Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

" Hedwig and The Angry Inch " est au départ une pièce à succès de Broadway sur un transsexuel déjanté qui veut devenir une star du music business. Joué (et écrit) par John Cameron Mitchell, ce " musical " glam-trash fut même adapté au cinéma (par Mitchell lui-même) et remporta de nombreux prix… C'est gai (gay…), détonant, émouvant, et Mitchell y est époustouflant de démesure (le rôle serait à moitié autobiographique). Mais le meilleur de ce " biopic " à la " Priscilla, Queen of the Desert " reste les chansons elles-mêmes, vraiment au poil : " The Origin of Love ", par exemple, vaut bien l'intégrale de " Grease ". Un vrai tire-larmes, un éloge à la différence, un hymne à l'amour. Pas étonnant qu'elle soit présente à deux reprises sur cette compile-hommage, au début et à la fin, avec comme interprètes Rufus Wainwright et Jonathan Richman (la classe). Il faut croire qu'Hedwig/Mitchell - c'est presque pareil - a réussi son rêve (devenir une star), parce qu'il/elle a plein d'amis plutôt chicos : Frank Black, The Breeders, Bob Mould, Peter Buck (R.E.M.), The Polyphonic Spree, Yoko Ono, Yo La Tengo, Ben Lee/Kweller/Folds ("The Bens "), Cindy Lauper, Sleater-Kinney, Fred Schneider (B-52's), They Might Be Giants,… Du beau monde qui se bouscule au portillon pour y aller de sa reprise, avec plus ou moins d'originalité : mentions spéciales à la version punky du déjà classique " Angry Inch " par les Sleater-Kinney et Fred Schneider, (très New York Dolls), aux délires baba cool des Polyphonic Spree et au capharnaüm spectorien de Yo La Tengo et de Yoko Ono (ou : Wall of Sound vs. Mur du son). A noter que les bénéfices des ventes de cette compile seront versés au Harvey Milk High School de New York, qui accueille en son sein des élèves homo- ou transsexuels.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Tresor Never Sleeps

Tout le monde a déjà entendu parler du Tresor, ce mythique club berlinois qui a permis à la communauté électronique de sortir du ghetto dans lequel la masse bien pensante l'avait injustement parquée. Grâce au Tresor, la techno a gagné en crédibilité et en visibilité, sortant de l'underground pour se poser en mouvement socioculturel et artistique le plus important de ces vingt dernières années. On pourrait gloser là-dessus pendant des pages… Mais on oublierait l'essentiel : danser. Parce qu'avant tout, la techno est une musique de danse, même si depuis quelques années elle se fait de plus en plus cérébrale. Tresor l'a toujours bien compris, en évitant à travers ses compilations de dévier de son objectif principal : faire remuer le bas du dos et les membres inférieurs des clubbers avertis et des autres, même les plus réfractaires à ce boum-boum synthétique. Le beat, la pulsation, le pouls cardiaque : voilà la cheville ouvrière de la musique électronique. Et ici, on en a pour son argent : ça pulse à tout va, sans temps morts. " Tresor Never Sleeps ", nous dit le titre : le message est clair, et passe comme une lettre à la poste. Du début à la fin, ce n'est que succession de titres incendiaires, d'une efficacité redoutable, étudiée (éprouvée) sur le dance-floor. La plupart des titres ici présents sont déjà des classiques chez les habitués du Tresor (British Murder Boys, Jeff Mills, 3 ST vs. Dash, Leo Laker, Joey Beltram,…). Quant aux autres, qu'ils importent dans leur salon l'ambiance ruisselante du club allemand ! Suffit d'appuyer sur " Play " et d'attendre l'arrivée des fourmis… dans les jambes. Un conseil, néanmoins : attendre la tombée de la nuit, pour un résultat plus convaincant. La touche " Repeat " peut toujours servir en cas d'after.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The Magnificent Sounds of… CLICK… and more

Insérez ce disque dans votre lecteur CD, appuyez sur " Play " (petit click), et attendez la grosse claque : plus d'une heure d'électro à toutes les sauces, des rythmes africains de Brandy au spoken word de la divine Ursula Rucker. Gigantesque fiesta où se bousculent les plus grands labels ( !K7,Ninja Tune, Force Inc., Planet E, Mantis,…), ce " Click " d'anthologie fait péter la mousse et les petits fours sur le dance-floor, sans pour autant rouler son monde dans la farine. C'est que la fête n'est pas réservée aux VIP marketing experts en fast food music : ici, on sert du premier choix, des hors-d'œuvre cinq étoiles (Akufen, Total Science, Mr. Scruff, Herbert,…). Pas la peine donc de se serrer la ceinture, il y en a ici pour toutes les papilles : techno, house, jazz, soul, hip hop,… Ce " Click " autorise tous les caprices, sans jamais être indigeste. Si la plupart des ingrédients de ce menu gourmet sont bien connus des plus fines bouches (excepté " Walk The Line ", l'inédit de Dani Siciliano, parolier d'Herbert), personne n'ira se plaindre du côté des cuisines : mieux vaut goûter à nouveau ses mets subtils (les gargantuesques " Deck The House " d'Akufen, " Ain't Changin' " de Recloose et " Minstrel Speak " de Rich Medina et Kemeticjust, en tiercé gagnant) que cracher dans la soupe. Un délice !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The Amos House Collection Volume III

Amos House est une association caritative basée à Rhode Island qui vient en aide aux plus démunis en leur fournissant repas, soins médicaux, formations à l’emploi et conseils juridiques. Pour réaliser ses objectifs, Amos House a besoin d’argent, d’où l’idée de faire cette compile réunissant vingt groupes/artistes soucieux de leur prochain : Super Furry Animals, Califone, Wilco, Azure Ray, Hayden, Her Space Holiday, Wheat,… Au-delà de l’importance d’un tel projet, on est frappé par la qualité des vingt morceaux ici présents, et par la cohérence de l’ensemble (country-rock-pop, pour aller vite). Si on connaît déjà les groupes susmentionnés, cette collection nous offre aussi son lot de découvertes : le songwriting épuré de James Williams Hindle, le post-folk doux amer des Clairvoyants, la voix crépusculaire d’Emily Sparks,… A noter également les (splendides) contributions de John McEntire (The Aluminium Group, l’un de ses side-projects) et d’Archer Prewitt, deux électrons libres de la galaxie Thrill Jockey qu’on est toujours content d’entendre. Une belle compile pour une bonne cause.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Switch 4

Quelques mois à peine après le volume 3, revoici Switch, la compile maison de l'émission de Studio Brussel. Au programme, que du bon. En gros le meilleur de l'électro de ces trois derniers mois : le joyeux " What is the problem ? " de Grafiti (alias Mike Skinner alias The Streets), l'énorme " Grey Day " de Zoot Woman, l'excellent " Monstertruckdriver " de T. Raumschmiere, l'incroyable " Freak " de LFO, l'historique " Big Fun " d'Inner City, l'étonnant " Dexter " de Villalobos, l'effrayant " Disconnect " de Plastikman,… Et plus encore : Tiga, Freeland, Audio Bullys, U.N.K.L.E., London Elektricity,… Comme d'habitude, c'est sur StuBru que ça se passe, et ne nous demandez pas pourquoi. Insérez le cd dans votre lecteur et appuyez sur " Play " : vous sentez ce chatouillement sous le genou ? Cette envie irrépressible de lever les bras ? Ce sourire béat qui barre votre visage ? C'est ça, l'effet Switch.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Switch 3

Sous-titrée " Grooves, beats, house, électro, techno, drum'n'bass ", la nouvelle compile StuBru de l'émission Switch devrait faire un carton dans les soirées entre amis : de fait, on retrouve tout ça sur ces deux cd's, remplis jusqu'à ras bord. Sans usurper sa réputation de programme dance-phare de la radio flamande, Switch concocte ainsi tous les 6 mois une petite compilation maison, sur laquelle on retrouve la crème de la scène dance actuelle. Le grand mérite de Switch, c'est de ratisser large, des tubes FM (Buscemi et sa lounge chaloupée, Arsenal et son " Mr. Doorman ", sorte de Bran Van 3000 house vraiment au poil) aux noms moins exposés (Savas Pascalidis, EZ Rollers, Agoria,…). Evidemment, la radio de service public a un cahier des charges à respecter, notamment celle de plaire au plus grand nombre sans tomber dans le commercial putassier. Résultat : " Switch 3 " s'adresse avant tout aux férus d'électro (Technasia, FC Kahuna, Matrix,…), mais devrait faire également plaisir aux novices, grâce à une kyrielle de hits bien calibrés pour les dance-floors, et pas trop rentre-dedans (Freaks, Gus Gus, Goldfrapp, Ladytron, Metro Area, Playgroup, Black Strobe, Zongamin,…). Toutes les tendances sont évidemment au programme (le sous-titre), surtout l'elektroklash, fashion oblige. Comme compile résumant bien les dernières tendances dance, " Switch 3 " s'avère presque indispensable… Du moins jusqu'à la rentrée.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Sweety Lounge volume 2

C'est le ‘Bar à thym’ qui nous propose cette compile lounge, forte de " quinze productions originales (sic) et inédites en provenance du Sud de la France ". Pour tous les pauvres provinciaux qui pensent que le " Bar à thym " est un magasin d'huile d'olives, précisons qu'il s'agit d'un bar toulousain " incontournable pour tous les mélomanes venus traîner ses espadrilles dans la région ". Chaque mois, ce bar " à la programmation impeccable et à l'ambiance torride " organise des soirées, les " Sweety Lounge ", dont cette compil est le support plastique (et toc). Mixée par le fameux DJ Bool, on y retrouve tout ce qui a fait le succès de ces sacrées soirées, grands " moments de répit spirituel et onirique dans un cadre aux lumières tamisées "… En gros de la soupe house et balearic, juste bonne comme fond sonore pour les barbecues entre amis, et encore. C'est cliché, convenu, grossier et d'une médiocrité désolante. Au siècle dernier, la firme Muzak proposait déjà une musique de ce genre, faite d'orchestrations anodines et inoffensives pour éviter toute diversion déplaisante. Cette " muzak ", comme la lounge aujourd'hui, était délibérément créée dans un but laxatif : surtout ne déranger, ne passionner personne… Parfaite comme musique " papier peint " à diffuser dans les hôtels et les supermarchés, sorte " d'agréable fond sonore au profit " (dixit la firme), elle permettait de masquer le bruit des climatiseurs et de pousser le client à acheter. Ca fait peur, hein ? Et pourtant c'est ce qui remplit aujourd'hui les bacs de nos disquaires et pollue notre air. De la soupe, oui, de la soupeeee ! ! !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

SoulPower 2

Compilée par Bernard Dobbeleer de Radio 21 et Télé Moustique, " SoulPower 2 " se veut l'exutoire parfait à vos pulsions les plus sauvages. Prenez " A Funky Space Reincarnation " de Marvin Gaye, millésime soul-funk 1978 à faire bramer tous les mâles : une rythmique dantesque s'étalant sur 10 minutes, ponctuée de pics orgasmiques du plus bel effet sudatoire. En cas de panne au lit, à jouer (qui a dit " jouir " ?) très fort, comme tous ces autres classiques de Curtis Mayfield (" Superfly "), Bill Withers (" You Got The Stuff ") et Jocely Brown (" Somebody Else's Guy "). D'accord, rien de bien neuf là-dedans : Dobbeleer assure ses arrières à l'aide des standards déjà maintes fois compilés. Il n'empêche qu'encore une fois, on se laisse pénétrer par ce groove humide et chaud comme, comme… Le deuxième cd s'intitule " Mellow Soul " (le 1er : " Funky Soul ") et propose quant à lui 15 morceaux plus downtempo, à savourer après, après… Barry White, Minnie Riperton, Kool & The Gang, D'Angelo, Sade,… Ensuite, il sera temps de laver ce corps tout dégoulinant et de bien frotter dans les coins des zones érogènes, comme si, comme si… euh, oui, ben bref.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Série Noire 2

Après les compiles du Dr Lektroluv, voici celle des Glimmer Twins, spécialistes en électro 80's tendance EBM/cold wave. Les fans en latex de cette période obscure de la musique pop retrouveront tout ce qu'ils aimaient à l'époque : des boîtes à rythmes martiales, des nappes de synthé glaciales, des voix caverneuses, de l'attirail SM, des ambiances de films gothiques, des bruits de bottes à la Leni Riefensthal, du vocoder robotique, … Les jeunes, eux, n'y verront que du feu, puisque ça ou l'elektroklash, c'est plus ou moins kif kif. Peu importe que ça date d'il y a 20 ans ou d'il y a 2 mois, du moment que ça fait remuer le dance-floor. En résumé : " She Has A Way " de Bobby O, c'est " Silver Scene (Shower Scene) " de Felix Da Housecat, Sandy Steel c'est Chicks on Speed, The Passions c'est Siouxsie, Liaisons Dangereuses c'est Polyester, Rheingold c'est DJ Hell, etc… En tout cas ça pulse, et c'est tout ce qui compte. Sortez le mascara et les bas résilles : les années 80 ne sont pas prêtes, pour l'heure (L'année ? La décennie ?), de disparaître de notre horizon musical.

Après 25 ans de guindaille musicale, Geoff Travis aurait pu se réveiller avec une grosse gueule de bois. Toutes ces années de galère, pendant lesquelles son label prenait l'eau, n'ont pourtant pas eu raison de notre homme. Si Rough Trade, dans les années 80, était un label d'importance (The Smiths, Young Marble Giants, The Feelies, Aztec Camera,…), il passera en effet péniblement le cap des années grunge et techno, avant de sombrer dans une léthargie qu'on pensait fatale. Mais depuis deux/trois ans, Geoff Travis s'est réveillé, et signe à tout va de bons petits groupes : on peut clairement parler d'une renaissance. Sans doute que les Strokes y sont pour quelque chose. Et aujourd'hui, c'est Belle and Sebastian qui rapplique. Entre les deux, Geoff Travis n'aura pas lésiné : grâce à lui, on aura découvert l'antifolk (Adam Green, Jeffrey Lewis), sympathisé avec une chorale gay (The Hidden Cameras), pogoté sur The Detroit Cobras et voyagé au pays des cow-boys (Eastern Lane, Royal City), mais aussi des ménestrels (Alasdair Roberts). Evidemment, tout ce beau monde se retrouve sur cette compile anniversaire, sorte de trait d'union entre plusieurs générations pop-rock. En clair, les jeunes reprennent les vieux, comme lors d'un marathon où on se passe le témoin tout en continuant à courir. Parce que Rough Trade, malgré ce genre d'hommage, ne s'intéresse qu'à l'avenir (son nom : The Fiery Furnaces, The Veils, Oneida). Il faut néanmoins écouter ces versions personnelles de standards de Galaxie 500 et de Robert Wyatt, même si certains n'y vont pas de main morte avec leurs idoles (les synthés de Belle and Sebastian sur le " Final Day " des Young Marble Giants, les Television Personalities - forcément - saccagés par un Jeffrey Lewis en pleine forme dissonante, le " Ride It On " de Mazzy Star transformé en comptine eighties par les Delays,…). Qu'ils en profitent : dans 25 ans, ce sera à leur tour d'être ainsi malmenés… Jeffrey Lewis aura étudié le solfège. Julian Casablancas des Strokes se sera suicidé en sautant d'un immeuble, dégoûté du music business et de ces journalistes qui ne parlent toujours que de " Is This It ? ", malgré les 8 albums qui ont suivi. Stuart Murdoch aura abandonné la musique pour se lancer dans la pisciculture. Quant à Musiczine, il sera devenu une institution internationale, un cas d'école étudié dans les universités (‘Comment faire carrière et devenir riche dans l'e-journalisme’), décliné également en version papier (glacé) et régi par une caste de rock critics gouvernant le monde musical tels des Césars levant ou baissant le pouce, splendides " opinion leaders " sur qui, chaque semaine, se tourneront tous les regards, même celui du Tout Puissant, ce qui est peu dire… Justement, c'est dit, donc soyez vigilants : notre heure, votre heure, approche.

 

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