Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Hooverphonic
Bernard Dagnies

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mercredi, 31 décembre 1997 02:00

Kill the child - Real love

Evidemment, si vous ne connaissez Swans que depuis le début des eighties, vous risquez fort de tomber du haut de votre chaise. En fait, sur ces deux albums ‘live’, enregistrés quelque part en Europe entre 85 et 87, le groupe new-yorkais use et abuse de sonorités post industrielles monolithiques, répétitives, pour communiquer la douleur et le dégoût ressentis par Michaël Gira, face aux aspects les plus inhumains et destructeurs de la société contemporaine. Mais on a beau être de grands admirateurs de Swans, il faut reconnaître que cette période n'était certainement pas la plus passionnante du groupe. Pour inconditionnels uniquement!

 

mercredi, 31 décembre 1997 02:00

This strange engine

Soyons honnêtes, nous n'avons jamais été de fervents admirateurs de Marillion. Loin s'en faut! Pas besoin d'entretenir la polémique non plus, les fanatiques s'en chargeront (NDR: heureusement ils sont moins nombreux que ceux de U2...). M'enfin cette prise de position mérite quelques explications. D'autant plus que les membres de Marillion sont d'excellents musiciens. Malheureusement, après neuf albums, ils n'ont toujours pas compris que nous n'étions plus en 1975 et que le rock avait évolué. Pire, après avoir vécu dans le souvenir de Genesis, la formation s'est progressivement (!) mise à exhumer le passé de Kansas, lorsque ce n'est pas celui de Supertramp. Sensation qui est encore plus flagrante avec ce " This strange engine ". Et ce n'est pas parce que des formations telles que Motorpsycho, Ozric Tentacles ou même Spiritualized Electric Mainline sont parvenues à rendre des lettres de noblesse à la musique progressive, qu'il faut à nouveau retomber dans les travers de la période la plus décadente du rock'n roll. Sinon, à quoi aurait alors servi le punk? Peter Hammill l'avait d'ailleurs bien compris, lui qui est parvenu à préserver l'unique flamme de ce style qui avait tellement marqué de son empreinte la fin des sixties et la première moitié des seventies. Et si vous ne nous croyez pas, allez plutôt rechercher vos vieux vinyles, les trois ou quatre premiers le plus souvent, de Yes, King Crimson, Jethro Tull, Vandergraaf Generator, Gentle Giant, Caravan, Gong, Magma et consorts. Marillion vous paraîtra dès lors bien fade...

 

mercredi, 31 décembre 1997 02:00

Flaming pie

Après avoir participé à la confection des trois " Anthology " consacrées aux Beatles, McCartney a subitement éprouvé le désir d'enregistrer un nouvel album. En solo, bien sûr. Encore, qu'il se soit entouré, comme à son habitude, d'une pléiade de collaborateurs. Jeff Lynne, tout d'abord. Faut dire que le travail réalisé par l'ex Move, ex ELO, sur la trilogie testamentaire des quatre de Liverpool, avait impressionné Paul. Quoi de plus naturel, donc, de retrouver Jeff à la coproduction de ce " Flaming pie ". Mais en outre, il apporte son expérience à la guitare sur plusieurs titres, tout en participant aux backing vocaux. Dans ces conditions, comment voulez-vous que cet opus ne soit pas hyper-léché, fignolé, mis en forme avec une précision d'orfèvre? Pourtant, seul le morceau maître laisse transparaître la griffe d'Electric Light Orchestra. Sans grande utilité, d'ailleurs, puisqu'il s'agit d'une des compositions les plus faibles de l'elpee. Avec " Heaven on a Sunday ", tellement fade, qu'elle aurait pu servir de plate forme a un nouveau et hypothétique duo entre McCartney et Michaël Jackson. Dommage que ce soit cette chanson qui ait été choisie pour introduire le fiston. D'autant plus que par la suite, il n'a plus jamais droit au chapitre. " Young boy " est tout aussi dispensable, et ce nonobstant la présence de Steve Miller à la guitare. En fait, on a l'impression d'avoir déjà entendu cet air quelque part. Chez les Wings, probablement. Il est vrai que la plupart des chansons des Wings se ressemblent beaucoup... Un Steve qui se rattrape quand même sur deux autres fragments. Tout en tentant de nous refaire le coup de " Rock'n me ". C'est évident sur " Used to be bad ", alors que pour " If you wanna ", il aurait bien piqué quelques riffs au célèbre " Gloria " du Them... Ringo Starr est également de la partie. Aux drums, bien sûr, pas pour jouer du cinéma. Encore que sur le très vivifiant " Really love you ", on n’est pas tellement loin d'un pastiche des Rolling Stones, et que sur " Beautiful night ", slow aussi majestueux que " The long and widing road ", à la limite " philspectorien ", avec orchestrations, chœurs et tout le Saint Tremblement, le final tourne à la franche rigolade... Il faut d'ailleurs croire que Paul a le blues des seventies, puisque " The world tonight " embrasse une pop/rock FM, étreinte tant de fois par un certain Robert Palmer. Beaucoup mieux, " Souvenir ", ballade bringuebalante, traversée d'éclats de guitares cinglants, incisifs, dans l'esprit de " Oh darling " ou de " Here comes the sun ". Mais le meilleur nous vient lorsque Paul fait le vide autour de lui. Sur " The song we were singing ", petite chanson pop, sans grande prétention, mais bigrement bien ficelée, au cours de laquelle il raconte ses souvenirs (NDR: encore!) d'enfance. " Calico skies ", qui aurait pu trouver place sur le double blanc aux côtés de " Blackbird " ou de " Piggies ". " Little willow ", une berceuse poétique empreinte de tristesse mais aussi d'espoir... Enfin, " Someday ". Une perle. Probablement ce que Paul McCartney a écrit de mieux depuis bien longtemps. Il s'est quand même entouré d'une section de cordes, comme à la belle époque d' " Eleanor Rigby ". Chante. Joue de la guitare sèche, traditionnelle, mais également espagnole, en " picking ". Et nous gratifie d'une mélodie comme seuls les Beatles étaient capables d'enfanter. Avec une charge émotionnelle qui vous transperce littéralement l'âme. Imaginez Lennon en contre-voix, et c'était Byzance. Enfin, sans lui c'est déjà impressionnant. Mais rien à faire, c'est à John que nous pensons en écoutant cette chanson. D'ailleurs, si elle sort en single, elle risque de faire un malheur dans les charts...

 

mercredi, 31 décembre 1997 02:00

Jardin clos

Wim Mertens n'est pas n'importe qui. En effet, puisqu'après avoir obtenu une licence en science politique à l'UCL, il s'adonne à l'étude de la musicologie et publie en 1980 son premier ouvrage sur la musique répétitive américaine. Ce n'est qu'un an plus tard qu'il se tourne vers sa principale passion. Seul ou avec son premier groupe: Soft Verdict. 16 ans plus tard, Wim est toujours là, fidèle à son style. La musique est peut-être plus enrobée, plus maximaliste, mais le piano occupe toujours la place centrale de son œuvre. Oscillant entre le classique et l'électronique, les chansons sont sans textes, mais parfois Wim y ajoute des vocaux dénués de toute signification. Un peu comme Enya ou Enigma. Mais uniquement du point de vue textuel, pas musical! Paradoxal pour cet intellectuel qui a certainement beaucoup à dire et qui se hâte de répliquer qu'aucun texte n'est plus expressif qu'une mélodie. Et sa réponse trouve dans ce " Jardin clos ", encore toute sa pertinence...

 

mercredi, 31 décembre 1997 02:00

Angels and daemon at play

Il faut reconnaître que depuis 1991, date de la sortie de son premier album, " Lobotomizer ", cette formation norvégienne a fait d'énorme progrès. D'un mélange rudimentaire de formes musicales empruntées au passé, le groupe est parvenu, au fil des albums, à se forger un style remarquable, et surtout très personnel. Toujours influencé par la fin des sixties et la première moitié des seventies, il s'est cependant adapté à la technologie des nineties. Ce qui nous permet d'espérer un nouveau souffle pour la musique dite ‘progressive’, dont l'unique flamme, aurait pu s'éteindre, si Peter Hammill ne s'était pas chargé de la préserver; et ce depuis plus de vingt ans.

" Angels and daemon at play " propose onze morceaux dont l'intensité et la richesse sont assez étonnantes. A premier abord, on a l'impression de retrouver tantôt le krautrock de Can, voire d'Amon Düül, l'ambiant jazz de King Crimson circa Islands, la phase la plus jaunissante du Floyd (" Wish you were here ") ou même le grandiose de Magma. Tout un ensemble de références héritées du passé que l'on retrouve aussi bien dans les climats les plus planants, les plus atmosphériques, les plus intimistes que lorsque la texture prend de l'amplitude ou de la puissance. Mais sans jamais tomber dans le revivalisme. Un véritable tour de force réalisé par Motorpsycho qui parvient à digérer toutes ses influences pour les transformer en pop contemporaine. Tantôt à la manière de Clean, lorsque les chansons se font plus claires, plus mélodiques, tantôt de Wire, lorsqu'elles sont filtrées dans le psychédélisme post industriel. Ou alors et plus fréquemment encore, de Sonic Youth, parce que les sonorités torturées, acides, stridulantes des cordes de guitare décapent littéralement le son...

 

mercredi, 03 juillet 2019 16:50

Innocent voices

C'est en 1950 qu’un jeune assistant de direction d'une compagnie française d'import-export tombe sous le charme de la folk music issue de l'Europe de l'Est. Son nom, Marcel Cellier. Quelques mois plus tard il y retourne pour immortaliser les timbres magiques des instruments et des voix albanaises et bulgares. De nombreuses radios européennes portent un intérêt certain à ses expériences, et Cellier décroche plusieurs awards internationaux. Mais c'est en sélectionnant les plus belles voix de différentes chorales bulgares qu'il aborde son profil le plus ambitieux: celui du Mystère des voix Bulgares. Feu Frank Zappa et Peter Gabriel en étaient de fervents admirateurs, Kate Bush les avait invités pour enregistrer sur un de ses albums. Mais il faudra attendre le début des eighties, et l'avènement de la new wave, pour que ce phénomène devienne plus populaire. L'an dernier, les frères Volker, musiciens techno belges et adeptes de la house de Chicago, ont obtenu le feu vert de Cellier pour remixer des extraits des trois premiers albums du groupe, question de leur donner une dimension plus moderne. A vous de juger!

 

mercredi, 31 décembre 1997 02:00

BBC Sessions

Vu le nombre de compiles consacrées au dirigeable, au cours des dernières années, nous craignons fort que plus grand monde n'y retrouve ses jeunes. Même pas les aficionados. Ce " BBC Sessions " réunit 24 compositions en un peu plus de 2h30. Le premier disque se penche sur la face la plus blues du Led Zep. Epinglant des sessions réalisées par John Peel en 1969, pour l'émission " Top gear " ainsi que pour un programme appelé " Tasty pop sundae ". Le deuxième morceau de plastique est consacré à un enregistrement réalisé à Paris, le jour de Noël, en 1971. Apparemment, sauf si vous possédez le bootleg " Bang em out Bob's bootleg emporium ", il s'agit de versions inédites. Pour votre information, sachez quand même que Page et Plant préparent un nouvel album studio. Cela semble un peu plus emballant, non ?

 

mercredi, 31 décembre 1997 02:00

Remasters

On nous a souvent reproché de ne pas assez traiter de hard rock et de heavy metal. Nous l'admettons. Mais pourquoi ? Parce que Led Zeppelin n'a guère laissé de marche de manœuvre à ses disciples, imitateurs ou contrefacteurs. Entre 69 et 75, le dirigeable a tout exploré, ou presque. Dans le style, bien évidemment. Et au lieu d'approfondir la recherche, la succession s'est contentée de la pasticher, de la dénaturer, d'amplifier la démesure. Avec pour seul résultat un culte de l'image et de l'attitude que nous qualifierions de parodique, voire de grotesque (NDR : et encore une flopée d'amis !). " Double CD ", ce " Remasters " propose en 26 titres les meilleures compositions de Led Zeppelin. Enfin presque, puisqu'à notre humble avis, le 3ème volume n'a pas suffisamment été mis en évidence. M'enfin, ce n'est qu'un avis très personnel...

 

mercredi, 31 décembre 1997 02:00

First rays on the new rising sun

En général, nous nous méfions, comme de la peste, des compiles consacrées à feu Jimi Hendrix. Pour la plupart, elles ont fait plus de tort que de bien à ce génie de la ‘six cordes’. Et pour mettre les choses au point, sachez que ce natif de Seattle, n'a enregistré, de son vivant que trois albums studio. " Are you experienced? " en 1967, " Axis: bold as love " et puis le fabuleux double elpee " Electric ladyland ". Tous deux en 1968.

" Band of gypsies " est un ‘live’ enregistré la nuit de la Saint Sylvestre 69/70 au Fillmore East de New York, en compagnie de son ami Buddy Miles et du bassiste Billy Cox. Tout ce qui est antérieur se limite à quelques singles, l'un ou l'autre set lors d'un festival, et puis à des collaborations accordées à d'autres artistes. Aussi bien à travers des jams qu'en studio. On pense ici notamment à Little Richard, Curtis Knight, Al Kooper, Stevie Winwood, Jack Cassidy, les Isley Brothers, BB King, Ike & Tina Turner, James Brown, Sam Cooke, Randy California, et la liste n'est pas exhaustive. Tout le reste est posthume et a engendré une folie prédatrice bien lucrative. On ne compte d'ailleurs plus les anthologies, les ‘best of’ en tous genres et les bootlegs qui encombrent les bacs officiels ou non des revendeurs, et qui hantent les nuits des collectionneurs et surtout des aficionados. Mais pour le profane, ce " First rays on the new rising sun " constitue une bonne manière de faire connaissance avec la musique de James Marshall Hendrix. D'abord, les 17 titres sont issus de son indispensable trilogie. On y retrouve, par exemple, " Dolly dagger ", " Night bird flying ", " Freedom ", " Stepping stone ", " Straight ahead ", " Earth blues ", " In from the storm " ainsi que " Room full of mirrors " et " Eazy Ryder ", morceaux qui ont préparé l'explosion funk qui secouera le reste des seventies, mais également et surtout les eighties. Pensez à Prince et à Lenny Kravitz, pour ne citer que ceux-là. Si le choix des titres de ce disque est à la fois judicieux et bien équilibré, il présente, en outre, l'avantage de proposer des versions originales, remasterisées par le processus de la digitalisation, mais sans le moindre remixage ni autre artifice technologique. En personnifiant la folie du psychédélisme des sixties, Jimi Hendrix est devenu une légende. Souvent imité, jamais égalé, il continue de forcer le respect des guitaristes depuis trois générations. Son style fait d'un mélange parfait d'éléments mélodiques, lyriques et sonores a marqué d'une empreinte indélébile l'histoire du rock'n roll. Et puis, ne fallait-il pas être un dieu de la guitare pour faire l'amour à la lune et aux étoiles?...

 

vendredi, 06 juillet 2012 11:53

Americana

Ben voilà Neil Young qui s’est mis en tête de reprendre des chansons traditionnelles américaines. Déjà qu’il ne lui arrive pas souvent d’adapter les compos de ses contemporains ; mais s’attaquer à un tel répertoire, me semblait quand même risqué. Pensez : des titres comme « Oh Susannah », « Tom Dula » ou encore « Jesus’ Chariot ». Et pourtant, ce sont ces versions qui figurent parmi les plus réussies de l’opus. Des morceaux qu’il a électrifiés comme lui seul est capable de le faire. Enfin, pas tout à fait, puisque pour y parvenir, il a quand même reçu le concours de son fidèle Crazy Horse. Neuf ans quand même que son band n’avait plus participé à la confection d’un disque (NDR : c’était pour « Greendale »). Et 16 pour Sampredo qui a décidé de réintégrer le line up. Sur cet elpee, j’épinglerai encore l’excellent « High Flyin’ bird » du Jefferson Airplane, préparé suivant la même recette et puis le plus acoustique « Wayfarin’ stranger ». Car si le Canadien a creusé dans l’histoire de la musique américaine, il n’en a pas pour autant oublié le XXème siècle. Comme sur la cover de « This is your land », une protest song écrite par Woodie Guthrie, en 1940. Et puis de quelques morceaux qu’il a trempés dans l’Americana pur jus, au sein d’un décor typiquement country & western. Pas nécessairement une réussite, à l’instar d’un « Gallows Pole » qui avait déjà été adapté en son temps –et beaucoup mieux– par le Led Zeppelin. L’album s’achève curieusement par une version –électrique celle-là– de l’hymne national britannique, qui sans le concours d’une chorale d’enfants aurait pu tourner au bide. N’empêche, un demi-cédé qui tient la route aujourd’hui chez Neil Young, est un bon album. D’ailleurs le dernier opus irréprochable remonte à 1995 ; il avait été enregistré en compagnie des musiciens de Pearl Jam (« Mirror Ball »). Hormis « Freedom », publié en 1989, la quintessence de son œuvre oscille entre 1969 et 1979. « Everybody knows this is nowhere », « After the gold rush », « Harvest », « Tonight’s the night » et « Rust nevers sleeps » constituent les autres elpees indispensables de sa discographie (NDR: et on ne parle pas de son aventure au sein du CSN&Y). C’est même dans ce prestigieux passé qu’il puise l’essentiel de sa setlist en ‘live’ ; car c’est encore et toujours sur les planches que le mythique artiste canadien donne toute la mesure de son talent tout en manifestant sa générosité (NDR : un concert set dure en général 2 heures). Un nouvel album est annoncé. Il bénéficiera à nouveau de la collaboration de son backing group…