L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Taï

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Micachu & The Shapes ont reçu le concours du London Sinfonietta, l’un des orchestres symphoniques contemporains les plus notoires, pour enregistrer « Chopped & Screwed ». Immmortalisé ‘live’ au King Place de Londres, cet opus s’est inspiré de la technique hip-hop dite du ‘Chopping and Screwing’. Il paraîtra ce 28 mars.

Tracklisting:

State of New York
Unlucky
Everything
Average
Freaks
Medicine
Low Dogg
Fall
Not So Sure

http://www.myspace.com/micayomusic www.londonsinfonietta.org.uk

 

samedi, 05 mars 2011 18:08

Booker T. sur la route de Memphis…

Le roi de la soul, Booker T. Jones, publiera son nouvel album, « The Road from Memphis », le 9 mai prochain. Produit en compagnie de ?ueslove et Rob Schnapf, il a bénéficié du concours de Matt Berninger (The National), Yim James (My Morning Jacket), Sharon Jones et même de Lou Reed.

Track listing

Walking Papers
Crazy
Progress (feat. Yim Yames of My Morning Jacket)

The Hive
Down In
Memphis
Everything Is Everything
Rent Party
Representing Memphis(feat. Matt Berninger of The National and Sharon Jones)
The Vamp

Harlem House
The Bronx (feat.
Lou Reed)

http://www.facebook.com/bookertjones
http://www.myspace.com/bookertjones
http://twitter.com/BookerTJones

 

Le 26 avril, St-Augustine dévoilera « June, a Maze », un Ep six titres enregistré en 2010. Ils seront proposés dans une édition limitée à 500 exemplaires numérotés avec des pochettes uniques illustrées par un dessin de St Augustine.

Le deuxième album de Zak Laughed, « Love is in the Carpet », paraîtra ce 2 mai. Lors des sessions le combo a privilégié les premières prises pour retrouver l’énergie du live. En outre, les compos dépouillées et acoustiques au départ, ont été triturées, lors des sessions, par l’électricité…

Enfin, c’est également le 2 mai que « Lonely Twin’ », le second long playing d'Hospital Ships tombera dans les bacs. Voici ce que Jonathan Meiburg, leader de Shearwater, a confié à la presse, au sujet de cet LP : 

‘Si les navires hôpitaux ont pour objectif de sauver des vies, n’oublions pas qu’ils ont été conçus pour faire la guerre. De la même manière, Lonely Twin embrasse d'étranges et de bouleversants paradoxes. Une richesse musicale tentaculaire sur des thèmes simples, à la fois délabrée et robuste, psychédélique et artisanale, amicale mais inébranlable dans le traitement des questions que sont la mort, la terreur et l'amour. S'appuyant sur une innocence et une liberté durement gagnées, Hospital Ships évoque la grandeur sauvage du ciel du Midwest à travers des pianos mélodieux, des guitares aussi belles que perturbées et des batteries déglinguées. Lonely Twin est la bande son parfaite d'une longue escapade en voiture, fenêtres baissées, volume à fond...’

http://www.kutufolk.com

 

Honest House fêtera ses 6 ans d'existence au cours de ce mois de mars. Pour célébrer l’événement, deux soirées seront organisées. La première, au Beurs, ce 12 (entrée gratuite), dans le cadre du festival SoundBits (NDR : y participeront Frank Shinobi, Volt Voice et Traffico), l'autre au Bota, le 18 mars (à l’affiche Traffico, Taïfun et Coyote), le tout sur fond de 10ème sortie de l’écurie, en l’occurrence, le premier elpee de Taïfun, "Trondheim", distribué par Mandaï.

http://www.honesthouse.be

http://www.myspace.com/frankshinobi

http://www.myspace.com/honestboys

http://www.myspace.com/voltvoice

http://www.myspace.com/eldinah

http://www.myspace.com/cassebrique

http://www.myspace.com/foxesinboxesband

http://www.myspace.com/coyoteduo

http://www.myspace.com/traffico

 

mardi, 01 mars 2011 01:00

Proche de la béatitude…

Efterklang revenait à Bruxelles pour présenter, une dernière fois, au public belge, son magnifique troisième opus, « Magic Chairs ». Pour la circonstance, la prestation des esthètes danois était précédée par la projection du film ‘An Island’, réalisé par le réalisateur français Vincent Moon (le créateur des « Concerts à Emporter » de la Blogothèque), un court métrage immortalisant leur tournée accomplie sur une île danoise. Le public tombe sous le charme de ces magnifiques saynètes ‘live’. Une bien belle introduction à l’univers onirique d’Efterklang…

Le septuor monte ensuite sur les planches : un bassiste, un batteur, un guitariste, un chanteur, une claviériste, un ‘bidouilleur’ et un violoniste. Les musiciens semblent fatigués. En cause une tournée qui a duré plusieurs mois. Mais dès les premières notes, on se rend compte qu’ils n’ont pas envie de bâcler leur set. Mieux encore, les musicos sont très soudés, concentrés et l’ensemble brille par son homogénéité. En outre, on a l’impression qu’ils sont heureux de se produire à l’Orangerie du Botanique, ce soir. Le groupe passe en revue les plus beaux titres de ses 3 albums, dont les magnifiques « Full Moon » et « I Was Playing Drums ». Les voix de Casper Clausen,  d’Anna Brøsted (la claviériste) et de leur nouveau violoniste se conjuguent à merveille. L’instrumentation est particulièrement riche. Certaines compos sont développées en longueur, afin de permettre à la formation d’élaborer une forme de post-pop symphonique et atmosphérique. Des exercices de style qui ne suscitent jamais l’ennui, à l’instar du sublime « Raincoats ». On a même l’impression de pénétrer dans un monde sonore magique, proche de la béatitude.

Casper Clausen sort ensuite d’une boîte, son prix du ‘Meilleur groupe indie européen’, une récompense, apparemment attribuée par les labels issus du Vieux Continent. A cet instant, il se comporte comme un enfant comblé par les cadeaux reçus pour sa Noël. Petit moment d’émotion au cours duquel la communion est totale entre le groupe et le public.

Après une bonne heure de concert, Efterklang quitte l’estrade, avant de revenir sous les acclamations d’un auditoire conquis ! Et c’est l’inévitable « Modern Drift » qui va alors conclure en beauté, l’ultime prestation de ce périple interminable…

(Organisation Botanique)

 

 

mercredi, 02 mars 2011 19:19

Let the Dog Drive Home

Un véritable baptême du feu ! Et pour cause, c’est la première fois que je me plonge dans la culture féringienne, dont est issu tEitUR. Les Iles Féroé, c’est un archipel perdu quelque part entre l’Ecosse et l’Islande, mais qui appartient au Danemark. Sa notoriété ? Elle la doit surtout à son équipe de foot qui participe aux compétitions internationales, depuis 1988. A l’instar de la plupart des artistes issus des pays scandinaves, tEitUR est particulièrement influencé par la culture anglo-saxonne. ‘La musique est l’une de nos principales activités sociales, tout le monde possède un instrument chez soi’ proclame le musicien. Il est pourtant le premier artiste à être signé sur un label. Teitur Lassen a entamé sa carrière musicale en 2004. « Let the Dog Drive Home » constitue son 4ème album et pourrait peut-être devenir celui de la confirmation. Sa musique ? Une forme de pop/folk empreinte de délicatesse. Et puis son crédit de songwriter ne fait que grimper, depuis qu’il a prêté sa plume à Corine Bailey Rae, Emily Simon et même à la ‘staracadémicienne’ Nolwen Leroy.

Les compositions de Teitur sont élégantes, sophistiquées, mélodiques, mais jamais abscondes. Elles s’adressent au grand public, sans pourtant tomber dans la facilité. Un exercice d’équilibriste rappelant l’âge d’or de la pop insulaire. Parfois aussi l’univers d’Ozark Henry, mais sans ses longueurs inutiles. Et des comptines comme le subtil « Freigh Train », « You Never Leave LA », caractérisé par ses riches arrangements orchestraux ainsi que le céleste  « Betty Hedge » en sont les plus parfaites illustrations.

Teitur signifie ‘heureux’ dans un vieil idiome féringien et c’est exactement l’effet que procure sa musique….

 

mercredi, 02 mars 2011 19:16

Eleonore

Plus la peine de présenter le nouveau petit génie du folk noir-jaune-rouge, Bram Vanparys, que les médias néerlandophones ont énormément soutenu, suite à la confection d’un premier elpee particulièrement réussi. Intitulé « Alas My Love », il était paru en 2009. Le roi autoproclamé allait-il relever le délicat exercice de la confirmation ? Agé à peine de 24 ans, il devait en tout cas faire face à une attente qui aurait paralysé les plus stoïques des songwriters...

« Eleonore » reprend les choses là ou Bram Vanparys les avait laissées, c'est-à-dire sur les plus hautes cimes du folk le plus classique et délicat. Toutefois, le King gantois a décidé d’alléger ses arrangements et de se rapprocher d’un esprit ‘live’ plus nature. Un soin particulier a été apporté aux chœurs, qui se révèlent même angéliques sur l’inaugural et cinématographique « Sleeping Minners ». Le folk de The Bony King est respectueux des pionniers du genre, Dylan en tête ; suffit d’ailleurs d’observer l’image reproduite sur le recto de la pochette pour en être convaincu. Et Bram confesse d’ailleurs avoir été influencé par la fameuse compilation « American Folk Anthology ». Mais son néo folk est avant tout une émanation belge du courant engendré par Devandra Banhart. Ce dernier tient le Gantois en haute estime depuis leur première rencontre, qui s’était d’ailleurs déroulée dans des circonstances, un peu rocambolesques.

Première constatation, « Eleonore » confirme tout le bien qu’on pouvait penser de Vanparys. Depuis le bouleversant titre éponyme, sculpté dans le folk rock, au légèrement électrifié « The Poet », en passant par le passionné « The Garden », caractérisé par ses accords cristallins de guitare, et un « Some Are Fearful » raffiné par les interventions au piano d’Ann Pierlé, son art folk de qualité n’est cependant pas estampillé ‘made in US’ mais ‘made in Gent’. La mondialisation est définitivement en marche. Le second elpee de The Bony King of Nowhere est donc tout à fait réussi, même s’il manque toutefois encore à Bram, une puissance d’incarnation supérieure…

Vanparys se consacre pour l’instant à l’écriture de la BO du film ‘Les Géants’ réalisé par Bouli Lanners. En enfantant de tels artistes, la Belgique a assurément encore un avenir devant elle. D’ailleurs, j’invite les Francophones à se pencher sur le cas The Bony King Of Nowhere. Et ce n’est pas trop difficile, puisqu’il va se produire, un peu partout en Flandre, au cours des prochains mois… 

 

mercredi, 02 mars 2011 19:10

Celilo Falls

Le vivier d’artistes féminines, issu du sérail ‘Americana et roots’ semble inépuisable. Si Gillian Welch et Emmylou Harris ont tracé la voie, aujourd’hui on parle surtout d’Alela Diane et de Marie Siouxx. Et pourtant, chaque mois une nouvelle figure débarque de son Ouest rural.

Rachel Harrington est originaire de l’Oregon (NDR : le plus profond ?) « Celilo Falls » constitue son troisième opus. Ses compos sont sculptées dans un style, ma foi, fort traditionnel. Et poétique. Mais elle les interprète à la perfection. Fragile, son timbre vocal est légèrement teinté de gospel et de bluegrass. Elle conte des histoires de liaisons romantiques turbulentes (NDR : « Here in my Bed » aurait-il inspiré l’illustration de la pochette ?), de conversations familiales (NDR : sur « He Started Building My Mension In Heaven Today », elle rapporte les propos de son grand-père que l’âge commence à inquiéter), puise dans le répertoire traditionnel pour chanter a cappella la ballade « Pretty Saro » ou encore décrit sa propre version du paradis, sur « The Last Jubilee ». Des histoires qu’elle nous livre en s’accompagnant d’un banjo, d’une guitare acoustique (« You Don’t Know »), d’un harmonica ou d’une pedal steel. Des histoires que l’on écoute, conquis par ce voyage opéré dans l’Amérique profonde, comme si elles étaient racontées au coin du feu…

Si « Celilo Falls » trempe dans l’Americana pur et dur, il faut reconnaître que lors des sessions d’enregistrement, Rachel a reçu le concours de quelques grosses pointures ; entre autres Ronnie McCoury (Del McCoury Band), Rod Clements (Lindisfarne) Dan Salini (Atomic Deluxe, Doug Wintch), Colby Sander et Jon Hamar. Une richesse de collaborateurs étonnante, pour un opus aussi dépouillé…  

 

mercredi, 02 mars 2011 19:07

Arctic

Thomas Denver Jonsson a peut-être estimé qu’il avait fait le tour de la question sous son véritable nom, puisqu’il a décidé de baptiser curieusement son nouveau projet solo I’m Kingfisher. Pourquoi pas ? Après avoir publié trois albums en solitaire, l’artiste s’est donc inventé une nouvelle identité comme s’il voulait repartir de zéro. Pourtant, après voir écouté cet elpee, il faut reconnaître que son style n’a guère changé. Mais de mer et de poissons, il en est tout de même question, car le Scandinave –doté d’une certaine ambition– décline, sous le concept brumeux des expéditions polaires, les pérégrinations du docteur et explorateur norvégien Fridtjof Nansen, accomplies au XIXème siècle. « Arctic » représenterait même la première partie d’une improbable trilogie consacrée à la solitude et l’amour à travers la vie de celui qui a découvert le Pôle Nord !

Pop, blues classique et surtout folk alimentent les compos d’I’m Kingfisher, des compos qui bénéficient cependant d’arrangements modernes et autorise un zeste d’électronique. Le timbre vocal de Thomas me fait penser à Ozark Henry. Sa musique aussi. Et tout particulièrement sur « Nansen ». Mais d’autres références hantent ses compos : Neil Young, Damian Jurado voire même Sting. Les points culminants d’« Arctic » ? « Expedition », fruit d’un mélange subtil entre cordes et accords énervés. Et enfin « Twin Sorrow », un mini tube enivrant. Finalement l’expédition pop-folk du marin nordique est donc couronnée de succès.

L’explorateur suédois se produira en concert le 5 mai à Louvain, et plus précisément au Stuk.

mercredi, 02 mars 2011 19:00

Magical

Lorsqu’on écoute, au fil des années, des tas et des tas d’albums, avant de les chroniquer, la lassitude guette toujours. Aussi, il est réconfortant, de constater, qu’en 2011, on peut encore être agréablement surpris et puis même succomber à un son particulier (Forest Swords), une attitude (The Radio Dept.), une énergie (The Go! Team)… ou une voix simple et envoûtante. Et Sean Rowe appartient assurément à la dernière catégorie. Relativement inconnu chez nous, ce bûcheron possède en effet un baryton puissant, ébréché, profond, comme on en entend rarement.

Très peu d’infos circulent sur le parcours de ce compagnon de label de Nick Cave et Tom Waits. Une chose est sûre, « Magic » ne constitue pas le premier elpee de ce songwriter américain. Son attitude théâtrale, son sens mélodique très développé et sa plume d’une grande richesse confèrent à ses compos une intensité et une vulnérabilité désarmantes. Tout au long de cet elpee, il nous parle de l’enfance (« Night »), la famille (« Wet »), l’histoire des Etats-Unis ou la musique. Les morceaux sont dépouillés mais ne nécessitent pas d’habits flamboyants, tant leur force est évidente. Dès les premières notes de « Surprise », on comprend que cet album deviendra un compagnon de route pendant de nombreuses années. Et même lorsqu’il empoigne une gratte électrique pour attaquer des titres plus rock comme « Jonathan » ou « Wrong Side of the Bed », Sean tire parfaitement son épingle du jeu. Véritable cerise sur le gâteau, « American » mérite à lui seul une mention particulière. A cause de cette nuée de cordes et de ces accords délicats au piano. Irrésistible ! Ou « Magic », si vous préférez ! Souvent comparé à Van Morrison, Bruce Springsteen (époque « Nebraska ») voire Leonard Cohen, Sean Rowe constitue, pour votre serviteur, une véritable découverte. Et son talent risque d’exploser aux yeux et aux oreilles du monde entier, d’ici peu.