Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Bernard Dagnies

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dimanche, 21 avril 2019 09:53

Fragile

Ericnemo est loin d’être un néophyte, car outre sa carrière solo, il a milité et milite encore au sein de plusieurs groupes, composé des B.O. pour le cinéma et le théâtre et participé à l’enregistrement de nombreux albums, comme musicien de studio.

Multi-instrumentiste, cet auteur-compositeur appartient à la scène toulousaine et nous propose son premier opus en solitaire, un disque qui fait suite à un Ep 6 titres, publié en 2003.

« Fragile » a uniquement été gravé en vinyle et en digital. Le deuxième album est uniquement disponible en MP3 (code également à l’intérieur de l’elpee), et se consacre davantage à la chanson française, et se révèle globalement moins intéressant…  

Bref on se consacrera à l’essentiel, soit aux dix plages de ce long playing, qui mêlent des guitares bien rock aux mélodies pop et à la poésie française. Le tout parfois teinté d’un zeste d’électro. Et si le résultat tient parfaitement bien la route, il n’est pas vraiment facile à cerner. On décèle quand même quelques références classiques, qui oscillent de H-F Thiefaine (le climat au sein duquel baigne « Les autres ») à William Sheller (l’enlevé « Ceux qui l’ont quitté »), en passant par Bob Dylan (« Quand j’étais vieux », souligné par un harmonica et tapissé par des claviers rappelant ceux que Garth Hudson, l’organiste du Band), Serge Gainsbourg (les arrangements de « L’impossible ») et même les Beatles (« A la renverse »). Il doit certainement y en avoir d’autres, mais elles sont bien cachées. Certaines pistes libèrent même une fameuse intensité électrique, à l’instar du percutant « Puzzle », alors que d’autres (« Papillon », notamment) sont enrichies de chœurs. Bref cet opus ne manque certainement pas de charme, mais son équilibre est fragilisé par la voix un peu trop monocorde, quoique claire, d’Ericnemo, qui véhicule des textes probablement autobiographiques, mais restitués dans un contexte existentiel au sens large du terme… 

« The Peyote Dance » est le premier opus d'un triptyque qui sera publié par Bella Union au cours de la prochaine année. Baptisé « The Perfect Vision », il s’inspire des écrits de trois poètes emblématiques français : Antonin Artaud, Arthur Rimbaud et René Daumal. Cette nouvelle vision, c’est peut-être celle qui leur a permis de transcender les formes et les frontières, physiques et mentales. Enregistré dans la Sierra Tarahumara au Mexique, dans la vallée abyssinienne en Éthiopie et au sommet himalayen de l'Inde, il développe comme thématique l’idée que chaque paysage recèle des souvenirs endormis qui sont le témoin du passage humain. Chaque album retrace les pas des poètes, canalisés à travers des paysages sonores et musicaux enregistrés sur place, avec Patti Smith revisitant les mots inspirés par les paysages. Le triptyque marque un nouveau chapitre de la coopération entre Soundwalk Collective (Stephan Crasneanscki et Simone Merli) et Patti Smith, qui ont collaboré pour la première fois sur l'album « Killer Road », paru en 2016.

 

 

“Office Politics”, c’est le titre du nouvel album de The Divine Comedy qui paraîtra ce 7 juin 2019. C’est en quelque sorte, une suite à l’elpee « Foreverland », publié en 2016.

“Office Politics” est annoncé comme inventif, intemporel et peuplé de personnages généralement irrévérencieux. Neil a eu recours aux synthétiseurs, mais également et heureusement à des guitares, des orchestres, des accordéons pour composer des chansons sur l’amour et la cupidité.

En attendant, le single « Queuejumper” est en écoute ici

‘Office Politics’ Tracklisting:

1. Queuejumper
2. Office Politics
3. Norman And Norma
4. Absolutely Obsolete
5. Infernal Machines
6. You'll Never Work In This Town Again
7. Psychological Evaluation
8. The Synthesiser Service Centre Super Summer Sale
9. The Life and Soul Of The Party
10. A Feather In Your Cap
11. I'm A Stranger Here
12. Dark Days Are Here Again
13. Philip And Steve's Furniture Removal Company
14. 'Opportunity' Knox
15. After The Lord Mayor's Show
16. When The Working Day Is Done

http://www.thedivinecomedy.com

 

dimanche, 14 avril 2019 17:50

La cérémonie nuptiale de Morrissey

« Wedding Bell Blues » est une chanson d’amour écrite et interprétée par Laura Nyro en 1966 et rendue célèbre par le groupe de r&b 5th Dimension en 1969. Morrissey et Billie Joe Armstrong, auteur-compositeur-interprète, producteur et comédien américain et surtout leader de Green Day, en ont réalisé une nouvelle version qui paraîtra ce 10 mai en single. C’est un extrait du futur elpee de Morrissey, « California Son’ here”, un disque réunissant des reprises des années 60 et 70, interprétées par Morrissey himself, un opus rehaussé par le concours de plusieurs invités et qui a été mis en forme par Joe Chiccarelli. L’album sort le 31 mai 2019.

Pour écouter le single, c’est ici

Tracklist:

1. Morning Starship (Jobriath) with Ed Droste of Grizzly Bear
2. Don’t Interrupt The Sorrow (Joni Mitchell) with Ariel Engle of Broken Social Scene
3. Only a Pawn In Their Game (Bob Dylan) with Petra Haden
4. Suffer the Little Children (Buffy St Marie)
5. Days of Decision (Phil Ochs) with Sameer Gadhia of Young The Giant
6. It’s Over (Roy Orbison) with LP
7. Wedding Bell Blues (Laura Nyro) with Billie Joe Armstrong of Green Day & Lydia Night of The Regrettes
8. Loneliness Remembers What Happiness Forgets (Dionne Warwick)
9. Lady Willpower (Gary Puckett & The Union Gap)
10. When You Close Your Eyes (Carly Simon) with Petra Haden
11. Lenny’s Tune (Tim Hardin)
12. Some Say I Got Devil (Melanie)

 Chroniques Terriennes, c’est l’histoire d’un livre abandonné. Inspiré des ‘Microfiction’s de Régis Jauffret, ces ‘Chroniques Terriennes’ se voulaient d’abord un exercice de style littéraire, avant de devenir un album étrange. 500 minuscules tranches de vie, tour à tour humoristiques ou pathétiques, parfois les deux en même temps. 500 échantillons d’existence, quelques phrases, quelques mots. 500 éclats de quotidien, ternes et brillants, terre à terre et poétiques, grandioses et minuscules. 500 trouvailles verbales triturées, réagencées, effacées, remodelées, réécrites, retravaillées jusqu’à constituer cette symphonie de poche, sans thème musical récurrent, sans fil directeur, si ce n’est la vie de ses centaines de protagonistes.

Du livre raté au grand disque, il n’y a qu’un pas que Bertrand Betsch franchit allègrement en retenant l’option du spoken word. Dans cet exercice périlleux et inédit, les règles se sont imposées d’elles-mêmes : composition au fil de l’eau, enchaînement des thèmes musicaux les uns aux autres, utilisation de tous les instruments à disposition… A la fin de plusieurs semaines de travail, une seule chanson. 28 minutes et 20 secondes. Et un objet sonore non identifié, pourtant proche cousin de « Tout Doux », dont il compose le versant alternatif, album bonus de luxe.

Comme une sorte de trip étrange, à la fois absurde et grave, drôle et surréaliste, philosophique et léger, et qui ne ressemble à rien de ce qu’avait composé Bertrand Betsch avant, ces Chroniques Terriennes sont un voyage sonore et sémantique, une traversée dans le champ poétique et musical du grand tumulte du monde. Un Bertrand Betsch au sommet de son art.

Rarement aura-t-on écouté un aussi beau livre raté.

En écoute ici

Pour voir et écouter le clip, c’est ici

(d’après communiqué de presse)

 

Stuart A. Staples, le leader de Tindersticks, a composé la musique du film « High Life » de Claire Denis. Ce long métrage sortira au printemps de cette année. Et la bande-son en avril.

« High Life » a été écrit et réalisé par Denis et met en vedette Robert Pattinson et Juliette Binoche dans les rôles principaux. Il se concentre sur un groupe de criminels qui imaginent être libérés s'ils participent à une mission intergalactique ; en l’occurrence voyager dans un vaisseau spatial vers un trou noir afin de dénicher une source d'énergie alternative tout subissant des expériences sexuelles opérées par des scientifiques à bord.

Chanté par Robert Pattison es composé par Tindersticks, « Willow » est destiné à la scène finale du film.  

La vidéo est disponible sur le site du groupe ici

Tracklisting:

Side A

01The Garden
02. Willow lullaby
03. System report
04. High life main title
05. River flashback
06. Fluids
07. The fuck box
08. Bad genes / Revolution
09. Radiation
10. Rape of Boyse
11. Insemination
12. Grow baby, grow

Side B

13. Boyse's death
14. The dog ship
15. Monte and Willow
16. The yellow light
17. Willow
18. The Black Hole (excerpt)

All tracks: Stuart A. Staples

except  Track 17: Tindertstick featuring Robert Pattin

Le label Love Mazout! Records a publié, ce 15 avril la compilation vinyle "Total Cathedral" réunissant la crème de la scène musicale alternative tournaisienne.

La scène pop/rock tournaisienne est particulièrement intéressante, depuis quelques années, raison pour laquelle, l’idée d’une compile a germé au sein du label Love Mazout. Pas trop compliquer à réaliser, puisqu’outre deux autres groupes proches du collectif (Spagguetta Orghasmmond et Mono Siren), les élus répètent au Water Moulin.

IL faut également souligner que parmi ces formations, certains musicos sont impliqué dans trois, voire quatre groupes. La pochette est signée par trois artistes locaux (Florence Roman, Tommy la Menace et Seb Dlay). Le disque recèle également une affiche surprise des 10 ans du Water Moulin signée Elzo Durt.

Le Water Moulin, c’est le lieu alternatif de notre vieille ville conservatrice. Une salle de concert/projection, des locaux de répétition, un atelier de sérigraphie et surtout un lieu de rencontre qui fêtera ses 10 ans ces 19 et 20 avril 2019. L'occasion de se procurer la compilation. On peut qu'mincher, les Tournaisiens sont là!

Tracklisting 1

1. TOM CHERRY ORCHESTRA - Western Wallonia ceremonial hymn
2. FULL CONTACT – Ftc
3. VISION 3D - Mad world
4. BAYA COMPUTER - L’ultima vez
5. SEB DLAY - Black Friday
6. SPAGGUETTA ORGHASMMOND - El toro de la pampa
7. B POLAR & THE SPACEFUCKERS - Gg alien
8. UNIK UBIK – Tsa
9. ADOLINA – Schadenfreude
10. PEDIGREE - Weak guy
11. KURSK - Every cliff and sick hill glad on
12. BREWED IN BELGIUM – Sin
13. MONO SIREN - Plutôt déshabillé
14. LA MENACE - End hymn

https://fr-fr.facebook.com/watermoulin/

 

samedi, 06 avril 2019 16:53

Fool

En 40 ans de carrière, Joe Jackson aura donc sorti 20 albums, et « Fool » constitue son dernier. Malgré son titre, cet opus ne suscité par vraiment la folie, même si la langue du musicien britannique est toujours aussi acide. En fait, à travers ses 8 chansons, il réalise une nouvelle synthèse d’un parcours au cours duquel il a embrassé une multitude de styles, depuis le punk au jazz, en passant par la new wave, le classique, la pop et le rock. Et on en passe…

Une constante : sa voix toujours aussi fragile, claire et juvénile, son sens mélodique aiguisé, le soin apporté aux arrangements et puis ses remarquables interventions au piano (NDR : elles sont même lumineuses tout au long du chatoyant et élégiaque « Strange land »).

Cependant si l’opus recèle plusieurs plages pop aussi accrocheuses qu’efficaces (« Big Black cloud », la ballade pop ‘so british’ « Dave », un « 32 kisses » qui aurait pu figurer sur « Night and day »), l’artiste ne manque pas d’apporter de subtiles nuances à ses compos. A l’instar de « Fabulously absolute » et du titre maître. Des morceaux capricieux et presque post punk. Paru en single, le premier est rythmé et plutôt allègre. Tour à tour orientaliste ou latino, le second lorgne carrément vers Elvis Costello, malgré des références latinos (‘rumba ?). Des références qu’on retrouve sur le final « Alchemy », une autre ballade qu’on aurait pu également retrouver sur « Night and day ». Enfin le sophistiqué « Friend better » est partagé entre couplets légèrement funkysants (Prince ?) et refrains hymniques.

Bref, un Joe Jackson égal à lui-même et qui se produira dans le cadre du festival Cactus, le samedi 6 juillet 2019, mais aussi ce 15 avril à l'AB de Bruxelles.

samedi, 06 avril 2019 16:51

Billy Believe

“Billy Believe” constitue le sixième elpee de cette formation française, issue de Montreuil, en Seine St-Denis, très exactement. Au fil de sa discographie, on constate que la musique de ce quintet embrasse un profil de plus pop voire électro/pop. Et sur ce nouvel opus, pour une bonne moitié du tracklisting. Notamment en début de parcours. Nous réservant trois plages efficaces (« Serious » et un « Forever days » hanté par Smashing Pumpkins) qui pourraient aisément revendiquer une place sur une playlist de bande FM et puis un excellent « Alright » assez proche de l’esprit d’un Vampire Weekend.  A partir de l’excellent « Unlovable », une piste aux sonorité indie rock, le long playing change de cap en replongeant dans son style post hardcore, inspiré par les 90’s. A l’instar de l’enlevé et tribal « Petit chat », un morceau enrobé de chœurs, du percutant « Action », rehaussé par la présence d’une voix féminine, du rock bien pêchu et menaçant « Vegan porn food », qui aurait pu naître de la rencontre entre Fugazi et Marilyn Manson et enfin du final « Riots », un titre au tempo versatile, mais dont les riffs de gratte semblent empruntés à Helmet. Enfin malgré son flux d’énergie, « Radioactive god explosion » est un peu trop brouillon pour convaincre. Bref, un album qui risque de diviser les opinions, vu son style un peu trop éclectique. Une constante quand même, la voix haut perchée de José Réis Fontao, assez proche de celle de Jason ‘Jay’ Kay (Jamiroquai)…

samedi, 06 avril 2019 16:49

Strip me loud

The Wooden Pearls est une véritable histoire de famille, puisque le trio réunit trois membres de la famille Puyou, en l’occurrence la chanteuse-bassiste Celine, son mari Moreau à la guitare et le cousin Gilles aux drums. Issu du sud-ouest de la France, de la région de Pau très exactement, le trio nous propose son premier elpee, un disque qui fait suite à deux Eps ; un éponyme gravé en 2015 et « Stepping out », en 2016.

Tout au long de « Strip me loud », The Wooden Pearls nous propose un rock brut de décoffrage, alternatif, revendicatif (NDR : les thèmes abordent aussi bien la littérature que la condition féminine), rageur et minimaliste, inspiré par le nineties. Mais ce qui frappe d’abord, c’est la voix aigrelette de Céline, dont le timbre et les inflexions oscillent constamment entre Kristin Hersh et Polly Jean Harvey ; fluctuations qui la rendent parfois instable. Sans quoi, l’ensemble ne manque pas trop d’allure et recèle un morceau caché en piano/voix, qui suit le final « #Me too ». Tout un symbole !