Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Bernard Dagnies

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lundi, 04 octobre 2021 18:00

Jane Doe cherche le coupable…

Jane Doe est une formation namuroise qui avait remporté le concours ‘Mint’, il y a quelques années.

Son troisième Ep, « Who’s the Sinner ? », sortira officiellement le 22 octobre 2021.

Six titres qui se nourrissent de folk et d’americana afin de développer un espace musical propre, cohérent et contemporain. Il a été entièrement conçu et réalisé par le groupe et a été enregistré en analogique à Paris, durant le printemps 2021.

Le band réunit 3 chanteuses et instrumentistes (basse, guitares) et un joueur de oud, influencés par de nombreux genres musicaux, comme la folk, la pop des années 60, les musiques sud-américaines ou orientales. Pour concocter son expression sonore, le groupe crée sans cesse des ponts entre ces différentes cultures musicales grâce à ses chansons acoustiques et rêveuses, qui oscillent entre la douceur des harmonies et l’énergie du rock, comme une invitation au voyage.

Son nouveau clip, "Jack Of Hearts", est disponible

Ce titre raconte la relation entre une élève et son mentor.

Sur la route des quêtes du sens et de l’identité, ils se partagent les livres, pansent leurs blessures, se racontent et se chantent. Leur ombre dessine des champs de guerre aux accents de brûlé, leur histoire prend la forme d’un écho du temps cherchant son chemin dans l’obscurité. Ils s’exhaussent des lumières du passé, marchandent les souvenirs d’une nature oubliée.


 

Le coffret inédit "TOY" de David Bowie sortira ce 7 janvier 2022, un jour avant le 75ème anniversaire de sa naissance. Et ce 26 novembre paraîtra "David Bowie 5. Brilliant adventure (1992 - 2001)", le cinquième d'une série de coffrets couvrant sa carrière depuis 1969.

Les graines de "TOY" ont été semées en 1999 lors du tournage d'un épisode de ‘VH-1 Storytellers’. David voulait interpréter un morceau de sa carrière antérieure à "Space Oddity", il est donc retourné en 1966 et a dépoussiéré "Can't Help Thinking About Me" pour la première fois en trente ans. Au début de l'année 2000, David et le producteur Mark Plati ont dressé une liste de quelques-unes des premières chansons de Bowie à réenregistrer. Après s’être produits à Glastonbury, en 2000, Bowie et Plati sont entrés en studio avec son groupe, soit Sterling Campbell, Gail Ann Dorsey, Earl Slick, Mike Garson, Holly Palmer et Emm Gryner, pour enregistrer de nouvelles interprétations des chansons qu'il avait enregistrées pour la première fois entre 1964 et 1971.

David avait prévu de mettre en boîte l'album en prise directe. Malheureusement, la technologie était encore loin d'être au point. Mais 20 ans plus tard, il voit enfin le jour.

Le titre "You've Got A Habit Of Leaving" (édition radio) extrait de l'album "TOY" est disponible dès maintenant en single numérique et il est en écoute

 


 
lundi, 04 octobre 2021 17:41

Le corps électrique d’Ultra Sunn

Fondé en 2019 à Bruxelles par Sam Hugé (ex leader du groupe de rock Fantøme) et Gaelle Souflet, Ultra Sunn est un duo qui mêle post-punk, électro et coldwave. Son nouvel Ep, « Body Electric » constitue une première sortie sur son label Cold Transmission. 6 titres qui évoquent l'affirmation de l'identité, la poésie étrange de la vie nocturne, ainsi que de l'oubli et le deuil.

Dansants, les titres seront illustrés par deux vidéos réalisées par le groupe :

 « Young Foxes video part 1 » (ici) et « Sorrows & Tears video part 2 » ()


 

SUSTO publiera un nouvel album le 29 octobre 2021. Il s’intitulera « Time in the Sun ». Réunissant 11 morceaux, il a été produit et enregistré par Wolfgang Zimmerman (Band of Horses) dans la ville natale du groupe, Charleston, en Caroline du Sud. « Time in the Sun » fait suite « Ever Since I Lost My Mind », paru en 2019.

Avant d'entrer en studio, Osborne est devenu papa et, à mi-chemin de l'enregistrement, a perdu son propre père, emporté par un cancer. Osborne déclare : ‘Comme j'avais commencé à écrire quand j'ai appris que j'allais être père, ces événements ont été les plus grandes inspirations pour le disque. J'avais l'impression d'être entre le début et la fin de la vie. Jusqu'au décès de mon propre père, j'avais l'impression que c'était un album sur la nouvelle vie et le fait de devenir parent. Son décès a déplacé le récit vers la nature cyclique de la vie, de la mort et des nouvelles naissances’.

Le titre phare de l'album, « Summertime », est en écoute ici. Osborne se confie : ‘La chanson parle de l'amour jeune, et de ces peines de cœur qui vont et viennent comme un tourbillon. Ils font très mal sur le moment, mais ils font aussi de vous ce que vous êtes et vous apprennent à aimer…’

La vidéo du premier single, "Get Down", est également à découvrir .

A ce sujet Osborne a déclaré : ‘Bien qu’elle revêt un air amusant et léger, la chanson a été en fait inspirée par une période effrayante de ma vie, quand un ami proche luttait contre les problèmes de toxicomanie et discutait ouvertement du suicide. Je savais qu'il s'agissait d'un appel à l'aide…’


 

Drivée par la chanteuse et guitariste Lora, ainsi que le multi-instrumentiste Alex, Lora and The Stalkers est une formation originaire de Rome. Leurs chansons constituent des bandes originales parfaites pour les temps incertains que nous vivons actuellement.

Alimenté par le mélange de sérieux et de malice enfantin de Lora, le groupe a enregistré son premier album. Intitulé « No Desire Control », il a été produit par Luca Sapio (Martha High). Le résultat est un mélange de sons bruts entre le psychédélisme décontracté des années 60 et la dream pop de chambre, le tout hanté l’esprit de Norman Petty. Et il paraîtra ce 5 novembre 2021.

Le clip de son premier single, ”Lonely Heart”, a été tourné à travers Rome, en pleine pandémie. Un cœur y erre dans la ville, provoquant sourires et émerveillement…

Il est à découvrir ici

Baptisé "Weak or Brave", l’autre clip bénéfice d’un joli descriptif : 

‘Il y a une porte connue sous le nom de Torii, placée exactement sur la ligne de démarcation entre le surnaturel et le terrestre. Basés sur le shintoïsme, ces portails sont franchis une fois par an par les dieux japonais, qui ont aussi besoin de vacances !

Tokyo est l'une des destinations les plus prisées. Les dieux aiment se perdre dans l'abîme des lumières éblouissantes, des ruelles sombres, dans le moulin à vent des sons et des couleurs, rapides comme les trains qui déchiquettent la nuit et vous amènent aux portes des bordels de soapland.

Notre narrateur sera un jeune Dieu, qui dépouillé de ses superpouvoirs, affrontera les faiblesses et la bravoure des hommes et le masque sacré de Kitsune, ne suffiront pas à le protéger de nos vices’.

Et il est à voir et écouter

 


 
mercredi, 29 septembre 2021 17:09

Life and another

Mega Bog, c’est le projet d’Erin Birgy. « Life and another » constitue son cinquième elpee et il fait suite à « Dolphine », paru en 2019.

Pour enregistrer cet opus, elle a reçu le concours de toute une volée de collaborateurs et puis surtout de son partenaire, James Krivchenia, le drummer de Big Thief, aux manettes.

Mêlant psychédélisme, bossa-nova, folk, jazz et pop de chambre, l’expression sonore nécessite plusieurs écoutes avant que les refrains et les mélodies commencent à se révéler. Une œuvre découpée en 14 pistes truffées de juxtapositions ludiques qu’on pourrait qualifier de labyrinthique. Et pour cause, elle nous entraîne au sein d’un monde semi-surnaturel où l’on croise la fantaisie, la romance et la peur.

Son écriture est à la fois complexe, énigmatique, déconcertante, décadente et enchanteresse. Elle développe des thèmes dramatiques à travers des histoires presque mystiques, mais les exprime sur un ton léger. Elle estime ainsi que la Terre produit des morts miniatures de notre environnement, et donc de nous-mêmes, chaque jour. A méditer !

On a parfois l'impression d'être dans une comédie musicale en sa compagnie, mais dont on ne connaît pas l'intrigue.

Des glissandos de piano, des chœurs psychédéliques lancinants et des improvisations s’immiscent à travers un paysage onirique, avant de disparaître pour laisser la place à des invocations et des passages instrumentaux organiques…

Déroutant !


 

Il y a 50 ans, Bruce Iglauer a fondé le label Alligator dans le seul but d'enregistrer et de sortir l’album de Hound Dog Taylor, « Hound Dog Taylor & The HouseRockers ». Depuis, l'écurie a sorti plus de 350 albums de blues et de roots rock.

Hound Dog Taylor et ses compères reprenaient le flambeau de ce south-side blues initié par Elmore James, quand ce dernier branchait sa slide sur le secteur pour électrifier les dérapages contrôlés initiés par Robert Johnson, avant la guerre.

De Left Lane Cruiser aux Black Keys, en passant par les Cramps, de nombreux groupes s’en sont inspirés en reléguant une des guitares à la fonction rythmique, quitte à se passer de basse.

Fondé en 2018, GA-20 s'inspire du blues primal, pour ne pas dire viscéral, le r&b ainsi que du rock'n'roll de la fin des années 50 et début des années 60. Le trio se sert ainsi de matos vintage dont le célèbre amplificateur Gibson GA-20 qui a servi de patronyme à la formation.

« Does Hound Dog Taylor : Try It... You Might Like It ! » constitue son second elpee, un disque qui fait suite à « Lonely soul », paru en 2019. Un opus qui recèle neuf covers du Hound Dog, deux autres d’Elmore James ainsi que le « It Hurts Me Too » de Tampa Red.

Stubbs, l’un des gratteurs explique : ‘Pat et moi avons cherché quatre guitares Teisco/Kingston des années 1960 pour trouver celle dont la tonalité était la plus proche de l'original de Hound Dog, et Pat s’est servi d’un ampli Silvertone vintage des années 1960 ; le même que celui de Hound Dog. J'ai utilisé une Telecaster vintage et un ampli Fender vintage comme le faisait Brewer Phillips’.

Tout en capturant l'esprit et la vibration de Hound Dog Taylor & The HouseRockers, GA-20 n’oublie pas de libérer de bien crades sonorités électriques, traitées au bottleneck, tout en construisant un solide groove…


 
mercredi, 29 septembre 2021 17:03

Half Mirror

Originaire de l'Indiana, Matthew O'Connell a compilé ses compositions accumulées pendant dix ans sur un premier album baptisé « Half mirror », et sous le patronyme Chorusing. Technicien chez Moog au cours de cette décennie, ce mathématicien (NDR : la pochette de cet opus retranscrit visuellement des formes d'onde de ses chansons) a construit des synthétiseurs et testé des puces à retard analogique dans le cadre de son travail quotidien. Finalement il a créé son propre synthé numérique modal, surnommé Balsam, dont il se sert, bien sûr sur cet LP. Mais il a également recours aux guitares, acoustiques, semi-acoustiques et électriques. Pour un résultat fondamentalement minimaliste et propice à la méditation ; sorte d’électro folk confessionnel qui reflète des échos empruntés à Mark Hollis, Arthur Russell et John Martyn. En outre, il s’inspire de « Nearly God » de Tricky et « Ghost Tropic » de Songs : Ohia pour y laisser planer sa voix inconfortablement dépouillée, imprégnée d’effets de retard. C’est d’ailleurs lorsque l’expression sonore frôle l’univers du band de feu Jason Molina, que l’auteur-compositeur-producteur se révèle le plus intéressant. A l’instar de l’excellent « Blue ridge » dont le climat languide nous renvoie même quelque part au « If I Could Only Remember My Name » de David Crosby » …


 
mercredi, 29 septembre 2021 17:00

I be trying

Cedric Burnside, petit-fils de R.L. Burnside, perpétue l’histoire du Mississippi Hill Country blues, mais sous une forme davantage contemporaine. Pour enregistrer son nouvel elpee, « I Be Trying », il a reçu le concours de Luther Dickinson, le ‘lead guitarist’ de North Mississippi All-Stars (NDR : il s’illustre par une intervention nerveuse, voire torturée à la slide sur "Keep on Pushing"), du bassiste Zac Cockrell (Alabama Shakes) pour un titre et du batteur Reed Watson (John Paul White), même si Cedric se charge également de la grosse caisse au pied. Mais en général, les morceaux sont acoustiques voire semi-acoustiques, le phrasé nerveux administré à sa gratte constituant une quasi-constante. Il a également confié la mise en forme à Boo Mitchell (John Mayer, Mark Ronson, Valerie June), pionnier de la seconde génération de la soul de Memphis, ce qui explique aussi pourquoi, la voix de Burnside adopte un ton aussi proche de ce style, lors de certains refrains. On épinglera encore, çà et là, des traces de gospel et de funk, et alors qu’il emprunte un falsetto réminiscent de Prince sur "Love You Forever", plage qui clôt l’opus, en fin de parcours, un violoncelle s’invite discrètement dans l’ensemble…


 
mercredi, 29 septembre 2021 16:58

Between the richness

Profondément marqué par le décès de son père, Pat Flynn avait monté Fiddlehead, une formation impliquant notamment des membres de Have Heart, Basement et Youth Funeral, pour rendre hommage à son défunt papa, à travers un premier elpee. Baptisé « Springtime and Blind », il était paru en 2018. Mais vu le succès de cet LP, le chanteur a décidé de poursuivre l’aventure.

« Between the richness » constitue donc son second long playing, une œuvre qui baigne toujours dans la nostalgie, malgré une solution sonore qui carbure au post-punk, pop et hardcore. Bref, une forme d’emo circa nineties qui ne lésine pas sur les accroches hymniques.

Les compos constituent, en outre, une véritable ode à l’existence, qu’elle soit bonne ou mauvaise, tout en empruntant parfois des formules à William Shakespeare et Crucial Jones. Et sur le premier morceau, « Grief motif », Pat récite un texte signé par le poète, écrivain et peintre américain, mort en 1962, E. E. Cummings.

Mais le contraste permanent entre l'énergie et l'agressivité du punk et la sincérité des émotions a beau être parfaitement dosé, la voix de Pat, pourtant haut-perchée, manque tellement de relief, que l’écoute en devient progressivement fatigante. 

Dommage, car musicalement l’elpee tient la route, marchant même parfois sur les traces d’Archers of Loaf…