Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Surgery

Comment passer du psychédélisme à la noisy? C’est un peu le challenge que vient de réussir la formation californienne The Warlocks. Et pourtant, plusieurs écoutes sont nécessaires avant de pouvoir commencer à apprécier ce nouvel album. Le premier fragment, « Come save us » s’enfonce immédiatement dans la noisy ténébreuse et agitée de Jesus & Mary Chain voire de Black Rebel Motorcycle Club. Mais sur un tempo aussi fracassant que les compos du précédent opus « Phoenix ». Passée cette entrée en matière la musique entre littéralement dans une sorte de léthargie envoûtante, grinçante, languissante, propice aux contes modernes de vie et de mort de Hecksher ; les turbulences de sa propre existence lui servant de fil conducteur. Les couches pures, soniques, de feedback et de distorsion se superposent, et ne tiennent ensemble que par la grâce des décibels. Un feedback qui tombe même goutte à goutte lors des 12’12 de « Suicide note », un final au cours duquel Hecksher semble réciter une prière dans un univers sonore aux tonalités floues, la ligne d’orgue éthéré accentuant cette impression. Mais le titre qui m’a fait le plus flasher est sans conteste « Thurday’s radiation ». Une tempête sonore cinglante, grésillante, qui se lève lentement, forcit progressivement, avant d’atteindre son groove hypnotique. Un ouragan de plus de 7’30 qui doit peupler les cauchemars de Thurston Moore, le leader de Sonic Youth. Et le reste de l’album mérite également qu’on s’y attarde. Produit par Tom Rothrock (Beck, Elliott Smith, Foo Fighters, Badly Drawn Boy, Coldplay), il conjugue élégamment arrangements ‘spectoreques’, mélodies visionnaires, hallucinogènes, vocaux flottants parfois reverb et intensité électrique. Paradoxalement sous la forme d’une valse, sur le torturé « Angels in heaven, Angels in hell », sur un tempo lent, cold wave, presque ‘curesque’, tout au long de « Abobe earth » ; et puis en abordant la forme du minimalisme chez « The tangent » que balaie un clavier intriguant, hanté par le spectre de Terry Riley. Que dire de plus ? Un must !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Take fountain

Après avoir mis huit longues années entre parenthèseq, David Gedge a décidé de reformer Wedding Present. Et dans le même temps de mettre fin à l’aventure Cinerama. Flash-back ! En 1997, David dissout W.P. et fonde Cinerama en compagnie de sa copine, Sally Murrell. Une formation qui sortira quelques disques plutôt confidentiels. En 2004, le couple se sépare. Et Gedge de remonter ‘le cadeau de mariage’ (sic). Hormis Simon Cleave (NDR : et encore il a manqué les premiers épisodes de l’histoire), David est le seul membre originel du groupe. Vous me direz : ‘normal, puisqu’il en est et en était également le chanteur/compositeur et guitariste’. Fatalement, l’opus du come-back navigue quelque part entre la musique de Cinerama et de W.P. Un disque qui a reçu le concours de Fisk à la production, personnage qui s’est surtout illustré lors de l’explosion du grunge en mettant en forme des elpees de Nirvana, Screaming Trees ou encore Soundgarden. Certaines compositions renouent avec le style fougueux qui en avait fait une véritable légende de la pop britannique. Et notamment ce phrasé de guitare gratté, rapide et chatoyant qui alimente une instantanéité pop rafraîchissante. Et je pense tout particulièrement aux excellentes 8 minutes d’« Interstate 5 » qui s’achèvent dans un climat filmique digne d’un western spaghetti d’Enio Morricone (NDR : ces cuivres mariachi !). Ou encore la nouvelle version d’un single de Cinerama intitulée « Don’t touch that dial (pacific nothwest version) ». Sans oublier les traditionnels « Ringway to seatac » et « It’s for you ». Ses lyrics s’inspirent de ses relations sentimentales, même s’ils sont abordés au second degré. Faut dire que vu les circonstances, il avait de quoi raconter. Des textes mélancoliques qu’il chante d’une voix claire et tellement poignante. Le reste de l’opus se révèle plus éclectique. Romantique aussi. Impliquant tantôt orchestrations de cordes, de cuivres et même du mellotron sur le final somptueux « Perfect blue » ; une composition comme « Mars sparkles down on me » rappelant même la mélancolie douce de Luna. Un chouette album !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Get behind me satan

Si vous vous attendiez à une nouvelle décharge d’électricité et de feedback dispensée sur des rythmes tribaux, vous en serez pour vos frais. Hormis pour trois voire quatre titres, la guitare a cédé sa place au piano sur le cinquième album des White Stripes. Un piano martelé, plutôt que joué, dans l’esprit de Nicky Hopkins. Un choix qui démontre une nouvelle fois l’imprévisibilité du duo infernal de Detroit. Du piano, mais également du marimba (le latino « The nurse »), de la basse (« The denial twist ») et même de la guitare acoustique. Entre country et folk. A l’instar du très roots « Little ghost », du funkysant « My doorbell » (Prince ?) ou du très british « Take, take, take », fruit d’une rencontre hypothétique entre Ray Davies des Kinks et feu Marc Bolan époque Tyrannosaurus Rex. Un opus minimaliste mais en même temps lo fi. Et c’est sans doute ici que le bât blesse. Car si l’ensemble ne manque pas d’allure, on a l’impression que certaines compos on été (in)volontairement bâclées. Evidemment en se limitant à 10 jours en studio, difficile de faire des miracles. Le son brut et crade ne me dérange pas trop, pourvu qu’il dépasse la qualité d’une démo. C’est même tout à fait regrettable, car certaines chansons méritaient franchement un tout autre traitement. Tom Waits y parvient. Pourquoi pas Jack White ? Car finalement ce sont les morceaux qui s’inscrivent le plus dans la lignée d’ « Elephant » qui passent le mieux la rampe. Tout d’abord le garage « Blue orchid ». Et puis trois tracks consacrés au blues. Deux fragments de blues rural, sombre, angoissé et brutal qui trempent dans le Delta du Mississippi : « Instinct blues » et « Red Rain », même si ce dernier évoquera davantage, pour le commun des mortels, le Led Zeppelin. Et pour les vétérans du blues, constituera une sorte d’hommage à Robert Johnson. Dont la légende veut qu’il ait vendu son âme au diable. Ce qui explique également le titre de cet elpee : « Eloigne-toi de moi satan ». Et les tas de remerciements adressés à quelques saints qui leur seraient venus en aide. Enfin, autre blues, « I’m lonely (but I ain’t that lonely yet) » clôture le disque sur des accents empruntés à Janis Joplin. Et en particulier la voix. Une voix toujours aussi versatile, dont le timbre me fait parfois penser à feu Kevin Coyne ou encore à Robert Plant.
samedi, 24 janvier 2009 22:47

Les tentacules de Crystal Antlers

Le premier album de Crystal Antlers paraîtra ce 6 avril. Il fait suite à un Ep éponyme paru l’an dernier. Il a été enregistré aux studios Closer de San Francisco. La formation californienne passera par la Belgique en février et en mars. Le 6 février au 4AD de Diksmuide, le lendemain au Muziekodroom de Hasselt et le 4 mars au Botanique de Bruxelles. Et aussi en France. A l’Aéronef de Lille le 19 février et à la Flèche d’Or de Paris le lendemain.

Tracklisting

1- Painless Sleep
2- Dust
3- Time Erased
4- Andrew
5- Vapor Trail
6- Tentacles
7- Until the Sun Dies (Part One)
8- Memorized
9- Glacier
10- Foot of the Mountain
11- Your Spears
12- Swollen Sky
13- Several Tongues

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/crystalantlers

samedi, 24 janvier 2009 22:47

Isis voit double

“Wavering Radiant”, c’est le titre du nouvel album d’Isis. Il sera double et paraîtra en vinyle le 21 avril et en compact disc le 5 mai. Il a été produit par Joe Barresi (Queens of the Stone Age, Tool, Melvins) et a bénéficié du concours du guitariste de Tool, Adam Jones.

Pour plus d’infos : http://www.isistheband.com/Home.aspx

 

jeudi, 22 janvier 2009 12:45

Les tubercules de Booker T

Le 20 avril prochain paraîtra un nouvel album de Booker T. Il y a 20 ans que le mythique musicien et producteur n’avait plus enregistré de disque sous son patronyme. Lors des sessions d’enregistrement, il a notamment reçu le concours de Drive-By Truckers et de Neil Young. Intitulé « Potato Hole », il a été coproduit par Booker T et Rob Schnapf. L’ex-leader des MGs y joue de l’orgue, des guitares acoustique et électrique.

Tracklisting

Pound It Out
She Breaks
Hey Ya
Native New Yorker

Nan
Warped Sister
Get Behind The Mule

Reunion Time
Potato Hole

Pour plus d’infos : http://www.bookert.com

 

jeudi, 15 janvier 2009 18:16

Le Capitaine Boogie sous les Trolpics !

Le nouvel album de The Experimental Tropic Blues Band sera dans les bacs le 2 février prochain. Intitulé « Captain Boogie », il sera également téléchargeable via le net. De larges extraits de cet elpee vous seront présentés le 5 février prochain à l'Ancienne Belgique de Bruxelles (en compagnie de Triggerfinger)! L'ABBOX étant sold out depuis décembre dernier, c'est finalement dans la grande salle de l'AB que ce concert se déroulera!

Vous pouvez déjà découvrir quatre extraits de « Captain Boogie » en vous rendant sur le site Myspace: http://www.myspace.com/theexperimentaltropicbluesband

Côté concerts, la formation se produira un peu partout en Belgique, aux Pays-Bas et en France au cours des prochaines semaines. Et notamment :

14/01/2009 Eurosonic Festival @ De Spieghel – Groningen – NL
15/01/2009 Eurosonic Festival @ Shadrak – Groningen – NL

05/02/2009 Ancienne Belgique – Captain Boogie Release Party - Bruxelles + Triggerfinger + La Fille D'O
27/02/2009 L'Entrepôt - Arlon + Hulkk
28/02/2009 Le Palace - La Louvière + Hulkk & DJ Bronco Billy
13/03/2009 Blues autour du zinc – Beauvais- FR
14/03/2009 Blues autour du zinc – Beauvais- FR
20/03/2009 La Chapelle – Mons
26/03/2009 Het Depot – Leuven + Hulkk + Bob Log III + DJ Rubben Block
27/03/2009 Minimeers – Gent + Hulkk + Bob Log III + DJ Rubben Block
28/03/2009 CC René Magritte - Lessines + Hulkk + Bob Log III
29/03/2009 Trix – Antwerpen + Hulkk + Bob Log III + DJ Rubben Block
04/04/2009 Les Ecuries de la caserne Fonk - Liège + Hulkk & DJ Bronco Billy

The Experimental Tropic Blues Band devrait également se produire dans le cadre du festival D’Hiver Rock, mais c’est à confirmer.

30.01.09   Aethenor  
20.02.09   Mauro Pawlowski + Bruno …  

26.02.09   Venus In Flames 
28.03.09   Rohff  
02.04.09   Dr. Vroman

23.04.09   Antje De Boeck & Rony Ve …  
08.05.09   Lily Allen

Pour plus d’infos : http://www.abconcerts.be

 

jeudi, 15 janvier 2009 18:08

Tina Turner - Live 2009 European Tour

Il y a encore des places pour les quatre dates de concerts qu’accordera Tina Turner au Sportpaleis à Anvers. C’est-à-dire

Les jeudi 22 et vendredi 23 janvier 2009 – 20h30 

Ainsi que les mercredi 11 et jeudi 12 février 2009 – 20h30

Info & tickets :

Ticketprijs/Prix des tickets : 100 euro (sold out) – 80 euro  – 55 euro (excl. servicekosten - hors frais de réservation)

Les tickets peuvent être réservés dès maintenant via

Proximus Go For Music : 0900 2 60 60 – http://www.proximusgoformusic.be

Un maximum de 6 tickets par commande et par personne sera alors autorisé.

 

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Here come the tears

Suede a écrit les premières lettres du renouveau de la Britpop. Avant Oasis et Blur Nous étions alors à la fin des 80’s. A l’issue de la sortie de leur premier opus éponyme, la presse est dithyrambique, n’hésitant pas à comparer la collaboration Butler/Anderson à celle de Morrissey/Marr des défunts Smiths. Malheureusement, pendant l’enregistrement de « Dog man star », Bernard Butler claque la porte. Ce qui n’empêchera pas l’opus de rencontrer un très gros succès. L’arrivée d’un nouveau guitariste, Richard Oakes, va mettre en exergue le rôle de compositeur que jouait Butler. Car les albums suivants de Suede, vont devenir de moins en moins intéressants. A un tel point qu’à l’issue de « A new morning », la formation décide de splitter. De son côté, quoique plus créative, la carrière solo de Bernard et même ses différents projets n’ont jamais rencontré qu’un succès trop confidentiel. Faut croire que les deux personnages s’étaient réconciliés depuis quelque temps (NDR : encore que par respect mutuel, ils ne se sont jamais invectivés), puisqu’ils ont décidé de remonter un nouveau groupe : The Tears. Et devinez à quoi ressemble leur premier opus, « Here come the tears » ? A Suede, pardi ! Et le fruit de leurs retrouvailles n’est pas trop mal fichu. On a même l’impression qu’ils ont repris les choses là où ils les avaient laissées 11 ans plus tôt. Il recèle bien l’un ou l’autre titre moins percutant ; mais dans l’ensemble l’elpee tient plutôt bien la route. D’autant plus que les accès de guitare bien tranchants dispensés par Bernard se lovent parfaitement dans les mélodies glamoureuses entretenues par la voix passionnée, théâtrale, de Brett et les arrangements symphoniques somptueux. Le groupe a d’ailleurs fait appel à tout un arsenal de cordes ! Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans le propre studio de Butler qui a bien sûr assuré la production de l’œuvre. Dans l’esprit de Phil Spector. On se rend compte aujourd’hui du résultat qu’aurait pu atteindre « Dog Man Star », s’il avait bénéficié d’une telle mise en forme. Des coups de cœur ? Le contagieux « Refugees », le tintinnabulant « Autograph », l’allègre « Lovers » et puis surtout l’hypnotique et ténébreux « Brave new century », plage dont les parties de guitare réverbèrent certains accents du mythique Creedence Clearwater Revival des débuts (NDR : pensez à « Born on the bayou » ou encore « Run through the jungle »). Et Anderson n’est pas demeuré en reste ; puisqu’il a abandonné les clichés éculés de ses derniers disques, pour élaborer des lyrics qui traitent de l’amour, de la rupture, de ses propres observations sur le déclin de la culture moderne et du stress de la vie moderne. Ainsi que de textes autobiographiques. Bref, une bonne surprise qui annonce peut-être une nouvelle collaboration fructueuse entre Brett Anderson et Bernard Butler. C’est tout le mal qu’on leur souhaite…