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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Bastille

Dirty Little Secret

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Dan Smith, nouveau Golden Boy de la Pop, effectuait un arrêt remarqué ce 17 avril au Club de l’Ancienne Belgique à l’occasion de la sortie de « Bad Blood », première galette de son projet Bastille. Un concert sold-out en une petite dizaine de jours grâce au martelage des Stubru, Pure, Twizz et à l’appui de quelques centaines de blogs spécialisés. C’est d’ailleurs en découvrant fin 2012 des extraits de la mixtape « Other’s People’s Heartache Part II » et les singles « Overjoyed » et « Pompeii », issus de « Bad Blood », que mon oreille s’est dressée. Mal m’en a pris.

Des erreurs de parcours, on en fait tous parfois. L’important c’est de s’en rendre compte. Aussi loin que je me souvienne, il n’y a, ces dernières années, que les concerts de Hurts et de Hoodie Allen qui ont provoqué chez moi une crise d’urticaire au point de quitter la salle bien avant le rappel. Ce soir, un troisième artiste rejoint cette catégorie. Dan Smith et le revival de la coupe à la Desireless ont tranché court mes attentes. Alors qu’une écoute rapide de « Bad Blood » m’avait laissé quelques bons souvenirs (« Pompeii » et son côté Beirut, « Things We Lost in The Fire »), le show du Londonien et de ses musicos m’ont par contre laissé un goût amer.

Sur les planches, Bastille est définitivement un groupe de kids pour les kids. Les ‘trentenaires-et-au-delà’ se réfugient au fond de la petite salle, là où personne ne peut les voir. Ça tombe bien, c’est justement là que je me dirige... A peine Smith débarque-t-il sur l’estrade que les tympans sont mis à rude épreuve. Les filles sont là, et en forme. La setlist s’enclenche sur « Bad Blood », dont les onomatopées sont instantanément reprises en chœur par la horde de fans. Du fond de la salle, l’engouement me prend par surprise. Tout comme la suite du set qui n’avait de cohérent que le sympathique timbre de voix du chanteur. Il se la joue Ellie Goulding en exécutant de temps à autre, de petits coups de percus. S’ensuivent des compositions qui me paraissaient bien plus solides en version studio mais qui se révèlent, après un second tour d’horizon post-concert de « Bad Blood », parfois assez inintéressantes. Sur scène, le caractère linéaire du concert m’assomme complètement. Et cette coupe me fait mal aux yeux. Je tente de résister mais trois-quarts d’heure plus tard, j’abdique. De leur côté, les fans continuent de scander chaque texte du bonhomme, avec une énergie folle.

Certes, la Pop de Bastille est bien plus fine que celle qui envahit les charts ; mais il s’agit d’une Pop à laquelle on adhère entièrement ou pas du tout. De mon côté, j’opte pour la seconde option, finalement. Même si j’avoue avoir un petit faible pour « Things We Lost In the Fire ». Mais, ça, personne ne doit le savoir…

Bastille sera sous la Marquee de Rock Werchter, le dimanche 7 juillet.

(Organisation : AB)

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Steve Hackett

En perpétuelle quête de perfection…

Est-il vraiment utile de présenter Steve Hackett ? Car il est tout simplement un des meilleurs guitaristes de l'histoire du rock. Il a d’abord milité chez Genesis, le légendaire groupe de rock progressif, entre 1971 et 1977, et a contribué à la confection d'albums qui sont autant de chefs-d’œuvre, depuis "Nursery Cryme" jusqu'à "Wind And Wuthering". Sa carrière solo a été très prolifique, mais ne lui a pas permis de renouer avec le succès de masse.

Il y a quelques mois, il publiait le second volume de son "Genesis Revisited". Un ambitieux quadruple LP (2xCD) enregistré en compagnie de pointures comme Steven Wilson, Michael Åkerfeld, John Wetton, etc. Au cours d'une interview, Hackett a déclaré qu'il estimait intéressant de ‘réinterpréter des morceaux comme "Can-Utility And The Coastliners" ("Foxtrot") 40 ans plus tard, en utilisant les techniques actuelles et en tirant parti de son expérience acquise comme musicien et producteur’.

J'attendais donc, très impatiemment, la transposition ‘live’ de cet opus. Et je n'étais pas le seul ; l'Ancienne Belgique affichait, en effet, ‘sold out’! Etonnant mais, en même temps, révélateur de l'extraordinaire aura dont bénéficie toujours Genesis aujourd'hui. La nostalgie est un refuge bien utile dans cette période de vide créatif abyssal…

Soudain retentissent les premiers accords de "Watcher Of The Skies" et une intense clameur monte de la foule. On va probablement assister à un événement d'unique. Et en effet, il sera unique. Plus de 2 heures de musique. Et des compos exclusivement issues du répertoire de Genesis. Soit un florilège de véritables joyaux, à l’instar de "The Chamber Of 32 Doors", tiré de "The Lamb Lies Down On Broadway", un titre qui montre bien toute l'étendue du spectre musical de Genesis. C'est orchestral, puissant et d'inspiration classique mais également jazzy, burlesque, entrecoupé de passages carrément folk. ‘C'est juste une petite chanson que j'ai composée en venant ici’, ironise Hackett.

Sur les planches, Hackett est flanqué de Roger King, le claviériste américain qui est à ses côtés depuis les années 90, Rob Townshend à la flûte et au saxophone soprano, Gary O'Toole, son fidèle batteur ainsi que Lee Pomeroy (The English Rock Ensemble, Archive) à la basse. Mais le grand point d'interrogation, c'est bien entendu le micro. Qui Hackett a-t-il choisi pour interpréter les parties vocales, exceptionnelles, de Peter Gabriel et de Phil Collins? L'heureux élu est un certain Nad Sylvan, le chanteur du groupe prog anglais Agents de Mercy (ex-Unifaun). Au niveau technique, il se débrouille pas mal ; il a une voix assez proche de celle de Gabriel, mais un peu trop nasillarde à mon goût. Le maquillage noir autour des yeux, les longs cheveux blonds et la longue redingote : son look est plutôt gothique, mais son attitude est un peu trop théâtrale. Il a tendance à sur-jouer, se permettant même un geste déplacé sur "The Musical Box". Dans l'ensemble, le show est dépouillé. Pas de décors ni de déguisements, juste un superbe lightshow et quelques vidéos discrètes.

Un des grands moments du concert est sans nul doute "Dancing With The Moonlit Knight", au cours duquel public entonne la mélodie hyper connue : ‘Can You Tell Me Where My Country Lies...’ Pendant le break instrumental, on découvre l'exceptionnelle technique de Hackett, qui est un des inventeurs du 'finger tapping'. Popularisée par Eddie Van Halen, elle consiste à venir frapper le manche à l’aide des doigts (NDR : de la main droite pour Steve), en hammer-on/pull-off pour dispenser des séquences très rapides de notes. Hackett a élaboré cette méthode en regardant certains bluesmen et de jazzmen (surtout Emmett Chapman, le créateur du 'Stick'). Le tout premier 'finger-tap' figure probablement dans l'intro de "The Return Of The Giant Hogweed", paru sur "Nursery Cryme", en 1971!!

Refermons cette parenthèse musicologique... Après "Fly On A Windshield", sur lequel Gary O'Toole prend en charge des parties vocales, place à un autre moment très attendu: "Firth Of Fifth". Au milieu du morceau, le très célèbre passage instrumental n’est pas joué à la flûte traversière, mais au saxophone soprano par l'excellent Rob Townshend. Ensuite, Steve Hackett prend le relais pour accorder un solo exceptionnel, dans un style inimitable, puissant et très fluide, tout en 'sustain', qui se répand dans la salle comme la plainte d'une mélancolie insondable. On a la gorge serrée en assistant à ce moment exceptionnel…

L'introduction de "Blood On The Rooftops" (extrait de "Wind And Wuthering") nous donne l'occasion d'écouter le virtuose à la guitare classique, un instrument qu'il maîtrise également à la perfection. C'est Gary O'Toole qui reprend ici les parties vocales de Phil Collins. Ensuite, le groupe s’accorde une petite pause afin de résoudre un petit problème technique. De claviers, très exactement. Mais il est bien vite de retour pour interpréter trois titres supplémentaires de "Wind And Wuthering", dont le très beau et lancinant "Afterglow". Embrayant par l’hypnotique et particulièrement jazz-rock "Dance On A Volcano", suivi du bouleversant "Entangled".

Pour clôturer le concert, Steve Hackett nous propose ensuite le plat de résistance: "The Musical Box" et "Supper's Ready", deux chefs-d’œuvre ultimes de Genesis. Ici, à nouveau, on frise la perfection musicale. Pendant l'instrumental joué à la flûte, au cœur de "Supper's Ready", Hackett et Sylvan constatent, étonnés et admiratifs, que la mélodie est reprise en chœur par des voix masculines venues du public : on en a la chair de poule...

Lors du rappel, la formation revient pour un "Los Endos" très jazz-rock et très puissant! A la fin du morceau, l'ambiance est indescriptible. On a l'impression que l'AB va exploser. Le public réclame un second ‘encore’, mais en vain, car les lumières se rallument. On quitte l'AB la tête remplie d'une musique magnifique et on remercie Steve Hackett d’avoir donné une seconde vie à la période la plus inspirée de Genesis, même si quelques aspects du spectacle, comme le choix du vocaliste, sont sujets à discussion. Maintenant, imprégné de ces vibrants moments, je pars vite me replonger dans les versions originales de ces compositions d'anthologie, pour m’en délecter ! Si tout le monde en fait autant, Steve Hackett aura parfaitement rempli sa mission...

Setlist

        Watcher of the Skies

        The Chamber of 32 Doors

        Dancing With the Moonlit Knight

        Fly on a Windshield

        Firth of Fifth

        Blood on the Rooftops

        'Unquiet Slumbers for the Sleepers...

        ...In That Quiet Earth

        Afterglow

        Dance on a Volcano

        Entangled

        The Musical Box

        Supper's Ready

        Rappel:

        Los Endos

(Organisation : AB + Live Nation)

 

Vitalic

Work Hard, Play Hard

Écrit par

La tournée VTLZR de Pascal Arbez, alias Vitalic, bat son plein. En novembre, le DJ électrisait déjà le festival I Love Techno. Pour sa tournée en salle, c’est à l’Ancienne Belgique qu’il donnait rendez-vous à ses guérilléros du Dancefloor. Et un vendredi soir, de surcroît. Que demandez de plus ?

Malgré un troisième LP (« Rave Age ») en demi-teinte qui pousse certains à comparer le bonhomme à David Guetta (!), Vitalic est resté fidèle à lui-même en ‘live’. D’abord, la déco est assez sobre, puisque seul un ‘V’ lumineux surplombe la scène. Ensuite, il est soutenu par un line-up discret. Cette fois, Albez est accompagné de deux musiciens, à la batterie et aux synthés, chacun casé aux extrémités de l’énorme plan de travail du DJ. Visuellement, rien d’exceptionnel. Musicalement, l’homme frappe fort niveau décibels. A un tel point que parfois on demande à quoi doivent bien servir les deux rigolos, à ses côtés.

La setlist, quant à elle, est construite un peu à la mords-moi-le-nœud. Les vocalises qui étayent « Rave Age » ne sont pas des plus excitantes, ce qui fait souvent retomber la pression, le set se focalisant évidemment sur sa dernière œuvre. Les surpuissants « Stamina » et « No More Sleep » permettent d’équilibrer l’ensemble. Tout comme les classiques, qui  s’intercalent difficilement entre les nouvelles compos, mais réussissent à produire l’effet escompté. « LA Rock 01 », « Your Disco Song », « My Friend Dario », « Poison Lips » et « No Guitars » font littéralement vibrer l’auditoire.

En près d’une heure et demie de prestation, ponctuée de deux rappels, Vitalic a offert à Bruxelles une excellente mise en bouche pour le weekend. Il remettra le couvert à Rock Werchter cet été.

(Organisation : Live Nation)

 

Bonaparte

Too much !

Écrit par

Très étonnant que la salle du Grand Mix ne soit qu’à moitié remplie pour accueillir la nouvelle sensation de la scène électro-pop française. En l’occurrence, La Femme. Enfin, la raison procède peut-être du rôle qui lui est dévolu ce mercredi soir : le supporting act. En vedette, pour ce spectacle, se produira le collectif extravagant Bonaparte, réputé pour ses prestations scéniques. Malgré ce peut d’engouement, l’auditoire va passer une excellente soirée, en compagnie de ces deux formations…

Dès 20h30, La Femme débarque sur les planches. Emmené par Sacha Got et Marlon Magnée, le combo est entouré d’une belle panoplie de claviers. Un matos qui lui permet de nous balancer de jolies vignettes pop, particulièrement marquées par les eighties. Tout en affichant une attitude décalée et résolument kitsch, le band issu de Biarritz parvient à mêler des influences a priori contre nature. Un peu comme si on avait organisé une rencontre hypothétique entre Taxi Girl, The Drums et… Sttellla ! Quoique superficiels et très accessibles, les hits –dont le fameux et radiophonique « Sur la Planche »– sont chics et frais mais ne devraient pas passer l’été. La Femme est légèrement surfaite. Et le buzz qui va avec aussi. Mais le concert s’est toutefois avéré plaisant…

Vers 22h, les doux allumés de Bonaparte déboulent à leur tour sur l’estrade. Ils portent, comme d’hab, des déguisements aussi loufoques que trash. Basé à Berlin, ce collectif réunit des musicos issus des quatre coins de la planète (Suisse, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, etc.) Drivé par Tobias Jundt, une véritable pile électrique, qui a teint ses cheveux en rose, le band ne permettra jamais au public de reprendre son souffle. Alignant les saillies punks (« Anti Anti »), s’autorisant d’incroyables chorégraphies (NDR : enfin ses divas) qui ne reculent devant rien –même pas une séance de gym collective– dans le but ultime d’exciter un auditoire qui ne demande que ça… Ajoutez-y des danseuses couvertes de sang, une femme chef d’orchestre à tête de cheval, un ‘cannonman’ mélomane mais adepte du pogo, des combinaisons en latex ainsi qu’une femme-ordinateur… Pas toujours facile, d’ailleurs de se concentrer sur la musique, vu le spectacle. La setlist pioche principalement dans le répertoire du premier album, « Too Much ». Le titre-phare va d’ailleurs clôturer le set ; enfin, pas tout à fait, puisqu’on aura encore droit à un rappel particulièrement déjanté. Et le mot est faible ! En 1h30, Bonaparte a démontré qu’il était un des meilleurs groupes ‘live’ au monde. Suivant l’adage, les absents ont eu tort…

(Organisation : A gauche de La Lune + Le Grand Mix)

 

 

Troy Von Balthazar

De plus en plus minimaliste…

Écrit par

Abonné aux concerts du Botanique (NDR : comme artiste !), Troy Von Balthazar y revenait pour défendre son troisième album sorti voici quelques mois, un opus intitulé « …is with the Demon ». Pour la circonstance, l’organisateur lui avait réservé le Witloof Bar. Faut dire que ce soir, il va nous dispenser un concert intimiste. Une salle qui correspond plutôt bien au style proposé par l’Hawaïen.

Le sous-sol est correctement garni. Comme d’hab’, seules les personnes placées à l’avant pourront profiter de l’intégralité du spectacle. Les autres devront risquer le torticolis, en allongeant le cou pour contourner les obstacles visuels, c’est-à-dire les colonnes massives qui soutiennent le plafond. Pas de supporting act. TVB débarque vers 20h15. Sur la scène trône deux amplis, une guitare électrique, une acoustique et deux claviers. Et c’est à peu près tout. Au fil du set, la musique de l’ex-leader de Chokebore devient de plus en plus minimaliste. Difficile d’épurer davantage son expression sonore (NDR : la prochaine fois, il se produira peut-être a cappella).

Troy interprète ses premiers morceaux à l’aide de sa fender telecaster. En superposant les boucles de guitare, il parvient à reconstituer les morceaux piochés au sein de ses trois elpees solos. Dont « Strong Real Love », « My diamond Brain » ou encore « Tropical » et « Purple Gold Eye ». Mais en se servant uniquement de ses pédales et de sa voix, il parvient à nous faire vibrer. Après chaque morceau –ou presque– il remercie le public et n’hésite pas à ironiser sur le spleen véhiculé par ses chansons. Après une bonne demi-heure de prestation, il allume une lampe de chevet posée sur son ampli, s’installe sur une chaise et empoigne sa guitare acoustique. Une partition ‘unplugged’ qui va durer une dizaine de minutes. Il n’oublie cependant pas, à l’instar du set accordé à la Rotonde, en 2011, de reprendre « The Tiger », en s’appuyant uniquement sur un magnétophone et des coquillages, coquillages dont il se sert comme des percussions. Et en fin de parcours, il injecte un zeste d’énergie à quelques morceaux, dont l’inévitable « Santiago ».

Il vide les lieux vers 21h15, pour y revenir quelques secondes plus tard. Après deux derniers titres, TVB remercie une ultime fois l’auditoire et l’invite à tailler une bavette avec lui, à l’issue du concert, car il ne connaît personne à Bruxelles.

Quoique mélancolique et intimiste, la musique de Troy Van Balthazar est chaleureuse. Paradoxe que lui seul parvient à entretenir...

(Organisation Botanique)

IAMX

Le petit Prince est de retour...

IAMX, le projet de Chris Corner (ex-Sneaker Pimps), inaugurait sa tournée ‘Animal Impulses’ à l'Ancienne Belgique, le 28 mars dernier. C'est la 4ème fois en 4 ans que la formation réserve cette salle mythique bruxelloise au cours du mois de mars : une belle régularité! Cette tournée sert à promouvoir le cinquième opus du groupe, "The Unified Field", sorti le 15 mars.

Mais c'est d'abord Moto Boy qui ouvre les hostilités. Oskar Humlebo est un bellâtre suédois un peu efféminé qui chante des mélodies douces d'une voix touchante et quasi-religieuse, proche de Jeff Buckley... Que ce soit soutenu par une bande-son ou seul à la guitare, il parvient à attirer l'attention du public, surtout au moment où, délaissant son micro, il vient se planter au devant de l’estrade pour chanter sans amplification. Une découverte intéressante.

Pour son nouveau spectacle, IAMX a disposé, sur le podium, trois écrans vidéo. Un à chaque extrémité et le troisième derrière devant une grande toile qui sert également aux projections. On remarque également la présence d’un fût de bière au milieu du jeu de quilles. Serait-ce un clin d'œil adressé à une des spécialités de notre beau pays ? La clameur du public devient insistante et derrière la scène, on aperçoit l'ombre de Chris Corner qui se sert un verre de vin. Jolie entrée en matière! La formation monte sur les planches pour entamer "Animal Impulses". Un choix étonnant, car la chanson n'est pas vraiment un hit. Egalement tiré du dernier opus, "Sorrow" permet à l'ambiance de monter d'un cran, surtout au moment du superbe refrain. En plus de Janine Gezang, la fidèle complice, aux claviers et au chant, Corner est accompagné de Richard Ankers à la batterie, Alberto Alvarez à la guitare et d'une très jolie blonde aux claviers : Sammi Doll. Le son est excellent et la voix de Corner, forte et cristalline. Par contre, le groupe nous a malheureusement choisi un light-show très minimaliste. Ainsi, la plupart du temps, le spectacle est plongé dans l'obscurité.

Soudain retentit le riff de basse synthé de "Kiss + Swallow" et toute la salle s'embrase. Ce hit imparable date de 2006 et n'a pas pris une seule ride. Chacun se surprend à chanter à tue-tête ‘Echo, Echo, I know it's a sin to Kiss and Swallow’. L'intensité se prolonge sur "Kingdom of Welcome Addiction" et "Tear Garden", au cours duquel Corner se déchaîne aux percussions. Après le très beau "My Secret Friend" et le plus terne "Trials", c'est un nouveau moment phare du concert : "The Unified Field", probablement le titre le plus efficace du nouvel album éponyme. Un beat électro irrésistible, un riff de synthés et des mélodies accrocheuses. Tout y est! La réaction du public est enthousiaste (NDR : voir ici)

Ensuite, le groupe aligne une succession ininterrompue de hits, jusqu'au dernier morceau du set : "The Alternative". Mais IAMX revient bien vite pour trois titres supplémentaires: "I Come With Knives" (NDR : à regarder ), une chanson forte et hypnotique incluant un poème en allemand chanté par Janine Gezang et Sammi Doll, suivi de l'incroyable et très burlesque "President", avant de finir par un "Nightlife" (NDR : à découvrir encore ici) très bien enlevé, qui se termine a capella, à l'unisson avec le public.

Dans la setlist, on remarque l'absence de certains titres phares comme "Spit It Out" ou "After Every Party I Die" mais dans l'ensemble, c'est une bonne combinaison de nouveautés et de 'classiques'. Le groupe est en pleine forme et semble même avoir reçu une nouvelle impulsion grâce au nouvel opus. Evidemment, on regrette la folie qui animait les premiers concerts de Corner en 2006-2007, mais le musicien a mûri et reste quoi qu'il en soit un des meilleurs singers/songwriters des 10 dernières années. Multi-instrumentiste, chanteur, compositeur et producteur, il a réussi à développer un univers musical étonnant, qui combine avec bonheur des éléments new-wave, funk, dance et indie-pop, soulignant le tout de paroles intelligentes et extrêmement sexy. Le petit Prince est de retour et il assure grave!

Setlist:

Animal Impulses
Sorrow
Kiss + Swallow
Kingdom
Of Welcome Addiction
Tear
Garden
My Secret Friend
Trials
The Unified Field
Cold Red Light
Walk With The Noise
Music People
The Alternative

Rappel :

I Come With Knives
President
Nightlife

(Organisation : Nada Booking & AB)

 

Nosaj Thing

Almost There

Écrit par

Buzz On Your Lips, organisateur de concerts et de soirées bruxelloises aux castings souvent alléchants, souffle élégamment ses six bougies. La fête d’anniversaire se déroulait ce dimanche 24 mars dans l’intimité du VK*, à Molenbeek. Et une fois n’est pas coutume, l’équipe de Buzz et le VK ont mis de grosses cerises sur le gâteau en invitant sur les planches le fleuron de ce qu’il faut désormais appeler le Glitch Hop : un mélange subtil d’électro, de bass music et d’abstract hip hop. A l’honneur ce soir, le label Brainfeeder de Flying Lotus et ses jeunes poulains. Et en tête de file, Nosaj Thing, dont la seconde petite perle, intitulée « Home », squatte les bacs depuis deux mois.

Petite structure qui ne cesse de prendre du grade, tant en notoriété qu’en qualité, Buzz on Your Lips a décidé de remercier ses fidèles et nouveaux adeptes en proposant une affiche séduisante, placée sous le signe du soleil de Los Angeles. L.A., demeure du label Brainfeeder, engendré par l’inépuisable Flying Lotus, dont on retrouve ce soir les plus grands espoirs : Jeremiah Jae, Mono/Poly et, comme figure de proue, Nosaj Thing. Ainsi que Free The Robots, seul artiste de la soirée à ne pas être (encore) signé chez FlyLo. Premier à se confronter à un parterre pris d’assaut dès 19h: Mono/Poly.

Charles Krog, alias Mono/Poly, lance les festivités sur un DJ set standard mais efficace, entre hip hop, électro, Bass music et un dubstep à mille lieues de celui de Skrillex et consorts. Pas de grosse surprise de la part du DJ, qui se contente d’enfiler ses disques les uns après les autres, gratifiant le public du sempiternel et fatigant « Harlem Shake » de Baauer.

Dès 20h10, la prestation est bouclée et l’homme cède sa place à Jeremiah Jae. Un Jae que j’avais hâte de découvrir en ‘live’, mais qui m’a malheureusement perdu en chemin. Caché derrière ses platines, le mec se contente également d’enchaîner les beats hip hop sans montée d’adrénaline et surtout sans déverser le flow qui fait la force de ses singles « Money », « Cat Fight » ou « $easons ». Il faudra attendre la mi-parcours pour l’entendre marmonner des mots inaudibles, sur quelques titres.

Free The Robots, de son vrai nom Chris Alfaro, prend la relève pour un set plutôt éclectique et moins mollasson que celui de son prédécesseur. De bon beats funky, jazzy et du breakbeat pour secouer la foule. La soirée se déroule à guichets fermés et ça se sent, tant l’espace confiné du VK ne permet pas vraiment, les soirs de très grosse affluence, de bouger comme il se doit. Je découvre ce soir un artiste aux talents de bidouillages remarquables, dont la discographie ne compte déjà pas moins de trois albums et cinq Eps. A surveiller de près.

Nosaj Thing prend la relève à son tour vers 22h. Jason Chung se lance dans une prestation dont on attendait beaucoup, nous réservant en guise mise en bouche quelques extraits de « Home », son deuxième et nouvel LP. Derrière lui, des projections diffusent invariablement les mêmes formes noires et blanches, tandis que son clip consacré à « Eclipse/Blue » promet bien plus que ce qu’il va nous réserver. Aux extraits de « Home » et « Drift » viennent se greffer quelques-uns de ses travaux de remixes, dont la version reliftée du « Island » de The Xx. Au bout d’une demi-heure, il faut se rendre à l’évidence. Le set de Nosaj Thing, plutôt downtempo, ne colle pas au cadre du VK*, d’autant qu’il est complètement noyé dans le brouhaha des conversations du dimanche soir. Manifestement, il aurait parfaitement trouvé sa place dans une salle du type Rotonde ou plus grand, l’AB version Flex. Chung quitte l’estrade au bout d’une heure tout pile sur le « Bitch Don’t Kill My Vibe » de Kendrick Lamar, à contre-courant du set proposé, mais qui fait son petit effet. A 23h10, la soirée est pliée. Une soirée en demi-teinte, en somme.

Joyeux anniversaire quand même !

(Organisation : VK*) 

 

Disclosure

Révélation ou surévaluation ?

Écrit par

Disclosure, c'est la révélation hype de ce début 2013. Le genre de brol musical dont tout le monde, s'intéressant un tant soit peu à l'electro-rock, a entendu parler en termes superlatifs ; ‘the next big thing’ comme diraient nos voisins ‘british’. Il est vrai que les frères Lawrence ont tapé très fort dès le départ, matraquant l'Internet de l'excellentissime « What's in your head » dès le printemps 2012, suivi un peu plus tard dans l'année du tout aussi bon « Latch ».

Mais que valent réellement les deux Anglais ? Sommes-nous en présence d'une formation outrageusement surévaluée ? La planète tendance s'est-elle (trop) emballée, à tort ? Ou alors, les frangins méritent-ils la tonne de louanges qui s’est abattue de partout, depuis l'an nouveau ? Tentative de réponse pas toujours objective mais qui cherche à y parvenir...

Malgré une arrivée précoce sur le coup de 20h30, le Club est déjà bondé et les premiers beuglements annonciateurs d'une soirée trop arrosée se propagent… Se tortillant péniblement jusqu'au bar, votre serviteur est frappé par un premier constat : il se sent vieux. La moyenne d'âge doit avoisiner la majorité légale, et la scène rappelle plus un rassemblement de boy-scouts sous ‘exta’ de mauvaise qualité qu'un concert proposé un mercredi soir, en période scolaire. Seul côté rassurant de tout ce spectacle, cette génération (dont je fais partie) a peut-être un avenir quelconque loin du NRJ In the Park, qui sait...

Et alors que je me perdais dans mes pensées, Disclosure est venu me sortir de ma torpeur à grand coup de synthés et de rythmes syncopés. L'auditoire bondit, hurle, fracasse l'air de ses clappements de main, me repoussant à l'extrême gauche d'une salle dégoulinante de sueur adolescente. Les morceaux déferlent, insensiblement identiques, provoquant inlassablement la même réaction chez le public : cris, sauts, applaudissements, update de statut facebook et autres vidéos abominables.

Bien que ne déméritant pas, jamais le duo n’est jamais parvenu à totalement captiver mon attention. La faute à trop de mauvaises conditions réunies en si petit endroit.

Tout d'abord, un manque cruel d'originalité se ressent en concert ; là où il ne gênait nullement sur « Soundcloud », tous les morceaux (à l'exception des « Latch », « White Noise » et « What's in your Head ») sont structurés semblablement : batterie électronique rappelant parfois Booka Shade, voix remodelées à souhait, ligne de basse, montée oppressante et finish en apothéose.

Ensuite, et c'est parfaitement regrettable pour le groupe, je n'étais pas des mieux entouré durant la soirée. Coincé derrière un géant bouclé, calquant ses mouvements sur les miens, et un trentenaire passablement éméché s'amusant à filmer le concert à l’aide de son smartphone (sur ‘Youtube’ c'est chouette aussi), il était difficile d'apprécier totalement la prestation des deux Insulaires.

Ajoutons-y un perpétuel va et vient entre le bar, la sortie et le bord du podium des plus gênants. Sérieusement, est-ce si difficile de rester une heure plus ou moins en place sans constamment emmerder son voisin ?

Bref, c'est un peu la mort dans l'âme, déçu et malgré tout heureux d'avoir vu Disclosure, que je quitte la capitale, un gros quart d'heure avant la fin de la prestation. L'avenir est devant eux, le succès leur tend les bras et leur public est déjà totalement dévoué. Les frangins sont parvenus à surfer sur la vague au bon moment et en profiter pour se forger un joli nom en un temps record. Espérons juste pour eux qu'ils ne finissent pas noyés dans cet océan musical risquant de les engloutir à jamais, dès la moindre fausse note.

(Organisation AB)

Voir aussi notre section photos ici

 

The Internet

Expect The Unexpected

Écrit par

‘Double Bill’ 100% hip hop et R’n’B ce 18 mars dans l’intimité de l’AB Club. Mais pas n’importe quel R’n’B ou Hip Hop. Celui qui regarde loin devant lui. Celui qui te fait tripper. Celui qui te fait voyager en fermant les yeux. Un programme alléchant initié par deux échappés de la clique OFWGKTA, Syd Tha Kyd et Matt Martians, alias The Internet. Pour l’étape européenne de leur tournée, les deux extraterrestres ont amené dans leur valise Kilo Kish, figure féminine de la formation underground Kool Kats Klub. Une soirée torride en perspective.

Torride et tardive puisque The Internet est prévu pour 22h. Et ce n’est qu’à 20h45 que Kilo Kish et Kitty Kash (ça ne s’invente pas), sa partenaire aux platines, entrent discrètement en scène. L’ABClub ne connaît pas la foule des grands jours, bien au contraire. Ce soir, les deux formations joueront pour une centaine de personnes au bas mot. Et la corrélation entre The Internet et l’artiste jouant au rez-de-chaussée est loin d’être évidente. Parce qu’il s’agit de Christophe Willem, pas de ‘Late Night Show’ gratos pour les fans du garçon à lunettes. C’est donc dans un cadre très intimiste que se déroulent les deux prestations. Pas plus mal, vu que la scène est visible de n’importe où dans la salle, même pour les nains de jardins.

Kilo Kish, née Lakisha Robinson, distille un R’n’B  lascif à mort. La mignonette de Brooklyn et sa complice n’ont qu’un Ep à leur actif, produit par The Internet et Star Slinger. C’est forcément en un tour de main que le duo lance et boucle sa prestation. En 30 minutes chrono, le duo a charmé le parterre sur des « Goldmine », « Navy » et autres incitants à se glisser tout nu sous la couette. La demoiselle, séduite par l’ambiance bon-enfant restituée par son public belge, se mêle à la foule pour trouver, sans aucun mal, quelques partenaires de danse sur « Love2K ». Seul bémol, certains refrains chantés avec l’appui de la bande communique un côté playback un peu cheap, à certains instants. Mais comme dirait Didier Deschamps, Kilo Kish a ‘des qualités et un potentiel’ qui ne la laisseront pas longtemps sur le banc de touche. A surveiller de près.

21h45. Contre toute attente, les lumières s’éteignent. Vu que Kish et Kash ont bouclé leur set une demi-heure plus tôt, les stars de la soirée décident de débarquer plus tôt sur les planches. Pas de chance pour les clopeurs. Deuxième surprise, c’est à un vrai live que l’on va avoir droit. Ce sont d’abord les trois musiciens qui montent sur l’estrade : piano numérique, grosses caisses et basse retrouvent leur propriétaires. Petit jam d’intro, et c’est déjà trop bon. Syd Tha Kyd, seule demoiselle du clan Odd Future, et Matt Martians leur emboîtent le pas. Le duo et leur bande administrent un nouveau souffle de vie aux extraits de leur premier LP, « Purple Naked Ladies » qui, dans leur version ‘vrai’ live,  exhalent d’authenticité. The Internet s’adonne à un mélange subtil de hip hop psyché et de R’n’B retro sans faille. Le set, étayé par quelques nouvelles compos, est passionnant de bout en bout.

Lorsque Syd Tha Kyd lâche le micro, c’est pour mieux le refiler à Kilo Kish qui rejoint la troupe pour défendre à merveille « Ode To A Dream », extrait de « Purple Naked Ladies ». Ou à Tay Walker, préposé au piano numérique, qu’elle présente comme son coach vocal. Celui-ci lui prête d’abord main forte sur « They Say » avant de se lancer dans un premier titre ne tolérant, pour seule compagnie, que son instrument. Une voix puissante s’il en est. Le moins que l’on puisse dire c’est que Frank Ocean, autre recrue d’OFWGKTA au succès autrement plus conséquent, a du souci à se faire. A la demande générale, Walker interprète un second titre, épaulé par le préposé aux grosses caisses et le monsieur à la basse. Syd Tha Kyd prévient l’auditoire. Il s’agit d’une grande première. Les deux autres musiciens n’ont jamais entendu ce morceau de Tay Walker et vont donc improviser au fur et à mesure. Ce dernier se lance alors dans sa compo, rejoint à mi-parcours par ses collègues. Le résultat est impressionnant. L’éclosion d’un tube, en direct. Si l’on sent quelques petites hésitations au départ, la suite coule de source. Une semi-impro qui se solde par une ovation bien méritée.

Le set arrive à son terme au bout d’une heure et des poussières. En guise de rappel, le duo laisse Walker et ses deux complices jouer une petit jam improvisée. Nouveau carton plein.

Après un concert aussi solide, difficile de comprendre le manque d’intérêt général des fans de hip hop ou R’n’B pour une formation à cent mille lieues d’un buzz médiatique fumeux. Qu’ils s’arrêtent à Couleur Café, Pukkelpop, Dour out tout autre festoche cet été, The Internet n’est à manquer sous aucun prétexte.      

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Jamie Lidell

Hot ‘n’ Cold

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‘A little bit of feel good’, c’est ce que les fans attendaient de Jamie Lidell, ce dimanche 17 mars. Le chanteur effectuait un nouvel arrêt express au cœur de la capitale belge pour un concert complet en deux temps trois mouvements. Tout seul, entouré de ses machines, Lidell présentait son cinquième et petit dernier, un éponyme funky et accessible, loin des bidouillages de l’époque « Muddlin Gear » ou de la Soul de « Jim ».

21h, l’homme entre sur une scène plutôt sobre. Un écran géant se dresse à l’arrière et son énorme dispositif de mixage à l’avant. Il explique alors d’entrée de jeu que sa vocation est de retourner aux sources ou plutôt à ses sources. Pas question de backing band, comme lors d’une tournée précédente. Mister Lidell veut tout faire tout seul. Coïncidence ou pas, le bonhomme vêtu d’un imper et d’une tenue noire et sobre lance sa prestation sur « I’m Selfish ». Titre qui décrira parfaitement la première moitié du concert.

En parfait dilettante, Lidell enchaîne quelques titres de son disque éponyme, sans que l’ambiance ne décolle vraiment. « You naked », « You Know My Name », « What A Shame », « Don’t You love Me », autant de morceaux qui feraient bondir de joie les fans de Chromeo mais laissent ceux du chanteur un peu perplexes. Et lorsqu’il s’approche du micro, placé juste devant ses machines à bidouiller, Jamie Lider exécute quelques petits pas de danse assez gauches…

Ce n’est qu’au bout de trois-quarts d’heure que l’Anglais retourne une fois pour toute derrière son énorme console. Enfin, les choses sérieuses peuvent démarrer. Ce soir, il ne sera pas question de « Jim » et ses classiques « Another day » et « Little Bit Of Feel Good ». A la place, Jamie Lidell envoie du lourd avec un vrai groove ainsi que des versions retravaillées à la sauce electro de quelques-uns de ses plus vieux titres, pour ensuite clôturer le bal par un « Big Love » fédérateur.    

En résumé, un concert entre deux eaux d’un bonhomme qui a habitué son public à beaucoup mieux auparavant. Un peu à l’image de « Jamie Lidell », un disque plutôt solide mais dont on attendait qu’il nous prenne vraiment à revers, tout comme « Compass », son précédent essai...

(Organisation : AB + Live Nation)

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