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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Dernier concert - festival

dEUS - 19/03/2026
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Nicolas Alsteen

Nicolas Alsteen

mardi, 02 mai 2006 03:00

Ahead Of The Lion

Trois Berlin sinon rien ! Petits, ces trois frangins ne jouaient pas en compagnie des autres enfants. Pour eux, ni voitures en plastique ni soldats en bois. Lillian, l’aîné de la famille, n’a pas 17 ans qu’il mord déjà les cordes de sa gratte avec les dents. Très vite, il recrute ses frères (Eve et Bosh Berlin) pour former un groupe, quitter l’école et fuir Saint-Louis. L’échappée donne lieu à une virée sauvage sur des terres essuyées de riffs tranchants. Appuyé par Steve Albini (l’homme qui produit plus vite que son ombre), Living Things enregistre « Black Skies In Broad Delight » dès 2004. Condensé de références courant des Stooges, aux MC5, en passant par les Gun’s n’ Roses et Black Rebel Motorcycle Club, cet album ne sortira pas aux Etats-Unis. Pour des raisons patriotiques, les disciples discographiques d’Oncle Sam refusent d’ouvrir leurs ondes aux graciles rebellions du groupe. Soit, « Black Skies In Broad Delight » ressort de ces jours, troquant son intitulé contre « Ahead Of The Lion », plus rugissant, plus poilu que couillu. Rock’n’roll conquérant, plans piqués chez AC/DC et timbre ténébreux à la Peter Hayes ébauchent une personnalité entendue. En première ligne de cette révolution disciplinée, le single « Bom Bom Bom » et le frimeur « No New Jesus » demeurent passables. Les autres titres ne prônent pas l’émeute attendue. Dommage…

lundi, 20 mars 2006 02:00

L’Autre Bout du Monde

La suite des aventures Fargo s’écrit en français : Loizeau. Et, comme il est difficile de changer ses vieilles habitudes, Emily conserve cette part d’anglicité propre au label parisien. Emily Loizeau demeure néanmoins la première signature Française de la maison. Sur « L’Autre Bout du Monde », son album, la demoiselle s’autorise toutes les dérives. Elle s’amuse de la vie, de la mort. Elle voit rouge, broie du noir et nous conte des histoires rose bonbon. Entre franches rigolades et rengaines funestes, le disque façonne les contours d’une personnalité attachante. Loizeau s’envole ainsi pour 13 titres, sifflés en anglais ou en français, accompagnés ou esseulés. Dans la langue de Shakespeare, « London Town » convoque un volatile prolifique en la personne d’Andrew Bird. Ce dernier se risque même à quelques incartades dans le registre de Molière. Mais auparavant, l’équipée alter-mondialiste de Tryo était venue pousser la chansonnette « Voilà Pouquoi » autour d’un feu de bois. Une petite frivolité au cours de laquelle on apprend ‘pourquoi’ Chirac est plutôt un blaireau. Entre Andrew Bird et Tryo, Emily l’avoue : elle ‘ne sait pas choisir’. Alors, c’est Frank Monnet qui est invité autour d’un « Jasseron », histoire de trancher et de remporter le prix du meilleur duo. En solo, Emily Loizeau offre de délicieux moments à ses auditeurs. Divaguant sur ses tourments, la belle dévoile une intrigante part de féminité. Loin des seins siliconés, des Wonderbra matelassés au bubble-gum, Emily Loizeau révèle les craintes, les jalousies et les joies des filles. Tout ce qui plaît réellement aux garçons. Toutes ces choses que les hommes ne comprendront sans doute jamais se trament ici. En filigrane de quelques chansons qui migrent lentement dans nos têtes. Au rythme de Loizeau : toujours plus haut.

mardi, 25 juillet 2006 03:00

The Loon

Histoire moderne. La nouvelle s’est répandue sur la toile. Tapes’N Tapes serait la nouvelle sensation post-Arcade-Monkeys-Say-Yeah. En matière de hype et de dopage de mode, Internet constitue désormais un catalyseur essentiel pour l’industrie du disque. Alors, les Tapes’N’Tapes sont-ils aussi brillants qu’Arcade Fire ? Aussi jeunes et énergiques que les Arctic Mokeys ? Aussi mélodiques et catastrophiques sur scène que Clap Your Hands Say Yeah ? De ces questions découlent quelques éléments de réponse. Josh Grier et ses trois acolytes possèdent, de toute évidence, un talent harmonique débordant d’une énergie juvénile déjantée. Rôdé par des concerts en compagnie de Futureheads ou du Brian Jonestown Massacre, Tapes’N Tapes s’est forgé une puissante expérience scénique.

Côté musique, on continue d’épuiser les accotements du carcan du moment : Talking Heads + Pavement + Pixies + Neutral Milk Hotel = succès immédiat. Pour l’instant, cet ingénieux mélange tient toujours la route. A l’image de « The Loon », premier album de ces drôles de Tapes’N Tapes.

Venue de Minneapolis, la formation pénètre dans l’antre de la hype armée d’un fuzz-folk-rock bricolé de mille astuces. Petites touches de xylophone, d’euphonium ou de flûte viennent, tour à tour, injecter ce subtil grain de folie dans la musique du quatuor. En découle de belles réussites : The Illiad », « Insistor » ou « 10 Gallon Ascots ». A ce jour, Tapes’N Tapes n’a pas encore revêtu le maillot jaune de leader. Mais la pression est énorme. Sauront-ils s’imposer en patron ? Tout dépendra certainement de la rigueur des autres concurrents dans la montée vers les sommets.

 

 

lundi, 20 février 2006 02:00

Rocket DIY

Parachutage diachronique. Kenny Anderson, alias King Creosote, remue les unités sonores d’un genre élémentaire: le folk. Chez lui, la tendance est toute britannique. Autrement dit, Dylan a la main coincée dans sa gratte. Ici, la musique tourne à la folie, la démence démesurée, la démesure démentielle. En prise direct avec l’univers de Nick Drake, le folk de King Creosote n’alimente pas la rubrique ‘new weird’. King Creoste touche au baroque. Au sens noble du terme, il superpose les couches, amoncelle les notes et s’abandonne dans l’abondance de trois accords primaires. Sans relâche, il les tient, les serre jusqu’à en retirer l’essence ultime. Après l’initial « Kenny and Beth’s Musakal Boat Rides », ce deuxième disque est propice aux nuits banches. « Rocket DIY » est un soleil perché dans les étoiles, un puit de lumière plongé dans l’obscurité. La créativité excentrique du bonhomme tend pourtant à faire oublier la richesse mélodique qui se trame en filigrane de ces 12 titres faussement désabusés. Les trouvailles électroniques côtoient l’inventivité. La rencontre naturelle : aucune préméditation auxiliaire. Croisée quelques mois plus tôt sur le dernier album de Magnétophone sous le titre « a sad Ha Ha », la chanson « Circled my demise » retrouve toute sa simplicité, une candeur limpide, rafraîchissante. Haute volée d’innocence, de pureté, « Rocket DIY » se plante devant les discographies de Badly Drawn Boy, Nick Drake, Elliott Smith, Syd Barrett et autres Sebadoh. Et attend patiemment sa place dans la discothèque idéale de tous les amateurs du genre.

Les Luxembourgeois ne sont pas tous courtois. Prenez les Kitshickers, par exemple. Ce quatuor résume son manifeste ensanglanté en cinq titres, esquissés comme le plus beau credo des damnés : « ...and what else do you need... », « ...to be happy again », « ...cause your all life... », « ...you knew... », « ...you were already dead... ». Que les réjouissances commencent ! Après avoir pénétré la pénombre afférente aux lugubres illustrations de la pochette, l’album fait toute la lumière sur cette musique planquée aux rebords du grunge, de la noise et de futilités démonstratives (une remise au goût du jour du tapping de Van Halen, quelqu’un ?). Plus psalmodiés que chantés, les textes surgissent dans les compositions à intervalles irréguliers : le plus souvent entre un sample et une odyssée instrumentale. Les riffs sont lourds, pesants et puis, tout à coup, les éclaircies festives s’offrent le luxe d’une clôture jouissive. Ailleurs, des hurlements démentiels crispent nos encablures nerveuses. La crise passée, les envolées de guitares nous emmènent sous d’autres cieux. Moins nerveux, presque heureux de vivre, nous percevons alors le bout du « Miracle ». « ...So That’s The Miracle Of Life... » demeure un album concept de premier ordre. Et c’est déjà tout un programme...

mardi, 25 juillet 2006 03:00

Chinese Democracy !!!

Le rock se régénérerait-il à grandes doses d’auto-parodie ? C’est, en tous cas, le précepte que semble déployer Kitty et ses indissociables Kowalskis. D’ailleurs, à la vue de l’intitulé de cet album, on peut imaginer qu’Axl Rose va nous traîner Kitty et ses potes en justice. Imaginez : Kitty and the Kowalskis écroués pour plagiat d’une bribe d’idée de l’intitulé de l’hypothétique nouvel album des Guns’n Roses. Néanmoins, le clin d’œil est sympathique. Tout comme les hommages successifs à Dee Dee Ramone et Joey Ramone. Sans compter un amour ostensible (et sans limite ?) pour les compositions des quatre frangins et de Blondie. Mais cet humour décalé entache sérieusement la crédibilité du nouvel album de Kitty and the Kowalskis. Et, à première écoute, on ne peut s’empêcher de les cataloguer dans les rangs des pasticheurs officiels de l’ère CBGB. Et ces clichés ne rendent pas forcément service au rock’n’roll. Pour la petite histoire, nous ne retiendrons qu’une sentence à l’égard de Kitty and the Kowalskis : ‘They were a happy family’.

lundi, 13 mars 2006 02:00

Inside In / Inside Out

Fraîchement débarqués de Brighton, mère patrie des filles d’Electrelane, voici les garçons de The Kooks. Quatuor né de la cuisse de la Prude Albion, reflet concentrique d’une tranche de Britpop électrique. D’abord, The Kooks : un patronyme en forme de révérence à Bowie et son inusable « Hunky Dory ». Ensuite, la musique : à l’approche de leur vingt ans, ces lads ne s’en cachent pas : la chanson qui les a réunis pour la première fois autour des instruments était bien « Reptilia » des Strokes. Contemporains, enfants d’un siècle, les musiciens échappent pourtant au cloaque de clichés dans lequel sombrent moult avatars de proto-post-punk. Leur force ? L’art de renouveler l’emballage. En d’autres termes, The Kooks croisent les références sans se soucier des vétérans. La démarche peut sembler agaçante mais conserve un certain potentiel : « Eddie’s Gun », « Ooh La » en témoignent. En traversant ce premier album, des âmes s’élèvent : Dexys Midnight Runners, Supergrass et autres Coral. La recette est spontanée et la sauce prend sans mal. Quelques mimiques des-déjà-oubliés Dogs Die In Hot Cars et petites transgressions punks efféminées à la Hot Hot Heat ramènent pourtant « Inside In/Inside Out » sur terre. Légères déficiences qui obligeront The Kooks à défier l’adversaire pour, peut-être, s’imposer au plus haut des charts d’une Nouvelle Musique Express.

mardi, 22 août 2006 03:00

Business

En provenance du New Jersey, ces quatre touffes ébouriffées sont à l’image du monde entier : câblés en permanence sur les chaînes télé. A l’écran, les derniers clips de Green Day et Jimmy Eat World passent en boucle. A s’en décoller la rétine ! Lobotomisés, Misha Safonov (chanteur et guitariste d’origine russe), le batteur américain Dan Di Liberto et les deux Roumains, Vlad et Matei Gheorghiu, consacrent leur jeunesse à singer les riffs télévisés de leurs modèles médiatisés. Aussi, à son tour, Jet Lag Gemini pourrait-il se payer une petite gloriole. Le temps d’un gentillet single pop-punk (« Don’t Leave Me Hanging »), le groupe squatterait le téléviseur. Pop-punk ? D’ici, on voit déjà quelques crêtes vertes fluo s’hérisser... A la grande tristesse des fans des Ramones et autres Damned, les blousons cuivrés de Jet Lag Gemini sont taillés pour les charts... Cependant, ces quatre enfants ne sont pas méchants. « Business » renferme 6 titres énervés à écouter sur une rampe de skate entre un ‘ollie’ et un ‘flip’. Mais une fois la planche au placard, le « Business » peut attendre...

mardi, 25 juillet 2006 03:00

Real Life

Elle rêve encore d’accompagner Grace Jones ou Patti Smith. Pourtant, Joan Wasser, alias Joan As Police Woman, a déjà joué en compagnie des plus grands : Lou Reed, Nick Cave, Antony & The Johnsons, Rufus Wainwright, Sparklehorse et autres Scissor Sisters. Quels artistes peuvent aujourd’hui se targuer d’une telle carte de visite ? La question reste sans réponse. Pour enregistrer « Real Life », son premier album solo, Joan As Police Woman a décidé de ne plus escorter les stars. Bien au contraire. Notre justicière solitaire a bénéficié des services de Joseph Arthur (sur « Eternal Flame » et « Christobel ») et d’Antony (sans ses Johnsons pour « I Defy »).

De son pied-à-terre new-yorkais, Joan aime à fréquenter la fleur artistique de la pop chambrée. De fait, « Real Life » s’assortira à ces petits matins câlins où le lit demeure notre meilleur ami. Les compositions inspirent la quiétude. Et, à l’écoute d’une chanson comme « Feed The Light », les repères s’égrènent. Est-ce la nuit ? Le jour ? Dans cette « Vie Réelle », le matin côtoie le soir. Les caresses se font tendres, les baisers se font entendre. La douceur s’impose, nos sens se reposent. Compagne de tant d’artistes, Joan sera également complice de nos ébats amoureux. Ces moments n’en seront que plus gays.

mardi, 20 juin 2006 03:00

Return To The Sea

On ne les avait pas vus partir... Mais cette fois on les voyait venir ! Depuis l’implosion surprise des désopilants Unicorns, on s’interrogeait. Pourrions-nous encore sourire en nous dandinant sur une énième pop-song ? Qui nous coupera les cheveux quand nous serons partis ? (référence absolue à l’unique album publié par les défunts Unicorns : « Who Will Cut Our Hair When We’re Gone ? ») Toutes ces questions nous minaient sérieusement le moral. Bienveillants, J’Aime Tambeur et Nick Diamonds, deux tiers du trio originel, se retrouvent sous le soleil de Islands. En duo, les Canadiens signent un syllogisme discographique : «Return To The Sea » (NDR: très cohérent lorsqu’on s’appelle Islands). Enregistré dans l’appartement de J’Aime à Montréal, l’album convie tous leurs amis : Regine Chassagne, Sarah Neufeld, Richard Parry (alias le roux fou) et tous les électrons libres d’Arcade Fire, sans oublier le rappeur national Subtitle. Le résultat est confondant d’ingéniosité. Comme si Tim DeLaughter (Polyphonic Spree) s’était accaparé les rennes d’Arcade Fire. Dès l’introductif « Swans (Life After Death) », on retrouve un sourire perdu lors de notre dernière coupe de cheveux. Pour danser jusqu’au bout de la nuit en consommant des myriades de substances psychotropes, rien de tel qu’un bon tube de la trempe de « Don’t Call Me Whitney, Bobby ». Pour délirer aux sons des violons, flûtes, orgues, clarinettes et autres sonnettes (de vélo ?), une bonne dose psychédélique de « Rough Gem » devrait convenir. La tête dans les étoiles, le bulbe rachidien sur une autre planète, on balance notre squelette au soleil sur la musique des Islands. Que l’été commence ! Il durera toute l’année...

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