Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Suede 12-03-26
Kreator - 25/03/2026
Découvertes

Karine Germaix

Ondes étourdies

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Karine Germaix est originaire de Nantes. Elle chante et joue de l'accordéon. Pas un instrument facile à maîtriser. Mais dans des mains expérimentées, le résultat peut s’avérer fascinant.

A première écoute, « Ondes Etourdies » ne m’a pas trop botté. Il a fallu que je lise le livret pour remettre le métier sur l’ouvrage. Et le second essai m’a alors paru déroutant, aventureux et beau à la fois. La musique de Karin est le fruit de la rencontre entre passé et présent. Et ses textes émargent à la bonne chanson française. Ce long playing ressemble à un petit laboratoire à idées. Et au plus je l’écoute, au plus je l’apprécie.

Finalement, la surprise est un peu comparable à celle qu’avait provoqué Ez3kiel, après la sortie de son elpee, « The Naphtaline Orchestra ». Lors de son set accordé à l’Aéronef de Lille, il y a 2 mois, la formation m’avait éblouie par ses expérimentations sonores réalisées dans le cadre de la sortie de l’LP « Lux ». Du grand art ! Je vous explique maintenant la comparaison. En concert (NDR : je l’avais découverte dans le cadre du Propulse), Karine se produit suivant deux formules différentes. Soit en solo, limité à l’accordéon, la voix et les percussions. Soit lors d’une performance plastique en compagnie de Mickomix (NDR : qui signe la pochette du disque ; et elle est particulièrement soignée). Mickomix dessine des ‘movies-pictures’ qui sont projetées sur écran, pendant le set, fusionnant ainsi graphisme et musique.

L'album est sorti en édition limitée. Les 200 exemplaires sont sérigraphiés et numérotés en digipack. Donc, c’est un collector !

« Exotisme » s’ébroue dans les sonorités profondes et mystérieuses. Elles pourraient nous conduire dans la forêt de Brocéliande, pour y rencontrer des elfes. « Oscillations » est plus difficile à digérer. Mais après plusieurs lectures, vous vous laisserez entraîner dans les abysses des grands fonds marins.

« La Fièvre » repose sur la combinaison voix/accordéon. Sur cette plage, pourtant plus accessible, l’artiste a un message à faire passer. Pour « Escarboucle », une voix atmosphérique se profile sur des sonorités austères, dispensées par le piano à bretelles, avant que l’expression sonore nous transporte dans une ambiance médiévale.

Accordéon magique et voix envoûtante colorent « Calamity Jane ». Caractérisée par ses percus incorporés par paliers, « Chanson Nue » constitue la meilleure compo de l’œuvre. Une véritable perle. Sur « Rouille », l'artiste explore des chemins sonores plus escarpés. C’est audacieux, mais jamais casse-gueule. Quoique légèrement plus rock, « Le Fantôme Du Corridor » est un morceau plus accessible, mais aussi bien ficelé.

Ce n’est qu’une suggestion, mais si l’artiste décidait d’ajouter des cuivres dans sa musique, elle pourrait grimper un nouvel échelon et pourquoi pas nous plonger dans un univers sonore aussi magique que celui de Beirut. Chapeau l'Artiste !

Drip Dry Man

The Beat Revolver

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Drip Dry Man, c’est le projet d’un Gallois (NDR : il est issu d'Aberystwyth) plutôt énigmatique. Pas de biographie bien précise. En général, il se produit en solitaire. Il y apparaît grimé, jouant sur l'une des ses guitares en caisse de boîte à cigare, se servant de percussions à pied. Sa voix est étrange et grave. Elle nous replonge dans le passé. Les sessions d’enregistrement de cet album se sont déroulées entre le studio Max Trax au Pays de Galles et le Peter's Place de Gand, en Belgique.

Dès l'ouverture, il met la gomme. Tout au long d’"I ain't got nothin to prove", il déclame ses lyrics sur une trame blues/rock, d’une voix caverneuse et chaotique, soutenue par des chœurs paradoxalement délicats ; une plage très susceptible de rappeler le très emblématique Howlin' Wolf. "Candy" adopte un même profil, une piste entraînante qui baigne au sein d’un climat de transe. La ligne de basse de Luc Waegeman (ex-Starfighter, Kinky Star) et les percussions hypnotiques de Peter De Bosschere (ex-Give Buzz, Kinky Star, White Velvet) servent de charpente au développement des guitares du Drip Dry Man et de Tomas Gons sur "Fuck + Forget". Elles s’ébrouent dans un climat écrasant digne du Black Sabbath originel avant de glisser vers un fuzz généreux, réminiscent des Stooges originels. DDM ne se repose guère sur ses lauriers, et poursuit l’offensive sur "I'm the only one you want". Il épaule sa Cigar Box qui produit un déluge de sonorités acides propices à l'aventure psychédélique. La voix devient sépulcrale sur "Up in my business", comme si elle émanait de Captain Beefheart, qui se serait manifesté outre-tombe. Le trio prend ici son pied, et les tonalités métalliques dispensées ne feraient pas tâche d’huile dans l’univers de Jon Spencer. Etonnant, une trompette vient enrichir l’expression sonore de "Lucille". Le climat devient morose, voire sinistre, sur "Ain't nobody home", une plage interprétée en formule trio, grâce au concours de De Bosschere et Waegeman, qui adopte un mode de dérision prôné par un certain Tom Waits. "Do you still love me?" est sans doute la seule piste un rien plus allègre. Bart Maris déballe sa panoplie de cuivres, trompette, trombone et tuba, pour délivrer ce cri d’amour. Et "Roll on" est la plage la plus dépouillée. Les claquements sont percussifs. La basse est minimaliste. Et la voix, meurtrière. "Just 16" clôt l’elpee. Un blues/rock acide, psychédélique, déconcertant, taillé en pièce par les trois grattes. Et la voix est à nouveau hantée par celle du Captain Beefheart, dans un climat digne du Magic Band. Une œuvre pas facile d’accès, mais particulièrement originale…

 

Le Masque

Spiral (Ep)

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Alors qu’un florilège de jeux de mots pourrait évoquer ce projet avançant à demi-masqué, ce qui retient l’attention, et c’est bien là le principal, c’est la beauté qui en émane.

Oui, car c’est bien de beauté dont il est question ici.

Une beauté diaphane, mais palpable dès les premières mesures, qui se dévoile avec pudeur et discrétion, suscitant le désir au long de ses trois titres.

Et quand le désir naît lentement, il n’en est que décuplé.

Trois titres, c’est court, mais amplement suffisant pour adhérer à ce nouveau projet initié par un producteur italo-français exilé dans un studio londonien.

De quoi s’agit-il?

De compositions trempées dans un bain acide de Pop Psychédélique aux émanations Kraut et aux effluves enivrantes qui évoquent tour à tour un kaléidoscope d’images cinématographiques (Sofia Coppola ou Jésus Franco au hasard).

Musicalement, on évoque forcément quelques fiers représentants de ces diverses scènes, mais le traitement et l’approche distinguent Le Masque de toute comparaison hâtive et irrémédiablement réductrice.

Un petit Air de “Virgin Suicide” planant tout au long, dessinant les volutes de rêves évaporés.

En embuscade, “That’s All Over” clôture ce premier Ep en guise d’invitation à un retour qu’on espère des plus rapide.

À découvrir sans modération sur Bandcamp et c'est ici

 

Muhadib

To The End…

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Muhadib réunit des musiciens ambitieux. La preuve ? La formation française est parvenue à engager un producteur notoire. En l’occurrence Ryan Hewitt (Red Hot Chili Peppers, Dire Straits, Angus And Julia Stone, …) Elle a publié son deuxième Ep en novembre 2014 et envisage de sortir prochainement un long playing. A travers « To The End… », les Héraultais nous proposent un aperçu plutôt intéressant de leur style pop/rock.

Trois des quatre titres sont assez longs et dépassent les quatre minutes. Seule la plage d’ouverture constitue l’exception qui confirme la règle. « Short Lived » diffère du reste de la plaque, pas forcément pour de bonnes raisons d’ailleurs ; car le titre pèche d’une construction trop décousue et sa brièveté est opportune.

Heureusement, la suite est de bien meilleure facture. Ainsi, le rock progressif de Muhadib atteint le sommet de son art sur « Duality », un tube en puissance. Contagieux, grâce notamment aux onomatopées bien placées, ce morceau s’apprécie au fil des écoutes.

Et l’Ep de s’achever par un instrumental intitulé « …  From The Start ». De quoi confirmer le potentiel du band hexagonal en termes de composition, mais également de capacité à développer des nouvelles idées. Car ce morceau intègre des sonorités plus électro pas encore entendues jusqu’alors…

En gravant « To The End », Muhadib vient de démontrer qu’il était prêt à passer à la vitesse supérieure, et donc d’enregistrer un premier long playing…

Antiboby

in@sect

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Antibody n’est pas un groupe de néophytes. Il réunit des musiciens qui ont évolué au sein de diverses formations rock. Malheureusement, un jour, les quatre Belges ont décidé de prendre un virage à 180° pour emprunter la voie de l’électro. Ils ont sorti leurs claviers, leurs pédales d’effets et se sont mis à composer.

« In@sect » est la conséquence de cette décision. Le résultat est tout simplement abominable et insupportable. Après à peine deux morceaux, la voix surchargée d’effets de Patrick Muermans, les guitares, le rythme, tout vous tape sur les nerfs. Arriver au terme des treize morceaux est un véritable calvaire que je ne souhaiterais pas faire vivre à mon pire ennemi.

Un conseil aux musiciens d’Antibody : fermez cette parenthèse électronique, avec un peu de chance, l’écart de conduite passera inaperçu et retournez à vos premiers amours, le rock.

 

Baume

Remind Me To Forget (Ep)

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Dans un registre à la palette large et riche en couleurs, ces cinq titres s’avèrent d’excellente facture.

Facture et non fracture, car dans l’ensemble, Beaume ne bouscule pas les conventions.

Il n’est donc pas question ici d’un remède miracle, mais bien comme son nom l’indique d’un onguent à apposer sur les petites blessures de la vie.

Si l’originalité n’est pas de mise, la qualité des titres et la production très équilibrée rattrape admirablement le coup.

Force est de constater que quelques noms évidents s’imposent à l’esprit lors de la première écoute, mais bien loin de verser dans la révérence plate et inutile, le groupe a choisi d’aborder l’expression sonore dans une veine personnelle ; ce qui confère à cet Ep une tenue de route irréprochable.

On baigne tantôt dans une atmosphère ouatée et nébuleuse proche des Pale Saints, tantôt dans une Pop nostalgique en équilibre fragile sur un fil tendu entre Radiohead et… The Unbelievable Truth (pour ceux d’entre vous qui se rappellent que Thom Yorke a un frère qui a tenté de se lancer dans l’aventure musicale…)

La musique de Baume est simplement belle et agréable à écouter, comme un coucher de soleil après un orage.

Mais perso, je préfère les orages.

A Supernaut

Arcore (Ep)

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L’occasion est trop belle pour s’en priver.

Quand une bande de lascars décident de jammer et d’envoyer le bois, la consommation de houblon augmente tout comme la sécrétion de la sueur. Leur patronyme ? A Supernaut. Et il est excellent !

Couillu au possible, l’Ep de ce band bruxellois nous dessine un cercle électrifiant, blindé à la vitamine diluée dans un galon de bourbon.

On pourrait même traduire « Arcore » par ‘dikke klûût’, tant il en faut des grosses pour libérer sur si peu (trop peu) de morceaux, une pareille dose d’énergie.

Puisant ses influences à la fois chez les Kinks, Funkadelic, The Dead Weather et Black Sabbath (vu le nom du combo, on s’en doutait un peu), la galette se déguste sans modération et sans même risquer un quelconque écœurement.

Possédées et contagieuses les quatre pistes s’écoutent à fond les manettes, au risque d’envoyer le vumètre dans le rouge.

Du rock, certes, mais sacrément bien branlé où l’on perçoit la volonté de se faire plaisir avant tout.

A Supernaut est un projet prometteur, qui gagne à être connu, à être reconnu et que des fans hystériques s’arrachent les sous-vêtements au cours d’une gigue destructrice…

A Supernaut donne envie d’être mauvais, puant et outrancier ; mais putain c’est tout ce que l’on attend.

L’Ep est téléchargeable sur leur bandcamp ; et c’est ici ou dans certaines crèmeries spécialisées

 

Twentyfourlives

Peaks…Peaks…Peaks!

Écrit par

Twentyfourlives nous vient de La Louvière. Fondée en 2009, la formation réunit le bassiste Maxime Boudart, le drummer Lionel Vanheuverzwijn ainsi que deux gratteurs, Francesco Di Bennardo et Stéphane Meunier, également préposé au chant et aux claviers. Le combo définit son style comme du post rock mâtiné de math rock.

Perso, je le qualifierai plutôt de prog rock. Un prog rock qui ne manque pas d’allure, il faut le reconnaître. Twentyfourlives a participé à la finale du Concours Circuit, en 2012. Votre serviteur avait découvert le combo lors d’un concert accordé dans le cadre du Pac Rock de Pont-à-Celles. A cette époque, il militait sous le patronyme de For24Lives.

Ce premier album a été enregistré aux studios ARAM de La Louvière, sous la houlette de Mario Benvenuto. Les artistes ont couché sur l'album 8 pistes de bonne facture. « Mammoth » figurait déjà sur l’Ep 3 titres du même nom. Il était paru en 2011 et précédait un premier single, publié en 2009, alors baptisé « For24Lives »…

Essentiellement instrumentales, les compos sont aussi particulièrement mélodieuses. Le titre maître est une compos solide aux arrangements bien ficelés. Une voix atmosphérique s’immisce timidement sur « Scarecrow » et « Htommam ». En fermant les yeux, on a l’impression de participer à un trip, avant d’être ramené les pieds sur terre.

« Horses », « Twelve » et « Selahtion » nécessitent plusieurs écoutes avant d’être appréciés à leur juste valeur. Si vous aimez 65 DaysOfStatic ou Mogwai, vous ne pouvez passer à côté de cet elpee. « We Need! » est une de mes compos préférées. Un glockenspiel se permet de percer un mur de guitares, sans pourtant manifester la moindre agressivité…  

 

Dr Voy

Crazy (Ep)

Écrit par

Dr Voy est un rockeur et le restera.

Le quatuor prépare son quatrième album qui sortira en 2015.

Les trois précédents opus, "Time runs away", "Kill the angel" et "That's all fake" sont respectivement nés en 2006, 2009 et 2012.

Sans rien devoir à personne, le groupe s'est fait, peu à peu, un nom au sein de la scène rock du royaume.

Pour les avoir vus à trois reprises, il faut avouer que l'énergie dépensée et la qualité, tant sonore qu'artistique, ont toujours été au rendez-vous.

En attendant, pour nous mettre l’eau à la bouche, un Ep promotionnel, "Crazy", de trois titres est présenté aux fans comme aux professionnels.

Le premier, "Lovely ass" accroche instantanément. Il me fait battre la mesure et le coeur.

Le mojo working est en route !

"Crazy" et " You are just a dream", les deux suivants, sont explosifs et ont un caractère plus prononcé, genre : ‘A double Whisky on the rock, please !’

L'inspiration blues, savamment dosée pour chaque morceau, est épicée de distorsions baveuses, chaleureuses, de solos et riffs percutants.

Du gros son, mais respectueux des tympans.

En la matière, les deux frères Lizzi ont un certains savoir faire, me semble-t-il.

Un Ep promotionnel peut s'avérer être une arme à double tranchant.

Des trois titres proposés, "Lovely ass" est, sans vouloir être péjoratif,  le plus ‘radiophonique’.

A quoi bon, sinon.

Quant aux deux autres, du pur jus !

La louve peut être fière de ses "fils".

Vivement la suite et longue route 66 aux enfants du rock !

 

Perverted By Language

Boxers

Vous aimez Interpol ou Editors ? Mieux encore, les Smiths, Joy Division ou The Chameleons ? Ce premier opus de Perverted By Languague est pour vous. Le quintet tire son patronyme du titre d'un album gravé par le groupe anglais The Fall, en 1983, sur Rough Trade.

Formé en 2007, il est basé à Bruxelles mais ne compte dans ses rangs aucun Bruxellois pure souche. Jez Thomas, un Anglais 'expat' (au chant) et le Breton Ronan Collot (guitare), sont les membres fondateurs. Le line up est complété par Elise Boënnec (basse et chant), également issue de la Bretagne, l’Italien Francesco Carlucci (guitare) et Guy Wilssens, originaire de Saint-Nicolas, en Flandre.

Après avoir répété et multiplié les concerts, notamment aux Soirées Cerises et aux Fantastique Nights, le combo vient de publier son premier elpee chez Wonderhouse Records : « Boxers ». Le niveau général de l'album est très élevé. Le travail de Renaud Houben au studio Pyramide à Bruxelles et de Fred Hyatt (mixage et mastering) est remarquable et le son est aussi puissant que clair.

Musicalement, on baigne dans un univers postpunk, où l'on retrouve tour à tour la noirceur de Joy Division, l'inspiration lyrique et sensuelle des Smiths et les guitares cristallines des Chameleons. L'inspiration des Smiths contamine surtout sur les deux premiers titres, « The Box » et « Lost For Words ». Les harmonies et les mélodies, associées aux thèmes contenus dans les (excellentes) paroles de Jez Thomas, évoquent clairement Morrissey.

« Elephantine » et « Amandine » sont imprimés sur un tempo plus lent et dévoilent un autre volet de la personnalité de PBL. Le premier évoque « View From A Hill » des Chameleons et se termine par de très belles harmonies a capella. Le second rappelle immanquablement The Eden House. Logique, puisque Jez m'a confié avoir composé ce titre juste après un concert de la formation anglaise, dont une des chanteuses était une certaine... Amandine Ferrari Fradejas, aussi jolie que talentueuse. Ici, le chant aérien d'Eloïse Boënnec glisse doucement sur un tapis de guitares incandescentes. Une superbe plage !

Après « The Beach », compo très directe qui renoue avec l'énergie pure du punk, on découvre « The Idealist », une chanson qui recèle un haut potentiel. C'est un slow aux accents 'Smithiens' doté d'un refrain immédiatement mémorisable : ‘I once was an Idealist but then I met you...’ et de guitares résolument orientées 'Interpol'. A découvrir !

« All My Mother Favourite Nightmare » débute sur un superbe riff  et on est gentiment bercé par le baryton de Jez Thomas. On pense ici au regretté Adrian Borland (The Sound). La plage éponyme « Perverted By Language » se distingue surtout par son refrain très puissant, presque ‘metal’.

Après « Medication », une piste très touchante qui traite du thème de la dépression, l'album se termine sur un tour de force, « Pewter Eyes ». D’une durée de 6 minutes, se morceau se construit sur un rythme tribal et les mélodies ainsi que les paroles de Jez sont probablement ici les plus personnelles de l'opus. L'ambiance est hypnotique et on est emporté par le refrain ‘Turn out the light, turn out the lights,...’ jusqu'au paroxysme final.  

En conclusion, cette production belge mérite d'être découverte et se place clairement au niveau international. Il faudra juste que le groupe affirme davantage encore sa personnalité propre, face aux références citées plus haut. Mais le potentiel est très grand : les compositions sont très belles et s'imposent immédiatement comme de futurs 'classiques'. Franchement, bravo les gars et continuez dans cette voie…

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