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Epica - 18/01/2026
Hooverphonic
Nicolas Alsteen

Nicolas Alsteen

mardi, 06 juin 2006 03:00

Back To The Web

Peu connus chez nous, les Américains de Elf Power ne sont pourtant pas les premiers venus. « Back To The Web » s’inscrit ainsi dans la discographie du groupe comme le huitième album de la généalogie. La formation, originaire d’Athens (NDR : en Géorgie, pas en Grèce), demeure effacée par l’ombre de REM, son illustre voisin de pallier. Moins obnubilés par la FM que la bande à Michael Stipe, Elf Power officie au cœur de l’indie rock américain. Mercenaires, planqués derrière le timbre d’Andrew Rieger, nos Américains revisitent les frasques psychédéliques des Flaming Lips, mais sans l’aplomb d’un Wayne Coyne. Plus introspective, ostensiblement tournée vers les décors de l’americana, la musique de Elf Power convie violons et contrebasses au grand mariage des guitares. La cérémonie compte quelques bons moments (« Somewhere Down The River », « King Of Earth ») et les invités du banquet affichent un sourire de circonstance. Mais une fois les réjouissances terminées, la vie reprend son cours. « Back To The Web » est là, quelque part dans nos mémoires. Mais il n’a guère marqué nos esprits.

mardi, 25 juillet 2006 03:00

The Empire Strikes Back

Connaissant la maison ‘In The Red’, on s’étonne des premiers accords de country alcoolique servis en apéro sur le nouvel album des Country Teasers. Ce côté alcoolisé colle bien à l’image du label. Cependant, aucune trace de riffs déchirés à la "In The Red" chez les Ecossais de Country Teasers. Sur « The Empire Strikes Back » on se trouve davantage du côté obscur de la force lo-fi. Les onze titres du disque nous emmènent ainsi à l’arrière d’un cabaret déjanté où la country est revisitée à grandes lampées de rhum. C’est plombé, inachevé et enregistré à l’arraché. Au centre de cette incartade country pour pochard mélomane, un thème vital maintient l’auditeur sur ses guiboles : la place des races et du racisme dans la transformation politique de la Grande-Bretagne. Là, on se marre moins, bande de soiffards ! Curieusement, ces bonnes intentions s’ancrent difficilement dans l’univers musical de Country Teasers. Imaginez un groupe de sacs à vin en train de philosopher sur l’impact politique qu’aurait pu avoir Johnny Cash sur le répertoire des Liars. Et, peut-être, comprendrez-vous pourquoi les débats ethniques semblent inappropriés à la musique des ces drôles d’Ecossais. Reste que tout le monde reconnaîtra les mérites de l’alcool : ‘in vino veritas’.

mardi, 17 octobre 2006 03:00

How Clean Is Your Acid House ?

Electro dance punk ? Indie rocktronic ? Autant d’interrogations soulevées par la musique de quatre férus de post-punk en manque de sensations électroniques. James Hamilton, Stephen Livingstone, Greg Paterson et Simon Ward ressemblent à des étudiants modèles d’une Art-School de Glasgow. Chemise cintrée, frange peignée, col en ‘V’, futal moulant. Plutôt élégant. Leur premier mini album s’intitule « How Clean Is Your Acid House? » La question est posée. Mais sous acide, la réponse se passe de commentaires. Le trip sera donc instrumental. A ce jeu là, nos petits smileys hésitent entre la chaleur des guitares et la rigueur des laptops. Erigée en mode d’action, cette hésitation apporte aux Errors un flux créatif récréatif : pédales fuzz et riffs de guitare nerveux anesthésiés par quelques touches electro sorties de l’esprit cybernétique d’un laptop déjanté. En sept titres et moins d’une demi-heure, ces rejetons de la pilule ne commettent aucune erreur (Errors ?) notable. Ça vaut bien un petit coup de 'Klaxons', non ?

lundi, 13 mars 2006 02:00

Les choses en face

Faire valser les gens à contretemps ? Un soir de Saint-Sylvestre, orchestré d’effets pyrotechniques joyeux, Joseph a détourné les yeux, ressassé cette immuable question. Les idées noires côtoyaient désillusions et revers amoureux. « La vie était une putain ». Temps de se prendre en main, de chercher de meilleurs lendemains. Entre hésitations et déterminations, Joseph s’affuble d’un patronyme métropolitain. D’Anvers débarque des bouches éponymes d’une station de métro du IXe arrondissement. Paris : ces trottoirs, sa vie nocturne, taciturne, nostalgique, impossible. Les thèmes se bousculent aux portes du répertoire de Joseph d’Anvers. Les rencontres aussi. Comme celle, décisive, en compagnie de Daniel Darc. De bars en salles indescriptibles, le musicien gagne finalement ses jalons sur une compilation des Inrockuptibles. L’univers personnel de Joseph s’orne alors de nouvelles contributions. Celles de Jean-Louis Piérot (Daho, Brigitte Fontaine, Bashung) ou de Miossec demeurent déterminantes. Au bout du compte, Joseph d’Anvers étale ses sentiments et regarde, enfin, « Les choses en face », son premier album. Quatorze titres, ni trop tristes ni trop mélancoliques, qui empruntent un itinéraire subtil, posé entre la trame de Dominique A et les confidences de Miossec (en duo sur « La vie est une putain »). L’ombre de Daniel Darc, aussi, n’est jamais très loin. Un disque sombre et, paradoxalement, haut en couleurs. Ces textes précieux s’installent dans les oreilles des malheureux, des cœurs brisés, au gré d’une production impeccable. Mais ce disque n’est pas l’apanage exclusif des âmes tourmentées. Un tout un chacun somnole inconsciemment en filigrane des jolis refrains de Joseph d’Anvers. Les belles chansons (« A contretemps », « Nos jours heureux », « Comme un souffle ») s’alignent. Sans se ressembler, elles donnent envie d’aimer, de rêver. De se laisser vivre, toujours avec le sourire.

mardi, 08 août 2006 03:00

Waterloo to Anywhere

Excès, réjouissances, gloire et désolation. Avant un retour acclamé au sein des Dirty Pretty Things, l’ex-Libertines Carl Barat a côtoyé diverses émotions. Variables, contradictoires. Toujours intenses. « Waterloo to Anywhere » tourne sur la platine. Les yeux fermés, on ne peut s’empêcher de songer à la fulgurante fratrie Doherty-Barat. Oui, le sang des Libertines coule ici, au coeur de la nouvelle formation de Carl. Tout comme il coulait à travers « Down In Albion », l’album des Babyshambles de Pete. Globules blancs drogués pour l’un, globules rouges alcoolisés pour l’autre. C’est à ce prix que les Libertines sont partis. Que les tabloïds sont arrivés.

Aujourd’hui, Carl Barat s’est relevé. Il repart au combat, épaulé de son lieutenant libertin Gary Powell (batterie), de Didz Hammond (ancien bassiste de Cooper Temper Close) et d’Anthony Rossomando, substitut officiel de Doherty (également chez les Libertines agonisants) auprès de Barat. Le son résonne. Sale, déglingué et vintage à souhait. « Waterloo to Anywhere » sonne comme une suite des aventures discographiques des Libertines. La complémentarité des voix en moins, l’assurance en plus. Les Dirty Pretty Things assurent. Cela s’entend. « Deadwood », « Bang Bang You’re Dead », « Gin & Milk » constituent d’impeccables brûlots post-punk. Cette redoutable perfection est à la fois la force et la faiblesse de ce « Waterloo to Anywhere ». Les guitares sont parfaitement crades, la voix de Barat est exceptionnellement identifiable. Dans un monde parfait, le temps serait aux grandes réjouissances. Malheureusement, l’imperfection demeure le maître mot de notre époque. Et pour signer un classique, il faut comprendre son siècle, l’interpréter en musique. Les Libertines y ont laissé la vie. Les Dirty Pretty Things vivront ! Mais peu importe : nous nous amuserons...

mardi, 14 février 2006 02:00

The Player

Hommage balourd au film « The Player » de Robert Altman, le quatrième album studio de Daan déroute. Une fois de plus... Après quelques morceaux de bravoure opérés en compagnie de Dead Man Ray, Daan Stuyven s’en est allé. En solo, ce sera Daan : pour le meilleur et pour le pire. A l’écoute de ce nouvel album, un constat s’impose : l’apogée créative et populaire du musicien est passée. C’était en 2004, les doigts en ‘v’, nous acclamions la sortie de « Victory », une collection de hits disco pop outranciers et réjouissants. Mais depuis, Daan a cherché à métamorphoser sa pop synthétique. Et tout ne s’est pas déroulé comme prévu. « The Player » en témoigne. Pas de tube dance de l’envergure de « Housewife » sur ce disque, pas d’« Eternity » non plus. D’ailleurs, de son propre aveu, Daan commence franchement à trouver cette chanson absurde. Dommage. Cette absurdité nous plaisait...

Après un voyage aux Etats-Unis et quelques coups de sécateur dans le « Jardin secret » d’Axelle Red, Daan a esquissé les bases de « The Player », compilation décevante de titres grandiloquents, souvent énervants. Cette fois, le dandy flamand chante en anglais, en français et en allemand. Après les frasques d’un single éponyme fort léger, le nouvel album se perd dans de bas fonds, souillés de pauvres touches jazzy et de résidus électroniques estampillés eighties. En allemand, ce n’est pas très alléchant. D’entrée de jeu, Daan se risque à chanter dans la langue de Goethe sur « Mirror ». Le résultat est (d)étonnant : un morceau composé pour une collaboration future entre Rammstein et Hooverphonic ? Qui sait... Le reste de l’album creuse cette même veine. On y entend Daan épuiser tout son registre de cyborg d’opérette sur un tapis sonore eurodance de mauvais aloi. Alors, qui dit mieux ?

 

mardi, 22 août 2006 03:00

Reverse

C’est l’histoire d’un duo, guitare-batterie pour la forme. Un homme, une femme : un couple, un vrai. Cette fois, pas de décorum : oubliez le rouge, le blanc. Bienvenus chez The Dagons, formation de la belle Karie Jacobson et du solide Drew Kowalski. Unis par l’amour, nos deux tourtereaux explorent les strates hallucinogènes d’un blues-rock psychédélique. Ici, la fille occupe le devant de la scène. Dans l’urgence, elle égorge sa guitare, délivrant des riffs étouffés. De sa voix, elle prêche une dernière messe : gothique et romantique. Rendez-vous étrange, inattendu.

Nous sommes ici au carrefour des trips cosmiques des Fiery Furnaces (« Scylla »), d’un rock garage lorgnant du côté des White Stripes (« How To Get Through The Glass », « Reverse ») et d’un plongeon mystique digne des Faun Fables (« In Gingham », « Helium »). Véritable monde parallèle, l’univers des Dagons colporte une aura transcendantale. Bande son rêvée des défonces dominicales du gourou de la secte des lapins chiliens, la musique du duo s’inhale comme une bouffée d’air impur. Une odeur d’interdit nous chatouille alors les sinus. On y retourne. Encore et encore. The Dagons ou comment prendre goût à l’interdit.

lundi, 27 février 2006 02:00

L´émeraude (2)

« L’Emeraude », pierre précieuse du printemps éternel, brillance insoumise, pied de nez au diamant. Oui, Daphné est de celle-là. Elle joue sur un timbre sauvage, indomptable. Les mots se suivent. Sans se poursuivre, ils recherchent un sens. En vain. Alors, ils se mélangent, s’égarent, glissent, font des bulles. La voix de Daphné tend à l’abstraction, au surréalisme sonore. Un monde imaginaire, un paysage poétique où s’esquissent ces textes improbables. Daphné aurait pu s’accrocher à la branche hybride de Camille, déverser son univers au gré d’une Nouvelle Vague. Il n’en sera rien. « L’Emeraude » de Daphné restera emprisonnée dans une mine abstraite. Simple objet de convoitise qui suscitera les passions de quelques collectionneurs de préciosités.

mardi, 26 septembre 2006 03:00

Darkel

Que les sceptiques se rassurent : il n’y a guère de changement dans l’Air. Après avoir travaillé comme des forcenés sur l’album ‘solo’ de Charlotte Gainsbourg, Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel, les plus célèbres ressortissants versaillais depuis Louis XIV, ont planché sur la quatrième livraison de Air. Mais pendant l’enregistrement du disque de la fille de l’homme à la tête de chou, Jean-Benoît Dunckel prenait de l’altitude. Une fois la nuit tombée, il endossait son patronyme préféré, sombre et distingué : Darkel. Résultat de cet effort solitaire, un premier album éponyme, beau et synthétique. Certes, « Darkel » évolue à proximité des contrées aériennes de son groupe. Mais le côté singulier de ses dix morceaux légitime l’avènement de ce disque événement. Synthés analogiques, timbres vocodés, instrumentaux extatiques : tous les éléments sont ici rassemblés pour nous faire rêver. Des superbes mélodies inspirées par l’axe McCartney-Harrison (« At The End Of The Sky », « Some Men », « My Own Sun ») aux paradis synthétiques (l’imparable « TV Destroy », « Earth »), Darkel insuffle un véritable courant d’Air frais sur cette rentrée musicale. D’autant plus appréciable qu’inattendu. On respire !

mardi, 04 juillet 2006 03:00

Remember That I love you

On se souvient d’un temps (que les moins de 20 ans...) où Kimya Dawson s’affublait d’un costume de lapin géant tout en donnant la mesure au jeune Adam Green. Ce dernier, déguisé en Robin des bois, accompagnait Kimya au sein des regrettés Moldy Peaches. Mais Adam Green devait en avoir assez de cette scénette anti-folk, marre de prendre aux riches pour donner aux pauvres. Préférant prendre aux riches pour devenir riche, Adam Green abandonna Kimya et Robin s’évada dans les bois pour la carrière solo qu’on lui connaît. Trop sensible, intègre et effacée, Kimya préféra s’engager dans la continuité de ses premiers essais discographiques. Perpétuant la tradition anti-folk délaissée par Adam Green, la voici aux commandes d’un cinquième album solo : « Remember That I Love You ». Après avoir sorti de nombreux disques lo-fi autoproduit, elle récidive par l’entremise de douze titres lorgnant sur les cordes d’un folk urbain. Ce nouvel album de Kimya Dawson ne change guère la donne. L’univers est identique, inamovible. Mais ce disque sent le soleil, les relents des pots d’échappement new-yorkais. Si la notion même d’anti-folk se cherche toujours une définition, il s’agit certainement du pendant le plus citadin de la musique folk. Et, à ce titre, Kimya demeure une des figures de proue de ce mouvement musical. « Remember That I Love You » n’est pas le meilleur enregistrement de Kimya. Mais l’intitulé même de ce disque constitue une confession poignante. On s’en souviendra...

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