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L’heure personnelle de Lucie Valentine

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Didier Deroissart

Didier Deroissart

John Prine est décédé ce 7 avril dernier, après avoir contracté le Covid 19. Il était né le 10 octobre 1946, à Maywood, dans l’Illinois. Auteur, compositeur, interprète et poète américain, il était considéré comme une figure de proue du country/folk américain. Il avait entamé sa carrière au début des seventies et ses chansons ont été interprétées ou reprises par de nombreux artistes tant féminins que masculins ; et notamment Joan Baez, Bette Midler, Johnny Cash, Theo Hakola, Al Kooper, Bonnie Raitt, Bettye LaVette, Alison Krauss et Robert Plant.

Posthume, sa dernière chanson s’intitule « I remember everything ; et elle est d’une extrême douceur. Un legs qu’il a laissé avant d’aller rejoindre ses pairs au firmament des stars incontournables de la musique country/folk…

La version live de ce titre est en écoute ici

https://www.johnprine.com/
mercredi, 12 août 2020 17:17

Kiss, Cuddle & Torture volume 2

Fer de lance de la nouvelle scène reggae londonienne, depuis la sortie de son premier album « Kiss, Cuddle & Torture : Volume 1 », paru en 2017, The Hempolics a déjà fait vibrer tous les clubs de la capitale insulaire grâce à son melting pot exaltant de reggae, de dub, de dancehall, de groove et de pop.

Et trois ans plus tard, place au second volume de ce « Kiss, Cuddle & Torture », un disque au cours duquel The Hempolics parvient à enrichir son reggae-dub soulful de beats électro et de hip hop, mais également de trip hop, de psyché funk et de shoegaze. En outre, ce cocktail contemporain véhicule des textes humanistes et festifs clamés par la chanteuse Nubiya Brendon (NDR : elle milite au sein du collectif Nubiyan Twist) et le chanteur Dandelion. Bref, le roots des années 70 est ici subtilement digéré par le génial producteur Grippa Laybourne qui intègre des sonorités contemporaines à la solution sonore. Et pour y parvenir, il est assisté par le claviériste Grippa Laybourne, les guitaristes Harry Collier et Leon King, le bassiste Lorenzo ainsi que le batteur Craig Boorman.

Cosmopolites, « Full Of Suprises » et « Strange Feeling » sont littéralement ensoleillés par les rythmes du soundsystem. Mi-trip hop, mi-dub, « Full of Surprises » ne manque pas de saveur. « Strange Feeling » est magnifié par la voix somptueuse de Nubiya Brendon. Régulièrement l’ombre de Hollie Cook plane au-dessus de cet opus. Indie pop aux accents 60’s, « Place Is Here » est interprété par l’ex-chanteur de Faithless, Henry Collier. « Bongadashi » agrège hip hop et funk. « In The Night » rappelle les ambiances spécifiques à Mungo’s Hi-Fi Soundsystem. « Forever » trempe dans le r&b. Enfin, « Get It Right » est à la fois hanté par Madness, The Selecter et The Specials, mais sous une forme ralentie.

mercredi, 12 août 2020 16:29

Nomadic Spirit

« Nomadic Spirit » constitue déjà le sixième elpee de La Caravane Passe. Fondé en 2000 par le chanteur, auteur-compositeur et le multi-instrumentiste Toma Feterman, La Caravane Passe est devenue un véritable groupe, dès 2001, lors de l’arrivée d’Olivier ‘Llugs’ Llugany, tromboniste et joueur de fiscorn catalan, Cyril ‘zinzin’ Moret au saxophone, Ben Body à la basse et Pat Gigon à la batterie. Lors des sessions des cinq premier elpees, le combo avait reçu le concours d’invités notoires, à l’instar de Sanseverino, Rachid Taha, Stochelo Rosenberg, Marko Marković, Erika Serre, Bachar Mar Khalife, Jacques Gandard, R.wan (Java) –en compagnie duquel Toma a formé le groupe Soviet Suprem à partir de 2014– ou encore Timike.

Métissée et festive dans l’esprit de La Rue Kétanou, Rachid Taha, Manu Tchao et de la formation bosnienne Dubioza Kolectiv, la musique de La Caravane Passe agrège hip-hop, jazz manouche, fanfare balkanique, chanson française, gypsy punk et sonorités orientales. Entre autres !

« Nomadic Spirit » est paru quelques mois après la sortie de « Je suis africain », album posthume de Rachid Taha que Toma a co-écrit et produit. Ce long playing propose 11 nouveaux morceaux et fait suite à « Canis carmina », publié en 2016, un long playing partagé entre 6 nouvelles plages et 4 nouvelles versions dont des remixes d’anciens titres, une œuvre mise en forme par Sodi (Femi Kuti, Rachid Taha, Têtes Raides, Mano Negra…) Lors des sessions, la bande à Feterman encore reçu le concours de toute une volée de collaborateurs dont Mehdi Nassouli (NDR : il est considéré comme la relève de la tradition gnaouie au Maroc) sur le titre maître, la chanteuse de flamenco Paloma Pradal, le quatuor balkano-banlieusard Aälma Dili, un accordéoniste breton, un trompettiste serbe, un cymbaliste moldave, un koriste malien et un joueur catalan de tenora

A l’instar de « Am El Cor A La Ma », « Exode Exotique » et du titre maître, les plages incitent au voyage. Rêver, danser et parcourir le monde, c’est ce que cet LP inspire. La Caravane Passe raconte, montre et vit le plaisir, le vertige, la transe, la fraternité et la liberté…

Premier skud, « J’Bivouak » dépasse largement celui des bivouaqueurs occidentaux du dimanche. Ses allusions faites aux migrants en quête de liberté traduisent l’espérance d’un monde meilleur, tout en endossant l’habit de nomade pour en devenir un relais. Le spectre de Gainsbarre plane tout au long de « Requiem Pour Une Vielle Branche ». « Yougoslavie » nous rappelle que cet Etat a longtemps été déchiré par la guerre civile. Et « Valse Manouche » ne peut qu’inviter à la danse…

vendredi, 10 juillet 2020 11:35

Antoine Goudeseune plays The Beatles

Le Zik-Zak a entamé sa saison d’été le 3 juillet dernier par le concert de Fred and The Healers. Vu le déconfinement, les salles de moins de 250 personnes peuvent réouvrir leurs portes, bien-sûr en respectant la distanciation sociale et en autorisant un nombre limité de spectateurs. Soit un maximum de 60 âmes. Pour se déplacer, il faut porter le masque. Assis à une table, vous pouvez l’ôter. Dans la salle, il ne manque que Zorro et son fidèle étalon Tornado. Seul l’artiste qui se produit sur les planches n’est pas masqué. Ce vendredi 10 juillet, place à Antoine Goudeseune, un grand admirateur des Beatles. Une passion qu’il assouvit en interprétant leurs chansons à la guitare, en fingerpicking. Si en 2012, il avait intitulé son premier elpee, « Fingerpicking The Beatles », il a baptisé les deux suivants « Abbey Road » et « Let it be », parus respectivement en 2014 et en mai dernier, deux long playings enregistrés aux studios Abbey Road. Pour le premier, il avait reçu le concours de Mathias ‘IA’ Eklundh, du groupe Freak Kitchen, sur « Here come the sun », un LP exclusivement instrumental. Lors du deuxième il a bénéficié de la participation de Jacques Stotzem, de Fred Lani ainsi que de Julie Compagnon (si, si, celle qui faisait partie de l’équipe de l’émission ‘On n’est pas des pigeons » présentée alors par Sébastien Nollevaux), sur l’un ou l’autre titre…  

La première partie du set débute à 20h30 précises. Antoine Goudeseune s’installe sur son siège haut et salue le public. Il se sert d’une gratte semi-acoustique, d’un looper et d’un Mac.

Antoine relate avant de débuter chaque chanson, l’historique de chaque chanson et ce qu’il ressent, en l’interprétant. L’interactivité avec le public est parfaite.

Il entame sa prestation par « For You Blue ». Les sonorités de cordes sont fidèles aux originales. Puis embraie par « Come Together », en prenant soin de respecter les arpèges. « Don’t let Me Down » succède à « With a little help from my friends ». Antoine a décidé de puiser essentiellement dans ses deux derniers opus pour la setlist. On a l’impression de replonger un demi-siècle dans le passé. Pas de Fred Lani en chair et en os pour « One after 909 », mais bien sa partition à la ‘six cordes électrique’ qui émane du Mac.

Le concert est presque exclusivement instrumental, sauf sur deux morceaux, pour lesquels Julie Compagnon vient poser la voix. Soit la dernière chanson de la première partie, « The Long And Widing Road » et la dernière de la seconde, « Across The Univers ». Et ma foi, superbe et juste, sa voix est capable de monter très haut dans les aigus.  

Le second volet commence par une cover magistrale du tube « Ob-La-Di, Ob-La-Da », une piste qui figurait sur le « Double blanc », œuvre pourtant la plus expérimentale du quatuor. Oui, c’est vrai, la vie continue, comme nous raconte cette chanson bien de circonstance. Hymne à la nature, « Mother Nature’s Son » rappelle le séjour des Fab Four en Inde.  

Eric Clapton assurait la fameuse partie de guitare sur « While my guitar gently weeps » que chantait George Harrison. Ce dernier expliquait d’ailleurs que la présence d'un invité incitait toujours les Beatles à masquer les conflits ; car à l’époque, les tensions étaient très vives entre les quatre de Liverpool…

Finalement le temps a passé très vite. Un vrai régal pour les tympans délicats…  

Setlist partie 1 :

« For You Blue »,« Come Together », « With A Little Help from my friends », « Don’t Let Me Down », « I Want You », « Dig A Pony », « Two Of Us », « Penny Lane », « Strawberry Fields », « Here Come The Sun », « One After 909 » feat Fred Lani en virtuel, « The Long and Winding Road » feat Julie Compagnon

Setlist partie 2 :

« Ob-La-Di, Ob-La-Da », « Mother Nature’s Son », « While My Guitar gently weeps », « Helter Skelter », « Something », « Eleanor Rigby », « I Me mine », « I’Ve Got A Feeling », « Golden Slumbers / CTW», « Let It Be », « Across The Universe » feat Julie Compagnon. 

(Organisation : Zik Zak)

Le cadre est magnifique. Les trois scènes ont été installées à des endroits différents, mais en prenant soin de préserver le coup d’œil sur les étendues d’eau des carrières, considérées comme formant un des plus beaux sites de Wallonie. Eclairé, le parcours réunit des groupes de 50 spectateurs accompagnés par des guides bénévoles. Un petit trajet de 1 200 mètres qui longe le haut de la carrière afin d’accéder aux 3 scènes. La distanciation sociale est très bien respectée. Pour une première organisation, c’est vraiment parfait et chaque équipage est complet. Un équipage constitué de 3 ou 4 artistes qui joueront chacun à 5 ou 6 reprises des sets de 30 minutes.

Noah Moon est la première artiste programmée. Votre serviteur suit attentivement son parcours depuis plus ou moins dix ans. Elle se produit, en général, au sein d’un trio. Aujourd’hui, elle est soutenue par un drummer (NDR : un nouveau !) et la claviériste Laetitia Collet. Et elle se sert d’une gratte semi-acoustique. Le podium est entouré de fleurs et de roseaux. Manifestement, Manon est boostée par cette opportunité de pouvoir rejouer devant du public, après 4 mois de confinement, une période au cours de laquelle, pour ne pas perdre la main, elle avait accordé de petits concerts intimistes, relayés par les réseaux sociaux.

« Alive » ouvre le set. Allègres et sautillantes, les sonorités électro/pop sont stimulées par de généreuses percus. Souriante, jolie, épanouie, Manon a toujours le (petit) mot pour (sou)rire. Ivoires et percus entretiennent le climat paisible mais chargé de feeling de « Found Me ». Il faut dire que la voix Manon s’adapte aisément à cette atmosphère empreinte de quiétude. Un filet de sonorités semi-acoustiques amorce « Paradise », avant que la plage nous entraîne vers celles, plus ensoleillées, de Kingston. Le soleil est au rendez-vous, mais il y manque le sable et la délicatesse des embruns marins. Mid tempo, « Sparks » évolue au rythme synthétique d’un cheval au trot. Après « Run », le plus acoustique « At Last We Tried » retrouve une certaine forme de sérénité. Et en guise de rappel, « Now » clôt ce concert qui a mis du baume au cœur de votre serviteur, même si Manon n’a pas interprété de nouvelle compos…

Setlist : « Alive », « Found Me », « Paradise », « Sparks », « Run », « At Last We Tried », « Now »

Direction seconde scène que Juicy squattait vendredi. Lubiana est venue nous présenter de larges extraits de son Ep éponyme. Découpé en 5 pistes, il est paru en avril dernier. Elle compose, chante et se sert d’une kora, un instrument de musique à cordes originaire du Mali que l'on trouve dans toute l'Afrique de l'Ouest. Agée de 26 ans, cette jeune Belgo-camerounaise est considérée comme la nouvelle sensation de la scène musicale belge. A cause de deux ses deux premiers singles, « Self Love » et « My Man Is Gone », et de son style qui mêle pop, soul, jazz et world. Elle avait fait forte impression lors de sa prestation, dans le cadre du festival Esperanzah, il y a deux ans ; mais également en première partie de Youssou’n’Dour, au Palais 12.

Avant d’entamer son set, elle raconte que dans son pays, la kora est réservée aux griots qui ne sont que des hommes. Ce sont les poètes et les chantres de l’Afrique de l’Ouest.

Plutôt imposant, cet instrument est posé en hauteur, sur un support, afin qu’elle puisse en pincer les 10 cordes. Epreinte de douceur, la compo est interprétée en solo. Un titre soul, qu’elle chante aussi bien en anglais qu’en dialecte camerounais. A partir du deuxième morceau, elle est rejointe par un préposé aux synthés et IPad. Elle n’en n’oublie pas son hit « I Think ’bout You », un morceau dont les percus électroniques vont faire grimper la température ambiante. En symbiose avec la foule et tout en pinçant les cordes de sa kora, elle lui demande de participer au refrain de « Sunday Last ». Satisfaite, elle le remercie en le qualifiant de lumineux…  

Setlist : « Break Free », « Self Love », « I Think ’bout You », « Sunday Last ».

Le grand podium est réservé, aujourd’hui, à Sarah Carlier. Encore une artiste que votre serviteur soutient depuis plus d’une décennie. Comme d’habitude, la trentenaire a revêtu sa large chemise marocaine. Elle est, bien sûr, épaulée par d’excellents musicos. En l’occurrence le gratteur Yannick Werther (Selah Sue), le bassiste/claviériste Clive Govinden, le programmateur Fabrice Blin et un nouveau drummer qui remplace Boris Tchango, dont le kit a de quoi impressionner.

Sarah ne va pas nous proposer de nouveaux morceaux, mais des versions revisitées d’anciens titres. Soit à la sauce électro/pop. Pas étonnant que le claviériste tire son épingle du jeu. Clive joue de sa basse en slap et tapping. Toujours aussi inspirée par Richie Havens son idole, Sarah s’autorise une cover du regretté New-yorkais. Sa gratte semi-acoustique, Sarah ne va s’en servir que lors du troisième et quatrième set, soit en fonction du répertoire proposé. Bref, une bonne petite répétition générale post covid 19…

Setlist : « Big Planet », « Nation Of Love », « Watch Tower », « Deep Down », « My Dear ».

Organisation : Inc’ Rock BW + Festival Songe d’une Nuit BW + Le Coup de Pouce ASBL

Sarah Carlier + Lubiana + Noa Moon

Le cadre est magnifique. Les trois scènes ont été installées à des endroits différents, mais en prenant soin de préserver le coup d’œil sur les étendues d’eau des carrières, considérées comme formant un des plus beaux sites de Wallonie. Eclairé, le parcours réunit des groupes de 50 spectateurs accompagnés par des guides bénévoles. Un petit trajet de 1 200 mètres qui longe le haut de la carrière afin d’accéder aux 3 scènes. La distanciation sociale est très bien respectée. Pour une première organisation, c’est vraiment parfait et chaque équipage est complet. Un équipage constitué de 3 ou 4 artistes qui joueront chacun à 5 ou 6 reprises des sets de 30 minutes. C’est un peu court, mais le showcase est d’autant plus captivant. De quoi espérer une prochaine édition en 2021. Dix-huit artistes belges vont se succéder sur les quatre podiums pendant trois jours. Blanche remplace Saule au pied levé. Il s’est blessé au pied. Le soleil est au rendez-vous. Quoi de mieux pour espérer une superbe rentrée musicale des festivals intimistes

Le premier podium est planté au milieu des fleurs et laisse apparaître, en arrière-plan, des roseaux. Elodie Delvaux, aka Blanche, va s’y produire. D’origine namuroise, la jeune fille s’est révélée lors de sa participation à la saison 5 du ‘télécrochet’ The Voice Belgique, en 2016, alors qu’elle n’avait que 16 ans. Elle a également été sélectionnée pour représenter la Belgique, lors de l’édition 2017 du concours Eurovision, qui s'était déroulé à Kiev, et au cours duquel elle avait interprété « City Lights », une chanson écrite par Pierre Demoulin, le chanteur et leader du band liégeois Roscoe. Elodie avoue ne pas être habituée à se produire en mode piano/voix. Elle est généralement accompagnée d’un groupe. Elle demande un autre siège et de l’aide afin que le synthétiseur soit à la bonne hauteur. Timide, elle signale qu’elle doit encore regarder son clavier et sentir ses doigts parcourir les ivoires. Sa voix est douce et mélodieuse. De son répertoire, elle a choisi cinq extraits de son premier album « Empire », paru en mai dernier. Elle ouvre son set par le titre éponyme de son elpee. Si le morceau est ténébreux, sa voix est cristalline, et sa montée en puissance dans les aigus est impressionnante. Une compo empreinte de mélancolie qui évoque une certaine Lanna Del Rey. Hymnique, « 1.2. Miss You » traite du manque d’affection et de la perte d’un être cher. Blanche s’épanche avant d’attaquer « Only You ». Elle aime bien être seule, mais le partage est quelque chose de primordial. En version dépouillée, donc sans percus et électro, les émotions sont davantage palpables. « Moment » parle de la vie au présent. Il faut essayer d’oublier ses doutes et ses peurs. On doit apprendre à se laisser vivre et à profiter du moment présent… Elle accorde un encore sous la forme d’une reprise de London Grammar. Blanche est programmée comme artiste ‘découverte », ce 11 septembre à l’AClub.  

Cap vers la seconde scène où nous attend le duo Juicy. Sasha et Julie sont en pleine forme et impatientes de retrouver le ‘live’ après ce long confinement. La setlist prévoit 5 chansons. Montée sur ressorts, Sasha met d’emblée le feu aux poudres. Dans sa danse folle, elle laisse tomber son I-pad placé au-dessus de ses claviers. Lors d’un concert de Juicy, il se produit toujours un incident technique. Ce qui rend finalement chaque prestation différente. Après « Seed And Ride », le tandem attaque « Mouldy Beauty ». C’est au tour de Julie d’être perturbée. La cymbale est tombée sur les planches. On n’y voit pas grand-chose, mais le show est plaisant. Le public est chaud-boulette et la pression monte encore d’un cran. Les filles esquissent un pas de danse et certains spectateurs se mettent également à leur emboîter le pas. D’autant plus que l’entraînant « Mama Told Me » dynamite littéralement l’assemblée. Sasha néglige la guitare, ce soir. Mais votre serviteur est aux anges, puisqu’on lui réserve « La boulette » de Diam’s. Rien que pour lui ! Et puis, par gourmandise, il va assister à un second set de Juicy. Sans la moindre anicroche côté matos. Un concert particulièrement vitaminé. Partout ou Juicy passe, le public est incapable de rester de glace. Juicy se produira le 3 octobre 2020, dans le cadre des Nuits Botanique, accompagnée de 23 musiciens. Les places sont limitées. A l’issue du set, les filles ont confié être heureuses d’avoir pu retrouver les planches, et que cela faisait un bien fou…

Setlist : « Seed And Ride », « Mouldy Beauty », « What You Can’t Confess », « Mama Told Me », « Count Our Fingers Twice ».

Le troisième podium est plus grand. Il est réservé à Balimurphy pour 30 minutes de démonstration. Le line up réunit le drummer Mathieu Catala, les deux gratteurs François Delvoye et le barbu chantant Cédric Van Cailli, sans oublier le contrebassiste Rodolphe Maquet et le claviériste/violoniste Martin Lauwers.

Depuis 1999, cette formation bruxelloise est parvenue à créer un univers bien personnel, grâce à des textes signés Catala et Delvoye et la musique, Cédric Van Caillie. En un peu plus d’une décennie, elle a acquis une solide expérience scénique en se produisant aussi bien en Belgique, qu’à l’étranger, tant sur de petites scènes, que lors de grands festivals. A ce jour, elle a gravé 5 elpees, dont le dernier, « Nos voiles », est paru en 2017.

« Echos » ouvre la prestation tout en douceur. Progressivement, les percus s’incrustent alors que d’abord vaporeuses, les sonorités traitées à la slide s’autorisent des envols plus sauvages. Harmonieuse et talonnée par des accords de gratte semi-acoustique, la voix de Cédric vous prend aux tripes. Il ne manquait plus qu’une seconde, mais féminine, pour le soutenir.

Le vocaux se révèlent de nouveau superbe tout au long de « Je Reste Là », une compo qui nous entraîne jusqu’en Afrique…  

Le contrebassiste tire son épingle pendant « Plus Belle Sans Moi », un morceau au cours duquel la foule reprend les ‘la la la’, en chœur.  

Les cowboys traversent les grandes plaines de la Wallifornie, tout au long de « Le Calendrier ». Les accords de piano sont sautillants. Un regret, quand même : l’absence de cuivres.  

Poussé par une légère brise marine aux embruns délicats, « Nos Voiles » se dressent sur l’embarcation qui flotte au-dessus de la mer.

Et en finale, « Plus Belle Sans Moi » s’achève dans un climat paisible, à la limite du recueillement…

Setlist : « Echos », » Je Reste Là », « Le Calendrier », « Nos Voiles », « Plus Belle Sans Moi »

Balimurphy + Juicy + Blanche

Organisation : Inc’ Rock BW + Festival Songe d’une Nuit BW + Le Coup de Pouce ASBL

samedi, 04 juillet 2020 10:51

Tous masqués, sauf Fred et ses Healers…

Après un peu plus de 3 mois d’abstinence, c’est le retour des concerts. Le Coronavirus est cependant toujours d’actualité. Les salles d’une capacité moyenne de 250 personnes peuvent rouvrir, mais leur capacité est limitée à 65 personnes. Tout en respectant les mesures de distanciation sociale. Que ce soit à l’entrée, dans la file ou dans la salle, tout le monde est masqué. Et les dispositions sont parfaitement respectées. La Zik Zak a organisé un Pango Tour Summer 2020. Il est nécessaire de s’inscrire et de réserver pour participer aux concerts qui se dérouleront tous les vendredis de juillet et d’août. Et c’est Fred flanqué de ses Healers qui inaugure la formule, ce 4 juillet 2020. A ma connaissance c’est une des rares salles qui propose une programmation au cours de ces deux mois d’été…

Jacques de Pierpont, alias Pompon, retraité de la RTBF depuis deux ans, mais toujours actif dans l’univers de la musique, explique le concept de ces spectacles, avant que Fred et ses Healers ne grimpent sur l’estrade…

Fred Lani avait à peine 17 ans lorsqu'il a fondé la première mouture des Healers. C’était en 1994. Elle impliquait son père, Jean-Marie ‘Papy’, à la basse, et Marc Lhommel, à la batterie. A l’époque, le combo pratiquait du Texas blues, inspiré par Stevie Ray Vaughan et Johnny Winter. Mais également du blues/rock, dans l’esprit de Rory Gallagher et Jimi Hendrix. En 2003, sous l’impulsion d’un nouveau drummer, Bruno Castelluci, sa musique s’est alors écartée résolument des sentiers battus pour embrasser une musique plus personnelle et métissée, mélangeant le blues à la pop et au jazz. Une nouvelle orientation concrétisée par l’album "Red ". Mais en 2004, après dix ans d’existence, le combo splitte. Et Fred disparaît un peu des radars. A titre exceptionnel, le groupe se réunit, le samedi 5 juin 2010, à l'occasion du 15e anniversaire du Spirit of 66 à Verviers. Finalement, en 2012, le groupe ressuscite sous un nouveau line up, impliquant Nicolas Sand à la batterie et Cédric Cornez à la basse.

Le nouvel opus de Fred & The Healers, « Désiré », doit sortir depuis 1 an et demi ; et ce soir, le band va nous en proposer quelques titres. Le set est séparé en deux actes. Sur les planches, le line up est renforcé par la présence du frère aîné, Bertrand Lani, à la seconde gratte.

Assez équilibré, le tracklisting sera partagé entre standards du blues et compos personnelles.

Les accords dispensés par Fred sur sa Telecaster sont tour à tour envoûtants, tranchants voire sanglants. Très roots, la section rythmique est solide. Bertrand a été biberonné au blues de Chess, à la soul de Stax et au strass des Glimmer Twins. Et on le ressent dans ses riffs. Les deux frangins sont plutôt complices.

Tout au long d’« All Your Love » (NDR : signée Willie Dixon/Otis Rush, cette composition a été popularisée par John Mayall et ses Bluesbreakers, au sein duquel militait alors Eric Clapton), Fred est dans son trip et sa gratte prend son envol. Tout comme lors du « Messin’ With The Kid » de Junior Wells & Bonnie Raitt. Un slow crapuleux survitaminé.

Le band revisite « The Last Time » des Stones. Blues crasseux, doux et langoureux, « Thank You For The Snack » est un extrait d’« Electerrified ». Un morceau qui incite les couples à envahir le dancefloor… masqués. D’ailleurs, il y a des amateurs près de la table de mixage. Deux amoureux égarés s’embrassent goulûment (NDLR : avec ou sans masque ?). Et quand la solution sonore passe au funk, Bertrand semble se réincarner en Nile Rodgers.

Fred avait déclaré qu’il était capable de jouer 3 h40. Finalement, ce soir, il n’était pas loin de son record. Et à minuit, il était toujours en pleine forme. Ce soir, il a de nouveau démontré qu’il était un des meilleurs bluesmen de Wallifornie.

Après 3 mois sans concert, les aficionados du blues étaient ravis. La musique revit. Vive le rock ! Merci à tous les passionnés de partager cette drogue dure. La semaine prochaine, ce sera au tour d’Antoine Goudeseune de se produire au Zik Zak, pour un récital consacré aux adaptations des chansons des Beatles, en picking…

Setlist : « Easy Baby », « All Your Love »,« Messin’ with the kid », « The last time », « Same Old Blues », « It Hurts Me Too », « Back To Basics », « Sidetracked », « Dark Soul » (Désiré »), « Bad Luck And Trouble », « Lovers Boogie », « 130 Signs » (« Désiré »), « Thank You For The Snack », « Take A Step back » (« Désiré »), « The Pulse » (« Désiré »), « AVD », « Remedy », « Another Me » (« Désiré »), « The Best Thing »,« Watcha Wanna Do », « Doyle the hunter », « New Generation », « Red Gunhand », « How long », « Going Down », « Psycho Boogie », « Roots N Roses 3 », « Tore down »

(Organisation : Zik-Zak et Rock Nation)

Très attentive à l’harmonie, la chanteuse belgo-chilienne propose une musique organique et lumineuse alliant le jazz, le groove et les couleurs du monde.

Une poésie fauve qui vous emmène en voyage et une voix qui réchauffe l’âme.

Marylène vient de sortir « Flavour », un single qui figurera sur un Ep prévu pour cet automne. Ce titre relate quelque part son voyage aux Amériques.

Marylène ? Un talent qui ne demande qu’à être poli

https://www.facebook.com/marylene.corro/

https://www.instagram.com/marylenecorro/

http://www.marylenecorro.com/index.html

dimanche, 07 juin 2020 18:41

Bedroom (Ep)

Selah Sue serait-elle enfin parvenue à dompter ses démons intérieurs. Aurait-elle vaincu sa dépression ? Une chose est sûre, ses maternités et cette période de confinement semblent l’avoir inspirée, puisqu’elle vient de publier un Ep 5 titres. Enregistré ‘at home’, il tient parfaitement la route. Un disque intimiste, le plus souvent limité à sa voix, sa sèche et des synthés, plus que probablement joués par son mari. Une voix toujours très caractéristique aussi envoûtante, chargée de feeling et très susceptible de faire fondre les cœurs les plus coriaces.

Soul, la voix de Selah laisse remonter le passé sombre à la surface, tout au long de « You ».

« You’re My Heart nous entraîne dans les grands fjords norvégiens. Une plage indolente, douce et vaporeuse à la fois, qui met bien en exergue les cordes acoustiques. Il n’y manque plus que les elfes et les sirènes

Atmosphérique, « Always-Cosmo » bénéfice d ‘arrangements de synthés plus riches. Et en fin de parcours, on entend les voix vocodée des 2 bambins…

On retrouve le timbre soul de la Louvaniste tout au long d’« I Would Rather », une piste presque trip hop.

dimanche, 07 juin 2020 16:38

Tout ce qu’il faut pour Milow…

Milow a publié aujourd'hui la vidéo de son nouveau single d'été « Whatever It Takes ». Un titre accrocheur, aux influences Motown, qui vous fera danser dès les premières secondes ! La vidéo a été réalisée par Marvin Ströter.

Milow explique à ce propos : "Je voulais d'abord un clip animé, mais la demande était trop forte, donc je ne pouvais pas. J'ai connu un réalisateur qui m'a un jour fait un aftermovie, et j'ai réfléchi à ce que nous pourrions faire de manière créative. À l'époque, je regardais la série ‘Kidding’ avec Jim Carrey. C'est l'histoire d'un marionnettiste, un peu comme ‘Sesame Street’ meets ‘Mister Rogers’.  Nous avons alors trouvé quelqu'un qui fabriquait les marionnettes pour Sesame Street en Allemagne, et ils en ont faite une." On pourrait dire que c’est le clip ‘Corona’ réalisée dans cette longue période de confinement.

Dans le clip, la marionnette part en voyage romantique avec une jeune femme. Il ne s'agit pas d'une actrice, car ce n'était pas permis à l'époque, mais une solution a été trouvée. "Le réalisateur a filmé la vidéo lui-même, avec sa petite amie. C'est la partie amusante, on le sent vraiment. On ressent une réelle intimité dans le clip. Ils ont également roulé ensemble jusque Paris. C'est dommage que je n'aie pas pu faire plus, mais j'en suis très heureux "
La vidéo de “Whatever it takes”, c’est

Milow prévoit une tournée acoustique l'année prochaine, qui passera notamment par Liège, Mons, Arlon ou encore Louvain-La-Neuve.

Retrouvez toutes les dates ici

https://www.facebook.com/MilowOfficial/

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