Sparks dans la lune

Sparks, éternel laboratoire de la pop, poursuit son exploration de territoires inédits. Après plus de cinq décennies passées à bousculer les codes musicaux, Ron et Russell Mael ajoutent un nouveau chapitre singulier à leur parcours en publiant Live On The…

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Bernard Dagnies

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jeudi, 18 juin 2020 18:50

Sideways to new Italy

Le titre du deuxième opus de ce quintet issu de Melbourne est emprunté au village New Italy, sis dans la Nouvelle-Galles, au sud de l’Australie, tout en rendant hommage au passé des migrants italiens du siècle dernier. Lors des sessions, et pour la première fois, le band a reçu le concours d’un producteur externe, en l’occurrence Burke Reid (Courtney Barnett, The Drones, Julia Jacklin, …)

Si le remarquable « Hope downs » s’inscrivait dans la lignée de la scène ‘Dunedin sound’ du label néo-zélandais Flying Nun, dont les artistes ont marqué la scène indie des 80’s (NDR : pensez à JPS Experience, The Chills, The Verlaines, Bailter Space ou encore Able Tasman), tout en intégrant quelques références puisées chez Go-Betweens, « Sideways to new Italy » s’ouvre de nouveaux horizons sonores. Plus pop et à la mélodie aussi soignée qu’accrocheuse. Un peu dans l’esprit de Big Star et parfois de Felt. A l’instar de « Falling thunder » ainsi et des ensoleillés « Play » et « Beautiful steven », ce dernier se distinguant par sa ligne de basse particulièrement mélodique. Une ligne de basse qui se met à palpiter sur le délicat « Sunglasses at the wedding », un morceau qui lorgne carrément vers Belle & Sebastian ; la présence d’un synthé et surtout les harmonies vocales, accentuant cette impression. Mais ce sont les plages plus enlevées (ou post punk, si vous préférez), caractérisées par les conjugaisons de guitares savoureusement discordantes, tintinnabulantes, chatoyantes, carillonnantes ou même turbulentes qui font la différence. Depuis le swinguant, chargé d’électricité cinétique, « The second of the first », une piste propulsée par la section rythmique, au percutant et dépouillé « Cameo », en passant par le sémillant « The only one », un titre imprimé sur un tempo new wave, l’ondoyant « Cars in space », hanté par Paul Westerberg » ainsi que le single « She’s there ». Enfin, romantique, tramé sur une guitare sèche jouée en picking », « Not tonight » aurait pu figurer au répertoire des Go-Betweens. On y revient. Bref, un chouette album, même s’il n’atteint pas l’excellence de « Hope downs ». Mais il est fort à parier que R.B.C.F. est en marche vers la gloire…

jeudi, 18 juin 2020 17:20

Uneasy laughter

En 2018, ce trio californien, issu de Los Angeles très exactement, avait gravé un superbe album, dont la musique naviguait quelque part entre shoegaze, noisy, cold wave et post punk. « Uneasy laughter » constitue son deuxième, et s’il n’a pas effacé ses références premières, il a davantage injecté de claviers et des boucles électroniques dans son expression sonore. Des synthés dont les sonorités vintages évoquent tour à tour New Order et surtout New Musik. Découpé en 13 pistes, cet elpee recèle deux interludes instrumentaux aussi brefs que superflus, mais surtout 11 titres sombres et davantage synthétiques. Ce qui n’empêche pas la mise en exergue d’une ligne de basse cotonneuse, parfois réminiscente de Cure et tout particulièrement caractéristique chez Simon Gallup. Notamment sur le morceau d’entrée, « Ego » ainsi que « Coincidence on fats » (« A forest » ?). Les disgressions de guitare se révèlent tour à tour gémissantes, torturées, teigneuses (le très post punk « Make it stop » qui aurait pu figurer au répertoire d’Interpol) et même cristallines, dans l’esprit de Sad Lovers & Giants, à l’instar du très inspiré et atmosphérique « Stranger ». Enfin le baryton doux et monocorde de Sean Solomon adopte régulièrement les inflexions de Paul Banks quand il n’emprunte pas le timbre de Brendan Perry (Dead Can Dance) et en particulier sur « Fall in love ». Bref, si la musique d’« Uneasy laughter » se nourrit de romantisme sombre et vulnérable, elle devrait surtout plaire aux nostalgique des eighties…

dimanche, 07 juin 2020 16:43

Les Wailers ont retrouvé un Marley…

Le rêve est terminé ? Passons aux choses sérieuses. Et pour cause, The Wailers est de retour tout au long de la chanson « One World, One Prayer ». Skip Marley, Farruko, Shaggy & Cedella Marley ont concocté un hymne à l’unité et à l’amour en mêlant le ragga jamaicain et des rythmes latinos. C’est le premier skud que le band envoie au front, et il figurera sur son prochain elpee. Partagé en 13 plages, il a été produit par Emilio Estefan, 19 fois nominé aux Grammy. Quel bonheur de retrouver ce groupe mythique, drivé par le petit fils du grand Bob.

La vidéo de ce titre est disponible ici

 

dimanche, 07 juin 2020 16:40

La Jungle crée son propre label !

La Jungle s’était rendu compte que 2020 serait une année consacrée à toute une série de sorties avant un nouvel album. Et comme le tandem aime faire les choses tout seul comme des grands, il a décidé de créer son propre label qu’il a baptisé Hyperjungle Recordings. Sa première sortie se déroulée ce 6 juin 2020. Il s’agit d’un split vinyle 10' partagé avec leurs amis suisses, Hyperculte. Chaque groupe y propose une nouvelle compo et l’artwork a été réalisé par le gratteur de La Jungle, Warvin. Le duo a promis une interview à Musiczine. Stay tuned !

Rendez-vous sur le Bandcamp ici ou Facebook, là.

Réalisé par Bob Ezrin à distance, « Don't Give Up », son nouveau single, est une réponse directe aux défis auxquels il faut faire face en ce moment.

Le légendaire rocker a voulu s’adresser directement à ses fans durant la période de confinement depuis sa maison où il travaille pour terminer son nouvel album. C’est son appel à garder la tête haute, à rester fort et se battre ensemble.

Il y a tout juste deux semaines, l'icône du rock a invité ses fans à participer à une vidéo enregistrée séparément avec ses musiciens durant la quarantaine.

Plus de 20 000 internautes ont répondu par des signes et des messages d'unité, en utilisant les paroles de la chanson.

Découvrez ce clip ici 

mardi, 12 mai 2020 18:09

Yvan Marc et son ode à la nature

Natif d'Ecotay-l'Olme, dans la Haute-Loire, Yvan Marc est issu du même patelin que Mickaël Furnon, dont il a assuré les premières parties de son groupe Mickey 3D. Son huitième elpee, « L’ancien soleil », paraîtra le septembre 2020. En attendant, il nous propose la vidéo d’un de ses titres qui y figurera, « J’en ai rêvé ». Un superbe clip, véritable ode à la nature. En outre si vous aimez Jean-Louis Murat, vous devriez apprécier.

Pour la vidéo de « J'en ai rêvé », extrait de cet elpee, c’est ici 

 

 

 

Badly Drawn Boy publiera son nouvel elpee, ce 22 mai 2020. Intitulé « Banana Skin Shoes », il proposera quatorze titres inédits. La majeure partie de la production de l'album a été achevée aux studios Eve à Stockport sous la houlette du producteur Gethin Pearson (Kele Okereke, JAWS) qui a également mixé l'ensemble du disque. Damon Gough avait déjà travaillé sur les pistes de l'album en compagnie du légendaire Youth (The Verve, Paul McCartney) dans son studio à Londres, Keir Stewart (ex-Durutti Column) aux Inch Studios et Seadna McPhail aux Airtight Studios. Ce sera le neuvième opus de BDB.

Le clip du titre maître, est disponible ici

 

mardi, 12 mai 2020 18:06

Le sanctuaire de Thao Nguyen…

Thao & The Get Down Stay Down, le groupe d'Oakland dirigé par la chanteuse et compositrice Thao Nguyen, a dévoilé aujourd'hui la nouvelle vidéo de "Pure Cinema", tirée de son prochain album « Temple », dont la sortie est prévue pour le vendredi 15 mai prochain.

Tout en agrégeant rock, funk, hip hop, pop et punk, « Temple » explore les thèmes de l'aliénation, de la honte et de l'acceptation.

Il s’agit du premier elpee autoproduit du groupe, pour lequel Thao Nguyen et son coéquipier de longue date Adam Thompson se sont chargés de la mise en forme.

En attendant, la nouvelle vidéo de « Pure cinema », extrait de cet LP est disponible ici

Réalisée par Justin Mitchell (Death Cab For Cutie, The Postal Service, Phoebe Bridgers, Jenny Lewis), le clip montre la chanteuse Thao Nguyen et son backing group qui se produisent dans leurs maisons respectives lors de la commande ‘Stay At Home’ en Californie.

mardi, 12 mai 2020 18:02

The Dears, les amoureux du rock…

“Lovers Rock”, c’est le titre du nouvel album de The Dears qui paraîtra ce 21 août 2020. Ce sera le huitième de la formation montréalaise, portée depuis deux décennies par ses deux membres principaux, Lightburn et Yanchak.

The Dears a toujours composé des chansons d'amour apocalyptiques, reflet d’une crise existentielle. Dans sa musique, il a aussi des constantes, certains paramètres sonores et esthétiques, dans lesquels elle peut être à la fois étrangement expérimentale et incroyablement luxuriante : en partie Bacharach, en partie Krautrock.

En attendant le clip du nouveau single, « I Know What You Are Thinking And Its Awful », est disponible ici.

 

Inspirée autant par la musique de chambre française du XIXe siècle que par Jim O'Rourke ou Moondog, la musique de Under The Reefs Orchestra libère une énergie cosmique et conduit l'auditeur à une transe parmi les volcans sous-marins. Ce voyage à travers les royaumes intemporels du son peut être considéré comme une bande originale de l'apocalypse écologique dans laquelle nous vivons.

Under The Reefs Orchestra est une formation belge dont le premier elpee, un éponyme, paraîtra ce 5 juin 2020. Drivé par le guitariste Clément Nourry, ce trio cherche à brouiller les frontières entre le jazz, le post rock le psychédélisme et le rock alternatif. Compositeur et proche collaborateur de Yokaï et Nicolas Michaux, il est soutenu par le saxophoniste Marti Melia (Flat Earth Society) et le batteur Louis Evrard (Robbing Millions, Ottla).

Pour la vidéo de « Une île », extrait ce cet elpee, c’est ici