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Heather Nova

Super... Nova !

La salle 'Het Depot' à Louvain est achi-comble pour accueillir Heather Nova, cette chanteuse originaire des Bermudes, qui est surtout connue grâce à des hits pop-rock composés dans les années '90, comme "Walk This World" ou "Island". Malgré une carrière dans l'ensemble très discrète, elle jouit néanmoins d'un véritable culte, que lui vouent un contingent de fans en constante croissance. Ce set s'inscrit dans le cadre d'une tournée européenne en formule acoustique.

Comme elle nous l'a confié lors de l'interview avant le concert (voir ici pour l’article et pour la vidéo de cet entretien), Heather Nova présente, lors de cette tournée, des versions acoustiques de chansons issues de l'éventail complet de ses productions. ‘On crée une atmosphère assez intime, avec juste un musicien et moi sur scène. Nous nous servons d’instruments acoustiques mais ajoutons aussi quelques effets électroniques et nous changeons d'instruments et de sons régulièrement, pour varier un peu les ambiances.’ Le musicien en question, c’est Arnulf Lindner, un multi-instrumentiste autrichien, qui passe avec une aisance déconcertante du violoncelle aux claviers pour finir aux guitares. Quant à Heather, drapée dans une robe très organique, elle affiche une beauté et une élégance remarquables. La plupart du temps, elle chante et joue de la guitare acoustique mais de temps en temps, elle s’installe également aux claviers.

La setlist passe en revue ses quelque 20 ans de carrière, mettant bien sûr un accent sur « Oyster » et « Siren », ses deux elpees les plus en vue et « 300 Days At Sea », sa toute dernière production. L'élément visuel est également important notamment par le biais de la projection d'animations basées sur les peintures, également très organiques, de l'artiste italien Alberto Di Fabio. La combinaison entre ces animations et l'univers, très 'nature' de Nova, est parfaite.

"Save A Little Piece Of Tomorrow" constitue un des moments clés du concert, une composition qui traite du réchauffement climatique, au cours de laquelle la chanteuse alterne entre son micro 'classique' et un autre relié à des effets électroniques, qu'elle utilise pour des parties 'solo'. Un autre, touchant celui-là, se produit pendant « The Good Ship 'Moon' », une composition racontant les nombreux voyages qu'elle a accompli au cours de sa jeunesse, en compagnie de son père sur le bateau 'Moon'. La voix, le piano, le violoncelle et la belle vidéo consacrée à l'océan forment un ensemble surprenant, qui donne la chair de poule. Plus tard, l'émotion monte encore d’un cran, quand elle interprète une chanson inédite baptisée « Tree House », dédiée à son jeune fils et à la beauté éphémère de l'enfance. Superbe !

Ce moment magique se prolonge par l'interprétation du magnifique hit « Island », qui clôture de façon magistrale le spectacle. Heather Nova revient ensuite pour le très beau « Truth And Bone » avant de prendre congé sur « Until The Race Is Run », tiré de son dernier opus. Un très beau concert accordé par une artiste inclassable, qui mène une carrière remarquable loin des spotlights mais avec une réelle sincérité. Super Nova !


Setlist :
 

I Miss My Sky (Amelia Earhart's Last Days)
Higher Ground
Avalanche
Out On A Limb
Winterblue
Walking Higher
Save a Little Piece of Tomorrow
Fool for You
Like Lovers Do
Paper Cup
Do Something That Scares You
The Good Ship "Moon"
I Wanna Be Your Light
Heart and Shoulder
Tree House
Stay

Island

Encore:

Truth and Bone
Until the Race Is Run

(Organisation Het Depot)

Breton

Grown Up

Écrit par

« War Room Stories », seconde salve des Londoniens, se devait d’être à la hauteur du grand « Other People’s Problem » et de la charrette d’Eps qui l’ont précédés. Les joyeux drilles de Breton ont donc bossé d’arrache-pied sur leur projet multimédia, BretonLABS, pour créer dix nouvelles mélopées fidèles à leur style melting-pot. Et pour voir les nouveaux morceaux prendre vie sur scène, il fallait se rendre à la Rotonde du Botanique, le 23 février dernier. 

Plus qu’un groupe, Breton est avant tout un projet multimédia. Sur scène, chaque morceau s’accompagne de sa propre vidéo, défilant à l’arrière de la scène.

Le quintet est en forme et démarre son set sur les chapeaux de roues. La Rotonde, elle, est évidemment pleine. Ce qui devait mettre du baume au cœur des musicos, et plus particulièrement de Roman Rappak, leader de la troupe, après le couac enregistré à l’Orangerie, en 2012 (une salle à moitié vide). Et pour cause, ce dernier entretient une relation particulière avec notre pays, après y avoir vécu une histoire d’amour manquée. En français dans le texte, ce dernier raconte son anecdote et enchaîne sur des titres des deux LPs, dont les puissants « Edward the Confessor », « Got Well Soon », « The Commission », « Wood and Plastic » et « Jostle ».

Loin de m’avoir convaincu en 2012, Breton se la joue ‘back with a vengeance’ et démontre en 1h20 que les deux années qui séparent ce concert de leur précédente prestation au Bota, lui ont permis de se forger une personnalité, de créer un set cohérent et d’en envoyer plein la tronche du public. Le rythme du set est tel que la formation captive jusqu’aux dernières secondes (un « Jostle » rugissant). Même les morceaux les plus faiblards, comme « Fifteen Minutes » (dont ils ont dévoilé le clip pour la toute première fois ce soir), prennent une toute autre dimension.

Breton a fait sa mue et la transformation en vaut largement le coup d’œil. A ne pas louper si vous avez décidé de vous rendre, cet été, au festival de Dour !

Organisation : Botanique

 

Gary Numan

Un Numan toujours aussi ‘electric’!

Dorian Gray, le personnage d'Oscar Wilde, restait éternellement jeune car c'est son portrait, caché dans son grenier, qui vieillissait à sa place. En observant Gary Numan, sur le podium du Depot à Louvain, on le comparerait volontiers à Dorian Gray. A 55 ans, il est fringant comme un jeune homme! Après avoir traversé une période noire, suite à une dépression, il est de retour, plus ‘électrique’ que jamais!

Rappelons à toutes fins utiles que Numan était un des pionniers de la musique new-wave électronique, entre 1979 et 1985. En s'inspirant largement de Kraftwerk ("Man Machine"), David Bowie ("Low") et surtout de l'Ultravox période John Foxx ("Systems of Romance"), il a créé un style musical nouveau basé sur l'utilisation massive de synthés. Un style libérant une énergie postpunk et reflétant une imagerie dystopique, développée autour de son personnage humanoïde. Le tube "Are Friends Electric" et l'elpee "Replicas", publiés sous le patronyme de Tubeway Army, ont rencontré un succès immédiat en 1979 et ont été suivis par deux albums solos considérés comme de purs chefs-d'œuvre : "The Pleasure Principle" et "Telekon". Sa carrière a ensuite connu des hauts et des bas ; surtout des bas, jusqu'à ce que des ‘maîtres’ tels Dave Grohl, Trent Reznor, Prince ou Jack White décident de remettre Numan au goût du jour, début des années 2000, en soulignant son influence majeure sur la musique moderne. Influencé à son tour par ses ‘disciples’, surtout par Trent Reznor, qui est aujourd'hui son ami et voisin à Los Angeles, Numan a ensuite évolué vers une ‘power pop’ aux accents industriels, voire même metal.

C'est la dualité entre ces deux périodes qui constitue la trame majeure des shows de Numan. Au Depot, pour son 9ème concert en Belgique, il va alterner les hits incontournables de sa première période, comme "Cars", "Films" ou "I Die: You Die" ainsi que des plages de son tout dernier opus, "Splinter", dont il puisera non moins de neuf chansons, et quelques pistes extraites de "Pure" et "Dead Son Rising". Sur les planches, il est accompagné par un groupe complet, constitué d'un batteur, un guitariste, un bassiste et un claviériste. Les anciennes compos bénéficient de versions plus 'punchy', comme, par exemple, "Cars" et "Metal", qui sont jouées à la façon Nine Inch Nails, légèrement plus rapides et rehaussées par des guitares cinglantes.

Justement, les références à Nine Inch Nails sont encore plus marquantes dans les titres plus récents de Numan. L'intro de "I Am Dust" rappelle clairement les sons indus du combo américain période année 90. "We're The Unforgiven" évoque quant à lui "Help Me, I'm In Hell" dans les lignes de guitare. Les morceaux plus calmes, comme "The Calling", rappellent le côté ‘ambient’ de Trent Reznor, caractérisé par des mélodies simples au piano et par des vocaux murmurés plus que chantés. Par moments, l'illusion est frappante et on constate avec amusement que Numan s'inspire de Reznor qui, lui-même, s'inspirait de Numan... La boucle est bouclée.

L'attitude de Gary Numan sur les planches est loin d’être celle d'un humanoïde froid. Il se livre à fond, et ses prestations vocales sont irréprochables. Sur certaines compositions, surtout issues du dernier elpee, la formation utilise une bande-son, sur laquelle les musiciens jouent en direct. Qu'on apprécie ou pas ce procédé, il permet de reproduire les arrangements très complexes, les bruitages, les sons triturés voire même les voix féminines (dans "Splinter"). Les anciennes compos sont, quant à elles, exécutées à 100% en 'live'. Parmi les plus récentes, on relève également certaines qui baignent un peu trop, mon humble avis, dans le metal. "Here In The Black" évoque même la lourdeur symphonique de Within Temptation et "When the Sky Bleeds, He Will Come" lorgne généreusement du côté de Rammstein. Mais c'est évidemment une question de goût.

Extraite de "Splinter", "Lost" est une ballade touchante, empreinte d’une grande sensibilité. Numan a déclaré qu’elle avait en quelque sorte sauvé son couple au moment où lui et sa femme Gemma souffraient de dépression. Après un "Love Hurt Bleed" chalereusement applaudi, Numan clôture son set par le très beau "A Prayer for the Unborn", également une chanson qui traite de sa vie de couple et la difficulté d'avoir des enfants. Pendant le rappel, la formation va exécuter une version très énergique de "I Die: You Die" ; et le public, resté dans l'ensemble assez calme, semble enfin se lâcher. Vient enfin le moment tant attendu: "Are Friends Electric", dont Numan fournit une version retravaillée, tout en contrastes et en nuances. Superbe! Regardez la vidéo de ce très beau moment ici. L'artiste prend congé en offrant un dernier titre particulièrement paisible, "My Last Day"...

On l'a compris, on a eu droit à un concert à deux vitesses. De superbes moments sur les anciens titres et un enthousiasme plus retenu sur les plus récents. Ces derniers sont en effet beaucoup plus formatés, plus prévisibles alors que les "Cars", "Down In The Park" et autres "Are Friends Electric" apparaissent comme des fulgurances de génie ; dans ces anciennes compos, Numan transcende les cadres pré-établis (il n'y a pas de structure couplets/refrain) et apporte cette caractéristique unique qui est l'hyper-mélodicité (chaque intervention instrumentale est un 'riff', une ligne mélodique reconnaissable). Dommage que Numan refuse de revenir à la musique de sa période la plus féconde, alors qu'une nouvelle scène très vivace (la 'minimal wave') s'emploie aujourd'hui à donner une nouvelle existence à celle des années '80.

Déplorons aussi le management de l'artiste, qui n'autorise que très peu d'interviews pour les journalistes avant le show, préférant organiser des ‘VIP meet & greets’ à 100 € pour les fans les plus aisés. Enfin, il n'y avait pas de première partie ; c'est dommage car ces 'supporting acts' sont des occasions uniques pour les artistes locaux de se faire connaître. Ainsi, on aurait aimé, par exemple, voir ou revoir les excellents Bruxellois d'ORGANIC sur l’estrade ! Mais ne boudons pas notre plaisir : vivre un concert de Gary Numan dans une forme 'olympique' a été du pur bonheur. La prestation était excellente. Le son était parfait, les lumières irréprochables et l'expérience, dans son ensemble, 'électrisante'!

(Organisation : Het Depot, Louvain)

Setlist :

Resurrection
I Am Dust
Metal
Everything Comes Down to This
Films
Here in the Black
The Fall
The Calling
Down in the Park
Lost
Cars
Pure
Splinter
When the Sky Bleeds, He Will Come
Love Hurt Bleed
A Prayer for the Unborn

Encore:

I Die: You Die
Are 'Friends' Electric?

My Last Day

(Voir aussi notre section photos ici)

 

 

Childish Gambino

Rise Up! Rise Up!

Écrit par

Profitant de sa notoriété croissante, Donald Glover, l’inoubliable Troy Barnes de la série « Community », a mis sa carrière d’acteur et de scénariste en hiatus le temps d’une tournée mondiale. L’escale belge de Childish Gambino s’est déroulée ce 13 février entre les murs pleins à ras bord du VK. L’occasion de vérifier en personne si le mec est aussi bon sur les planches qu’il ne l’est devant la caméra.

Valeur montante de la scène Hip Hop US, souvent comparé à Drake, le bonhomme avait déjà réussi à faire vibrer le site de Couleur Café lors de l’édition 2012 du festival. Cette fois, armé de ses mixtapes et de ses deux LPs, dont le petit dernier, « Because The Internet », Childish Gambino, nom de scène de l’acteur Donald Glover, s’offre un VK sold-out pour son second passage sur les planches belges. Habitués aux retards de la salle, c’est non sans étonnement que l’on voit le p’tit gars et sa bande débarquer sur le podium un chouïa avant 21h. Hop, on attrape son verre de bière et on se glisse au fond la salle pour voir de quoi il est capable.

La bonne nouvelle, c’est que Childish Gambino réserve à son public un vrai live, pas l’une de ces misérables prestations avec DJ et en semi-playback. Dès son arrivée sur l’estrade, le chanteur affole les premiers rangs, chauds comme un brasier. Le son distillé par les musiciens est rond, chaleureux, plus Soul que Hip Hop. Glover retrace sa carrière musicale, de « Culdesac » à « Because The Internet », laissant de côté ses deux premières mixtapes. Si ces premiers travaux étaient moyennement convaincants, car trop axé sur un mode parodique, « Because The Internet » change la donne et démontre qu’il a fini par prendre au sérieux sa carrière musicale.

Entre rap et chants,  le comédien/chanteur dévoile une énergie, un flow et un savoir-faire respectables, appuyés par une fan-base manifestement solide. Les premiers rangs s’égosillent d’ailleurs sur la majorité des morceaux dont « 3005 », « The Party », « Heartbeats », « Bonfire », « The Oldest Computer (The Last Night) » ou encore « Fire Fly », partagé en fin de parcours. Une ambiance bon enfant qui te fait sortir de là un sourire jusqu’aux oreilles ! Un talent à surveiller de près. Et pas qu’à la télé.

(Organisation : VK*)

Bombay Bicycle Club

Une histoire de couleur !

Écrit par

Toujours fidèle à sa maison de disque Island Records, Bombay Bicycle Club avait décidé de présenter son cinquième et dernier opus, entre les murs de l’Orangerie du Botanique, ce dimanche. Intitulé « So Long, See You Tomorrow », il est sorti le 3 février dernier. C’est après avoir remporté le prix de la révélation britannique lors des NME Awards 2010 face à une concurrence féroce (The XX, The Big Pink, La Roux, The Olivers et Mumford and Sons), que les quatre (six sur scène) musiciens du Nord de Londres sont rapidement devenus les petits protégés de la presse britannique, succédant à des noms prestigieux (MGMT, Arctic Monkeys, Kings of Leon, The Libertines et The Strokes). Fort de son soudain succès, B.B.C. va aligner pas moins de cinq albums en un temps record (inférieur à quatre ans) et se produire en concert aux côtés de groupes tels que les Pixies.

Si « Flaws » –deuxième elpee sorti en 2010– avait plutôt plongé gentiment dans l’acoustique, son successeur, « A Different Kind Of Fix » (2011), a rebranché ses câbles sur 220 volts, inscrivant le groupe dans la lignée de formations comme les Arctic Monkeys. Maintenant, il ne restait plus au public de l’Orangerie qu’à attendre 21h pour découvrir les nouvelles modulations scéniques de ce band sans cesse à la recherche de nouvelles sonorités.

Brillamment emmenés par la voix tremblotante d’un Jack Steadman au charisme de moins en moins larvé, « Overdone » surprend d’emblée d’une intro percutante et d’une orientation electro-catchy qui ne manquent pas de remuer les foules. Et dès « It’s Alright Now », la tendance se confirme. Deux nouveaux morceaux qui donnent, à bride abattue, le ton du quatrième opus face à un public totalement réceptif. La salle se réchauffe rapidement et le sourire qui s’esquisse sur le visage des spectateurs, tout droit sortis d’un terne dimanche froid et pluvieux, en dit long. 

Un fond de scène décoré par la pochette de « So Long, See You Tomorrow » sur lequel les lumières bicolores alternent. Des saccades d’orange ou de bleu selon les mélodies et les albums. C’est ainsi qu’un orange éclatant vivifie l’espace lorsque résonnent les morceaux les plus dynamiques et vire au bleu glacial et abyssal, imprimant profondeur aux plus introvertis. Un orange absolu et sans nuances s’allie avec bonheur aux sons nerveux de « Your Eyes », plage phare de l’excité troisième album « A Different Kind Of Fix ». Les guitares grondent, la batterie secoue ferme et les lights aveuglent. Excellent ! Profitons-en pour saluer l’omniprésence et la performance sans faille aux drums de Suren de Saram qui, tout au long du set, va lui donner du corps. Ils nous ont régalés de leur exquise précision. Et de l’impact de leur puissance. Chapeau l’artiste !

Périodes bleues. Steadman échange quelques mots avec l’audience avant que la tension ne retombe et qu’il ne prenne place derrière le piano. Le calme se love au fond des yeux et les lumières bleues viennent éclairer les mélodies plus sereines de « Eyes Off You » et de « Lamplight », toutes deux issues du flegmatique « Flaws » (2010). Ou encore « Whenever, Wherever » sur lequel le frontman joue décidemment la carte de la modestie en nous rappelant que le titre est actuellement numéro 1 des charts UK. Sans doute pour son joli format radio car il a été certainement le morceau le moins inspiré de la soirée.       

Il faut cependant avouer que Bombay Bicycle Club ose l’originalité, la mixité des textures. Le groupe fusionne les instruments, les voix et les genres qu’il harmonise avec beaucoup de talent. Tout s’entremêle mais rien n’est laissé au hasard. Un rock british qui se laisse aussi vêtir de fragments exotiques sur quelques morceaux. Ainsi, alors que « Fell » se teinte de musique orientale, « Always Like This » se colore d’une bossa nova qui prendrait  les chemins ensablés des plages de Copacabana. Culotté mais réussi.    

Une fin de concert explosive qui ne laisse pas le spectateur insensible face au brillant et jouissif single « Carry Me » aux guitares nerveuses et aux synthés abrasifs. Et un seul rappel va suffire pour nous achever : « So Long, See You Tomorrow ».

Un concert intelligemment orchestré dont la variation continue des mélodies et des couleurs ne laisse guère le temps de respirer. 18 titres qui défilent à une vitesse surprenante et donnent envie d’explorer plus avant l’univers musical complexe de ce jeune groupe anglais.

(Organisation Botanique)

 

 

Madensuyu

Morceaux choisis

Écrit par

Le Stuk est né en 2002, un espace culturel sis à Louvain. Pourtant, je viens de le découvrir. Et je dois avouer que ce centre artistique, partagé entre une salle de concert, une autre dédiée à la projection, des ateliers, un studio d'enregistrement, etc. est absolument superbe. Bref le genre de salle polyvalente qui laisserait rêveur plus d'un Wallon...

Et si je m’y suis rendu, c’est parce que s’y déroulait une double affiche ‘made in Belgium’ des plus alléchantes. Tout d'abord Rape Blossoms, dont les morceaux entendus sur le web m'avaient vite séduit. Sur disque, leur post-punk rageur et bien noisy a suffisamment d'intérêt et de fougue pour retenir l'attention dans un genre où les prétendants sont fort nombreux. Lorsque résonnent les premières notes, le club n'est pas encore très rempli, mais il y règne une chaleur assez intenable contrastant avec le vent froid qui souffle dehors. Le groupe semble avoir ramené ‘son’ petit public d'amis ou de fans ; et bien que ce ne soit pas la grande foule, on est loin d'un bide.

Dès le début du set, on remarque que le son est très bon, excepté cette voix un peu trop systématiquement noyée dans la reverb et assez lointaine. C'est sans doute à mettre sur le compte d'une certaine timidité du chanteur qui tout comme le reste de la bande semble très jeune (début de vingtaine). Plus à l'aise, le guitariste lâche et relâche quelques accords acérés mais souples tandis que le bassiste est partagé entre ses 4 cordes et un clavier duquel il tire des nappes mélodiques façon cold wave ou des sonorités plus cra-cra. Mais c'est surtout le batteur qui, à l’aide de ses rythmes tribaux, semble canaliser l’ensemble par sa justesse quasi métronomique de ses interventions, rappelant même, lors du dernier morceau, le mythique Wire. Le chanteur descend alors de l’estrade, pour occuper l'espace vide et amorce quelques pas de danse timides, mais sympathiques.

Des débuts prometteurs en tout cas pour ce quatuor à l'énergie juvénile qui, lorsqu'il aura pris davantage d'assurance, devrait refaire parler de lui.

Le temps d'une pause afin d'installer le matos pour la tête d'affiche et la salle s'est considérablement remplie. Madensuyu n’est pas encore la nouvelle hype underground belge, mais il commence tout de même à faire l'objet d'une certaine attention médiatique méritée, grâce à sa discographie. Un Ep et trois albums, dont l'excellent "D is done" et le dernier "Stabat Mater". Venus défendre celui-ci, le duo se partage le chant. L'un se réserve les drums alors que l'autre se charge de la guitare et se sert d'un clavier qu'il joue aux pieds à l'aide d'un pédalier midi. Et bien qu'ils restent assis tout au long du concert, on sent qu'ils dégagent une certaine présence. En intro du concert, des chœurs d'enfants installent une ambiance de recueillement avant de nous laisser rentrer dans le vif du sujet. Leur musique est à la fois nerveuse et tendue mais possède également un côté dramatique presque douloureux comme le suggère le titre de leur dernier opus, référence à un poème du XIIIe siècle évoquant la souffrance de Marie lors de la crucifixion de Jésus (poème qui servira plus tard d'inspiration à de nombreux compositeurs classiques comme Vivaldi, Schubert ou Verdi... mais aussi au duo electro-punk Sexy Sushi !) Mais rassurez-vous, il ne s'agit pas d'une célébration religieuse, même si l'écoute attentive du public pourrait le laisser penser ; ce dont s'amusera d'ailleurs le batteur dans un petit commentaire adressé en forme de clin d'œil. Heureusement, il y a aussi de la légèreté voire même un certain côté pop chez eux pour éviter de tomber dans le pathos et transmettre un côté accessible à l'ensemble. Et bien évidemment de l'électricité et une énergie presque chamanique dans ces rythmes et ces vocaux qui s'étendent d'une plainte rauque à une sorte de scansion indienne, les plumes et les peintures de guerre en moins. Une forte personnalité en tout cas se dégage de leurs compos et de la façon dont ils les interprètent, totalement pénétrés par leur art.

Ils interpréteront une bonne partie de "Stabat Mater", mais reviendront aussi sur l'elpee précédent pour le plus grand plaisir de ceux et celles qui les avaient découverts lors de la sortie de celui-ci (dont votre serviteur). Et après avoir quitté la scène une première fois, ils reviendront nous gratifier de plusieurs morceaux bien sentis et loin d'une quelconque obligation contractuelle... Un bon moment de partage et de sincérité que je vous invite à vivre tant que le groupe ne squatte pas encore les gros podiums.

(Organisation : Stuk)

 

 

Rape Blossoms

En phase de préfloraison…

Écrit par

Le Stuk est né en 2002, un espace culturel sis à Louvain. Pourtant, je viens de le découvrir. Et je dois avouer que ce centre artistique, partagé entre une salle de concert, une autre dédiée à la projection, des ateliers, un studio d'enregistrement, etc. est absolument superbe. Bref le genre de salle polyvalente qui laisserait rêveur plus d'un Wallon...

Et si je m’y suis rendu, c’est parce que s’y déroulait une double affiche ‘made in Belgium’ des plus alléchantes. Tout d'abord Rape Blossoms, dont les morceaux entendus sur le web m'avaient vite séduit. Sur disque, leur post-punk rageur et bien noisy a suffisamment d'intérêt et de fougue pour retenir l'attention dans un genre où les prétendants sont fort nombreux. Lorsque résonnent les premières notes, le club n'est pas encore très rempli, mais il y règne une chaleur assez intenable contrastant avec le vent froid qui souffle dehors. Le groupe semble avoir ramené ‘son’ petit public d'amis ou de fans ; et bien que ce ne soit pas la grande foule, on est loin d'un bide.

Dès le début du set, on remarque que le son est très bon, excepté cette voix un peu trop systématiquement noyée dans la reverb et assez lointaine. C'est sans doute à mettre sur le compte d'une certaine timidité du chanteur qui tout comme le reste de la bande semble très jeune (début de vingtaine). Plus à l'aise, le guitariste lâche et relâche quelques accords acérés mais souples tandis que le bassiste est partagé entre ses 4 cordes et un clavier duquel il tire des nappes mélodiques façon cold wave ou des sonorités plus cra-cra. Mais c'est surtout le batteur qui, à l’aide de ses rythmes tribaux, semble canaliser l’ensemble par sa justesse quasi métronomique de ses interventions, rappelant même, lors du dernier morceau, le mythique Wire. Le chanteur descend alors de l’estrade, pour occuper l'espace vide et amorce quelques pas de danse timides, mais sympathiques.

Des débuts prometteurs en tout cas pour ce quatuor à l'énergie juvénile qui, lorsqu'il aura pris davantage d'assurance, devrait refaire parler de lui.

Le temps d'une pause afin d'installer le matos pour la tête d'affiche et la salle s'est considérablement remplie. Madensuyu n’est pas encore la nouvelle hype underground belge, mais il commence tout de même à faire l'objet d'une certaine attention médiatique méritée, grâce à sa discographie. Un Ep et trois albums, dont l'excellent "D is done" et le dernier "Stabat Mater". Venus défendre celui-ci, le duo se partage le chant. L'un se réserve les drums alors que l'autre se charge de la guitare et se sert d'un clavier qu'il joue aux pieds à l'aide d'un pédalier midi. Et bien qu'ils restent assis tout au long du concert, on sent qu'ils dégagent une certaine présence. En intro du concert, des chœurs d'enfants installent une ambiance de recueillement avant de nous laisser rentrer dans le vif du sujet. Leur musique est à la fois nerveuse et tendue mais possède également un côté dramatique presque douloureux comme le suggère le titre de leur dernier opus, référence à un poème du XIIIe siècle évoquant la souffrance de Marie lors de la crucifixion de Jésus (poème qui servira plus tard d'inspiration à de nombreux compositeurs classiques comme Vivaldi, Schubert ou Verdi... mais aussi au duo electro-punk Sexy Sushi !) Mais rassurez-vous, il ne s'agit pas d'une célébration religieuse, même si l'écoute attentive du public pourrait le laisser penser ; ce dont s'amusera d'ailleurs le batteur dans un petit commentaire adressé en forme de clin d'œil. Heureusement, il y a aussi de la légèreté voire même un certain côté pop chez eux pour éviter de tomber dans le pathos et transmettre un côté accessible à l'ensemble. Et bien évidemment de l'électricité et une énergie presque chamanique dans ces rythmes et ces vocaux qui s'étendent d'une plainte rauque à une sorte de scansion indienne, les plumes et les peintures de guerre en moins. Une forte personnalité en tout cas se dégage de leurs compos et de la façon dont ils les interprètent, totalement pénétrés par leur art.

Ils interpréteront une bonne partie de "Stabat Mater", mais reviendront aussi sur l'elpee précédent pour le plus grand plaisir de ceux et celles qui les avaient découverts lors de la sortie de celui-ci (dont votre serviteur). Et après avoir quitté la scène une première fois, ils reviendront nous gratifier de plusieurs morceaux bien sentis et loin d'une quelconque obligation contractuelle... Un bon moment de partage et de sincérité que je vous invite à vivre tant que le groupe ne squatte pas encore les gros podiums.

(Organisation : Stuk)

 

Moonface

Bref, mais parfait…

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Ce jeudi, l’Ancienne Belgique nous invitait à partager un moment intimiste en compagnie du très prolifique Spencer Krug, alias Moonface. Le Canadien venait défendre son dernier opus en date, « Julia with blue Jeans on », un album unanimement encensé par la critique. Pour l’occasion, l’AB avait opté pour une configuration spécifique, en disposant des sièges au sein du Club, afin qu’un maximum d’une centaine de personnes puisse assister à la performance, en toute décontraction. 

C’est sous un silence monacal que Spencer Krug monte sur les planches. D’entrée de jeu, le Montréalais détend l’atmosphère en soulignant l’aspect formel de la disposition des lieux. Sur l’estrade, seul trône un piano à queue. Rappelons que pour son dernier album, Moonface ne se sert que des ivoires. L’artiste s’installe derrière cet instrument, et commence à en jouer. En solitaire, impossible de tricher... Cependant, il n’en n’a pas besoin. Sa voix si particulière, chargée d’émotion, résonne comme sur ses enregistrements. Spencer démontre que s’il est un excellent chanteur, il est également fort adroit de ses doigts. Ceux-ci parcourent les touches avec une grande agilité. Il n’hésite pas à s’arrêter quelques instants (toujours en battant la mesure) avant de reprendre de plus belle pour mettre davantage de relief à l’ensemble. Un frisson vous parcourt l’échine... Difficile de rester de marbre face à son récital. Il vit ce qu’il chante, et cela se ressent. La quasi-totalité des morceaux de son dernier album figure dans la setlist. Comme temps forts, on épinglera le plus enjoué « November 2011 », et les deux plages les plus intenses du dernier elpee, « Everyone is Noah, everyone is the Ark » et « Julia with Blue Jeans on ». Il nous réserve également une nouvelle compo, qui traite des conséquences de son déménagement depuis Montréal à Helsinki. Entre les titres, il discute avec le public. On a l’impression d’assister à un concert privé tant il existe une réelle promiscuité entre lui et nous.

Une petite heure de concert plus tard, Spencer quitte l’estrade, en s’excusant de ne pas disposer de davantage de chansons. On ne lui en voudra pas, le set solo qu’il a livré était tout simplement parfait.

(Organisation Botanique)

 

Stephen Malkmus

De quoi ravir les aficionados…

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Après la séparation de Pavement en 1999, Stephen Malkmus n’est pas resté longtemps les bras croisés. Quelques mois plus tard, il publie son premier album solo. Depuis lors, malgré une reformation éphémère de son groupe, le Californien enchaîne les LP. « Wig out at Jagbags », le dernier en date, constitue déjà son sixième. Toujours flanqué de ses Jicks, Malkmus poursuit en solo ce qu’il était parvenu à mettre en place chez Pavement, c’est-à-dire un rock lo-fi nonchalant et déstructuré. L’Orangerie, ce soir, n’est pas pleine. Le public est en majorité peuplé de spectateurs affichant la trentaine. Beaucoup sont certainement des fans inconditionnels qui ont passé des heures à écouter les albums de Pavement ou de Silver Jews (groupe au sein duquel il a milité de 89 à 99).

La première partie est assurée par The Megaphonic Thrift. Le groupe norvégien est responsable d’un rock qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de Sonic Youth et Built To Spill.

Vers 21h, les lumières s’éteignent. Les Jicks montent sur les planches. Mark Clark, le guitariste/pianiste, prend place à gauche du podium. Le batteur, Jake Morris, siège derrière ses fûts, en retrait, sur une petite estrade. Enfin, la bassiste, Joanna Bolme, se plante au centre de la scène. Les trois musiciens entament alors une intro afin d’accueillir la star de la soirée. Après quelques roulements de tambour que le drummer accompagne de quelques cris, Stephen Malkmus débarque au pas de course. De manière à chauffer le public qui le reçoit par ses applaudissements. L’ambiance sera bon enfant, c’est désormais une certitude. Physiquement, malgré ses 48 ans, il affiche toujours la dégaine d’un adolescent rachitique de 18 ans. Après les présentations d’usage, Malkmus entame les choses sérieuses. Son jeu de guitare est directement reconnaissable : complètement déstructuré, imprévisible, toujours à la limite de sonner faux. Sa voix également n’a pas bougé d’un pouce. Ce qui ne doit pas être de tout repos pour les musiciens de suivre le gratteur. Visiblement, il s’amuse et leur fait confiance. Il enchaîne les morceaux et nous démontre qu’il n’a rien perdu de son talent. Malkmus nous gratifie de plusieurs solos issus de son imagination fertile. Rien que cela ! Sa musique est toujours aussi proche de celle de Pavement. Une différence quand même : l’absence de ‘tubes’. Normal, puisqu’il n’y en a pas dans sa discographie solo. Il faut cependant avouer qu’on a l’impression d’écouter une suite de morceaux qui se suivent et se ressemblent ; ce qui ne semble pas gêner l’assistance. Il doit être un peu plus de 22heures, quand Malkmus et ses acolytes quittent le podium pour y revenir quelques minutes plus tard, afin d’interpréter trois derniers titres.

Ce concert a été une belle occasion de découvrir ou de redécouvrir une grosse pointure des 90’s. Musicalement et physiquement, Stephen Malkmus a de l’énergie à revendre. Et c’est le sourire aux lèvres que les spectateurs sont rentrés chez eux. Une bonne humeur clairement communiquée par l’Américain durant toute la soirée.

(Organisation Botanique)

 

Komplikations

Efficace et sans Komplikations

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Le public était particulièrement impatient d’assister à cette double affiche prometteuse ; au point que la Zone affichait sold-out, ce soir, au grand dam des distraits et des retardataires qui s'en mordent encore les doigts. Excepté ces derniers et les gens souffrant d'agoraphobie, on ne s'en plaindra pas vu le manque certain d'affluence en ces lieux, au cours de ces derniers mois. Une défection peut-être justifiée par une programmation assez inégale pour cette salle, considérée jadis comme un rendez-vous incontournable pour les aficionados de la scène alternative...

Mais bref, la foule des grands soirs était bien réunie pour assister tout d'abord au concert de Komplikations. Formation en rangs serrés, elle implique Ben (Cheap Killers, Pirato Ketchup, Two Star Hotel, Hiatus, ...) à la batterie, Lio (Le Prince Harry, Luik, Tache) au synthé et Allen au chant (dont le CV m'est inconnu). Issue le la scène germanopho-liégeoise, cette mini ‘dream team’ consomme un minimum de moyens mais atteint un impact maximal dans un genre baptisé synth-punk. Plus agressif et décharné que l'habituel et parfois convenu electro-punk, on rencontre un exemple typique du style chez Screamers, un groupe dont le morceau culte (?), "122 hours of fears", est d'ailleurs repris en concert par Komplikations. Sur les planches ces derniers sont parfaitement soudés et on imagine d'ailleurs mal le contraire vu le minimalisme de l'instrumentation. En effet, sous cette configuration, il vaut mieux jouer carré et en symbiose sinon on peut vite passer du minimaliste au minable... Une barrière qu'ils ne franchissent pas et on les en remercie! Que du bon au contraire dans leur set. Des décharges d'énergie en flux continu comme autant d'électrochocs qui agitent les corps frénétiques venus chercher leur dose d'adrénaline délivrée par un groupe pas avare en la matière. C'est le moins qu'on puisse dire puisqu'on a eu droit a +/- 1h de prestation de leur part, peut-être un peu longuet pour une première partie, même si elle a été excellente. Il faut dire qu'ils s’étaient aussi déplacés pour fêter la release party du nouveau mini-lp "Poverty' qui justifie bien un tel enthousiasme.

Longue pause ensuite avant de passer à Frustration, quintet parisien fort attendu et qui promet de faire monter davantage la pression. A leur entrée sur l’estrade, des voix scandent ‘Allez y, foutez le feu!’, alors que certains réclament déjà des morceaux comme s’ils sollicitaient un putain de juke-box... Impassibles, les musicos laissent encore la tension monter d'un cran jusqu'à ce qu'elle devienne palpable dans les premiers rangs avant de démarrer pied au plancher. Et en route pour une belle salve de brûlots post punk comme ils savent les délivrer et comme on en trouve 13 à la douzaine sur leur déjà culte "Relax", sorti en 2006. Mais seront-ils à la hauteur de cet incontournable? Pour ce qui est du début de concert on répondra oui sans hésiter. Ils enchaînent les titres sans temps mort et sans faiblesse, déclenchant des pogos effrénés qui démarrent à proximité du podium mais s'étendent rapidement au delà et finissent au bout d'un moment par avoir raison de mon goût assez limité pour la foule et ses mouvements (...), me poussant à battre en retraite vers la moitié de la salle. A partir de cet instant, mes impressions seront très différentes notamment à cause d'un manque de présence sonore à cet endroit, le groupe jouant bizarrement très bas sur scène. Mais il semble aussi qu'ils commencent à se planter par ci par là quand ils ne foirent pas carrément un break sur un morceau qui du coup tombe totalement à plat.

La fatigue peut-être? Toujours est-il qu'après seulement +/- 45 min et un rappel, ils tirent leur révérence. Ce qui me semble, ma foi, un peu court ; surtout que le support act a finalement joué plus longtemps.

Un set en demi-teinte donc malgré un démarrage en force ainsi qu'une première partie des plus convaincantes et à l'énergie communicative suivie par davantage de tâtonnements et autres problèmes techniques qui me laissent dubitatif. Bravo par contre à Komplikations qui ne cesse de s'améliorer tout en gagnant en efficacité et en impact.

(Organisation Plastic Team Liège/PGL Aachen)

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