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mardi, 31 décembre 2002 01:00

Sioen

Sioen est un jeune auteur/compositeur/interprète gantois. Il joue du piano. Avec virtuosité. Pas étonnant lorsqu'on sait, qu'au cours de sa tendre enfance, il a fréquenté le conservatoire. Il chante également. Dans la langue de Shakespeare. D'un timbre légèrement rocailleux, proche de la dEUS connection (pensez à Stef Kamil Carlens, Rudy Trouvé et bien sûr Tom Barman). Et ce bagage, ma foi semi classique, semi baroque, il le met au service de la chanson pop. Des chansons pop dont les très belles mélodies sont empreintes de douce mélancolie. Avant d'enregistrer ce premier opus, Sioen a été plusieurs fois lauréat de concours organisés dans le nord du pays ('Debuut rock', 'Oost Vlaams rock circuit', etc.). Ce qui lui permet aujourd'hui d'y jouir d'une popularité certaine. Ses émotions ? Il les communique à travers les accords de son piano. Tantôt syncopés, profonds, plaqués, graciles, mais toujours sonores, ils affrontent constamment des changements de rythmes. A un tel point que lorsque les inflexions vocales épousent ceux de son instrument, il me rappelle Peter Hammill. Plus prog encore, son aisance à aligner les notes était le signe distinctif d'un certain Keith Emerson, lorsqu'il sévissait encore chez Nice. Si, si, souvenez vous de la cover du " Hang on to a dream " de Tim Hardin, que le groupe était parvenue à magnifier. Le seul reproche qu'on pourrait adresser à Sioen, c'est que limitées à son instrument et à sa voix, les chansons finissent par se complaire dans l'austérité. Et je suis convaincu qu'entouré d'un véritable groupe ou d'un quatuor à cordes, Sioen pourrait faire un malheur ! Et ce serait pour son bonheur. Une chose est sûre, il est à suivre, de très près…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The best of

Entre 1976 et 1996, ce groupe britannique a commis 11 albums studio, placé 13 singles dans le top 30 britannique, mais surtout marqué l'histoire du rock'n roll. Siouxsie & the Banshees peut même se targuer d'être une des rares formations issues du mouvement punk à avoir si longtemps survécu. Faut dire qu'au cours de ces deux décennies, les Banshees sont passés par plusieurs incarnations et autant d'approches musicales différentes. On en retiendra pourtant des chansons férocement aguichantes, des guitares placides et cruelles, une rythmique implacable, viscérale ; et puis cette voix acérée, mélange d'angoisse et de révolte, éructant des mots de violence totale ou susurrant des contes poétiques destinés à nous plonger dans un univers fantastique, propice aux maléfices et à la sorcellerie. Sur les 15 titres de cette compile, on retrouve inévitablement les compos les plus connues : " Spellbound ", " Hong Kong garden ", " Cities in dust ", " Peek-a-boo ", " Happy house ", " Israel ", " Christine " et la cover des Beatles " Dear prudence ". En édition limitée, l'opus est accompagné d'un bonus disc, réunissant 9 remixes de classiques du groupe, dont plusieurs figurent en version originale sur le premier morceau de plastique. Siouxsie & The Banshees, n'ayant à ce jour, jamais fait l'objet d'un recueil aussi exhaustif, ce 'best of' en devient indispensable.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

No longer my concern

Avant d'opter pour une carrière individuelle, Michael J Sheehy avait sévi chez le très prometteur (mais trop vite défunt) Dream City Film Club ; une formation en compagnie de laquelle il avait d'ailleurs commis deux elpees. " No longer my concern " constitue son troisième opus solo. Un disque pour lequel il a reçu le concours de quelques invités de marque. Et notamment le pianiste Simon Raymonde (Cocteau Twins), le guitariste 'slide' Patrick Mc Carthy ainsi que d'Alison Shaw (The Cranes) aux backing vocaux ; mais pour un seul titre : " Dark country moment ". Evoluant au sein d'un univers suspendu quelque part entre Nick Cave, Howe Gelb, Lambchop et Chris Isaak, la musique de Sheehy exerce une fascination toute particulière. Tour à tour intimiste, mélancolique, spectrale, hypnotique ou urbaine, elle fouille dans les recoins les plus profonds de l'âme humaine. Une sensation accentuée par les lyrics. Des lyrics autobiographiques, qui traitent avec autodérision de la douleur, du chagrin, de la déception, de l'alcoolisme et de l'amour physique. Tout un programme ! Deux fragments épousent même une forme de gospel déjanté (" Donkey ride straight to hell " et " Swing low "). Mieux encore, un morceau caché renoue avec la noisy pop ténébreuse et lancinante de Jesus & Mary Chain. Remarquable !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Bavarian fruit bread

Hope Sandoval a quitté David Roback. Et par la même occasion Mazzy Star. Elle a décidé depuis d'entamer une carrière individuelle. Et ce " Bavarian fruit bread " constitue son premier opus solo. En fait, pour enregistrer ce disque, elle s'est entourée d'une multitude de collaborateurs. Et notamment le héros folk Bert Jansch, qui s'est réservé la guitare sèche sur deux titres. Et puis d'un groupe : les Warm Inventions, au sein duquel on retrouve son nouveau partenaire, Colm O' Coisoig. Mieux connu pour avoir joué des drums pour le défunt et mythique My Bloody Valentine. Colm ne se contente cependant pas de la batterie sur cet elpee, puisqu'il s'est réservé la plupart des parties de guitare. Qu'il a appris en deux ans. Si on retrouve toujours la voix douce, hantée, détachée et sensuelle de Sandoval (NDR : un timbre vocal semblable aux flocons de neige qui se couchent sur le sol…), les compositions s'appuient sur une instrumentation principalement acoustique, des compositions cependant capables de s'aventurer tantôt dans un paysage atmosphérique, noisy ou psychédélique, des compositions réminiscentes du Velvet Underground, de Jesus & Mary Chain voire de My Bloody Valentine, mais sous leur forme la plus épurée. Pour My Bloody Valentine, pas difficile de comprendre pourquoi. Pour Jesus & Mary Chain, suffit de se rappeler que Hope avait chanté sur le single " Sometimes always " des frères Reid. En outre, elle reprend ici " Drop " de l'elpee " Automatic ". " Bavarian fruit bread " révèle ici sa beauté dans la subtilité des harmonies posées sur le bord de la léthargie ; et on tombe peu à peu sous le charme de ces ballades nonchalantes, traversées tantôt d'un harmonica, d'un piano, d'une section de cordes ( " Feeling of gaze " ), d'une pedal steel ou d'un glockenspiel, des ballades trempées dans un psyché folk brumeux, spectral, mystérieux, magique, captivant et complexe, au cœur duquel le très beau " Clear day ", abordé à la manière du " Harvest " de Neil Young mériterait une gravure en single, et surtout un passage sur les ondes radiophoniques. Un bien album auquel je n'adresserai qu'un seul reproche : un tempo lent et uniforme. Soit il finit par envoûter, soir par agacer. Suivant les sensibilités…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The second you sleep

Bien que fondé en 1993, ce quintet danois vient seulement d'enregistrer son premier album. Faut dire que la formation a longtemps cherché son identité musicale. A ses débuts, elle militait même dans le domaine du hard rock. Avant de commette " The second you sleep ", Saybia avait quand même commis deux singles, " 7 demons " et " The day after tomorrow ", deux fragments que l'on retrouve sur cet opus. Un disque essentiellement constitué de ballades. Des ballades taillées dans la britpop. Paradoxal pour un groupe scandinave ! Une britpop hypermélodique, mise en valeur par la voix de Soren Huss, dont le timbre campe un hybride entre celui de Thom Yorke (Radiohead), de Matthew Bellamy (Muse), de Fran Healey (Travis) et de John Lees (Barclay James Harvest). Et dont la musique navigue à la croisée des chemins de ces quatre ensembles. Vous avez certainement déjà eu l'occasion d'entendre, ou d'écouter, le très beau " The second you sleep ", sur l'une ou l'autre station radiophonique. L'album est de la même veine. C'est peut-être ici que le bât blesse, car on a l'impression que toutes les chansons sont issues du même moule. Parfois un peu plus ou moins hymniques. Parfois un peu plus ou moins enlevées. Seule exception qui confirme la règle : " The one for you ". Un fragment très lent, ténébreux, modulé par la section rythmique légèrement jazzyfiante. C'est probablement sous cette forme que Saybia a le plus de chances de sortir de l'anonymat…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

I can see your house from here

Les Scooters nous viennent du Pays de Galles, de Cardiff très exactement. Premier véritable album, " I can see your house " fait suite à " Peepshow ", un mini elpee paru en 2000, dont le titre maître était même devenu un hit aux States. Ce qui explique, peut-être pourquoi le nouvel opus y a été enregistré. A Los Angeles, pour ne rien vous cacher. Sous la houlette d'un certain John Mastro, dont le patronyme pourrait être synonyme de maître es mise en forme. A l'origine, le quintette puisait son inspiration dans la new wave ; et en particulier chez Squeeze. Faut dire que les harmonies vocales conjuguées par les deux chanteurs, Anthony Carey (le guitariste) et Tim Rooney (le drummer), sont aussi soignées que chez le trio Glen Tilbrook/Chris Difford/Paul Carrack. Et c'est une référence ! " I can see your house from here " fait davantage la part belle à la britpop. Une britpop mélancolique, raffinée, hymnique, alimentée de lyrics intelligents mais ténébreux, dont la première écoute évoque inévitablement Travis. Hormis le power pop " GBH " (Buzzcocks ?) et l'allègre et cuivré " Broadway mission ", les 8 autres fragments sont sculptés dans la ballade. Mais la ballade dont les contrastes sont largement amplifiés Des contrastes tantôt enrichis d'une section de cordes, de bruitages électroniques, de textures acoustiques relativement complexes, de sonorités de guitare bringuebalantes ou encore d'un piano sonore réminiscent de Coldplay. A l'instar du très beau final " The hardest thing ". On a même droit chez " 5 o' clock " à un titre de country/folk alternatif que n'aurait pas désavoué les La's. Pure pop !

 

jeudi, 29 décembre 2011 01:00

El Camino

Danger Mouse (Gorillaz, Beck, Gnarls Barkley, Broken Bells, etc.) était de retour derrière les manettes lors de l’enregistrement du septième opus des Black Keys. En outre, le claviériste Brian Burton semble avoir définitivement intégré le line up du groupe américain. Quoiqu’il en soit, le duo d’Akron (NDR : c’est dans l’Ohio) vient de pondre un remarquable elpee. Ah oui, on lui reprochera certainement une mise en forme trop léchée. Mais finalement, c’est certainement le secret de la réussite de cet opus. En fait, c’est un peu comme si le fruit de la rencontre entre The Cream et The Clash avait été sophistiqué à l’excès pour le rendre glam. Dans l’esprit de T.Rex. Pas toutes les compos, mais plus de la moitié de l’elpee. Le falsetto de Dan Auerbach n’a jamais été aussi ‘bolanesque’. Il est même parfois enrobé de chœurs très caractéristiques. Et les riffs de gratte spasmodiques entretiennent parfaitement ce climat. Les mélodies sont hymniques, contagieuses. Le disque regorge de hits potentiels. Parfois légèrement teintés de funk, de soul ‘motownesque’ voire de britpop 60’s. Mais sans jamais tomber dans la mièvrerie FM. Quant aux lyrics, ils traitent des relations amoureuses, et en particulier de la jalousie, du désir, de l’abandon et du chagrin, mais sous une forme humoristique. Définitivement mon album de l’année !

 

jeudi, 29 décembre 2011 01:00

Here before

Vingt années plus tard, les Feelies publient un nouvel opus. Glenn Mercer et Bill Million les deux chanteurs/guitaristes sont les derniers survivants du line up original. Ce sont aussi les deux piliers du groupe. Dave Weckerman, Brenda Sauter et Stan Demeski les avaient rejoints en 1986, avant que la formation ne sépare en 1991, et pour un bon bout de temps.

Responsable de deux albums culte (« Crazy Rhythms » en 1980 et « The good earth » en 1986 »), The Feelies a influencé une multitude de groupes, parmi lesquels, on épinglera surtout REM (NDR : c’est d’ailleurs Peter Buck qui a produit leur deuxième elpee) et Yo La Tengo. Le combo du New Jersey, de son côté, reconnaissait pour références majeures, le Velvet Underground et les Modern Lovers.

Alors que leur musique reposait sur des textures en boucles et en arpèges de guitares électriques et acoustiques, sur des rythmiques fluides et mouvantes, un peu comme chez les Pastels en Grande-Bretagne, la formation américaine va être assimilée au mouvement new wave. Malgré les excellentes critiques, le groupe ne récoltera qu’un succès confidentiel.

Les Feelies nous proposent donc un nouvel LP en 2011. Mais qu’est ce qui a changé en près de deux décennies ? Pas grand-chose. L’aisance mélodique est toujours aussi évidente. Le ton est sans doute moins ténébreux. Les harmonies sont, en général, davantage ensoleillées, même si l’ombre du Velvet plane toujours ; « Again today » est même carrément hanté par Lou Reed. Résultat des courses, l’opus baigne dans un climat de sérénité qu’on ne leur connaissait pas. En 13 compositions, le quintet nous offre des morceaux entraînants, nerveux, raffinés, mais également downtempo (« Blue skies »), à la beauté mélancolique (« Morning comes »), presque ‘pixiesque’ (« Time is right »), aux guitares claires (« Here before ») et scintillantes (NDR : digne d’Orange Juice, « Change your mind » nous réserve une belle envolée en fin de parcours). Imprimé sur un tempo obsessionnel, « On an on » aurait pu figurer au répertoire des Dandy Warhols. Un album tout simplement intemporel !

 

jeudi, 29 décembre 2011 01:00

Killer Sounds

Troisième opus pour cette formation londonienne qui n’a toujours pas bonne presse chez elle. Et on ne sait d’ailleurs toujours pas trop pourquoi. Pour mettre en forme cet elpee, Richard John Archer a décidé de se charger de la coproduction ; à charge de Stuart Price (Killers, Madonna), Grey Kurstin (Lily Allen) ou Alan Moulder (Depeche Mode, Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine, etc.) de lui filer un coup de main, suivant les morceaux et le studio d’enregistrement.

Première constatation, la formation insulaire n’a rien perdu de son sens inné de la mélodie contagieuse, hymnique. Elle continue de mêler, à des degrés divers, pop, rock et soul, ska, punk, trip hop, reggae et dub, dans un style très britannique. Mais si la plupart des influences semblent parfaitement digérées, la house semble avoir repris le dessus. Et cette sensation est amplifiée par un recours plus conséquent à l’électro (NDR : pensez à New Order). Ce qui rend les compositions particulièrement dansantes (NDR : cette basse pulsante !) Un peu dans l’esprit des ensembles mancuniens du début des 90’s comme Happy Mondays ou EMF. Ou alors reggae/dub. A l’instar de « Stay alive », nous rappelant que Hard-Fi reconnaît The Clash comme référence majeure. On évitera cependant l’avant-dernière plage, « Sweat », sorte de croisement improbable entre Air et Pet Shop Boys, pour ne retenir que l’impression générale laissée par cet album. Et elle est bonne. Alors Paul Oakenfold derrière les manettes, pour le prochain long playing ?

 

jeudi, 29 décembre 2011 01:00

Outside

En 2009, un cancer des os a été détecté chez le drummer David Rogers-Berry (NDR : pas la première épreuve pour le gars, puisqu’il a perdu sa fiancée, victime d’une rupture d’anévrisme, en 2007). Il a donc dû suivre une chimiothérapie. Qui à premier abord semble avoir porté ses fruits, puisqu’il est reparti en tournée avec ses potes, et puis a participé à l’enregistrement du troisième album du groupe, « Outside ». Ce qui explique sans doute, les thèmes développés tout au long de cet opus. Reflétés par les titres des compos (« Ghost Head », « Black Dress », «  Don't Come Back », etc.) Encore que si le climat est plutôt sombre, la mort est une source de motivation. Greg Jamie, le chanteur/guitariste a d’ailleurs déclaré ‘Nous ne sommes pas ici pour longtemps ; et nous ferions mieux de faire quelque chose de notre vie, de la manière la plus intense possible’. C’est dans cet état d’esprit que la formation monte sur les planches, lors d’un set susceptible de s’achever dans l’anarchie la plus totale. Mais en studio, les morceaux sont nettement plus élaborés, soignés aussi ; et lorsqu’ils dérapent dans le chaos, ils se révèlent bien plus organisés qu’ils ne laissent supposer (« lamar »).

Leur folk teinté de bluegrass et d’americana, qui doit autant à Sixteen Horsepower qu’à Tom Waits, n’est jamais minimaliste. Banjo, violon, ukulélé, guitare sèche, basse, drums et percus en tous genres alimentent leurs compos. Et sur « Outside », le band a décidé de s’ouvrir à de nouvelles références. Dont la musique balkanique ainsi que le klezmer (NDR : sans oublier qu’en ‘live’, leur expression sonore flirte également parfois avec le métal). Enfin, en final, sur l’étrange « The lake departed », on retrouve cet esprit vaudou, appalachien, peut-être hanté par Screamin’ Jay Hawkins, lors d’une marche funèbre qui se mue en carnaval gothique.