Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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lundi, 15 septembre 2008 13:06

Sonic Youth chez Matador

Ayant terminé leurs obligations contractuelles pour Universal, Sonic Youth a décidé de signer sur le label indépendant Matador. Et un nouvel album devrait déjà paraître l’an prochain. Ce sera leur seizième. Kim Gordon, Thurston Moore, Lee Ranaldo et Steve Shelley entreront d’ailleurs en studio cet automne.

Pour plus d’infos :

http://www.sonicyouth.com
http://www.matadorrecords.com

http://www.matadorrecords.com/matablog

 

mardi, 26 décembre 2006 02:00

Bardo Hotel Soundtrack

Tuxedo Moon a donc composé la bande originale de ce film réalisé par George Kakanaki, un hommage aux techniques de cut-up expérimentées dans un hôtel parisien par William Burroughs, mais aussi par Brion Gysin, deux poètes de la radicalité, et dont Gysin a tiré son fameux roman, The Bardo Hotel. Malheureusement, le long métrage n’est pas joint au cd audio. Grosse surprise, les sessions d’enregistrement ont été opérées à San Francisco, alors que le groupe avait annoncé mordicus qu’ils n’y mettraient plus les pieds. Bref, revenons-en à la musique. Exclusivement instrumentale (NDR : il y a bien quelques chœurs, mais intégrés à la solution sonore), cette œuvre nous conduit de chambre en chambre (NDR : celle de l’hôtel), au sein desquelles vous avez parfois envie de vous attarder, de vous y installer ou d’y transiter à la vitesse éclair. Certaines sont bruyantes, car on y fait la fête ou tout simplement parce que les vrombissements des avions qui atterrissent ou décollent (à moins que ce ne soit tout simplement à cause du tumulte de la rue), d’autres propices à la méditation. Tuxedo Moon peint en quelque sorte des impressions avec des sons. Nous ne sommes parfois pas très loin de l’univers de Miles Davies ou de Charlie Mingus, même si l’électronique y est plus présente. Maître de l’avant-gardisme, Tuxedo Moon s’est même autorisé quelques fantaisies, en parsemant, au beau milieu de ses compos, quelques mesures de « Baron Brown » (« Cabin in the sky »), « Loneliness (« Half mute ») et même de l’incontournable « Jinx », morceau phare de « Desire ». On comprend mieux pourquoi, cet opus porte l’empreinte de Made to Measure, collection qui avait disparu de la circulation depuis belle lurette…

 

samedi, 31 décembre 2005 02:00

Seismic riffs Dvd

En 2004, Tuxedomoonenregistrait un album qui consacrait la réunion du groupe : « Cabin in the sky ». Un come-back réussi qui vient de trouver un prolongement à travers la sortie de ce Dvd. En fait, les sessions d’enregistrement on été filmées par Merrill Aldighieri. Sous un angle très personnel, incluant séquences studio (composition des morceaux, scènes de la vie quotidienne, répètes, discussions) et bien sûr prises ‘live’ (soit cinq fragments du nouvel elpee et les incontournables « Desire », « Loneliness », « Litebulb overkill », « Volo vivace » et « The waltz ». Le tout bénéficiant d’un graphisme artistique new wave. Le disque recèle – et c’est là son plus grand intérêt – une multitude de bonnes surprises. Deux remixes inédits opérés par Tarwater et John Mc Entire de Tortoise ainsi que deux vidéos inédites : « Nur al-Hajj » (remodelé par les soins de Tuxedo Moon) impliquant les musiciens de Taraf de Haïdouks et « Incubus/Blue suit » immortalisé en 1981, au club Hurrah’s à Milan. Et si vous avez manqué les dernières apparitions du groupe en Belgique, pas de panique, ils se produiront le 26 janvier au Nijdrop d’Opwijk et le 29 au 4AD de Diksmuide ; et pour la France le 28 au Casino de Paris.

mardi, 27 juin 2006 03:00

Tiger By The Tail

Cette formation australienne (NDR: issue de Melbourne très exactement) ne tire pas le diable, mais le tigre par la queue. Un quatuor qui accorde peu de place à la pop mélodique tout en évitant soigneusement de sombrer dans un quelconque métal. En fait Tiger By The Tail pratique un punk garage hérité en ligne droite des Hoodoo Gurus, Celibate Rifles, New Christs, Scientists et consorts. Vivifiante, pétillante, incisive, sauvage et dévastatrice, son expression sonore consomme une quantité d’électricité phénoménale afin d’entretenir une intensité quasi constante destinée à communiquer des sentiments de haine, de concupiscence, de détresse, de colère et ultimement d’amour. On a même parfois l’impression que le combo désosse ses références – qui oscillent des Stones circa « Exile on main street » à la « Raw power » des Stooges en passant par le « Heroes » de Bowie et The Fall – pour les jeter en pâture aux fauves. Cependant, hormis « Get set to go », une compo imprimée sur un tempo new wave, le presque contagieux « Natural enemy » et l’irrésistible « Too much in love with you », plage teintée d’un zeste d’exotisme et glacée par une basse menaçante, le reste de l’opus souffre d’une trop grande carence en sensibilité mélodique pour vraiment convaincre. Dommage !

mardi, 30 mai 2006 03:00

My Dark Places

Fondé en 1977, TV Personalities est un peu considéré comme le parrain du D.I.Y.. A l’instar de The Fall et de Wire, il est en outre un des rares groupes a avoir réellement embrassé l’esthétisme punk. Et puis il a influencé des groupes comme Jesus & Mary Chain ou encore Pavement. Mais The Television Personalities, c’est avant tout Dan Treacy. Un personnage devenu au fil du temps accro à l’héroïne. Ce qui lui a valu de multiples cures de désintoxication, causé de graves désordres psychologiques, et au cours des dernières années, coûté un séjour à l’ombre. On comprend mieux ainsi sa disparition du circuit musical depuis 1998, date de l’enregistrement de son précédent opus. Maintenant, il faut reconnaître que plus grand monde ne lui prête intérêt depuis la sortie de « The painted word », un elpee qui remonte déjà à 1985. Evoluant quelque part entre la lo-fi, le psychédélisme ‘sydbarrettien’ et l’indie typiquement britannique, « My dark places » n’est pas un album facile. Et en particulier les quatre premiers morceaux du disque. Et il faut être très ouvert à l’expérimentation (pour ne pas dire l’improvisation pure), pour ne pas jeter précipitamment l’éponge. Heureusement, la suite est beaucoup moins impénétrable. Depuis le boogie woogie « Velvet Underground » au mélancolique « There’s no beautiful way to say goodbye », ballade partagée entre piano sonore, mélodica, violoncelle et la voix fragile de Treacy, tellement proche d’un Mark Oliver Everett (Eels), la plaque recèle toute une série de compositions de bonne facture. Et en particulier le candide « I’m not your typical boy », le noisy « She can stop traffic », le bouleversant « Tell me about it », la prière funéraire « Knock it all down », la nouvelle version du désenchanté « I hope he’s everything you wanted me to be », rebaptisée pour la circonstance « I hope you’re happy now » et le titre maître, dont les lyrics torturés sont administrés sur l’air de « Frères Jacques ». Des lyrics qui reflètent les épreuves que Dean a vécues au cours des dernières années : l’ennui, l’amertume, la dépression, la rupture, la colère, la paranoïa, le dégoût de soi-même et le délire. Maintenant, la plupart de ces titres sont abordés avec un esprit tellement torturé, qu’on ne sait pas trop s’il s’agit de folie, de génie ou d’excentricité. Peut-être les trois.

mardi, 02 mai 2006 03:00

Tiny Cities

Aussi bien en solitaire que chez le Red House Painters, Mark Kozelek s’est régulièrement consacré à l’exercice de style des reprises. Kiss, John Denver, Yes, Simon & Gardfunkel et même Genesis ont ainsi déjà fait l’objet de l’une ou l’autre adaptation. Mark avait même consacré un album complet aux covers d’AC/DC en 2001, « What's Next to the Moon ». Et il vient de remettre le couvert en réservant un opus complet à des reprises de Modest Mouse. Honnêtement, je dois avouer qu’après une première écoute, je n’étais guère enthousiasmé. Ce n’est qu’après avoir écouté très attentivement chaque plage que j’ai enfin pu en déceler la quintessence. En fait, Mark a déshabillé toutes les compos pour les laisser absolument nues. Ce qui rend le résultat particulièrement austère, dépouillé. Pourtant, la voix de Kozelek est toujours aussi bouleversante. Les cordes de sa guitare, jouée en picking, tintinambulantes. On a même parfois l’impression qu’elles sonnent comme celles d’un banjo. Les arrangements (orchestre symphonique, guitare steel ou électrique, backing vocaux) sont tellement subtils qu’ils en deviennent à peine perceptibles. Mais l’ensemble souffre d’une trop grande linéarité. Et la présence de trois ou quatre morceaux aux mélodies beaucoup trop ternes n’y est pas étrangère. Heureusement, Mark a encore ce sens inné de la complainte mélancolique qui vous berce l’esprit et vous fait chavirer l’âme. Mais c’est largement insuffisant pour un artiste de la trempe de Mark Kozelek…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Magnet mountain

Burd Early est américain. Agé de 25 ans, il vit aujourd'hui à New York City. Burd aime raconter des histoires. Des contes poétiques, mélancoliques, intimistes, impressionnistes, qu'il épanche sur un ton nonchalant de sa voix profonde, fragile, vulnérable. Un peu comme chez Smog, Lambchop, Bonnie Prince Willie ou encore Songs : Ohia. Bref, à première écoute, on ne rigole pas beaucoup dans le monde de Burd Early. Pourtant, les douze fragments de cet opus ne manquent pas de charme. Sculptés dans la lo fi ou la country alternative, ils baignent même au sein d'une atmosphère paisible, vibrante, frémissante. Et puis, les superbes mélodies tissées par la conjugaison de l'instrumentation basique (piano, drums, guitares acoustique, électrique et slide, basse, claviers) et électronique (boucles, boîtes à rythmes, samples) avouent parfois également des propriétés contagieuses. A un tel point que parfois elles restent ancrées dans votre mémoire…

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:19

Pyramides

Si Glenn Tilbrook, Justin Timberlake et Thom Yorke décidaient de s’associer, le temps d’un album, c’est sans doute ce style musical qu’ils exploreraient. Une impression générale laissée à  l’issue de la première écoute de ce « Pyramides », le premier elpee de Trouble Over Tokyo. En fait le projet d’un seul artiste : Christopher M. Taylor. Un Londonien adepte du DIY. Il a absolument tout fait sur cet elpee ; même l’artwork de la pochette. Et tout au long des 10 titres de cet opus, il pose sa voix androgyne, emphatique, sur des compos audacieuses, fragiles, teintées de soul/pop, qu’il construit à l’aide de ses machines (samplers, boîtes à rythmes, synthés, etc.) et probablement d’un véritable piano. Ce style musical a d’ailleurs déjà été taxé d’‘Indielektro AngstPop’. Pourquoi pas ! Les arrangements de cordes sont bien ficelés (NDR : ou bien bricolés, selon) et les synthés lorgnent plus souvent qu’à leur tour vers les eighties, tout en essayant d’éviter les clichés. Mais que Christopher prend en pleine poire, quand il se met à singer Michael Jackson. Pas trop souvent heureusement !

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:03

Morning Tide

Avant de fonder The Little Ones, Ed Reyes et Ian Moreno sévissaient chez Sunday's Best. En 2006, ils décident de fonder un nouveau groupe. Une nouvelle aventure qui sera ponctuée par la sortie de toute une série de singles et deux Eps, mais aussi par un changement de label. « Morning Tide » constitue donc le tout premier elpee de cette formation californienne, un disque enregistré sous la houlette de Dave Newton et mixé par James Ford (Klaxons, Arctic Monkeys).

Les onze titres de cet opus sont inondés par le soleil de la Californie. Les harmonies vocales sont limpides, sucrées, falsetto, les cordes de guitare chatoyantes, les mélodies pop allègres, contagieuses. Leur univers sonore jouxte celui des Shins, Magic Numbers, Nada Surf, Decemberists, Death Cab For Cutie, Delays, et même des Wannadies sur la plage qui ouvre l’opus, « Tangerine vision ». Encore que parfois, la voix d’Edward Nolan Reyes emprunte le timbre vocal éthéré de Jonathan Donahue. Et en particulier sur le morceau final, « Farm song », une valse lente emphatique, subrepticement psychédélique qui aurait pu figurer dans le répertoire de Mercury Rev. Enfin, autre valse, « Waltz » (NDR : fallait s’en douter) lorgne plutôt vers la romance juvénile de feu George Harrison.

 

mercredi, 10 septembre 2008 00:01

Rascalize

Drôle d’idée d’avoir choisi pour patronyme, celui d’une des formations les plus intéressantes de la soul pop américaine des années 60. D’accord, au départ elle s’appelait Young Rascals avant de finir son parcours en New Rascals (NDR : c’était fin des eighties), lorsque le chanteur/claviériste Felix Cavaliere et le drummer Dino Danielli ainsi que le guitariste Cornish décident de reprendre l’aventure. A laquelle il sera rapidement mis fin, suite à des querelles incessantes entre les trois antagonistes.

Mais trêve d’histoire, venons-en à nos nouveaux Rascals  (NDR : pas fait exprès, j’vous jure !) Un trio qui nous vient du Merseyside. De Wirral très exactement. Et dont le premier elpee s’intitule « Rascalize ». La presse insulaire n’est pas très tendre vis-à-vis de cet opus. Elle lui reproche de marcher constamment sur les plates-bandes des Arctic Monkeys et de The Last Shadow Puppets. Ce qui pourrait se comprendre puisque ce projet implique Alex Turner des Monkeys ainsi que Miles Kane des Rascals. Mais franchement, après écoute attentive, on se rend compte que les influences sont bien plus subtiles voire même complexes.

Le climat est ainsi parfois lugubre, menaçant, mystérieux. A l’instar du titre maître de l’elpee. Finalement assez proche de Bauhaus. La basse y est sombre, presque cold (NDR : une règle générale d’ailleurs), alors que la voix de Kane emprunte des inflexions à Peter Murphy. Un climat que l’on retrouve sur le psychobilly « Does your husband know that you’re on the run ? ». Même si pour la circonstance, la basse se met à tracer. Et puis la guitare à gémir, à hurler. Un peu comme si le vent soufflait dans les immenses pièces d’un château hanté, alors que la voix libère ses incantations redoutables. Psychotiques, reverb, discordants, acérés, jaillissants, frénétiques, cosmiques ou arides (funk blanc !), les riffs de guitare se révèlent plutôt amples tout au long de cette œuvre. Morceau final, « I’ll give your sympathy » recèle même des accès de grunge épurés, alors que la ligne de basse se révèle tantôt paresseuse, tantôt venimeuse. Maintenant, il est vrai qu’en choisissant David Lynch pour référence en matière de lyrics, cet elpee ne pouvait baigner qu’au sein d’une atmosphère ténébreuse. Ce qui n’empêche pas ce « Rascalize » d’être de toute bonne facture…