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dEUS - 19/03/2026
The Wolf Banes - De Casin...
Nicolas Alsteen

Nicolas Alsteen

mardi, 16 mai 2006 03:00

X-Amounts

Détonante de punk funk sonnant et trébuchant, « X-Amounts » s’inscrit comme le premier album dans la genèse des Canadiens de Controller.Controller. Après les fracas jouissifs répandus sur nos tympans par l’irréprochable E.P. « History », nous attendions le retour de la charge épileptique éprouvée lors de cette mise en bouche. Dans un premier temps, l’excitation cède le pas à la déception. Les mélodies catchy vociférées par l’indomptable Nirmala Basnayake se défilent à la faveur de riff de défilés. Grande mascarade post-punk, « X-Amounts » doit davantage se concevoir comme une machine à danser. C’est là, sur le dance-floor, que ce disque crache son venin : un poison fait de rythmes ondulatoires, d’hymnes aux tortillages incandescents. La force de frappe de « Poison/Safe » plonge les projections chatoyantes des sunlights dans un noir glacial. Les vibrations se font alors vitales, les déhanchements s’accélèrent. Toujours plus rapide, le beat côtoie le riff. Controller.Controller célèbre le point de rencontre entre The Rapture et les Yeah Yeah Yeahs. Au moindre faux pas de Karen O, Nirmala squatte les ondes. Pour une danse qu’on devine incontrôlable. Incontrôlable.

mardi, 04 juillet 2006 03:00

Sorry I Made You Cry

La pochette du dernier album de The Czars est explicite. La larme à l’œil, le regard figé de l’ange déchu se déporte sur la droite, laissant une large place à l’ultime intitulé discographique du groupe de Denver : « Sorry I Made You Cry ». Après plus de dix ans d’existence, la bande de John Grant jette l’éponge. Dans l’indifférence la plus totale, The Czars s’arrête au bord du chemin pour chanter une dernière fois. Alors, il glorifie tous ces groupes et artistes qui les ont influencés tout au long des années. Les chants traditionnels, les classiques country chantés par Loretta Lynn (« I Fall To Pieces ») ou Tim Buckley. Même à l’agonie, The Czars chante ses héros. La démarche est belle, sincère. Mais, au final, qui se souviendra de ce timbre ténébreux, de ces petites tristesses de crooner invétéré ? Pas grand monde. La vie est injuste. « Sorry I Made You Cry ». Mais il est trop tard pour pleurer...

mardi, 16 mai 2006 03:00

Names, Dates & Places

‘Morne pochette, triste album’. Le syllogisme démontre ici ses limites. Certes, l’emballage des Danois a triste mine. Pourtant, à l’écoute des douze titres proposés sur la circulaire digitale, la donne change de camp (ou de site, c’est au choix). D’abord, ce nom : Campsite. Et ce titre : « Names, Dates & Places ». L’hypothèse est trop belle : nos amis sont des ‘festivo-concerts-ovores’ des plus assidus. Des noms, des dates et surtout un ticket d’entrée, implacable condition pour participer à la fête, au concert rêvé. Ne reste plus qu’à trouver une place dans le camping et Campsite nous sort un premier album ! De concerts en concerts, les références se sont accumulées. Elles forment aujourd’hui un joli monticule que le quintette danois cache très maladroitement : Interpol, The Strokes, en tête. Pour les fringues, les solutions sont à chercher du côté de Green Day et… d’Interpol. Bien qu’attrayante, la musique de Campsite traîne péniblement le poids de ces modèles récurrents. Au chant, Johannes Nidam s’en donne à cœur joie, sans jamais parvenir à ses fins. Ce disque manque d’un liant, d’une étincelle. Une plus-value qui éloignerait l’approche du groupe du simple copier-coller. A ce jour, Campsite se présente comme une bande de suiveurs, déjà bien heureux de posséder un ticket pour le prochain concert de Bloc Party. Et puis, vivement les festivals ! Histoire de ne pas camper sur ces positions.

mardi, 31 octobre 2006 02:00

This is Hazelville

'Doit-on maintenir le cap sur l’Angleterre mon Captain ?' Oui, oui, mes braves, à fond les pistons ! Nous allons courser Keane, les couler et empocher le pactole. 'Très bien mon Captain !' Premier album de la discographie des Londoniens, « This is Hazelville » joue des coudes pour se frayer une place sous les gouttes de pluie de la pop britannique. Produites par Trevor Horn (Lisa Stansfield, Tom Jones, Pet Shop Boys, Belle and Sebastian, etc.), les onze chansons de cet album se noient (étrange pour un Captain n’est-il pas ?) dans une mer d’arrangements. La simplicité et la spontanéité relayées dans les cales, Captain fait preuve d’enthousiasme lorsqu’il s’agit d’écrire des tubes potentiels pour une hypothétique nomination au Mercury Music Prize. « Broke », « Glorious » ou « Frontline » font alors figure de porte-drapeaux (de corsaire ?). Le seul point fort de Captain repose sur cette complicité vocale, unissant les timbres de Rik Flynn et Clare Szembek. On notera même un bon moment passé à l’écoute de « Wax », un joli morceau égaré dans ces flots surproduits. L’ensemble du disque ne suscitant en définitive que trop peu d’intérêt. Bref, sur ce coup là, le Captain est accroché...

lundi, 13 mars 2006 02:00

Little Rock

Rigole, pisse dans ton froc. C’est quoi ce truc ? Tes ancêtres t’ont laissé un disque en héritage ? Pour tous les atrophiés du bulbe rachidien qui se risqueraient à telle allégation, une solution existe : courir loin de chez moi ! Oui, Hayes Carll a une sale gueule ! Mais sa musique est traversée d’une sève essentielle, d’une imagerie américaine que ne peuvent renier les passionnés, adorateurs de Johnny Cash, Merle Haggard et autres Townes Van Zandt. Seul à la guitare acoustique, notre homme écume les accords comme les bars de la Côte Ouest. Le troubadour balancé au bord de la route. L’homme seul face à son destin. Une vie à traverser, une gratte pour seul allié. Hayes Carll est de ceux-là. De ces gens qui ont planté leur existence entre six cordes. Typiquement yankee dans sa conception, ce deuxième album traverse le cœur de 50 états en moins de 11 titres. Allergiques à cette expression typiquement ricaine, passez votre chemin ; laissez ce monsieur en compagnie de ses tourments. C’est suffisant. Il se contera de séduire quelques âmes rencontrées au bord du chemin.

mardi, 12 septembre 2006 03:00

Les Lys Brisés

Une Barbara méditerranéenne ? Une Nico hexagonale ? En écoutant Barbara Carlotti chanter, on songe à ces deux icônes de la chanson. Ces références mortelles entendues, on ne peut s’empêcher d’évoquer Françoise Hardy. L’ombre de l’égérie pop des sixties plane indiscutablement sur « Les Lys Brisés ». Ce premier album dévoile une artiste élégante. Entre pop romantique et chansons littéraires, la chanteuse pose sa voix. Ouvertement, sans ambages. Sensuels, les mots évoquent des histoires d’amours insensées, des rêves retardés. Les chansons de Barbara Carlotti sont intemporelles, soigneusement conservées dans un écrin de douceur. Plus personne ne chante de cette façon. Voilà la clef du chant de Barbara Carlotti. Ce côté suranné, un peu désuet, résonne sur notre platine comme le plus bel écho d’un passé fantasmé. Tellement vraies, ses paroles nous font rêver : ‘le malheur sur la Côte d’Azur. C’est que jamais rien ne dure’ (« Cannes »). Dandys décadents, démesures et autres curiosités participent aux bris de ces Lys. Et c’est un délice.

lundi, 03 avril 2006 03:00

Etiquette

Binoclard, barbu, paumé aux portes de Portland en compagnie d’un synthétiseur eighties pour mioches (le non moins célèbre Casiotone), Owen Asworth a contemplé les moindres détails de son existence : ses amis, son entourage, ses disques, etc. Irrémédiablement, ses souvenirs l’emmenaient dans des dérives monotones où Casiotone demeurait son seul compagnon d’infortune. Pour ses trois albums précédents, Owen Ashworth, alias Casiotone For the Painfully Alone, a toujours opté pour le dépouillement de quelques touches blanches, coincées sur des accords en mi. Mineur, le succès demeure confidentiel. Adulé par une cohorte d’aficionados romantiques au cœur trop souvent brisé, Owen tenait à revoir son univers. Revirement, changement d’« Etiquette ». Et derrière celle de Casiotone For the Painfully Alone, il ne reste qu’Owen. Cependant, sur le pallier de son nouvel album, on verra encore deux intrusions de cet impassible Casiotone. Pour le reste, les instruments s’invitent à dessiner les contours d’une « Etiquette » millésimée. Du piano, de l’orgue, des cordes, des flûtes, une pedal steel et, toujours, cette voix nostalgique qui vous balance la mélancolie sous les spotlights du dancefloor. Le quatrième album de Casiotone For the Painfully Alone est magnifique. Sur “Scattered Pearls”, il nous conte les confessions d’une jeune fille. En discothèque, celle-ci s’affole de la perte du collier en perle de sa grand-mère. Les nappes de synthés ravivent ici un goût pour la dance que l’on pensait éteint à jamais. “Holly Hobby” ressemble à une comptine sixties pour un girl group postmoderne. Toutes ces histoires sont à chialer. Et le pire ? C’est qu’on y revient sans cesse. On pose cette « Etiquette » dans un coin de notre discothèque. On se jure de la laisser y reposer quelques temps. En vain. Le constat est affligeant. Mais tellement plaisant.

mardi, 30 mai 2006 03:00

Love On Depression Street

Le titre de cet album nous a directement intrigué : « Love On Depression Street ». Il était là, gisant sur une table, entre une montagne de disques et quatre bières. La dernière gorgée éclusée, le temps est alors venu d’écouter ce premier disque des Suédois de Clay Allison. Paru sur ses terres en 2004, « Love On Depression Street » parvient enfin à nos oreilles. Du coup, l’émotion nous envahit. Comment expliquer qu’un tel album atteigne seulement nos contrées ? Les cinq membres de Clay Allison ne sont peut-être pas étrangers à cette déroutante situation. Aux choix : projectionniste, informaticien ou prof, ces musiciens entretiennent simplement une passion pour la pop dans ce qu’elle possède de plus fragile. « Love On Depression Street » pose un constat ingrat : les places sont comptées. La pop n’ouvre plus ses portes aux plus doués. Juste aux plus vendeurs. Aujourd’hui, même Badly Drawn Boy peut se faire du souci. Ahh mon pauvre Damon Gough, si tu savais ! Tous ces petits Keane sont en train de te rendre la vie impossible… A toi et ton bonnet, mais aussi à tes potes de Clay Allison et tous ces gens qui, de Sixteen Horsepower à Josh Rose en passant par Ron Sexmith, connaissent le véritable sens de la délicatesse.

Chez Clay Allison, on revendique davantage un héritage britannique, des allures de Mansun, Doves, voire des Smiths. L’évidence mélodique n’est pas la moindre qualité du quintet. Les onze titres de cet album ridiculisent nombre de productions contemporaines. « Good, Clean », « Aftermath », « Red Inside », « No Need » sont autant de tubes potentiels. Le reste du disque est à tomber. Sur la tête, à la renverse, sur le cul. Tomber dans toutes les positions. Les chutes répétées ne changeront rien à la donne : Clay Allison fait désormais partie intégrante de tous ces artistes de qualité, volontairement oubliés par une industrie obnubilée par son portefeuille et la publicité.

 

lundi, 23 janvier 2006 02:00

Clor

Les rencontres dans les bars, c’est toute une histoire. A l’ombre d’un pub londonien, Barry Dobbin et le guitariste Luke Smith s’élaborent des plans d’ivrognes, des chimères de comptoirs avant de s’essouffler sur le dance floor jusqu’aux petites heures. De ces périples alcooliques, les deux amis en ont gardé l’espoir et le rêve de s’enregistrer un disque. Planqués comme deux reclus dans l’appartement de Smith, voilà donc qu’ils décident de donner substance à leurs aspirations dansantes. Ensuite, c’est une autre histoire, hors des bars. Barry, au chant, et Luke, derrière sa six cordes, rejoignent trois autres troubadours. Baptisé Clor, le quintet cherche à créer une musique rétro futuriste, rêche, primitive, aussi bien capable de s’exprimer sur le dance floor que dans les clubs de rock. Conséquence logique de ces annales : un premier album éponyme. Au total, 11 titres se bousculent au portillon d’un héritage revendiqué (ou très mal dissimulé ?). Les Sparks et Pavement, en tête, les compositions rallient une scène où guitares et synthétiseurs tentent mutuellement de s’arracher le cœur. La bataille est sans merci et quelques tubes sortent discrètement de la castagne : « Good Stuff », « Outlines », « Love+Pain ». La volonté et la hargne ne sont pas les moindres attributs de Clor. Malheureusement pour eux, d’irréductibles lads se sont déjà lancés à l’assaut du créneau. Maxïmo Park, Art Brut, voire le projet Brakes, alimentent en effet la folie éphémère d’un genre déjanté. Chez Clor, la graine de folie doit encore…éclore : dans l’attente de jours meilleurs.

mardi, 04 juillet 2006 03:00

One Way, It’s Every Way

Derrière le projet australien Clue To Kalo se cache Mark Mitchell, travailleur de l’ombre d’une pop-song artisanale brodée sur des lichettes de boucles électroniques. Un peu à la manière d’un Marc Bianchi au sein de Her Space Holiday, Mitchell met en musique ses songes et ses envies. Seul derrière les claviers, une guitare en bandoulière, il esquisse un univers délicat où les notes se répètent et les sons se ressassent. Jamais assommant, « One Way, It’s Every Way » impose sa quiétude au gré de 10 chansons joliment troussées. De « Ignore The Forest Floor » à « The Just » en passant par « Nine Thousand Nautical Miles », tous les titres de cet album s’écoulent paisiblement. Pourtant, l’élément déclencheur manque à l’appel. Le déclic mélodique ne se produit pas et la lassitude menace chaque seconde de ce disque sans jamais parvenir à pervertir complètement l’enregistrement. Au risque de nous ennuyer, nous passerons notre chemin en méditant : « One Way, It’s Every Way »...

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