TRAVO avance sur terrain vague

Le quatuor portugais TRAVO publiera « WASTELAND » le 2 octobre 2026 sous la bannière de Fuzz Club, en partenariat auprès de Spinda Records et gig.ROCKS! pour l’Espagne et le Portugal. Premier disque du combo chez le label londonien, ce quatrième opus studio…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Bernard Dagnies

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mardi, 28 septembre 2010 02:00

Ark

Brendan Perry vient seulement d’enregistrer son second opus solo. Faut dire qu’il était l’autre moitié de la formation culte Dead Can Dance, auprès de Lisa Gerrard. Son premier personnel remonte d’ailleurs à 1999, et s’intitule « Eye of the hunter ». DCD s’était séparé en 1998, et afin d’accomplir une tournée, s’était reformé, sporadiquement en 2005.

Et le premier titre d’« Ark » est une compo que le combo avait interprétée lors de ce périple. Les sept autres fragments sont de nouvelles chansons. Mais tous les titres de cet opus ce fondent dans un bel ensemble empreint de lyrisme et d’esthétisme glacial.

Pour enregistrer cet elpee, Brendan a eu recours tant à la technologie moderne (surtout) qu’à l’instrumentation conventionnelle (parfois). Et il réalise la parfaite fusion entre ces deux pôles. On négligera les lyrics, un peu trop légers, au vu de la gravité des thèmes abordés : l’environnement et la corruption dans la politique, mais se tournera plutôt vers le contenu de ce disque. Dont le climat tour à tour mélancolique, incantatoire, mystique, lancinant, dramatique, parfois gothique, (moyen)oriental, est susceptible de vous flanquer des frissons partout. Une sensation accentuée par la voix de ténor emphatique de Brendan. Pulsations électroniques, couches de cordes, parfois de cuivres (« Babylon »), chœurs sinistres, tempo martial, l’osmose instrumentale frôle la perfection, à un tel point qu’on est à la limite de l’envoûtement. Un des ‘musts’ de l’année 2010, probablement…

lundi, 27 septembre 2010 20:58

Head first

Il aurait été intéressant que le duo insulaire Goldfrapp s’explique sur son plongeon opéré dans les eighties. Davantage disco que new wave, d’ailleurs. Après avoir commis quatre albums plus ou moins expérimentaux, drôle d’idée, en effet, de chercher à concurrencer Madonna et surtout Lady Gaga. Paraît que c’est la musique des d’jeuns. Mais faudrait alors que ces mêmes d’jeuns s’intéressent à ce qui a été pondu, il y a trente ans. Malheureusement, le couple n’accorde pas d’interviews, en tournée. Histoire, peut-être d’éluder les entretiens, un peu trop embarrassants… Bref, revenons à nos moutons, et fonçons tête première (NDR : oui, je sais la formule est facile !), au sein de cet elpee.

Neuf titres en une trentaine de minutes. L’opus s’ouvre par le single « Rocket ». Passe encore pour les riffs de synthés pompés sur le « Jump » de Van Halen, mais lorsqu’ils collent à la ligne vocale du refrain, ça me fout les boules. Tout comme sur « I wanna life ». Ringard ! Le disco, votre serviteur n’a jamais trop aimé. Moroder, pas vraiment ma tasse de thé. Même lorsque Debbie Harry y a goûté. Et l’electro-pop « Believer » s’inscrit parfaitement dans ce contexte. Tout comme le kitsch « Alive ». Un peu come lors d’une rencontre entre ABBA et Kylie Minogue, sur fond de bande sonore ‘Flashdance’. Le quatuor suédois invite même Eurythmics sur le titre maître. Enfin, en extrapolant. Et le duo insulaire, à son tour, convie Human League, voire Depeche Mode, sur le sombre « Dreaming ». Là on approche davantage de l’electro/new wave. Comme sur le très atmosphérique « Hunt », hanté par OMD, au cours duquel la performance vocale d’Allison est remarquable, surtout dans le registre falsetto. C’est vrai qu’Allison possède une très belle voix. Sensuelle, éthérée, angélique ; bref, envoûtante. A contrario, le robotique et enlevé, quoique toujours aussi glamoureux, et nonobstant sa rythmique funky, « Shiny and warm », évoque plutôt D.A.F. Manifestement, c’est lorsque Goldfrapp tâte de l’électro/new wave qu’il se révèle le plus performant. Et on en a encore une nouvelle démonstration, en finale, lors de « Voicething », un titre ambient, au cours duquel le chant a cédé le relais aux murmures, onomatopées et soupirs ; un peu dans l’esprit de Laurie Anderson époque « O superman », même si les nappes de claviers lorgnent plutôt vers Vangelis circa « Blade Runner »…

Pas vraiment le meilleur album de Goldfrapp, c’est une certitude. Will Gregory (NDR : c’est le compositeur !), l’autre moitié du tandem, semble s’être contenté du minimum syndical. Il nous doit une revanche… En concert ce mardi 28 Septembre à l’Aéronef de Lille, le lundi 22 novembre 2010 au Trianon de Paris et le lendemain à l’AB de Bruxelles. Mais, il paraît qu’en live, le nouveau spectacle nous en met plein la vue. On vous racontera…

mardi, 14 septembre 2010 02:00

Wide Open Road

Les Triffids ont donc décidé de remonter sur les planches. C’était en 2006. Sans leur leader et chanteur/compositeur, David McComb, décédé le 2 février 1999. Depuis, il leur arrive encore de se produire en ‘live’, rejoints par d’autres musiciens ou tout simplement des amis, qui vouent un culte à ce poète australien. A l’instar de Steve Kilbey (The Church) ou de Mick Harvey (Nick Cave & The Bad Seeds). Mais même si l’intention est louable, de rendre hommage à cet artiste mésestimé et trop tôt disparu, ce type de réunion passe mal la rampe, chez votre serviteur. The Triffids sans McComb, c’est un peu les Doors sans Jim Morrison, T.Rex sans Marc Bolan ou Joy Division sans Ian Curtis. Sans leur âme, si vous préférez, même si elle peut continuer à hanter les autres musiciens. Ce dernier groupe avait d’ailleurs préféré opter pour un autre patronyme, en l’occurrence New Order.

Depuis 2006, les rééditions des œuvres des Triffids se sont donc succédées, toutes enrichies de bonus, raretés et d’inédits. En guise de conclusion, le label Domino a donc décidé de publier une compile réunissant les meilleurs compos du combo aussie. Enfin, vu la richesse du répertoire de la formation, fatalement, le choix est subjectif. Surtout qu’il se limite à 18 plages. Néanmoins, cette sélection est une bonne introduction à quiconque voudrait entrer dans leur univers lyrique, tourmenté et visionnaire. Je vous renvoie d’ailleurs aux chroniques consacrées aux elpees du groupe, pour vous en faire une meilleure idée…

 

mardi, 14 septembre 2010 02:00

True love cast out all evil

Roky Erikson, c’était le leader des mythiques 13th Floor Elevators, une formation psychédélique texane, qui a marqué les 60’s. Enfin jusqu’au moment où Roky a été interné. C’était en 1969. Pour détention d’un joint. Il y est bourré de narcoleptiques et doit expérimenter différents traitements expérimentaux. Son parcours va alors alterner entre séjours en hôpital psychiatrique et come-backs anecdotiques sur la scène musicale. Mais en 2001, son frère décide le prendre en charge. Il refait alors lentement, mais sûrement surface. En 2008, il se produit sur scène, accompagné d’Okkervil River. Et ce nouvel album constitue l’aboutissement de cette collaboration. Non seulement Will Sheff produit cet opus, mais son backing group est également de la partie. Et le résultat est tout à fait probant…

Certaines compos d’Erik datent de l’époque au cours de laquelle il a servi de cobaye. Et plus que probablement la première « Devotional number one » ainsi que la finale, « God is everywhere », deux morceaux qui semblent avoir été enregistrés sur un lecteur de cassettes. Mais venons-en au cœur de l’opus. Donc aux 9 autres plages. Depuis la ballade, tramée sur un piano bar, « Ain’t blues too sad », au cours de laquelle, il raconte son traitement aux électrochocs, à la celle semi glam, semi noisy, hymnique, « Bird’s crash », dont la mélodie semble tellement proche de Suede. « Goodbye sweet dreams » constitue la meilleure chanson de l’elpee. Une plage somptueuse, particulièrement électrique, digne du Paisley Underground. Enrobé de cordes délicates et d’arrangements de cuivres discrets, « Be and bring me home » campe une valse lente hymnique, presque celtique. Caractérisé par ses accords de gratte bringuebalants, « Bring back the past » est sculpté dans un country rock épique, allègre, dans l’esprit de REM circa « Out of time ». Nonobstant son interlude noisy atmosphérique, sa voix éraillée et ses tonalités de piano aquatiques, « Please judge » manifeste une tendresse et une mélodicité digne de Neil Diamond. « John Lawman » opère un retour dans l’univers du psychédélisme. Mais plus écrasant. Abordé dans l’esprit de Hawkwind. A cause de ce tempo hypnotique, de ces vocaux torturés et de cette rythmique lourde. Erik et Will partagent un duo tout au long du titre maître. Un morceau empreint de mélancolie. Plus country rock aussi. Et la présence de la slide d’y est pas étrangère. Tout comme sur la valse lente « Forever ». Et on a même droit à une rumba : « Think of as one » ; mais dans l’esprit de Mink DeVille. Un grand coup de chapeau à Will et au frère d’Erik, pour être parvenu à remettre sur pied, cette légende vivante.

 

mardi, 14 septembre 2010 02:00

Spinning for the cause

I Got You On Tape est une formation danoise fondée en 2004. A ce jour, elle compte trois albums à son actif, dont « Spinning for the cause », est bien entendu le troisième. La formation semble très marquée par la pop des sixties. Un peu dans l’esprit de The Coral. A cause du sens mélodique contagieux et des claviers fluides. Et puis des harmonies vocales, souvent tramées à la manière des Moody Blues. Le timbre de Jakob Bellens, le lead singer, me rappelant même celui de Justin Hayward. Et c’est également vers cette formation mythique britannique que leur musique lorgne, lorsque les arrangements se font plus luxuriants, emphatiques même. Seul le zeste de synthés, dispensé circonstanciellement, préserve I Got You On Tape d’une étiquette revivaliste. D’ailleurs une compo comme « Polkadate », aurait pu figurer au répertoire d’Archive. L’opus s’ouvre cependant par un titre particulièrement atmosphérique, floydien même, mais post « Dark side of the moon ». Il s’intitule « Cabaret ». Et puis, il se referme par « Wedding song », un morceau plus dynamique, caractérisé par des oscillations noisy, réminiscentes d’un certain My Bloody Valentine. « Spinning for the cause » est paru en 2009 ; et leur nouvel elpee devrait sortir d’ici la fin de l’année…

mardi, 07 septembre 2010 13:25

Daniel Lanois produit Neil Young

Le nouvel album solo de Neil Young paraîtra ce 24 septembre. Intitulé « Le Noise », il a bénéficié du concours de Daniel Lanois à la production et de la participation de Brian Eno, U2, Bob Dylan, Peter Gabriel et Emmylou Harris. Bien que Neil Young et Daniel Lanois se soient déjà croisés, c’est bien la première fois qu’ils travaillent ensemble. Très touché par la catastrophe qui s’est produite dans le golfe du Mexique, il a décidé d’en faire le thème principal de son opus.

Tracklisting:

1.Walk With Me
2.Sign of Love
3.Rescue Me
4.Love And War
5.Angry World
6.Hitchhiker
7.Peaceful Valley Blvd.
8.Rumblin’

http://www.neilyoung.com
http://www.myspace.com/neilyoung

 

mardi, 07 septembre 2010 13:24

Un elpee éponyme pour Clapton

Eric Clapton, le dieu de la guitare, publiera son 19ème album studio ce 24 septembre. Coproduit par le guitariste Doyle Bramhall II, il sera éponyme. Un album riche en collaborations, puisqu’on y relève la présence de son ami, le légendaire JJ Cale, ainsi que du batteur Jim Keltner, du bassiste Willie Weeks et du claviériste Walt Richmond… Sans oublier les inévitables invités notoires. Soit pour la circonstance, Steve Winwood, Wynton Marsalis, Sheryl Crow, Allen Toussaint & Derek Trucks.

Tracklisting:

1 Travelin’ Alone
2 Rocking Chair
3 River Runs Deep
4 Judgement Day
5 How Deep Is The Ocean
6 My Very Good Friend The Milkman
7 Can’t Hold Out Much Longer
8 That’s No Way To Get Along
9 Everything Will Be Alright
10 Diamonds Made From Rain*
11 When Somebody Thinks You’re Wonderful
12 Hard Times Blues
13 Run Back To Your Side
14 Autumn Leaves

http://www.ericclapton.com

 

1990. Les Charlatans sont aux anges. Profitant du sillon tracé par les Stone Roses et les Happy Mondays, ils obtiennent confortablement le premier prix décerné par l'école de Manchester. Oui, on sait, ils sont pourtant issus de Wolverhampton. Leur premier album est ainsi directement propulsé à la 1ère place des charts. L'année dernière, cependant, le doute se substitue à l'euphorie. Des problèmes personnels d'un côté (départ du guitariste, John Baker, dépression nerveuse pour le bassiste-compositeur Martin Blunt) et de l'autre, un désintérêt grandissant du public à l'égard de la vague groovy-rock : la descente aux enfers paraît inéluctable. Qui aurait alors encore misé un sou sur le groupe de Tim Burgess? Pourtant, les Charlatans sont toujours dans le coup. Mark Collins a remplacé Baker, Blunt s'est refait une santé et le nouveau maxi « Weirdo » constitue plutôt une agréable surprise. De bon augure avant la sortie de leur deuxième album. Elle est même imminente. Et il s’intitulera « Between 10th and 11th ». Le chanteur Tim Burgess, nous éclaire sur la personnalité d'un groupe qui a tous les atouts en main, pour prouver qu'il porte mal son nom.

Vous êtes originaires du Nord de l'Angleterre (Wolverhampton). N'auriez-vous pas préféré appartenir à la scène de Manchester?

Non.

Pourquoi?

Parce que j'aime l'endroit d'où je viens. On y est heureux. Et puis, je suis fier de ma ville natale.

Les Stone Roses et les Happy Mondays sont-ils vos rivaux?

Absolument pas.

Vos amis?

Non plus. Il n'existe pas de compétition ni de rivalité entre ces groupes. S'ils ont du succès, tant mieux pour eux. Ca me fait plaisir. Je ne suis pas jaloux des formations qui marchent bien.

Etes-vous des revivalistes sixties ?

Nous apprécions certains disques des sixties. J'aime ceux du Who. Mais également la musique des 70’s, 80’s et 90’s. En général, celle de toutes les époques. Une chose est sûre, on ne veut pas ressusciter le passé ; mais il nous influence, c'est évident.

Qu'est-ce que les Doors, Spencer Davies et les Stranglers représentent à vos yeux?

Les sixties !

Et les Beatles et les Stones?

La même chose! Je n'ai que 24 ans et je ne possède pas de souvenirs précis de ces groupes. Je ne connais que leurs disques.

Aimes-tu la ‘house’ ?

Oui, mais pas celle qui s'adresse au grand public. Je la considère comme appartenant à la culture des jeunes. A la fin des années 80, elle était underground, intéressante. Aujourd'hui, l'industrie musicale s'en est emparée pour la commercialiser. Elle ne correspond plus vraiment à ce qu'elle représentait au départ. Elle a été vidée de sa substance, falsifiée. J'aime la musique de danse pure, intègre.

Qu'est-ce qui te vient à l'esprit lorsqu'on te parle de psychédélisme?

Pas grand-chose. Plein de couleurs ! J'associe le psychédélisme à San Francisco, à la fin des 60’s et à une grande consommation de drogues. Une période qui évoque pour moi des groupes comme Quicksilver Messenger Service, Jefferson Airplane ou encore Moby Grape.

A quelle époque avez-vous commencé à jouer ?

On a séjourné dans plusieurs formations avant de fonder les Charlatans, des ‘teenage punk groups’. Un apprentissage qui s'est fait à travers ces différentes expériences. J'avais 20 ans lorsque nous avons créé les Charlatans. John en avait 19.

Et qu’incarnent pour vous les Sex Pistols et les Clash ?

Beaucoup plus que les Beatles et les Stones. Le punk a influencé des artistes que j'écoutais alors, comme Joy Division, Wire ou Gang of Four. Des groupes nés en 79 et 80, qui ont été pour moi les révélateurs de mon destin musical. J'ai, par exemple, suivi Wire à la trace, que ce soit au niveau des concerts que de l'achat de leurs disques. Je ne me suis procuré « Never Mind the Bollocks», qu'en 1980, soit trois ans après sa sortie. Je voulais comprendre leur message. Les groupes punk m'ont beaucoup inspiré...

Pensez-vous devenir un jour un ‘stadium band’ ?

Non. Je ne le crois pas. C'est curieux, les ensembles qui se produisent dans des stades se voient associés à un son bien spécifique. Personnellement, quand on me parle de ‘stadium rock’, je pense à U2 et Simple Minds. Or, je n'aime pas ce genre de musique. Je ne pense pas que nous pourrions adapter voire arranger notre son pour qu'il convienne à un stade. D'autre part, je ne considère pas les Charlatans comme un groupe indie. Il est pop, mais véhicule une image venimeuse, malveillante. Je me vois très mal agiter des drapeaux sur scène! Je préfère jouer face à un public de plus ou moins 2.000 personnes. J'aime aussi me produire dans des vieux cinémas ou dans des petites salles. Le public peut entrer en communion avec nous. A l'inverse des concerts donnés dans des stades où l’assistance se situe à l'écart, à l'extérieur de l'événement. A nos débuts, nous étions satisfaits de nous produire devant une vingtaine de personnes. Et puis progressivement, les salles se sont remplies. Un an plus tard, notre set se déroulait devant 500 personnes. C'était très excitant!

Que feriez-vous si vous n'étiez pas musicien?

De la radio. De la photo ou du journalisme. Pas quelque chose d'ordinaire, je crois!

Quel est ton rêve le plus insensé ?

Je crains les araignées et l'eau. Je ne voudrais pas me retrouver sous l'eau. Ces rêves m'effraient! J'ai peur de me noyer ou d'être avalé par une araignée géante

Est-ce possible, pour un groupe, de connaître une vie familiale?

Beaucoup d’histoires ont été racontées au sujet des groupes rock du passé. Mais à mon avis la réalité a été un peu déformée. Je pense qu'il est possible de faire partie d'un groupe rock et d'avoir une petite amie en même temps. C'est parfois difficile, mais il faut savoir ce qu'on veut. Les groupies et tout ce qui enveloppe ce mythe, ça n'arrive jamais!

Est-ce que tu étais un étudiant modèle ?

Non. Je me défendais très bien en anglais. Mais je voulais quitter l'école le plus rapidement possible.

Quelle est la plus grosse connerie que tu aies jamais commise ?

A l'âge de 14, 15 ans, j'étais accro aux solvants. Je sniffais du bleu, de l'essence, du gaz aussi...

Comment réagissez-vous aux critiques négatives?

Nous n'avons jamais essuyé des critiques réellement violentes. Parfois, elles nous font rire. Mais lorsqu'elles sont justifiées, nous essayons d'en retirer le positif.

Te sens-tu concerné par les questions écologiques?

Oui. Elles me touchent tout particulièrement. Au sein de notre communauté, nous nous efforçons de recycler le papier. Nous ne conduisons pas de voitures. Mais nous n'en parlons pas ; c'est parce que tu as posé la question! Les budgets destinés à la protection de l'environnement sont peu importants en Angleterre. Les fabricants de produits qui se soucient de la protection de l'ozone disposent de très peu de parts du marché publicitaire. Leurs moyens financiers sont limités. Les grosses boîtes se foutent de la pollution...

(Merci à Véronique Vivier)

Article paru dans le n°2 du magazine Mofo de mars 1992

mardi, 24 août 2010 02:00

Next Stop… Soweto, Volume 3

« Next Stop… Soweto » constitue le dernier chapitre de cette trilogie proposée par l’écurie Strut. Un troisième volume qui clôt un triptyque méchamment réussi. Pour rappel, Soweto est une banlieue noire sise au sud de Johannesburg, une banlieue au cœur de laquelle la scène musicale est particulièrement riche. Riche en qualité. Mais aussi riche en nombre d’artistes de talent. Un constat qui peut vous paraître étonnant si votre perception de l’Afrique du Sud se limitait, à ce jour, à la Coupe du Monde de football qui s’y est déroulée en juin dernier, au comportement pathétique des Bleus lors de cet événement ainsi qu’aux vuvuzelas qui nous ont cassé les oreilles tout au long de cette période…

En quelques mois le label allemand est parvenu à plonger les mélomanes dans un bain bouillonnant de sonorités exotiques et de groove diaboliques. Après un tome consacré à la musique typiquement traditionnelle (Volume 1), et un deuxième au soul/rock/r&b/psyché (Volume 2), place à une longue rétrospective du jazz sud-africain.

Ce dernier recueil regorge de perles musicales. L’Early Mabuza Quartet impliquait le drummer Early Mabuza et le saxophoniste Dudu Pukwana. Deux des artistes les plus importants de cette génération jazz. « Little Old Man On » ouvre la deuxième plaque. Comment ne pas taper du pied ou simplement claquer des doigts lorsque Dennis Mpale nous balance un « Orlando », qui résonne encore dans ma tête. Le fruit savoureux d’une rencontre entre percussions africaines, guitare et flûte. Et les 20 titres de ce double opus rivalisent de (bonnes) surprises, tout en nous permettant de découvrir une facette totalement alternative de l’univers du jazz. Strut vient de frapper fort. Que tout le monde se calme…

 

samedi, 21 août 2010 20:31

Swans reconstitué…

Après avoir défendu son denier projet, Angels of Light, pendant plusieurs années, et produit toute une série d’artistes sur son label, Youg God Records, Michael Gira a décidé de reformer Swans. Enfin, pas tout à fait, puisqu’apparemment, ce come-back ne serait que provisoire. Ce qui devrait quand même permettre au combo de publier un nouvel elpee et de partir en tournée. Inititulé “My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky”, cet opus paraîtra ce 27 septembre. Et le groupe se produira ce 25 novembre à l’AB. Il sera précédé, en supporting act, de James Blackshaw, une des formations de l’écurie de Gira. Lors des sessions d’enregistrement, le groupe a reçu le concours de quelques invités de marque. Et en particulier Bill Rieflin (NDR: cet ex Swans et Angels of Light bosse aujourd’hui pour REM et Robyn Hitchcock), Grasshopper (le sixcordiste de Mercury Rev) et Devendra Banhart.

Pour plus d’infos : http://www.swans.pair.com/