Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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mardi, 24 octobre 2006 03:00

Pieces Of The People We Love

Après s’être fait remonter les guitares par le tandem DFA (James Murphy et Tim Goldsworthy) sur son essai précédent (« Echoes », 2003), The Rapture s’épaule d’un nouveau duo de producteurs en vogue : Danger Mouse (Gorillaz, Gnarls Barkley) et Paul Epworth (Bloc Party, The Rakes, etc.). Dans le genre branchouille, on ne pouvait mieux faire… Alors, dans ces conditions, comment échapper à la hype ? Sensation médiatique mondialement relayée, The Rapture assume son statut sans concession. Leur nouvel album, « Pieces Of The People We Love », affiche encore un goût immodéré pour les pistes de danse. Dix chansons, autant de tubes troussés pour le dancefloor. Sous les stroboscopes, Luke Jenner chante toujours comme un Robert Smith sous acide lysergique. Epileptiques, les riffs s’attaquent au système nerveux. La décharge vient vous chatouiller la moelle épinière et le corps entame un cycle d’indomptables contorsions. The Rapture, formation d’acid house pour boîtes de nuit post-punk, réaffirme son don pour accoucher d’hymnes festifs, jouissifs. « Pieces Of The People We Love » pourrait être l’intitulé branché de la « compil’ de la fête 2006 ». Tous les titres semblent obnubilés par cette même volonté de bouger. Le mielleux « Live In Sunshine » mis à part, nous sommes ici en présence d’une belle machine à danser. Loin de véhiculer les bases d’une nouvelle révolution, cet album constitue néanmoins une belle satisfaction.

jeudi, 29 novembre 2018 11:35

Classics

Ratatat ou comment deux hurluberlus pastichent du Daft Punk à la gratte. A Brooklyn, Mike Stroud mêle ses riffs aux programmations guitaristiques de son pote, Evan Mast. Ensemble, ils enregistrent des morceaux simplets, aidés de guitares, de boîtes à rythmes et de synthétiseurs. Deux ans auparavant, ces chenapans nous avaient déjà servi leur coup fourré instrumental sous le couvert d’un album éponyme. Pas foncièrement dérangeant mais pas vraiment captivant. Cet automne, ils nous reviennent, leurs « Classics » sous le bras. Et le constat est amer : ce nouvel album nage dans un redondant conventionnel de triste facture. La farce du Daft Punk à la guitare passée, on attendait autre chose du duo new-yorkais. Mais que nenni, Ratatat. Rien du tout. Mike Stroud et Evan Mast en remettent une couche, s’esquintant à composer les premiers accords d’une mouvance balbutiante : l’American French Touch. C’est excitant comme un dimanche après midi sous la pluie. Une aubaine pour les marmottes ! Et pour les humains après tout ? Il reste « Wildcat », premier single rigoureusement pompé chez Stardust. Maigre consolation donc...

mardi, 06 juin 2006 03:00

Stadium Arcadium

Les temps changent. Forcément. Quand on abandonne ses shorts à fleurs, qu’on retire son pif de la farine, qu’on extirpe l’aiguille qui chatouille ses moindres vaisseaux sanguins, on finit par se retrouver à poil, la queue emballée dans une chaussette. Le punk et le funk sont ainsi restés au placard d’un siècle passé. En franchissant le cap du nouveau millénaire, les Red Hot ont délaissé leur côté suicidaires-rebondissants-sur-les-plages-de-coke-californiennes pour ne conserver que le côté californien de la chose. Depuis « Californication », Flea, Kiedis, Frusciante et Smith s’affairent à produire une pop West Coast branchée radio bobo. En 2002, « By The Way » confirmait la tendance.

Cette année, les Peppers s’assument sans poppers et travaillent leur sex-appeal dans une salle de muscu de Malibu. Résultat : « Stadium Arcadium », un double album moins pénible que prévu. Pour se chauffer les biscoteaux, nos quatre musiciens se sont, une fois encore, entourés de Rick Rubin, coach attitré de l’équipée. Une fois l’hideuse pochette surmontée (la compile de l’été du pauvre ?), on se retrouve dans l’univers des Red Hot. A la base, le quatuor était désireux de sortir trois disques sur l’année. Les ardeurs calmées, le projet tiendra finalement sur ce double album (Mars et Jupiter). Soit vingt-huit chansons pour fumer et discuter. Et, bonne nouvelle, il y aura également à boire et à manger ! En bout de course, exténué par un marathon de deux heures d’arrogance boursouflée, on s’accorde un constat : « Stadium Arcadium » devrait se réduire à Mars (ou Jupiter). Certes, les Californiens n’ont plus rien à prouver. Entrés au Panthéon du rock avant même de clamser d’une overdose de coco, les Red Hot peuvent aujourd’hui tout se permettre. Mais sous certaines conditions. En effet, comment peut-on sortir un tube aussi mièvre que « Dani California » quand on signe des hits de la trempe de « C’mon Girl », « Snow (Hey Oh) », « Charlie » ou « We Believe » ? Comment peut-on admettre les soli pompiers de Frusciante (« Wet Sand », « Turn It Again ») quand on connaît la valeur de ses travaux solo ? On cesse de s’interroger. Car quand on est supporter, on gueule ou on se tait. Et en pénétrant dans le « Stadium Arcadium » des Red Hot, faut rester calme, attendre les meilleures actions pour, enfin, vibrer et se remémorer les victoires passées.

mardi, 23 mai 2006 03:00

L´Aventure

‘Comme tout ce qui est vrai. Au début ça n’plaît à personne. Une hérésie, une erreur. Un manque de calcium’, explique Ben(jamin) Ricour sur « Je me réveille », titre évocateur de cette première « Aventure ». La voix de Ben, justement, ressemble à s’y méprendre à celle de Gérald De Palmas. C’est tellement vrai, qu’au début ça n’plaît à personne ! Mais il serait regrettable de limiter l’univers de Ben Ricour à celui de De Palmas. Ce premier album du jeune Parisien est attachant. Les textes dévoilent une personnalité entière : celle d’un jeune garçon face à son destin. Conscient de ses inconsciences passées (le précité « Je me Réveille »), éternel amoureux (« Vivre à même l’amour ») et rêveur invétéré (« Plein soleil »), Ben Ricour se donne entièrement à travers les dix titres de son premier album. Ce disque doit beaucoup à la rencontre entre Ben et Pierre Grillet, talentueux parolier, mentor du « Madame Rêve » d’Alain Bashung et ange gardien notoire de Dani ou Alain Chamfort. Résultat de cette collaboration : « L’Aventure », un album folk aux contours radiophoniques. Suffisamment intelligent pour ne pas être repoussant, ce disque fait la part belle aux ballades émotives. Ben Ricour est charmant. Il exprime en musique des sentiments universels : la douleur ressentie par l’éloignement inexorable d’un ami d’enfance (« Ami d’enfance »), la bonne humeur éprouvée par un couple déshabillé (« Le risque »), la joyeuse insouciance engendrée par un quotidien affranchi de toute contrainte (« Pas stressé »). « L’Aventure » discographique de Ben Ricour commence donc bien. Et comme l’affirme le dicton : tout est bien qui finit bien !

mardi, 04 juillet 2006 03:00

When The Going Gets Dark

Nous connaissons très mal Portland. Certes, nous vivons une relation intense, presque amoureuse, depuis plus d’une décennie en compagnie des Dandy Warhols. Et, suite à la découverte des riffs cinglants de 31Knots, nous sautons quotidiennement sur nos murs, tête la première. Ensuite ? Ensuite, il y a Quasi, un duo amateur de folles échappées psychédéliques. « When The Going Gets Dark », septième album de la paire composée de Sam Coomes (chant, guitare, claviers) et Janet Weiss (batterie), célèbre le mariage d’un clavier déjanté et d’une batterie martiale. Au cours de cette histoire, la guitare tient le rôle de l’amante parfaite. Mariés et divorcés, les deux ex-tourtereaux n’en sont pas moins restés volatiles. De son côté, Sam Coomes aime à déstructurer ses chansons décomplexées. Et, pour sa part, Janet Weiss (derrière la batterie de « Dig Me Out », le grand classique de Sleater-Kinney) n’a rien à envier à ses collègues masculins. Taper sur les fûts, c’est son truc. Restés en couple malgré la disparition des alliances, Sam et Janet font toujours bon ménage. Meilleures preuves de l’adéquation de leur union : « I Don’t Know You Anymore », « Peace and Love » et « Death Culture Blues ». Ces titres invitent tant d’univers contradictoires qu’il convient de les explorer encore et encore. Pour chercher et trouver les liens subtils rapprochant Quasi de Pavement, Elliot Smith, Sebadoh, Sonic Youth et des Meat Puppets. « When The Going Gets Dark » constitue une excellente porte d’entrée vers la discographie du groupe. Ne reste plus qu’à franchir le pas...

mardi, 30 mai 2006 03:00

It’s Never Been Like That

Après une chansonnette aux pieds de Marie Antoinette, Phoenix nous livre son nouvel album. « It’s Never Been Like That » apporte une certaine fraîcheur dans l’univers des Versaillais. Sans déstabiliser l’auditeur, Phoenix renaît de ses cendres. Ce troisième album est branché guitares et culmine dans un rayonnement de pop branchouille. Plutôt cool. Dès l’entrée en matière, amorcée par un « Napoleon Says » conquérant, la bataille commence. Phoenix n’est pas groupe à se reposer sur ses rentes. Plutôt crever que stagner ! Sur « Long Distance Call », Thomas Mars le chante à l’infini : « It’s Never Been Like That » ! Pourtant, le monde de Phoenix n’a pas fondamentalement changé. Les tubes sont toujours légion. Mais sur la longueur, les chansons demeurent moins répétitives, voyageant au gré d’ambiances variées. Contrairement à « United » (2000) et au redondant « Alphabetical » (2004), on prend son pied sur les dix titres proposés par les Français. Le superbe « One Time Too Many » est une ode à l’été, « Courtesy Laughs » s’apparente au plus beau duel entre le rock et la pop. L’apothéose « Second To None » confirme la transformation de Phoenix. Le groupe a laissé la réflexion au vestiaire. Quatre ans ne seront plus nécessaires pour balancer un nouvel album. Phoenix semble avoir déniché la clef de la spontanéité. On s’en réjouit car chez eux, le plus court est vraiment le meilleur !

lundi, 04 décembre 2006 02:00

Pigeon Detectives The

  • Dix ans d’amitié au compteur, une envie furieuse d’affoler les cœurs, de devenir rockers, cinq copains décident de franchir le pas, de tenter l’aventure musicale. Un nom de groupe un peu idiot et quelques passages radio suffisent à faire décoller ces drôles d’oiseaux. Outre-manche, The Pigeon Detectives constitue déjà le centre d’intérêt préféré des critiques anglais. En cause, « I’m Not Sorry », un premier single ravageur, devenu célèbre par le biais d’un bouche-à-oreille particulièrement communicatif. Le N.M.E. sentait venir le coup. La radio a embrayé, commençant à diffuser le morceau. Et, le matin de sa sortie, le vinyle était épuisé, devenant ainsi objet de convoitise pour nombre de collectionneurs. Le buzz intégral, le summum de la hype.
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  • The Pigeon Detectives sort aujourd’hui son premier E.P. : cinq titres de rock’n roll ultra pop à chanter le matin dans la salle de bain pour réveiller les voisins. A côté du single précité, « I Found Out », « Left Alone » et « You Know I Love You » sont autant de tubes assurés. Entre The Kooks et Kaiser Chiefs, il faudra désormais compter sur The Pigeon Detectives, cinq gars de Leeds prêts à s’envoler vers les sommets.

 

mardi, 30 mai 2006 03:00

Meet The Pipettes

L’heure a sonné. Après un retour du rock, une nouvelle vague de folk étrange et un lifting new wave, voici venu le temps de réhabiliter les girls group. Au 21ème siècle, le fantasme de la bienséance américaine passe par l’Angleterre. A Brighton, Becki, Gwenno et Rose ont probablement vécu enfermées dans leurs chambrées à écouter nombre de références en jupettes colorées. En tête de leurs écoutes, The Supremes, The Shangri-La’s ou The Vandellas. En 1960, la vague des girls group inondait véritablement le marché. En 2006, nos trois Anglaises ont donc découvert les disques préférés de leurs parents. Et, de Primettes en Ikettes, les Pipettes ont composé leurs premières chansons. Sur ce E.P., fort logiquement intitulé « Meet The Pipettes », les filles s’inspirent des tubes sixties. Ces chansons, fort commodes sous l’ère Kennedy, esquissent aujourd’hui les contours d’un anachronisme criant. Sincères, les Pipettes nous livrent cinq titres décomplexés, nous laissant apprécier leur goût immodéré pour les mélodies sucrées. Les arrangements contemporains replacent The Pipettes sur la ligne du temps. En 2006, en mai, quelques mois après Tilly and The Wall, l’histoire continue…

mardi, 08 août 2006 03:00

We Are The Pipettes

Elles sont les stars de demain et s’inspirent des tubes d’hier. C’est à ne rien y comprendre... The Pipettes, nouvelle sensation à pois venue d’outre-Manche, est l’anachronisme le plus séduisant observé au 21ème siècle. Ici, pas de prise de tête. C’est une chouette dînette de pop moderne. En cuisine, The Shangri-La’s, The Crystals, The Shirelles, The Supremes et bien d’autres. Alors certes, Gwenno, Rose et Becki ne vont pas révolutionner la planète musique. Et ce disque tend à confirmer la tendance. Emballées comme des poupées dans leurs jolies robes, les Pipettes chantent leur enthousiasme d’une confiance inébranlable et insouciante.

« We Are The Pipettes » ne constitue pas une pièce discographique essentielle. Mais l’enjeu de ce disque n’est pas là. Il est à chercher du côté sympathique et bien avenant des compositions garage pop du trio. Aucun doute : les jeunes générations vont tomber amoureuses de ces tubes rétro actifs. Les plus anciens, eux, se souviendront de leur tendre enfance : ces jours heureux où maman passait l’aspirateur alors que papa fumait sa pipe dans le fauteuil, regardant Toby (le chien) trottiner dans le jardin. Les Pipettes chantent une autre époque mais, à travers une production raffinée, s’ancrent de plain-pied dans notre réalité. Jouissance estivale, instantané de bonheur mélodique, « We Are The Pipettes » crie la joie de vivre de ses génitrices. « July », « Why Did You Stay ? », « One Night Stand » et « Your Kisses Are Wasted On Me » se répandent dans l’air comme autant de baisers. Ce disque est empli d’amour. Profitons en, les vacances ne durent qu’un temps !

 

mardi, 18 avril 2006 03:00

Meds

Découvrir Placebo en 2006 relève de la puissance surnaturelle, d’un absentéisme terrestre, voire d’un rôle majeur à l’affiche d’« Hibernatus 2, le retour de Paul Fournier ». Le nouvel album du trio londonien est un touche-à-tout sonore. Moins éparpillé que « Black Market Music » (2000), plus cohérent que « Sleeping With Ghosts » (2003), « Meds » ne parvient pourtant pas à étaler le fard du succès de « Without You I’m Nothing » (1998). La rage de « Placebo » (1996) est désormais contenue. Le côté pernicieux de la figure androgyne de Brian Molko a laissé apparaître un trentenaire assagi, figure médiatique d’un establishment rassuré. Ce cinquième album de Placebo demeure néanmoins une belle machine de guerre, une locomotive glam-rock marquant régulièrement des escales dans des paysages esquissés de pop et de new-wave. Au rang des invités, deux grosses pointures sont au rendez-vous. En ouverture, Alison Mosshart (alias VV), la moitié féminine des Kills, offre toute sa sensualité à « Meds », inauguration éponyme de ce nouveau disque. En fin de parcours, Michael Stipe (REM) exalte le gentil « Broken Promise ». Le single « Song To Say Goodbye » s’est déjà chargé de rouvrir la vanne tubesque. En toute logique, le très recommandable « Because I Want You » devrait suivre le chemin des charts. En définitive, « Meds » ne souffre d’aucune pose embarrassante. Placebo a retrouvé ses guitares pour s’adonner à de belles escapades (« Infra-Red », « Post Blue »), nuancées de quelques efforts complaisants (« Drag », « One Of A Kind »). Les âmes sensibles, enfin, laisseront s’écouler les sanglots à l’écoute de « Pierrot The Clown » et « Follow The Cops Back Home ». Deux retours gagnants sur les planches théâtrales de l’affliction dramatique de « Without You I’m Nothing ». En 2006, Placebo n’a pas mouillé sa vareuse, évitant de s’aventurer sur terrain glissant. Le groupe a préféré pérenniser ses préceptes, sans prendre de véritables risques. Sans doute s’agit-il du choix le moins préjudiciable.

 

 

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