Le deuxième jour, l'Octopus s'est réveillé sous les rayons du soleil…
Bien plus de monde, ce samedi. A la même heure que la veille, on dénombrait plusieurs milliers de festivaliers en sus !
Il revenait à Marvin Marvin de donner le coup d'envoi de cette deuxième journée. La formation parisienne en était à sa troisième apparition en Belgique. Et il faut reconnaître que leur set de 30', constitué des meilleurs fragments de leur opus, a fait mouche. Essentiellement inspirée par Blur et Radiohead, leur musique ne maque pas de charme. Et le public leur a réservé un accueil chaleureux.
La musique de Sidilarsen (NDR : un ensemble issu de Perpignan !) agrège néo-métal, reggae et electro. Et sur scène, la formation pyrénéenne pète littéralement des flammes. De leur répertoire, des morceaux comme « Fluidité », « Surhomme » ou encore « De temps à autre » passent vraiment bien la rampe. Un moment très apprécié par le public, il faut le souligner...
Le ska-reggae des 100 gr de têtes (NDR : encore des Perpignanais !) met de l'ambiance sur le site et du soleil dans le cœur des festivaliers. Une passion que le combo est parvenu à communiquer à la foule. Et pour cause, au fil de leur concert, le public est devenu chaud, puis fiévreux et enfin bouillant. Résultat des courses : il bougeait dans tous les sens.
Une ambiance qui est encore montée d'un cran lors du passage de Kill The Young. Très pro, le trio anglais a fait un tabac. Leur prestation a incité les festivaliers - de plus en plus nombreux - à danser. Notamment devant la scène. Les frères Gorman on le vent en poupe dans l'Albion ; mais après avoir envahi nos ondes radiophoniques, ils ont décidé de se produire le plus souvent possible sur notre territoire. Et il faut reconnaître que leur rock endiablé fait recette. En particulier lors de titres tels que « Addiction », « Origin of illness », « Fragile » ou encore « Radio ».
Véritable chouchou du public lors de cette deuxième journée, Montevideo est responsable d'une solution sonore essentiellement préparée à base de rock. 2006 est leur année : un album et puis la participation à la majorité des festivals estivaux du pays. Originale, leur musique est épisodiquement traversée, tantôt d'un clavier electro élégant, tantôt d'une trompette fugitive. Et puis les musiciens manifestent une sympathie contagieuse.
Aqme s'était déjà produit lors de la première édition de l'Octopus. La formation était donc très attendue par les Nivellois. Et elle n'a pas déçu ses fidèles aficionados. En particulier les jeunes ados, particulièrement sensibles à ce style de musique… très accessible, pour ne pas dire commerciale. N'empêche, tout au long de leur set, ce public était vraiment déchaîné...
La Ruda a signé la prestation la plus festive de tout le week-end. Le public était véritablement survolté. Un moment privilégié au cours duquel le public a chanté, s'est défoulé, a pris du bon temps, a fait la fête. Comme quoi, le ska a encore de beaux jours devant lui...
Entre rap, rock et techno, Enhancer est un véritable cauchemar pour les photographes. On ne parvient même pas à déterminer leur nombre. Ils ont plus d'une dizaine, c'est sûr. Dont trois chanteurs qui bondissent dans tous les sens et des danseuses. Encore une fois, c'est la frange la plus jeune du public qui s'est montré la plus réceptive. En vérité, ce set m'a paru plutôt brouillon ; et il fallait vraiment être fan pour accrocher...
Keaton Simons est américain. Agé de 26 ans, c'est également un ami de Ben Harper. Pas étonnant que son style soit proche du Californien. Au cours de ce remarquable concert, il a interprété quelques titres de son premier opus, dont les excellents « Exes & whys » et « Nobody knows ». Sa prestation cinq étoiles a séduit l'ensemble du public. Toutes générations confondues. Ce virtuose de la guitare est à l'aube d'une très belle carrière internationale. Ceux qui ont eu le bonheur de le découvrir à l'Octopus peuvent en attester...
La suffisance de Sinsemilia agace. Peu convaincants, il se sont quand même rappelés à notre bon souvenir en interprétant leur compo la plus notoire : « Tout le bonheur du monde ». Une grosse déception !
Stupeur et effroi : Punish Yourself a achevé le journée du samedi en accordant une show aussi théâtral que celui d'un Rammstein. Leur musique brûle d'ailleurs dans le même enfer sonore que celui des Allemands. Une différence ; mais elle est de taille : il n'ont pas le même talent ! Ce qui n'a pas empêché le public d'ovationner leur spectacle particulièrement coloré. Et puis le groupe de marquer les esprits.

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