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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

Un titre du dernier album du groupe belge The Narcotic Daffodils, soit une version épurée à 9 minutes du titre "The Crazy Dwarf", figure sur une compilation publiée par une petite maison de disque à New-York. Neuf formations psychédéliques choisies à travers le monde y sont réunies.

Tracklisting

Cosmic Vibration : Aurora (Germany)

Triptych : Origins of life (UK)

The Misteriosos : The sun (USA)

Mouches à l’Orange ; Sixty Nine (Belarus)

Deti Picasso : Kele Lao (Armenia)

Grey Mouse : Snow (Spiral walk) (Russia)

Plootoh : Caronte (Italy)

The Narcotic Daffodils : The Crazy Dwarf (Belgium)

Zhaoze : Fishing for the stars (China)

http://trailrecords.net/index.php

Pour rappel The Narcotic Daffodils se produira en supporting act d’un groupe anglais chez Madame Moustache, le 24 août, assureront la première partie des Hawklords, au Spirit of 66, le 18 Septembre et se produiront le 13 Octobre, à Wattrelos. Le groupe jouera également le dernier week-end de septembre, en Italie.

www.thenarcoticdaffodils.be

 

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Mistaken identity

A l'issue du split de Living Colour, prononcé en janvier 95, Reid s'est remis à travailler en compagnie du groupe Masque. Il a beaucoup tourné en sa compagnie, puis surtout composé 40 nouvelles chansons, parmi lesquelles il en a retenu 16 pour graver ce premier album solo. Vernon a mis en forme cet opus en compagnie de Teo Macero, personnage qui, en quarante années, a bâti sa réputation en produisant les plus célèbres artistes de jazz. Citons au passage Miles Davis, Charles Mingus, Thelonious Monk et Geri Allen. Et apparemment son influence a été prépondérante lors de l'enregistrement de ce "Mistaken identity". Car hormis quelques très légères traces de hip hop, l'expression n'a strictement plus rien à voir avec le trashcore de Living Colour. Nous ne sommes d'ailleurs plus très loin du jazz rock consommé par King Crimson sur "Island", voire de celui du Mahavishnu Orchestra de John McLaughlin...

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Set the twilight reeling

Après sa trilogie morbide consacrée aux mégalopoles ("New York"), à l'artiste ("Songs for Drella") et à l'esprit ("Magic & loss"), Lou Reed revient à la réalité contemporaine. Celle de New York. Urbaine, encore et toujours ("NYC man"). Il en profite aussi pour dénoncer l'hypocrisie de la droite américaine ("Sex with your parents - Motherfucker- part II"). Et puis pour épancher ses sentiments profonds. Pour parler d'amour, quoi! De sa passion qu'il partage avec Laurie Anderson, à qui il dédie cet album. Enfin presque. Réservant "Finish line", en hommage à feu Sterling Morrison. Mais ce qui frappe surtout sur ce disque, c'est ce retour aux sonorités basiques de l'instrumentation. A la limite du minimalisme. Fernando Saunders à la basse, Tony ‘Thunder’ Smith aux drums et Lou au chant ainsi qu'à la guitare se partagent l'essentiel de l'espace sonore. Laurie Anderson aux backing vocaux, Roy Butter E Street et de très rares musiciens de studio complétant le décor. Lou a en outre utilisé une nouvelle technique de studio pour rendre le son plus "live", plus glauque. Un environnement qui convient parfaitement à ce spécialiste inégalable de l'énergie qu'il sous-entend de sa voix, metal-glace, faussement cynique, constamment à la recherche de ces phrases qui claquent, de ces mots qui cinglent. "Set the twilight reeling" implique en outre un titre qui figure sur la bande originale de "Brooklyn Boogie", dernier film de Paul Auster ("Egg Cream"); ainsi qu'en final un remarquable titre maître, réminiscent de "Rock 'n roll animal". Un must!

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Naughty little doggie

A l'aube de ses 50 piges, James Osterberg ne s'est jamais senti aussi en forme. Le voilà même qui projette de remonter les Stooges en compagnie des frères Asheton, alors que la bande est en bisbille depuis plus de vingt ans. En attendant de voir, et surtout d'entendre, ce que le groupe le plus violent et le plus extrémiste de la fin des sixties a encore dans le ventre, ou du moins ses restes, l'Iguane nous revient avec un album solo. Un disque qui nous met déjà au parfum de ses intentions futures. Non seulement "Pussy walk" et "Knuckelhead" paraissent sortir tout droit de "Raw power", mais le morceau de plastique renoue avec l'urban rock immédiat, hymnique, suffocant de Detroit. Consomme à nouveau cette électricité destructrice, qu'il avait délaissé ces derniers temps pour parfaire les "Blah, blah, blah", "Brick by brick" et autre "American Caesar". Hormis la ritournelle dispensable "Outta my head", et un "Shoeshine girl" sculpté dans les cordes de guitare acoustiques, les huit autres fragments crachent un garage venimeux, rampant, purulent, sauvagement abrasé par le vocal grave, viril, sensuel de Pop...

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Rising

Paul, George et Ringo ayant accepté de ‘rebeatlesiser’ quelques démos de John, l'occasion était belle pour Yoko Ono de rompre avec le silence. Et puis surtout de permettre à son fils Sean, de faire son entrée dans le monde musical. Un multi-instrumentiste qui fait ici tout l'étalage de son talent. Yoko chante, bien sûr. Vocalise aussi. Suivant des oscillations très caractéristiques. Pensez à son album "Fly". Elle a également composé les lyrics. Et puis nous réserve, sur la notice de la pochette, un commentaire réaliste et déchirant sur les conséquences de la bombe atomique tombée sur Hiroshima en 1945... "Rising" s'avère finalement plus intéressant que nous l'espérions. Si les chansons de la deuxième partie de l'album se noient dans un relatif anonymat semi-acoustique, les sept premières se révèlent d'excellente facture. Abordant tantôt le punk ("Warzone", "I'm dying") ou le reggae funk ("Ask the dragon"), avec la même virulence que Nina Hagen, tantôt le minimaliste lo-fi ("Wouldnit" et "Talking to the universe") et même le garage ("New York woman"). Une excellente surprise!

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Voyager

En 1973, Mike Oldfield gravait " Tubullar bells ", un elpee dont la musique allait servir de bande sonore au film d'épouvante, " L'exorciste "; et puis surtout dont les seize millions d'exemplaires vendus allaient permettre à Virgin, de devenir le premier label indépendant mondial... Depuis, il faut reconnaître que Mike traverse une crise d'inspiration plutôt grave. En 1991, il a même poussé le ridicule à son paroxysme en enregistrant un deuxième volume de " Tubullar bells ". Ce qui ne l'a pas empêché de cumuler les disques d'or et de platine. " Voyager " n'est ni meilleur, ni pire que ses précédents albums. Mais il a au moins le mérite de revenir à une forme plus classique de son interprétation. Exclusivement instrumental, il fait la part belle aux hymnes celtiques et aux envolées de guitare atmosphériques (ça rime!). Il y aborde de nombreux thèmes traditionnels écossais et irlandais, et notamment une adaptation de la bande sonore du long métrage " Barry Lyndon ", " Women of Ireland ". Pour grand public et inconditionnels exclusivement (!?!).

 

Durant cette édition des Francofolies, des captations musicales d’artistes belges, prometteurs ou déjà confirmés ont été réalisées Bruxelles Ma Belle à l’initiative de la SABAM.

Kiss and Drive, Big Noise, Konono N°1, Le Yéti, Kaer, Hudson, An Pierlé, Roscoe et Antoine Hénaut figurent parmi les artistes filmés en ‘live’.

Pour découvrir ces images, réalisées dans des endroits parfois insolites ou autour de Spa c’est ici .

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Lucky day

Allman Brothers Band, Doobie Brothers, Lynyrd Skynyrd, Toto et surtout les Eagles, toute une panoplie de formations qui doivent certainement hanter les nuits de ce quintette yankee. Jupiter Coyote (NDR: rigolez pas, mais chaque fois que je tape la première partie de ce nom, je remplace inconsciemment le t par un l!), aurait dû naître au cours des seventies. Sa sensibilité mélodique est finement sculptée dans un rock carré, sudiste, sophistiqué, privilégiant les harmonies de guitares jumelées, un peu comme si inconsciemment, il essayait de retrouver la formule magique de « Hotel California ». Mais le charme est rompu depuis bien longtemps!...

 

mardi, 27 novembre 2018 17:31

Between the times and the tides

Au départ, cet album devait être ‘unplugged’. Et puis au fil du temps et des sessions d’enregistrement, il s’est largement électrifié. Ne laissant plus au tracklisting que deux morceaux dominés par l’acoustique. Deux chansons au cours desquelles Lee dévoile toute la vulnérabilité de son feeling. Tout d’abord « Hammer blows », puis « Stranded », traversé par quelques éclats de slide et dont la fin de parcours s’enfonce subrepticement dans le psychédélisme. Des références que Lee assume, et notamment lors du final « Tomorrow never comes », sorte de clin d’œil qu’il adresse au « Tomorrow never knows » des Fab Four.

Pour concocter cet elpee, le gratteur de Sonic Youth a bénéficié du concours de quelques invités. Pas des manchots ! Jugez plutôt : Nels Cline (Wilco, etc.), Bob Bert et Steve Shelley (le premier et le dernier drummer de Sonic Youth), le claviériste John Medeski sans oublier Jim O’Rourke qui a sévi également quelque temps chez S.Y. Le tout à été coproduit par Ranaldo et le fameux John Agnello.

Résultat des courses ? Un opus comme votre serviteur les apprécie. Fruit d’une rencontre entre cordes électriques et semi-acoustiques, il se révèle légèrement psychédélique et subtilement teinté d’americana. Tout en ne négligeant jamais le sens mélodique. Beaucoup de grattes donc, mais aussi cet orgue savoureusement rogné et judicieusement dispensé.

Si l’album s’ouvre par un « Waiting on a dream » au riff vaguement pompé à « Paint it Black » des Stones, il recèle plusieurs perles. A l’instar de « X time as I knew her » dont les interventions à la ‘six cordes’ peuvent évoquer John Mascis (Dinosaur Jr.), un titre dont la seconde partie entre dans une sorte de transe chamanique. Du très West Coast, presque ‘Paisley Underground’ (NDR : pensez à Steve Wynn) « Angles ». Du ‘Paisley Underground’ qu’on retrouve sous la forme la plus offensive de « Fire island (phases) », en alternance avec de l’Americana circa Wilco, sur la plus tendre. Les 7 minutes de « Shouts », encore un morceau à la structure élaborée, s’ouvrant docilement avant de s’enfoncer dans une noisy à la Sonic Youth, l’épouse de Lee se chargeant de déclamer en spoken word. Et enfin le plus pop « Lost », dont les vapeurs sixties qui émanent des cordes tour à tour tintinnabulantes, semi-acoustiques ou encore légèrement teintées de psychédélisme, nous renvoient à un certain Buffalo Springfield. Enfin, il ne fait pas mésestimer la voix de Ranaldo, dont le timbre grave et déchirant sied bien à ce climat ma foi agréablement mélancolique. Un chouette album !

 

jeudi, 26 juillet 2012 20:49

The politics of envy

Fondateur de The Pop Group, Mark Stewart est un pionnier du post punk insulaire. Du hip hop industriel aussi. C’est également un personnage particulièrement engagé dans la lutte contre l’establishment. Mais on le connaît surtout pour son travail d’ingénieur du son opéré en compagnie d’Adrian Sherwood, chez On-U Sound Records, début des 80’s. C’est à partir de cette époque, que ce Britannique (NDR : il est issu de Bristol) va bosser en compagnie d’une multitude d’artistes ou de groupes. Et en particulier Trent Reznor de Nine Inch Nails, Tricky, Massive Attack, Chicks on Speed, ADULT. et Primal Scream. Nick Cave et Sonic Youth le considèrent même comme une référence majeure.

 

Outre ses multiples collaborations, il publie de temps à autre des albums en solitaire. A l’instar de ce « Politics of envy ». Son huitième. Un disque dont les lyrics sont éinévitablement rebelles et pour lequel il a reçu le concours d’une belle brochette d’invités. Depuis Bobby Gillespie à Richard Hell, en passant par Daddy G de Massive Attack, Lee ‘Sctratch’ Perry et la liste est loin d’être exhaustive. Sur le morceau final, « Stereotype », Keith Levene (PIL) est même venu donner un bon coup de guitare.

Découpé en 11 plages, cet opus offre une belle amplitude de styles. On a ainsi droit à du dubstep (« Want », « Gang War », « Vanity kills »), du punk disco (l’austère « Gustav Says » et le plus commercial, post Heaven 17, « Baby Bourgeois »), du post industriel trempé dans la cold wave (« Apocalypse hotel »)  et un « Method to the madness » hanté par Marilyn Manson ; sans oublier la cover spectrale presque ambient du « Listen to Hermione » de Bowie, le plus rock « Autonomia » (Primal Scream) et l’electro martial « Codex », estampillé par cette boîte à rythmes puissante, réminiscente de l’intro du « Vienna » d’Ultravox. Un disque sans doute fort intéressant, mais qui perd en homogénéité, ce qu’il gagne en expérimentation…