L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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mardi, 17 juin 2008 03:00

Holy Tears (Maxi)

Pour célébrer les 10 ans d’existence d’Isis, Ipecac vient de sortir ce maxi-single consacré à « Holy tears », compo qui figurait sur le dernier album « In the absence of truth ». Le disque recèle également une version ‘live’, immortalisée au Continental Airlines Arena et une autre vidéo réalisée sous la houlette de Dominic Hailstone. Sans oublier le remix « Not in rivers, but in drops », opéré par les Melvins. Un véritable honneur pour la formation de Los Angeles qui a toujours considéré la bande à Buzz Osborne, comme une des ses influences majeures.

mardi, 17 juin 2008 03:00

The last Camel in Paris

Né le 24 juin, à Colfax, en Californie, Terry Riley est considéré comme un des fondateurs de la musique répétitive et minimaliste. Automne 1978, il part en tournée mondiale. Il y expérimente un générateur de delay créé par le technicien Chester Wood, module qu’il couple à son orgue Yamaha YC-45D. Le 10 novembre, son périple passe par le Théâtre Edouard VII de Paris. Il y accorde un concert absolument remarquable, teinté d’orientalisme, un set considéré comme un de ses chefs-d’œuvre dans le domaine de l’improvisation. C’est cette prestation qui a été immortalisé sur ce compact disc. Intitulé « The last Camel in Paris », c’est une relecture de « Shri Camel », paru alors en été de la même année. A l’issue de cette tournée, Riley va définitivement abandonner les concerts d’orgue électrique. Si vous êtes accros à la musique électronique, je vous invite à potasser la discographie de cet illustre personnage, histoire de bien comprendre que l’électro ne date pas de la fin du XXème siècle…

 

dimanche, 15 juin 2008 14:01

La culpabilité moderne de Beck

Produit par Danger Mouse, le nouvel opus de Beck paraîtra ce 7 juillet. Il s’intitulera « Modern guilt ». Beck sera en tournée européenne dès la fin de juin, un périple qui passera par Werchter.

Tracklisting

1) Orphans
2) Gamma Ray
3) Chemtrails
4) Modern Guilt
5) Youthless
6) Walls
7) Replica
8) Soul of A Man
9) Profanity Prayers

10) Volcano

Pour plus d’infos : http://www.beck.com

 

 

dimanche, 15 juin 2008 14:01

Calexico emporté par la poussière…

« Carried to dust », c’est le titre du prochain opus de Calexico qui paraîtra ce 8 septembre. Il fait suite à « Garden Ruin », paru voici déjà deux ans. Le groupe a bien entendu reçu la collaboration de quelques invités, parmi lesquels figurent Sam Beam, Douglas McCombs et Pieta Brown. Enfin, la bande à Joey Burns et John Convertino se produira le 13 octobre à l’AB de Bruxelles, le lendemain à La Cigale de Paris et le 15 au Paradio d’Amsterdam, dans le cadre d’une tournée mondiale qui débutera ce 20 juin en Allemagne. Il ne serait dès lors pas étonnant de les voir lors de l’un ou l’autre festival d’été…

Pour plus d’infos : http://www.casadecalexico.com/index.php

 

lundi, 13 février 2006 02:00

Collisions

Encore un groupe issu de New York. Responsable de quatre albums à ce jour, il a connu toute une série de changements de line up depuis sa fondation, c'est-à-dire depuis 1997. Finalement, la formation est aujourd’hui réduite à un trio. « Collisions » constitue déjà son quatrième opus. Un disque pour lequel le groupe a reçu le concours de Chris Zane (Televised) à la production et surtout de Victor van Vught (Nick Cave, PJ Harvey) au mixing. Découpé en 11 titres, « Collisions » évolue au sein d’un univers sonore tout à tour cosmique, psychédélique ou noisy. Le spectre de My Bloody Valentine n’est jamais très loin, même si les mélodies pop prennent le plus souvent une forme hymnique. A l’instar du superbe « It dawned on me », plage balayée de cordes de guitare bringuebalantes, cristallines, et raffinée par des harmonies vocales limpides, qui aurait pu relever du répertoire des Byrds voire de Teenage Fan Club. Ou mélancolique. Une mélancolie douce, ténébreuse, infusée par les vocaux caressants d’Aurelio Valle, dont le timbre, sis quelque part entre celui de Conor Oberst et d’Elliott Smith, semble chuchoter au creux de votre oreille. Ce qui n’empêche pas le band d’explorer d’autres formes musicales. Et je pense tout particulièrement à l’atmosphérique, presque trip hop, « Pulverized », au cinématique « Stumble », ou au final « Oveshadowed », profilé sur un crescendo épique. Mais la quintessence de cette œuvre est atteinte sur les morceaux qui libèrent l’adrénaline la plus pure, la plus sauvage. « Swagger » en est probablement le plus bel exemple ; mais également le tribal « Testify » ou encore le capricieux et luxuriant « So far, so what ». Un bien bel album !

 

 

lundi, 27 mars 2006 03:00

At Folsom Prison / At San Quentin

Vu la sortie du film “Walk the line”, un long métrage retraçant la vie tumultueuse de Johnny Cash, Columbia a eu l’idée judicieuse de ressortir les deux albums qu’il avait enregistré dans les prisons de Folsom et de San Quentin en 1968 et 1969. Deux des pièces maîtresses de sa discographie, sous un même coffret. Il y chante de sa voix de baryton si caractéristique, virile, des chansons aux textes sombres, mélancoliques, mais aussi ironiques qui parlent de problèmes sociaux, d’histoires d’amour tragiques, de meurtre et de rédemption… Et si sa musique était taxée de minimaliste, elle était souvent interprétée sur un tempo allègre, sans jamais tomber dans la répétition. A cette époque, on la considérait même parfois comme une forme alternative de rockabilly. « A boy named Sue », mais aussi « Jackson », « Green green grass of home », “I walked the line », “Cocaine blues”, « Ring of fire » et les inévitables « At folsom prison blues » et « San Quentin » figurent donc bien parmi les 37 morceaux de ce box. Décédé à l’âge de 71 ans, le 13 septembre 2003, The Man In Black a enregistré plus de 1500 chansons en plus de 40 années de carrière et décroché 11 Grammys. Non seulement, il constitue une des figures emblématiques de l’histoire de la musique country, mais il a exercé et exerce encore aujourd’hui une influence majeure chez des artistes ou des groupes aussi notoires que Bob Dylan, Léonard Cohen et dans un registre plus contemporain Nick Cave.

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Personal file

Lors de la vente de la maison de ses parents décédés voici 3 ans, John Carter Cash a fait une découverte inattendue. Il est tombé sur des bandes sur lesquelles ne figurait comme annotation que ‘Johnny Cash – Personal files’. En fait, le fiston venait de dénicher des tas d’enregistrements concoctés par feu son père dans son studio maison. Ces compos inédites constituent un trésor inestimable, puisque non seulement il ne s’agit pas de fonds de tiroirs ou de demos (NDR : probablement des projets d’albums non aboutis) ; mais en outre, elles sont tellement nombreuses, qu’elles devraient faire l’objet de toute une série de futurs opus posthumes. Et ce « Personal file » en est la première concrétisation. Enregistrés entre 1973 et 1982, celles qui constituent ce double cd réunissent reprises (Louvin Bothers, John Prine, Carter Family, Johnny Horton, Lefty Frizzell), traditionnels irlandais, chansons gospel, poèmes, et inédits pour la plupart précédés de préambules explicatifs. 49 titres en tout. Le premier privilégie les anecdotes sinistres, alors que le second trahit ses convictions spirituelles. Des berceuses qu’il interprète de son baryton rocailleux, fragile, chaleureux, profond, sudiste, en s’accompagnant simplement d’une guitare sèche. The Man In Black n’est peut-être plus de ce monde, mais son œuvre n’a jamais été aussi vivante…

mardi, 23 mai 2006 03:00

The Greatest

Non, il ne s’agit pas d’un best of comme le titre le laisse supposer, mais d’un nouvel album de Chan Marshall. Son septième. En fait, « The greatest » est le morceau maître de cet opus, une chanson qui rend hommage à Mohammed Ali. Ce qui explique la présence de gants de boxe sur la pochette. Pour enregistrer cet elpee, Chan s’est rendue à Memphis. Soit dans le berceau de la soul sudiste. Elle a ainsi pu bénéficier du concours de collaborateurs particulièrement huppés ; et notamment des musiciens d’Al Green et de Booker T & The MG’s. Etonnant pour l’égérie ultime du mouvement lo-fi yankee. Bref, si ce disque n’est pas encore de la trempe d’un « You are free », paru en 2003, il s’avère de bonne facture et recèle d’excellentes plages. Bien sûr, vu le contexte au sein duquel les sessions d’enregistrement se sont déroulées, le blues, le jazz et surtout le rythm’n blues sont beaucoup plus présents. Ce qui n’empêche pas Chan de se réserver l’une ou l’autre compo plus minimaliste. Le plus souvent en s’accompagnant d’un piano honky tonk ; nous donnant même parfois l’impression qu’elle se produit dans un bar enfumé (« Willie », « After it all » et ses sifflotements guillerets). Mais aussi à la guitare électrique. A l’instar du sombre et minimaliste « Hate ». Cependant, l’essentiel des morceaux de cette plaque surprend par sa richesse instrumentale. Arrangements de cordes soyeux, claviers poussiéreux, piano électrique et drums syncopés, cuivres gominés ainsi que guitare électrique ronflante (« Love & Communication »), tissent la trame sonore pendant que Chan y pose sa voix sensuelle et voilée, dans un registre qui me fait tantôt penser à Janis Joplin, tantôt à Melanie, mais sans jamais monter dans les aigus. Sur « Islands », une des deux compos fondamentalement country, le spectre de Hope Sandoval (Mazzy Star) se met même à planer.

 

 

lundi, 20 mars 2006 02:00

Beyond respect

Née en 1982, cette formation australienne n’avait guère donné de signe de vie depuis l’an 2000. C'est-à-dire lors de la sortie de son dernier opus, "A Mid-Stream Of Consciousness". A un tel point qu’on se demandait si les Fusils Célibataires n’avaient pas déposé les armes… Et paradoxalement, chaque fois qu’on les compte pour morts, ils reviennent à vie. Du line up initial, seuls les deux guitaristes (Kent Steedman et Dave Morris) ainsi que le chanteur (Damien Lovelock) sont toujours au poste. Les différents changements opérés au cours de leur longue existence, n’ont donc affecté que la section rythmique. Et jamais la musique. D’ailleurs, Radio Birdman, les Stooges, les Sex Pistols, Damned, les Saints, les Ramones et MC5 comptent toujours parmi les influences majeures de cet ensemble qui jouit d’une excellente réputation de groupe de scène. La complémentarité des deux guitaristes n’y est pas étrangère. Mais aussi les compositions hymniques, soulignées par la voix âcre, graveleuse, laconique, du vocaliste responsable de lyrics engagés, satiriques, souvent à caractère écologique. « Beyond respect » ne déroge pas à la bonne règle. Il recèle cependant l’un ou l’autre compo plus élaborée, énigmatique, rampante, fiévreuse. A l’instar d’« Alhambra », de « When we meet again » ou encore de « Dre », balayé par les flux convulsifs des six cordes. L’opus privilégie, bien sûr, les plages contagieuses, décapantes, tempétueuses. Et je pense tout particulièrement à l’irrésistible « You won’t love me », au ‘stoogien’ « Nobody knows », à « (We all moved to) Buttland », dont les refrains sont balayés de backing vocaux vindicatifs ; et puis surtout au tribal « Return of the creature with the atom brain », adressant à la fois un clin d’œil à Rocky Erikson (NDR : leader des 13th Floor Elevator, il avait écrit en son temps « Creature of the atom brain », en s’inspirant d’un film d’horreur paru en 1955) et par conséquent aux Cramps, grands collectionneurs de films de série B. En bonus track, cet opus nous réserve une cover de « My generation » du Who. Au-delà du respect il y a encore et toujours du respect…

mardi, 15 août 2006 03:00

Ep

Tout d’abord, je n’aime pas du tout le nom du groupe. J’en ai fait part à Stéphane, un de nos deux spécialistes en métal. Et il a bien rigolé. Faut dire que dans le style, les patronymes mortuaires pullulent. Passé cette aversion, j’ai dû me rendre à l’évidence : le potentiel de ce duo lillois est considérable. Enfin, c’est l’impression qu’a laissée cet EP 5 titres. Cercueil joue une musique hybride (NDR : de l’électro dark pop, paraît-il !), quoique largement dominée par les synthés. Une musique balayée par le falsetto assez particulier, sinusoïdal, de Pénélope Michel (NDR : parfois sa voix me fait penser à celle de Mathieu Chedid). Enregistré par Fred Norguet (Sleepers, Burning Heads) au sein des studios le Chalet à Bordeaux, cet Ep démontre déjà leur capacité à varier les styles. Depuis « Low » (NDR : une référence à Bowie ?) qui évolue à la croisée des chemins d’Ultravox voire de Tubeway Army (les synthés !), d’Ozark Henry (ses débuts surtout) et de Tuxedo Moon (les accords de basse sont aussi ténébreux que ceux assénés par Peter Principle) à « U need it », une plage sculptée dans la country spectrale (ce banjo !), en passant par l’obsessionnel « Opening night ». Réminiscent de feu Nico, mais en plus alerte, cette plage est hantée par une trompette qui n’est pourtant pas jouée par Luc Van Lieshout (NDR : encore un musicien de Tuxedo Moon). Reste « Noche », dont le traitement électro, nonobstant la présence de ce fameux banjo, rappelle inévitablement celui qu’avait opéré Radiohead sur ses albums « Kid A » et « Amnesiac ». Et puis « Sponger gene ». Caractérisé par un clavier vintage, il s’achève par un refrain paradoxalement disco. Etonnant et surtout à suivre de très près !