Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

Paru l’an dernier, le dernier album de Warmduscher, un quatuor réunissant des membres et ex-membres d’Insecure Man, de Paranoid London, Childhood et surtout Fat White Family, « Whale city », figurait au sein du Top 15 de votre serviteur. Responsable d’une musique souvent âpre, sauvage également, mais particulièrement originale, qui oscille entre punk, garage, rock, krautrock, blues, surf, soul, funk, surf, glam, electronica et même disco, il se produisait au club de l’Aéronef, ce dimanche 24 février. Compte-rendu.

Lorsque la formation grimpe sur l’estrade, on est immédiatement frappés par le look de cow-boy affiché par deux des musicos. Le drummer a enfilé une tenue country de couleur crème. Puis le chanteur, Clams Baker Jr, est coiffé d’un stetson et chaussé de lunettes fumées. Il porte un pull dont la fermeture-éclair est ouverte, laissant apparaître son torse nu. Il se sert de deux micros, pour propager des intonations différentes à sa voix chargée de reverb, et d’une petite table de mixage dont il triture régulièrement les boutons, afin de dispenser des sonorités synthético-spatiales. Interactif, il ne chante pas vraiment, mais plutôt déclame, parfois un peu à la manière de Jon Spencer, à moins qu’il ne s’inspire d’un speaker d’hippodrome ou encore d’un télévangéliste yankee.  Longiligne, affublé de rouflaquettes, le guitariste a enfilé un costume en pied de poule, dont il va ôter la veste au bout d’une dizaine de minutes. Enfin, le bassiste a les cheveux en broussailles, un peu comme Kele Okereke, aux débuts de Bloc Party.

Malsains et infectieux, les riffs de gratte raniment le souvenir de Butthole Surfers. La ligne de basse vire régulièrement au funk. Mais en général, le garage/punk proposé par Warmduscher écrase tout sur son passage. A l’instar de « No way out » qui, tel un train à vapeur lancé tombeau ouvert, nous prévient de son arrivée, à travers des chœurs (NDR : ouh ! ouh !) censés reproduire les sifflements de la locomotive, et puis surtout du furieux « Big Wilma ». Plus lent et cinématique, le titre maître du second LP, colle parfaitement à l’image du band, une compo qui baigne au sein d’un climat de western spaghetti, un peu dans l’esprit de Sergio Leone voire d’Ennio Morricone ; mais ce qu’on ne parvient pas à sortir de sa tête, à l’issue du concert, ponctué par un bref rappel, c’est cette ligne de basse qui hante littéralement « Standing on the corner »…

Un chouette concert mais à la limite de provoquer des acouphènes… 

Il revenait à Death Valley Girls, d’assurer le supporting act. Fondé en 2014 par la multi-instrumentiste Bonnie Bloomgarden, le groupe implique également la bassiste Rachel Orosco, le guitariste Larry Schemel et sa sœur, Patty, ancienne drummeuse chez Hole. Bonnie porte une robe de couleur rouge flamboyante. De petite taille, elle alterne entre claviers et guitare, et sa voix évoque parfois celle de Siouxsie Sioux. Mais trop brouillon, le garage rock désertique et ténébreux proposé, bien qu’efficace sur disque (NDR : raison pour laquelle Iggy Pop ne tarit pas d’éloges le combo), manque de cohésion et de fluidité sur les planches. On a même parfois l’impression que le guitariste joue dans son coin. Dommage ! Paraît que la chanteuse était grippée. Elle avait sans doute aussi refilé le virus aux autres membres du band… Une chose est sûre, elle ne semblait pas dans son état normal…

(Organisation : Aéronef)

 

jeudi, 14 février 2019 18:55

Décès du guitariste Willy Willy…

De son véritable nom Willy Lambregt, Willy Willy est décédé ce 13 février 2019, des suites d’un cancer. Il aurait eu 60 ans en août prochain. Au cours de sa carrière, il a milité chez Arbeid Adelt, Voodo Band, une aventure qu’il avait mise au goût du blues, et surtout les Scabs. Ce guitariste a également joué au sein du backing group de Vaya Con Dios, en 1985, formation qu’il avait d’ailleurs cofondée…  

RIP

mardi, 26 février 2019 18:55

Talk Talk ne parlera plus…

Mark Hollis, le leader de Talk Talk, est décédé ce 25 février 2019. Ce groupe britannique a connu son heure de gloire entre 1984 et 1986, grâce aux singles « It's My Life » et « Such a Shame », un succès récolté un peu partout dans le monde, mais paradoxalement pas au sein de son pays d’origine. Et pourtant, c’est à partir de 1988, en publiant notamment l’elpee « Spirit of Eden », que la musique du band va devenir la plus intéressante, réalisant une fusion entre musique classique, jazz et ambient, bien sûr au détriment du succès commercial. Lorsque Talk Talk se dépare n 1992, Mark Hollis disparaît alors de circulation –opérant cependant un come-back furtif, au cours de l'année 1998, en publiant un superbe opus solo éponyme– a contrario des autres membres qui se lancent alors dans de nouveaux projets… Les musiciens de Pocupine Trees reconnaissent Talk Talk comme influence majeures, mais également ceux de Marillion ainsi que Roland Orzabal et Curt Smith de Tears For Fears, entre autres…

RIP

vendredi, 22 février 2019 18:51

Février, un mois mortel pour les Monkees…

De son véritable nom Peter Halsten Thorkelson, Peter Tork est décédé ce 21 février 2019 à l’âge de 77 ans. Auteur-compositeur, pianiste, guitariste et acteur, cet Américain est surtout connu pour son aventure vécue au sein des Monkees, un groupe monté au départ pour tourner un feuilleton musical télévisé un peu loufoque, dans l’esprit des longs métrages qui ont mis en scène les Beatles (NDR : pensez à « Help ! » ou « A hard day’s night »). Mais l’histoire prendra une autre direction, puisque le quatuor va commencer à décrocher toute une série de hits, au cours de la seconde moitié des sixties, dont « Last train to Clarksville » (voir le clip ici),

 « I’m a believer », une chanson signée Neil Diamond et « Steppin Stone », que les Sex Pistols vont adapter en version punk. Si Tork a quitté le band en 1969, il a participé aux deux dernières reformations, en 1986 et à la mi nineties. Au sein des Monkees, Peter se chargeait de la basse, du banjo, des claviers et participait aux vocaux. Davy Jones, le chanteur est lui décédé en février 2012…

 

RIP

mardi, 22 janvier 2019 22:33

Whales know the route

« Whales know the route » constitue le deuxième elpee de Verdiana Raw, un disque qui fait suite à « Metaxy », paru en 2012. Et lors des sessions d’enregistrement, elle a reçu, notamment, le concours d’Ericka Giansati (alto, violon, violoncelle), Antonio Bacchi (guitare) et Fabio Chiari (drums). Italienne, Verdiana est auteur/interprète/pianiste/violoniste/interprète et combine diverses disciplines : musique, théâtre, danse, musicothérapie, peinture et poésie. Fille de pianiste, elle a reçu, tout naturellement, une formation classique. Chopin, Debussy ou encore Satie figurent d’ailleurs parmi ses références majeures. Pas étonnant que la majorité des titres soient tramée par le piano. Si sa voix est susceptible de rappeler PJ Harvey, Patti Smith, An Pierlé voire Lisa Gerrard, sa musique est à la fois riche, complexe et difficile d’accès. Et tout concourt, y compris le violoncelle, les claviers rognés, tourbillonnants (« Time is circular »), les cordes de gratte en slide (« Planets ») ou cristallines (« On the road to Thelema ») à entretenir ce climat tourmenté et parfois même anxiogène…

samedi, 16 février 2019 10:07

Le noisy/rock à son zénith !

L’an dernier, Yo La Tengo a publié son 15ème opus, “There's a Riot Goin' On”, une œuvre atmosphérique, expérimentale, dont les longs développements instrumentaux, ondulatoires et brumeux, sont propices à la méditation. En tournée depuis quelques mois, le trio de Hoboken (NDR : c’est dans le New Jersey), se produisait ce samedi 16 février. Compte-rendu.

Le concert est découpé en deux parties, séparées par un entracte de 15’. Et la première, recelant 5 morceaux issus du dernier LP (voir chronique ici), va nous plonger au sein d’une forme d’ambient où se mêlent électro (NDR : y compris boucles et samples), psychédélisme, électro, folk, bossa nova, jazz ou encore lounge. Même les 4 autres compos, extraites du back catalogue, vont baigner au sein d’un même climat. Sobre, le décor se limite à des cds suspendus à des hauteurs différentes…

Le set s’ouvre par le drone instrumental pulsant « You are here », un morceau au cours duquel James McNew, le bassiste, vient frapper sur une caisse claire et une cymbale, pour étoffer le drumming de Georgia Hubley (NDR : que l’on distingue difficilement, car elle est installée en retrait, sur les planches). Faut dire qu’au cours de cet acte, il va se servir régulièrement de percussions manuelles. Il troque sa basse contre une lourde contrebasse, tout au long de « Can’t forget ». Lors du show, hormis Georgia –qui vient quand même régulièrement en avant-scène pour se consacrer au chant– les membres du combo vont régulièrement changer d’instrument, parfois même au beau milieu d’un titre, Ira Kaplan alternant entre gratte électrique, sèche et ivoires. La flexibilité dans toute sa splendeur ! Ira se consacre aux claviers pendant « Ashes », mais se lève comme de son siège, pour venir donner un coup de stick, sur une cymbale, à intervalles réguliers. McNew se sert plus régulièrement d’un autre synthé, plutôt bizarre et aux sonorités parfois surprenantes. Et pour les vocaux, si Georgia possède un timbre clair et délicat, celui d’Ira, lorsqu’il ne chuchote pas, est en général plus rauque, alors que McNew campe un falsetto éthéré. En outre, quand les deux ou trois voix se conjuguent en harmonie, comme pendant « Black flowers », c’est tout à fait remarquable. Et pour clore ce premier volet, « Here you are » s’immerge généreusement dans l’ambient…

Les inconditionnels du rock indé ont certainement dû rester sur leur faim. Pourtant, au cours de cette première partie, on a pu apprécier la virtuosité des différents instrumentistes, mais aussi la richesse de la musique proposée par YLT. En quittant le podium, Ira annonce que le trio reviendra dans quelques minutes…

Et c’est le « Polynesia #1 » de Michael Hurley, qui entame le deuxième volet, une cover rappelant que l’influence majeure –et animale– de Yo La Tengo est bien le Velvet Underground. « Here to fall » replonge d’abord dans l’ambient, avant que la section rythmique n’impose un tempo funky, alors que Ira est revenu derrière les claviers. Petit retour au cœur des eighties ensuite, « Shaker » lorgnant vers Wire, alors que « Stockholm syndrome » aurait pu figurer au répertoire de Pavement voire de Guided By Voices. Un peu de répit dans le show, lorsque le trio opère un retour dans son dernier long playing, en interprétant les très mélodieux « For to you » et « Shades of blue », titre au cours duquel James a récupéré sa contrebasse. Place alors au bouquet final ! Allumé par « Sudden organ ». Ira se déchaîne sur ses ivoires merveilleusement et étrangement détraqués. « Decora » commence à se nourrir généreusement de feedback, alors que « Sugarcube » va osciller du shoegaze au krautrock, une compo au cours de laquelle McNew agite ses percus manuelles. Mais, quel que soit le morceau, malgré les délires instrumentaux, le fil mélodique finit toujours par réapparaître, comme par enchantement. Et comme votre serviteur s’y attendait, le concert va s’achever en apothéose par l’incontournable « I hear you looking », une version épique d’un instrumental qui va allègrement dépasser les 10’. Le noisy/rock à son zénith ! (NDR : même si on est à l’Aéronef). Un quatrième larron débarque alors pour se consacrer aux synthés. Impassible, le regard absent, un stylo à bille dans la poche de sa chemise, on dirait qu’il vient d’une autre planète. N’empêche, Ira va nous réserver une démonstration de son talent à la guitare. Il superpose ses interventions en couches. Il torture une gratte, la balance de droite à gauche dans les airs, la pose sur la tête, et finit par l’abandonner sur son ampli pour en tirer le meilleur feedback, puis en prend une autre pour reprendre son exercice de style tentaculaire, abrasif, rappelant alors le concert que Yo La Tengo avait accordé, dans le cadre du festival de Dour, en 2003. Fabuleux !

Alors, rappel ou pas ? Ben quand même, un encore de trois reprises (NDR : malgré ses presque 35 ans au compteur, Yo La Tengo est toujours considéré comme les maîtres dans ce domaine), dont celle du « Swallow my pride » des Ramones, dans une version punk mais clean. Puis deux titres acoustiques, le « Griselda » de The Holy Modal Rounders ainsi que le « By the time it gets dark » de Sandy Denny (NDR : décédée en 1978, cette remarquable vocaliste a notamment milité chez le Fairport Convention), deux plages qui vont à nouveau mettre en exergue les superbes harmonies vocales. 2h30 de concert ! Mais plus que probablement et déjà un des meilleurs de l’année.

(Voir aussi notre section photos )

set 1

You Are Here, Can't Forget, What Chance Have I Got, All Your Secrets, She May, She Might, Don't Have to Be So Sad, Ashes, Black Flowers, Here You Are

set 2 Polynesia #1 (Michael Hurley cover), Here to Fall, Shaker, Stockholm Syndrome, For You Too, Shades of Blue, Sudden Organ, Decora, Sugarcube, I Heard You Looking

Encore:

Swallow My Pride (Ramones cover), Griselda (The Holy Modal Rounders cover), By the Time It Gets Dark (Sandy Denny cover)

vendredi, 15 février 2019 16:55

Evaporate

Midas Fall est un duo féminin réunissant Elizabeth Heaton et Rowan Burn. Pour enregistrer cet opus, si elles ont reçu le concours de Ross Cochran-Brash aux drums, elles se chargent du reste de l’instrumentation, dont les synthés, le piano, le violon, le violoncelle et la guitare. « Evaporate » constitue leur quatrième elpee, et le titre colle (voir le clip de « Glue », ici) bien à leur musique… brumeuse, atmosphérique, gothique, romantique, parfois symphonique, mais aussi cinématographique qui véhicule parfois des accents celtiques ; une impression accentuée par la voix angélique, céleste, d’Elizabeth, très susceptible de rappeler celle de Rachel Davies (Esben & The Witch).  

En général, les compos sont construites en crescendo, s’ébrouant en délicatesse avant d’entrer en éruption, et lorsqu’elles s’électrisent par la grâce des cordes de gratte électriques, elles nous entraînent au sein d’un univers shoegaze voire noisy.  

Le duo écossais se produira en concert ce 25 février au Waterhole d’Amsterdam et le 8 mars à De Kleine Kunst de Gand ; et pour la circonstance, non seulement elles seront soutenues par Chris MacKinnon à la basse et Calum MacVicar aux drums, mais le show sera enrichi d’une performance audiovisuelle…

jeudi, 14 février 2019 18:12

Un nouveau projet pour Peter Doherty…

Après avoir sévi chez les Libertines et Babyshambles, sans oublier sa carrière solo, Peter Doherty a monté un nouveau groupe qu’il a baptisé The Puta Madres et au sein duquel figure sa girl friend Katia DeVida. Après avoir tourné pendant dix-huit mois, la formation a décidé d’enregistrer un premier album qui paraîtra ce 26 avril 2019, un elpee qui a bénéficié du concours de l’ingénieur du son Dan Cox (Laura Marling, Thurston Moore, Florence & The Machine) et du producteur Jai Stanley, ami de longue date. « Who's Been Having You over », extrait de cet opus est en écoute ici

Tracklisting

• All At Sea
• Who’s Been Having You Over
•  Paradise Is Under Your Nose
•  Narcissistic Teen Makes First XI
•  Someone Else To Be
•  The Steam
•  Travelling Tinker
•  Lamentable Ballad of Gascony Avenue
•  A Fool There Was
•  Shoreleave
•  Punk Buck Bonafide3

https://www.facebook.com/peterdohertyofficial/

 

jeudi, 14 février 2019 18:09

Et de trois pour Fat White Family !

« Serfs Up! », c’est le titre du troisième album de Fat White Family, un elpee qui paraîtra ce 19 avril 2019. Baxter Dury a apporté son concours à un des morceaux de cet opus, « Tastes Good With The Money » et « Feet » fait l’objet d’une vidéo réalisée par C.C. Wade. Elle est à découvrir ici

Tracklisting

1.   Feet
2.   I Believe In Something Better
3.   Vagina Dentata
4.   Kim’s Sunsets
5.   Fringe Runner
6.   Oh Sebastian
7.   Tastes Good With The Money
8.   Rock Fishes
9.   When I Leave
10. Bobby’s Boyfriend 

https://fatwhitefamily.bandcamp.com/album/serfs-up

 

jeudi, 14 février 2019 18:05

La gomme terrestre de Strand of Oaks

Ce 22 mars, Strand of Oaks, le projet de Timothy Showalter, publiera son dixième album, « Eraserland », un disque pour lequel il a reçu le concours des membres de My Morning Jacket, Carl Broemel, Bo Koster, Patrick Hallahan et Tom Blankenship, qui ont joué un rôle crucial dans la réalisation de l’album, ainsi que de Kevin Ratterman à la mise en forme. En attendant, le clip de « Werid days » est disponible ici

Track Listing:

Eraserland

  1. Weird Ways
    2. Hyperspace Blues
    3. Keys
    4. Visions
    5. Final Fires
    6. Moon Landing
    7. Ruby
    8. Wild and Willing
    9. Eraserland
    10. Forever Chords

http://www.strandofoaks.net