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Lokerse feesten 2025 : ‘Punk day’ – lundi 4 août

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Organisé à Lokeren, en Flandre Orientale, le Lokerse Feesten souffle ses 50 bougies cette année. On aurait donc pu s’attendre à une affiche bien plus alléchante pour marquer le coup ; mais elle ne propose pas de noms ronflants. En outre, la programmation de dimanche, jour de clôture, n’attirera pas beaucoup de Francophones, puisqu’elle proposera Clouseau, de Mens, et Noordkaap, comme têtes d’affiches. Mais finalement l’essentiel n’a-t-il pas été préservé en conservant cette convivialité tout au long de ce demi-siècle. D’ailleurs, la kermesse et la fête battent toujours leur plein au centre-ville. En longeant le canal depuis la gare, on rejoint rapidement le site du festival, judicieusement baptisé Grote Kaai. Et puis, ne boudons pas, non plus, notre plaisir, car contrairement aux autres grands festivals, le line up résolument rock a été, en grande partie, préservé. Et notamment le ‘Metal day’, fixé le mardi, et le ‘Punk day’, le lundi. C’est ce dernier jour que votre serviteur a suivi.

Sur la grande scène, la soirée débute par une légende du punk, The Undertones. Un quintet qui célèbre également son cinquantenaire. Ainsi de 1975, année de sa naissance, à 1983, de sa séparation, il a été très actif. Puis, son leader, Feargal Sharkey, a quitté le band, pour faire carrière dans l’industrie des médias. Après un long hiatus, le groupe s’est reformé en compagnie d ‘un nouveau chanteur, Paul McLoone, début 2000. Le combo a alors gravé deux elpee, en 2003 et 2007.

Malgré quelques singles comme « Teenage kick » ou « My perfect cousin », dont les compos sont hantées par les Buzzcocks, le quintet nord-irlandais n’a guère convaincu. Un set plutôt fade. Les applaudissements sont polis, et les allers-retours entre les bars et le site sont nombreux.

C’est la troisième fois et année quasi-consécutive que The Damned se produit aux Lokerse Feesten. Ça fait un peu ‘réchauffé’. De nouvelles têtes auraient été bienvenues. Et pourquoi pas une bonne surprise ? C’est un peu comme si on assistait à la parade militaire du 21 juillet ! Heureusement, les deux membres originels du groupe, Dave Vanian, aux allures toujours vampiriques, et le déjanté Captain Sensible, vont encore assurer le taf. Et occuper le devant de la scène. Entre punk et post-punk (voire new-wave) les tubes s’enchaînent. Depuis « Love song » en ouverture à « Neat, neat, neat » en passant par « New rose ». Et c’est largement moins monotone que le set des Undertones. Car certaines compos lorgnent vers le psychédélisme West Coast comme cette reprise du Jefferson Airplane, « White Rabbit », interprétée en fin de parcours. Un concert qui s’est avéré agréable à suivre.

Mais le point culminant de cette soirée viendra d’Iggy Pop. Malgré ses 78 piges, il est toujours bien actif. Déjà présent, à l’affiche de Werchter, il y a un mois, et après quelques dates aux USA, l’Iguane est déjà de retour en Belgique. Sa discographie est impressionnante. Il a enregistré 19 albums solos au cours des cinq dernières décennies. Dont l’excellent « Every Loser » - sur lequel figure le single « Frenzy » - paru en 2023, qui succédait à « Free », en 2019, un opus plus intimiste, jazzy et poétique. Et bien entendu le chef d’œuvre (NDR : n’ayons pas peur des superlatifs à la Marc Ysaye) « Post pop depression », en 2016, qui avait bénéficié de la collaboration efficiente de Queens Of The Stone Age. Malgré la pluie qui commence à tomber (NDR : il faut s’y faire, pendant les festivals, au cours de ces dernières semaines voire années).

L’accueil du public est enthousiaste. Les tubes des Stooges, « TV eye » et « Raw power », ouvrent le bal. Malgré la petite brise, l’Iguane a déjà laissé tomber sa veste et affiche encore son torse nu et sénile. Enchaînés, « The Passenger » et « Lust for life » donnent vite des allures de best-of au set de ce soir. A mi-parcours, « I wanna be your dog » donne l’occasion au presqu’octogénaire – il est né en 1947 – de descendre (difficilement) les marches du podium qui donnent accès à la place. Après quelques accolades et chœurs échangés avec les spectateurs, il remonte sur les planches et s’y couche. Mais il se redresse très rapidement et s’assied pour interpréter certains morceaux. Des compos qui sont bien revisitées d’ailleurs, enrichies par deux cuivres postés côté gauche de la scène. Et par les interventions du guitariste des Yeah Yeah Yeahs, Nick Zinner. Il est facilement reconnaissable à sa tenue sombre et sa chevelure… aussi imposante que ses riffs. Une belle touche d’originalité est apportée à travers le choix du morceau final, le « Punk rocker » des Teddybears (NDR : où Iggy ne faisait qu’un featuring à la base). Mais dont les paroles (‘I'm listening to the music with no fear. Caus’ I am a punk rocker, yes I am’) nous rappellent que, oui, Iggy reste une légende vivante (NDR : pour longtemps encore, espérons-le) du punk.

Et si Iggy Pop ne déçoit jamais en ‘live’, la dernière mouture des Sex Pistols suscite d’inévitables inquiétudes. Plus de line-up originel comme lors de son passage au Grote Kaai, en 2008. John Lydon, à la suite de ses différents avec ses comparses (NDR : une situation récurrente, vu son caractère), a préféré partir en tournée avec PIL (NDR : qui avait transité, en juin dernier, par Leuven et Lille). Frank Carter (ex-Rattlesnakes) prend le relais au chant et opère une entrée sobre sur le podium. Se plantant même sur le côté et adoptant presque une position de Namasté, pour mettre en lumière les musicos initiaux. Pourtant c’est bien ce nouveau chanteur, rouquin lui aussi, qui injecte le plus d’énergie dans le show. Les trois musiciens restent souvent, proches de l’un l’autre. Et n’interagissant pas avec le public. Les lumières mauves et jaunes, couleurs des fonds d’écran, rappellent la pochette de l’unique long playing, « Nevermind the bollocks ». Des anciens et récents concerts (essentiellement accordés au Royal Albert Hall de Londres) sont projetés sur un écran. Mais évidemment. Johnny Rotten n’y apparaît pas.

Après « Holidays in the sun » en ouverture, les titres défilent, dont « Seventeen », « Pretty vacant » ou encore « Bodies ». C’est alors que Carter surgit, tour à tour de chaque côté de l’auditoire. S’y installant même pour y chanter. Ce qui déclenche des circle pits et autres pogos autour de lui. Il ne ménage pas ses efforts ; cependant, on se demande comment le groupe parviendra à remplir les 1h30 du ‘timing’. Les réponses arrivent, mais ne sont guère réjouissantes. Pour y parvenir, la formation tire en longueur la présentation des musicos, mais aussi les morceaux, en les encombrant de solos interminables.

Alors, méritaient-ils une telle ovation ? La question mérite d’être posée. Ce ne sont pas les Stones, quand même, et leurs accords sont plutôt simplistes. Les versions étirées de morceaux punks qui, à l’origine, ne duraient que 2’30’’ ont de quoi irriter. Tout comme cette reprise de « My way » au cours de laquelle Glen Matlock et Steve Jones jouent assis. Coïncidence, mais cette adaptation a déclenché de nouvelles averses.

Nonobstant un « Anarchy in the UK » de bonne facture, qui a clôturé le set, on ne peut pas dire que la prestation ait été transcendante.

D’ailleurs la foule était bien moins nombreuse que pour le show d’Iggy Pop, et pas mal de festivaliers sont partis avant la fin du concert des Sex Pistols.

Le reportage photos consacré à l'édition 2025 des Lokerse Feesten et réalisé par Wiim Herbaut est disponible

(Organisation Lokerse feesten)

Informations supplémentaires

  • Date: 2025-08-04
  • Festival Name: Lokerse Feesten
  • Festival Place: Grote Kaai
  • Festival City: Lokeren
  • Rating: 7
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