New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Broken fantasy

Deux filles et trois kids constituent le line up de cet ensemble bruxellois. Une formation qui avait commis un premier album en 1998 (" Blue sky maybe "), pour lequel elle avait reçu la collaboration de Kylie Statham (Fuck) ; et un EP en 1995, enregistré sous la houlette de Pierre Vervloesem, le producteur du premier elpee de dEus. Pour la mise en forme de " Broken fantasy ", Moxie a fait appel à Jim Putman, leader de Radar Bros, auquel le groupe voue une grande admiration. Un personnage qui ne se contente cependant pas de driver son groupe, puisqu'il produit également ses disques. Pas étonnant qu'à première écoute, l'influence du combo américain est très palpable. Tout comme celles de Pavement, de Blonde Redhead et de Sonic Youth. Surtout pour les guitares. C'est tout à fait évident sur l'excellent " The beat of your heart ". Mais en général, la forme est beaucoup plus minimaliste. Au fil de l'écoute, ces références s'estompent pour laisser place à une solution sonore intimiste, délicate, envoûtante, à la fragilité bouleversante. Une pop paradoxalement à la fois contagieuse et glacée, recouverte d'harmonies vocales vaporeuses, infiltrée sobrement de collages et d'effets spéciaux, que balaie furtivement, ponctuellement, et dans l'esprit d'un Stereolab, un clavier à quatre sous. A l'instar d' " Early morning " et de " Secret ", probablement les deux meilleures compositions de l'opus. Ou encore de " Happy buzz ", rehaussé par la présence d'une slide, du kitsch " I.C.U. ", bâti sur un jeu de mots (" I see you "), et de l'incantatoire " Love life ". Personnellement, je dois avouer que la surprise (NDR : ce " Broken fantasy", bien sûr) est d'autant plus agréable, qu'elle était totalement inattendue…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Loss

Parmi les formations contemporaines excentriques les plus connues, figurent Gorky's Zygotic Mynci et Super Furry Animals. Deux ensembles gallois qui ont plus que probablement eu une influence sur Mull Historical Society. Un combo écossais, pas gallois, derrière lequel se cache Colin Mc Intyre. Un chanteur/compositeur/multi-instrumentiste qui fait à peu près tout chez MHS. Faut dire qu'à l'origine, le line up de sa formation se résumait à Colin et à son ‘quatre pistes’ portable. Depuis, il a engagé un véritable groupe pour accomplir ses tournées ; et puis a reçu le concours de quelques musiciens de studio lors de l'enregistrement de son premier elpee, " Loss ". A la fois pastorales et baroques (NDR : question de célébrer la rencontre entre les Gorky's et les Super Furry Animals), les compositions de Mc Intyre flirtent également avec le sens mélodique de Supergrass. Sans l'exubérance. Mais avec le même soin pour les harmonies vocales. Qu'il duplique au lieu de les conjuguer. En les enrobant parfois de chœurs exécutés par une chorale enfantine. Si chacune de ses chansons semble véhiculer sa propre histoire, son propre mélodrame, c'est parce que les lyrics sont écrits avec le même esprit oblique et la même intelligence que chez Morrissey. Des lyrics dont les aspects sombres agitent son imagination déchirée entre le sublime, le ridicule et le contagieux. Bref, un opus fort intéressant, mais qui exige une certaine tournure d'esprit, pour être apprécié à sa juste valeur…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Soul surfing

"Soul surfing" constitue le 22ème elpee de ce chanteur/poète/romancier yankee, exilé à Paris depuis de nombreuses années. Ce qui ne l'a pas empêché de s'entourer de ses musiciens new-yorkais préférés. En l'occurrence Ernie Brooks (ex Modern Lovers), le claviériste/accordéoniste Kenny Margolis (ex Mink DeVille) et le drummer Danny Montgomery, un autre expatrié américain qui a notamment joué pour Percy Sledge et Concrete Blonde. Sans oublier l'ex guitariste de Little Bob, Olivier Durand. Un disque dominé par l'instrumentation acoustique. Mais un peu comme chez Bob Dylan. C'est à dire quelque part entre folk, blues, country et rock'n roll. Exceptions qui confirment la règle, " Strangers on a train " trempe dans la bossa nova, alors que " Dragon " porte des accents soul/jazz. Parfois épaulé par une voix féminine, le chant d'Elliott se révèle tendre, profond, empruntant même parfois les inflexions de Willy DeVille, parfois celles du Zim, parfois celles de Bruce Springsteen ; alors que la conjugaison des six cordes acoustiques (l'une grattée, l'autre en picking) est un véritable régal. En parlant de cet opus, Elliott a déclaré : ‘Nous avons utilisé des guitares sèches, parce qu'elles sonnent presque humaines, parce qu'elles sont sculptées comme le corps d'une femme…’ On peut ainsi imaginer toute la sensualité qui transpire de ses mélodies à la fois touchantes et belles, mais également des instants empreints de poésie qu'il enrichit de ses lyrics chargés de mélancolie douce…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Hullabaloo

Deux plaques sur le nouvel opus de ce trio insulaire. La première est consacrée à une sélection de faces B de singles enregistrés entre mars 99 et octobre 2001. La deuxième immortalise un digest des deux concerts accordés au Zénith de Paris les 28 et 29 octobre 2001. Ceux qui n'ont jamais eu le loisir de les applaudir sur scène, pourront ainsi se rendre compte de l'énergie et de l'intensité dispensés par Muse tout au long d'un concert. Et puis du registre vocal phénoménal manifesté par Matt Bellamy. Pas pour rien que sa voix soit souvent comparée à celle de Jeff Buckley. Ce double Cd sort au même moment qu'un DVD consacré à ce set live. Si c'est de la même qualité, je vous invite à vous le procurer. Mais, faudra peut-être aussi vous fendre d'un lecteur Dvd, si vous souhaitez le visionner…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The Music

Franchement, après avoir écouté cet album pour la première fois, je suis resté sur le cul. Un disque à ne pas mettre entre les oreilles du premier venu, il faut l'avouer. Pourtant, si le mélomane est branché, il vous remerciera plus de cent fois. Mais s'il est largué, il risque fort de péter un plomb, voire le circuit. Je m'explique. Sur les dix fragments qui composent le premier opus de ce quatuor de Leeds, peu d'espace a été réservé à la récupération. Le flux sonore, dévastateur, tumultueux, viscéral est une constante. Rien de tel pour opérer un lavage complet (NDR : et efficace !) de votre matière grise. Mais quels sont les paramètres qui permettent un tel phénomène. Tout d'abord la voix de Robert Harvey. Et quelle voix ! Haut perchée, stridente, sauvage, elle met littéralement le feu à la musique. Un peu à la manière de Robert Plant, lorsqu'il sévissait chez Led Zeppelin.

Fondamentalement, The Music a d'ailleurs hérité de la passion volcanique et de la conviction électrique cultivée chez le célèbre dirigeable, qu'il manifeste à travers un mélange de heavy métal sulfureux et de blues fougueux. Enfin, à la base. Car ce cocktail explosif laisse la porte ouverte à bien d'autres courants musicaux. Le psychédélisme tout d'abord. Celui de The Verve (NDR : ses deux premiers elpees !) et des Spiritualized Electric Mainline. Le funk et la house ensuite. Héritée en ligne droite des Stone Roses. Le tout raffiné par un zeste de technologie moderne, histoire de ne pas oublier que nous vivons en 2002. Un assortiment tempétueux, tentaculaire, au cours duquel The Music libère ses passions, ses frustrations, ses colères, mais également laisse la place à ses espoirs. Un must ? C'est une certitude ! Mais un must au sein duquel une flopée de remixeurs pourrait facilement trouver matière à travailler. Espérons simplement qu'ils soient de la trempe d'Underworld ou de Prodigy.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

You might as well try to fuck me (Ep)

Le chanteur de cette formation de Leeds possède une voix exceptionnelle. Son nom ? Rob Harvey ! Et son timbre campe un hybride entre Perry Farrell et Grace Slick. S'il n'y avait les notes de la pochette, j'aurais presque juré qu'il s'agissait d'une femme, tant son falsetto éthéré, gémissant, est saisissant. The Music n'a pas encore sorti d'album, mais trois EP. Constitué de quatre titres " You might as well try to fuck me " baigne dans un univers psychédélique à l'intensité noisy. A cet égard, le titre maître de ce disque est un petit bijou d'intensité électrique. Beaucoup plus atmosphériques, nonobstant une forme dance héritée probablement des Stone Roses, les trois autres fragments nous replongent dans l'univers visionnaire, halluciné, tourmenté de The Verve, lorsque le cerveau de Richard Ashcroft était encore balayé par " A storm in heaven ". Un futur grand groupe est probablement occupé de naître…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Wat went wrong ?

Alias Skinny, Philippe Tasquin est un artiste dont le talent et l'éclectisme lui ont permis de travailler en compagnie d'une multitude de musiciens en Belgique. Aussi bien dans le domaine de la pop, du rock, de la musique alternative, contemporaine, symphonique et de la variété. Parmi les plus notoires, je citerai Pierre Vervloesem, Bernard Plouvier et Klaus Klang. Le rôle de directeur musical (pour le Théâtre National, par exemple) lui a même parfois été confié. A ma connaissance, je ne lui connaissais, que deux albums solos. Dont le deuxième " Stars & clowns " lui avait permis, entre parodie et romantisme, de mêler rock seventies et fantaisies pianistiques.

" Wat went wrong ? " constitue le premier elpee de son nouveau projet, My Skinny Wonderland. Un disque pour lequel, il a quand même reçu le concours de toute une série de collaborateurs, dont un certain Luc Tytgat, un ingénieur du son qui avait notamment travaillé pour Siglo XX, Neon Judgment, Kat Onoma, Asylum Party et Little Nemo, aux célèbre studios 'Pyramide'. Il est ici derrière les manettes sur la moitié de l'opus.

Mais venons en à ce " Wat went wrong ? ". Un disque très surprenant (NDR : mais est-ce une surprise ?), dont les compositions filmiques, capable de transcender les genres et les styles, nous entraînent au cœur d'un univers à la fois sombre et lyrique, riche et dense, ironique et angoissant. Des compositions dont les thèmes sont reflétés à travers un superbe booklet (NDR : signé Thierry Mondelaers). Des compositions alimentées par des arrangements de cordes et des chœurs somptueux, des guitares noisy, un piano jazzyfiant, cabaret ou tourmenté, des clavecins et des harmoniums, des cuivres débridés, etc., que souligne parfois le falsetto céleste de Philippe. Sans oublier les collages, les bruitages et les samples. Passé l'intro, on entre immédiatement dans le monde de l'étrange : fruit d'une rencontre hypothétique entre Ravel et Frédéric Rossif, " Quiet village ", hit obscur des 50's signé Les Baster, est ainsi remodelé en cocktail instrumental préparé à base de rumba et de music-hall. Tout un programme ! La prog y a également son mot à dire. A l'instar d’" Have finally found a job ", sorte de King Crimson 'hitchcockien'. De " Whodunit ", au cours duquel on imagine Miles Davies venir faire une jam avec Magma. Du redoutable " Blind alley ", hymne à la paranoïa. Et enfin du titre maître, thriller imaginaire hanté par un piano spectral et écartelé entre funk blanc et jazz moderne. Skinny aborde donc aussi le music hall. Américain. Celui de l'avant-guerre. Il se fait ainsi crooner classe sur " Town without pity ", en adressant un clin d'œil à Frank Sinatra. Cartoonesque tout au long du très 'old fashion' " The new liberace ", une plage parcourue par des chœurs doo wop. Fred Astaire aurait pu y danser des claquettes ! Et enfin sur le chant de Noël " The paramount ". Deux plages s'écartent ( ?!?!?) totalement de l'ensemble. Tout d'abord le sauvage, presque métallique (Primus ?) " Damned messiah ", et puis le très pop " Finally ", chanson qui aurait pu relever du répertoire d'un Perry Blake. L'élégance d'un John Barry, la folie de Mr Bungle et l'avant-gardisme de Tuxedo Moon n'ont jamais fait aussi bon ménage…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Grit

Après avoir commis deux albums sombres et mélancoliques ("Industrial silence" et " The nightly disease"), Madrugada nous revient avec un troisième opus beaucoup plus redoutable, et surtout sauvage. Inspiré du roman d'Henry Miller, " Printemps noir ", ce disque a été enregistré à Berlin sous la houlette de Head, le producteur de PJ Harvey. Une œuvre découpée en 11 fragments, dont un morceau caché qui s'écarte totalement de la ligne de conduite du groupe. Et pour cause, confessionnel, minimaliste, il repose sur une trame électro acoustique. Le morceau de plastique recèle cependant encore l'une ou l'autre plage du même tonneau que les deux premiers elpees. Et je pense tout particulièrement à la ballade venimeuse, " I don't fit ", à " Madrugada VII ", hymne tramé sur un crescendo qui s'achève en libérant une véritable intensité déferlante ; ou encore au lancinant, nonobstant ses propriétés noisy, " Proxy ". Mais le reste embrasse de toutes nouvelles perspectives sonores. Le plus souvent à la croisée des chemins des Stooges, de Sisters Of Mercy et du Fall. En outre, le baryton profond de Sivert Hoyen cède parfois la place à des inflexions déclamatoires héritées en ligne droite de Mark E Smith. C'est tout à fait évident chez le décapant " 7 seconds ". Mais aussi sur " Ready ", agité par d'implacables décharges électriques. Et même tout au long du gothico-stoogien " Come back Billy Pilgrim ". Un mélange qui devient même explosif sur l'entêtant et hynotique, " Blood shot adult commitment ". Un régal ! Le disque s'ouvre, en outre, de nouveaux débouchés sonores. A l'instar de " Try ", un titre dont le groove lorgne d'abord du côté des Stones (" Jumpin' Jack flash " ?), avant de progressivement se tourner vers celui de Primal Scream, lorsque les chœurs gospel entrent dans la danse. De " Get back in line ", modulé sur un tempo dub, mais rogné de claviers poussiéreux. Ou encore de l'énigmatique et ténébreux " Got you ". Imprimé sur un tempo cold wave, comme seul Tones on Tail en avait le secret. Un must !

 

samedi, 03 décembre 2011 12:10

Un nouveau clip pour Fastlane Candies

Le nouveau clip de Fastlane Candies est sur la toile. Il est consacré au second single du groupe, un extrait du premier Ep, "Cold Cold Caribbean", et s’intitule Dubaï…

http://vimeo.com/32400386

http://www.youtube.com/watch?v=WSDDFEVy26g

http://www.myspace.com/fastlanecandies

 

samedi, 03 décembre 2011 12:09

The Maccabees retourne à l’état sauvage…

Il aura fallu deux longues années à The Maccabees pour achever son troisième elpee, « Given To The Wild ». Ce disque fait suite à « Walls of Arms ». Publié en 2009, il avait alors été très favorablement accueilli par la critique. Pour promotionner le nouvel elpee, qui paraîtra ce 9 janvier, le quintet londonien a réalisé un court métrage visible sur YouTube :

http://www.youtube.com/watch?v=w5JYIHBCYKk&feature=player_embedded