Et puis le set s’achève à nouveau dans le jazz. On ne décolle pas des yeux les images proposées par ce superbe Dvd enrichi de deux morceaux interprétés en ‘live’ à Rock Werchter (beaucoup moins bien !), de photographies et d’une interview accordée par notre duo.

 

jeudi, 16 février 2012 01:00

Dandy Animals

La formation louviéroise a donc décidé d’amputer une partie de son patronyme (NDR : Party Project) pour le limiter à Von Durden. « Dandy Animlas » constitue leur second opus, et il fait suite à « Death discotheque » publié en 2008.

Considérée comme du ‘stoner disco’, la musique de Von Durden ne manque ni de groove, ni de pêche. Hormis le slow un peu bateau, « Lions of grace » (NDR : un titre à proposer à Machiavel !) et le petit interlude instrumental « Ili VS Lynch (theme) », toutes les autres compos évoluent sur un tempo plus ou moins enlevé. Parfois même furieux ou frénétique.

Soulwax et Ghinzu constituent certainement les références les plus évidentes. Celles qu’ils puisent dans le cinéma sont moins évidentes, mais bien réelles. Le groupe reconnaît même y puiser son inspiration. Les influences sont peu décelables. Souvent bien digérées. Hormis l’empreinte des Stranglers époque « Rattus Norvegicus ». Elle est même manifeste. Pas sur toutes les pistes, mais plusieurs quand même. A cause du climat ténébreux (« Another Messiah »), du ton vindicatif (« She’s gone commando »), de la ligne de basse menaçante (« Sex mouth ») et surtout des claviers rognés, vintage (« Motorgasm », « Montesuma's Revenge » et lors du final « Loony Danny », même si la piste s’achève dans un accès de délire guitaristique). Une gratte qui, à l’une ou l’autre exception près (NDR : dommage, car alors le toucher y est autant subtil, judicieux, qu’élégant) se contente de découper dans le métal, à l’instar des formations indus. Elle est en outre, régulièrement soutenue par ces claviers, dans sa démarche. Des claviers ou plus exactement des synthés, qui libèrent également, de temps à autre, des sonorités 80’s (NDR : c’est l’autre trace, encore audible). Dans l’esprit d’Ultravox circa John Foxx voire même D.A.F. (« Electric Skeleton »). Souvent falsetto, les vocaux et les chœurs sont extrêmement soignés. Et ce sont eux qui apportent surtout ce petit côté pop aux compos.

Bref un album de très bonne facture, auquel votre serviteur a cependant beaucoup de mal à accrocher. Nonobstant d’excellents paramètres, une grande richesse instrumentale et une énorme dose d’intensité libérée, le canevas des compos me semblent parfois un peu trop prévisible…

 

jeudi, 16 février 2012 15:57

Raw Heat (The real sound of In Heat)

En 1989, les Fuzztones publiaient “In heat”, un disque alors produit par Shel Talmy. La mise en forme, Le groupe semble ne jamais trop avoir digérée, puisqu’il a décidé de rééditer le disque sous sa mouture originale. En fait, à l’époque, Rudi Protrudi et Ian Astbury, el chanteur de The Cult, s’étaient liés d’amitié. Ce qui avait permis à la formation new-yorkaise de décrocher un contrat chez Beggars Banquet (NDR : alors une compagnie major !) Mais lorsque les bandes sont arrivées chez le label, il a fallu les relifter. La boîte estimait que leur musique était trop rude. L’écurie a donc choisi Shel Talmy, un producteur notoire qui avait notamment bossé pour le Who et les Kinks, pour effectuer l’opération. Le résultat et catastrophique, puisque les morceaux sont constamment noyés sous l’orgue ‘cathédralesque’, un peu comme chez certains groupes de hard rock atmosphériques.

La nouvelle version du disque est donc la plus proche possible de l’originelle. Le groupe avait même conservé les démos, dans le plus grand secret. Rudi et Jordan Tarlow (Outta Place) se sont chargés de traiter les plages, suivant leur propre philosophie ; et l’ordre du tracklisting a été complètement chamboulé. Et le résultat est plutôt concluant, puisqu’on y distingue enfin les autres instruments, et notamment les guitares ainsi que l’harmo, qui font la marque de fabrique du combo de garage revival. La bande à Protudi a voulu remettre les pendules à l’heure. C’est donc fait !

Après plus de trente années d’existence, les Fuzztones sont encore en activité et leurs prestations ‘live’ toujours aussi excitantes. Si en 1989 ils surfaient sur une vague garage, propulsée par des Chesterfield Kings, Lyres ou enocre Cynics, aujourd’hui ils peuvent se targuer d’avoir enfanté des héritiers aussi prestigieux que les Strokes ou encore et surtout The Hives…

 

 
lundi, 31 décembre 2001 02:00

Les Bains Douches 18 décembre 1979

Contrairement à ce que nous indique le titre de cet opus, tous les fragments n'ont pas été enregistrés aux Bains Douches, le 18 décembre 1979. Seuls neuf morceaux sur les quinze y ont été immortalisés. Trois chansons ont été commises le 11 janvier à Amsterdam et trois autres à Eindhoven, le 18 du même mois. De qualité sonore honnête (NDR : ce qui est exceptionnel pour un disque live de Joy Division), l'opus recèle des classiques tels que " Disorder ", " Love will tear us apart ", " Transmission " ou encore " Atmosphere ". Mais contrairement au coffret de 4 Cds, paru en 1994, il ne recèle aucun inédit ni aucune rareté. Faut dire qu'à mes yeux, " Heart & soul " constitue un véritable testament du combo mythique de Manchester. Bref, peu rafraîchissant, ce " Bains douches " du 18 décembre 1979 m'a laissé sur ma soif. Ce qui n'empêchera, sans doute, pas quelques nécrophages d'arroser leur compte en banque…