Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Bernard Dagnies

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samedi, 19 juillet 2008 14:33

Here we stand

Si « Costello Music », le premier opus du trio glasgowégien, réverbérait d’abord des échos de Libertines, Babyshambles, Dirty Pretty Things ou encore des Arctic Monkeys. « Here we stand » lorgne davantage vers The Coral et les Kooks. Des Arctic Monkeys, il ne demeure plus que le débit verbal proche d’Alex Turner. Ses intonations savoureusement éraillées et judicieusement réverbérées rappellent encore et toujours celles de John Lennon ; quant aux inflexions, elles sont circonstanciellement empruntées à Tim Booth, le leader de James. Le ‘glam’ n’apparaît plus qu’en filigrane. Tout comme le spectre du Clash, même si on y retrouve encore des riffs de guitare tranchants et des compos hymniques. Quoique l’électricité épouse parfois un profil plus stoner, à la limite du métal, quand elle ne s’autorise pas l’une ou l’autre envolée ‘crazyhorsienne’ voire psychédélique. Quant aux hymnes, ils naissent de mélodies contagieuses, beatlenesques et de refrains accrocheurs. Bref, de quoi inviter les festivaliers à reprendre leurs chansons en chœur. La formation écossaise s’autorise quand même l’une ou l’autre ouverture. Et je pense tout particulièrement au single « Mistress Mabel », caractérisé par son piano à la Jerry Lee Lewis. Un piano qui a davantage droit de cité sur cet opus. A l’instar de la très jolie compo finale « Milk and money » ou encore du semi-rockabilly « Tell me a lie ». Bref si cet elpee ne révolutionnera pas l’histoire de la musique pop/rock, il a le grand mérite de rendre de bonne humeur. Ce qui n’est déjà pas si mal…

 

samedi, 19 juillet 2008 14:31

The lucky ones

En 20 années d’existence, Mudhoney a commis 8 albums studio ; et ce « The lucky ones » en en est le huitième. La formation est née en pleine explosion grunge ; mais à contrario des Nirvana, Soundgarden, Alice In Chains ou encore Pearl Jam, elle n’est jamais parvenue à acquérir une notoriété, qu’elle aurait pourtant amplement méritée. Maintenant, il est vrai qu’elle a toujours préféré évoluer dans la zone crépusculaire de l’underground. Pas pour rien d’ailleurs qu’elle est restée fidèle à Sub Pop.

L’enregistrement de cet elpee a été opéré en 3 jours et demi. Peu d’overdubs donc, mais une solution sonore âpre, malsaine, rampante, féroce, torturée, chargée de ‘fuzz’ et de feedback. Une sorte de punk/garage/blues dispensé dans l’esprit des Stooges, MC5, Black Flag voire même des Scientists. Steve Turner s’est réservé toutes les parties de guitare ; mais pour extraire des sonorités aussi déchiquetées et frénétiques, il devait être hanté par le spectre de Ron Asheton. Mark Aram crache sa bile. Il ricane, grogne, gémit, rugit. Son cri primal rend hommage à Iggy Pop, c’est une certitude. Et la ligne de basse semi-bluesy ainsi que les rythmes semi-tribaux, parfois rejoints par des accords de piano discordants, tentent de canaliser toute cette intensité dévastatrice. Parfois en vain. Comme sur « Tales of terror », un morceau de hardcore particulièrement impétueux. L’opus a bénéficié de la mise en forme de Tucker Marine. Il est découpé en onze fragments qui ne vont jamais au-delà des 5 minutes. Et je dois avouer que le résultat va bien au-delà de ce que j’espérais encore un jour entendre chez Mudhoney.

samedi, 19 juillet 2008 14:30

Horses of war

Il y a quelque chose de singulièrement britannique dans la musique de cette formation californienne. De Los Angeles, très exactement. Le sens mélodique. Probablement. Mais surtout les harmonies vocales sinusoïdales, qui évoquent pour les plus jeunes Archive, et pour les vétérans, le Floyd. Surtout la période « Wish you were here ». Même si on y décèle également quelques traces de country. Et puis, n’oublions pas les guitares. Tour à tour pétillantes, belliqueuses, atmosphériques, limpides, crépitantes, écorchées ou alanguies. Un peu dans l’esprit de Madrugada (NDR : ce ne sont pas des insulaires, mais des Norvégiens) voire dans celui du défunt Hurricane #1, notamment lorsque les mélodies deviennent hymniques. Les ballades dominent le tracklisting. Imprimées sur un mid tempo elles peuvent aussi emprunter celui le rythme d’une valse (« King of Kings »), avant de s’abandonner en fin de parcours dans une sorte d’éther alangui, atmosphérique, propice à la méditation en solitaire. D’autant plus que les lyrics réverbèrent, en général des sentiments de colère, de mélancolie voire même de désespoir… 

 

mardi, 15 juillet 2008 19:35

Démo

On ne va pas trop s’attarder sur la signification du patronyme de ce quintet ; la bio est suffisamment éloquente à ce sujet. Par contre, j’avoue être plutôt dubitatif quand je lis que la formation namuroise se déclare ouvertement ‘groupe de rock français’. Ou s’exprimant en français, peu importe. Bien sûr, les textes sont écrits dans la langue de Voltaire, mais ils n’ont strictement rien de rock’n roll. On est en présence de prose ou de poésie ténébreuse, pessimiste et fataliste conçue dans l’esprit de la bonne chanson française. En outre, il faut redoubler d’attention pour bien comprendre les mots, trop souvent étouffés par une instrumentation assez envahissante. Triturée, la ligne de guitare électrique n’y est pas pour rien. Et en particulier sur les deux premiers morceaux de cette démo qui en compte quatre. Paradoxalement, « Il pleure, elle hurle » me fait parfois penser à Indochine sous son profil le plus mélancolique, alors que « Anodin » lorgne manifestement vers Serge Lama. De la pop aux variétés, il n’y a qu’un pas, puisque si le chanteur possède un joli timbre, quoique chevrotant, sa voix collerait plutôt à la ‘variétoche’ qu’à la pop. Quant au rock, là on n’est plus du tout sur la même longueur d’ondes. Plus intimistes, les deux dernières plages souffrent quand même moins de ces antagonismes. D’abord les vocaux sont chuchotés. Et l’association entre les accords de piano allègres voire sonores avec les interventions ondoyantes du violon passe mieux la rampe. Car finalement, le line up est constitué de très bons musiciens, il ne faut pas l’oublier. Mais la qualité ne suffit pas, il faut aussi de la complémentarité… 

 

dimanche, 13 juillet 2008 14:22

Il pleut et il neige dans l’univers de Swell

Swell, ce n’est plus que le projet d’un seul homme : David Freel. Son nouvel opus est déjà dans les bacs. Il s’intitule « South Of The Rain And Snow », et d’après les premiers échos reçus, il serait remarquable. A suivre donc…

Tracklisting :

1. Kicking All Them Ghosts
2. Trouble Loves You
3. Saved by the Summer
4. Comes Right Here
5. Our Aquarium
6. South of the Rain and Snow
7. Good Good Good
8. Tell Us All
9. The Measure of This Moment
10. Waiting for a Beer

Plus d’infos : http://www.swellsongs.com

 

jeudi, 10 juillet 2008 13:39

La langue acide de Jenny Lewis

C’est le 7 septembre que paraîtra le nouvel opus solo de la native de Las Vegas. Il s’intitulera « Acid tongue ». Elle bosse également, pour l’instant, sur un nouvel elpee de Rilo Kiley tout en pensant déjà à un autre de Postal Service. En outre, elle envisage déjà de repartir en tournée…

Pour plus d’infos : http://www.jennylewis.com

 

mercredi, 09 juillet 2008 19:13

Dix pierres pour Woven Hand

Le nouvel opus de Woven Hand paraîtra ce 15 septembre. Coproduit par Edwards et Daniel Smith (Danielson) il a reçu le concours de Peter Van Laerhoven à la guitare d’Elin K. Smith de Danielson aux vocaux ainsi que des ex-16 Horsepower Pascal Humbert à la basse, Garrison aux drums, Nikolaisen à la guitare.

Pour plus d’infos : http://www.wovenhand.com

 

mardi, 08 juillet 2008 22:31

Pilgrilm Road

Pour enregistrer son septième opus, Robert Fisher a reçu le concours d’une multitude de collaborateurs. Plus d’une vingtaine. Malcolm Lindsey, tout d’abord. Un écossais responsable de la composition de B.O. de films, mais également de partitions plus ‘classiques’. Il partage l’écriture des morceaux et joue du piano, de la guitare acoustique et électrique, des claviers (notamment un orgue à soufflets) et apporte son concours aux vocaux. Il partage également la production et les arrangements avec Robert. Les sessions d’enregistrement se sont d’ailleurs déroulées, notamment à Glasgow au sein de studios de Malcolm, mais également à New York et Los Angeles. Et puis une pléiade de musiciens qui se partagent une volée d’instruments tant ‘classiques’ que conventionnels : piano, harmonium, six cordes, violon, violoncelle, trompette, vibraphone, alto, double basse, basse, slide, percus, drums, etc., sans oublier la chorale : The Pilgrim Choir. Parfois gospel, parfois puissante, solennelle. Robert se concentre exclusivement sur le chant. Et tout au long de cet elpee, son baryton est vraiment bouleversant. Sur le meilleur titre de l’œuvre, valse déchirée entre symphonie et fanfare, « Painter blue », il parle d’ailleurs plus qu’il ne chante, dans un registre proche de Simon Huw Jones, d’And Also the Trees. La symphonie, c’est d’ailleurs l’impression générale qui émane de ce « Pilgrim road », une symphonie souvent ténébreuse, toujours majestueuse, profonde, au cours de laquelle Fisher est à nouveau hanté par sa quête perpétuelle de la spiritualité. Et en particulier par la foi, la mort et la rédemption. Il aura cependant fallu cinq années pour réaliser un tel projet ; et si le résultat est tout à fait convainquant, il prend une toute dimension sur les planches. Plus vivante, moins sophistiquée, mais tout aussi riche…

mardi, 08 juillet 2008 22:19

Real close ones

“Real close ones” constitue le troisième opus de The M’s, une formation chicagolaise qui puise ses influences aussi bien dans le rock, le glam, l’electro, le funk, la soul, le rock, le garage, le post punk, la noise, le folk et surtout la pop et le psychédélisme. Un peu dans l’esprit de The New Pornographers, Of Montreal ou de The Apples in Stereo. D’ailleurs le combo aurait pu relever du label Elephant 6…

Mais venons-en à cet elpee. Un disque qui privilégie les chansons cool, flemmardes, presque laidback. A l’instar de « Pigs fly », caractérisé par les harmonies vocales languissantes et son clavier Rhodes éthéré. De l’atmosphérique et presque contemplatif « Papers ». De l’indolent « Get your shit together », nonobstant ses accords de guitare subrepticement déchiquetés. Du pseudo lethargique « Days in the sun », une plage baignant au sein de claviers fluides, réminiscents des High Llamas. Mid tempo aussi, comme sur la valse lente excentrique, contrastée, « Breakfast score ». Plus acoustique, « Tryin to keep » aurait pu naître d’une rencontre entre les Shins et Devendra Banhart, alors que « Don’t be late’ lorgne manifestement vers Tyranosaurus Rex. Le spectre de Bolan, on le retrouve d’ailleurs tout au long de l’œuvre. Et pas seulement sur le capricieux et palpitant « Ultraviolent men », même si le timbre du chanteur me rappelle ici plutôt Jonas Almqvist, le leader de Leather Nun ou tout au long du rock délabré « Impossible view ». Ce qui n’empêche pas The M’s de se nourrir de références majeures issues de l’histoire du rock : T Rex (of course !), Bowie, les Beatles, les Kinks, et la liste est loin d’être exhaustive. Morceau curieux, « Naked » rappelle même « Put the line in the coconut » de Harry Nilsson ; à moins que ce ne soit « Sunshine superman » de Donovan. Deux compos auraient même pu figurer au répertoire de Supergrass. « Big sound » surtout. A cause du tempo, des accords de piano, des harmonies vocales et de ce feeling glamoureux, dont raffole tellement la bande à Gaz Coombes. « Bros in arms » également, même si le titre s’avère plus basique. Et en fin de parcours, The M’s adresse un clin d’œil à Willy Deville, en nous balançant un tango mélancolique, teinté de soul, intitulé « How could you ». On a même droit à des chœurs presque gospel ! Un groupe à suivre de très près !

 

mardi, 08 juillet 2008 22:01

Robert Pollard is Off to Business

Difficile d’être plus prolifique que Robert Pollard. Depuis que Guided By Voices a splitté, c’est-à-dire en 2004, Bob a participé à l’enregistrement d’au moins dix-sept albums. Et au cours des douze derniers mois, il en a gravé trois. En outre, les deux précédents –plus expérimentaux, il faut le souligner– dépassaient allègrement les 70 minutes. « Robert Pollard is Off to Business » en revient à un format plus conventionnel, puisque non seulement il va à peine au-delà des 35 minutes, mais il ne compte que 10 plages, dont la plupart ne dépassent pas les 4 minutes. Un disque plus accessible. Plus pop donc. Dont les sessions d’enregistrement se sont déroulées de manière assez particulière. Robert a tout d’abord enregistré les pistes vocales, puis les a transmises via internet à son ami de longue date Todd Tobias (NDR : le frère de Tim, ex-bassiste de GBV) pour qu’il y ajoute l’instrumentation et assure la mise en forme. Une technique dont Pollard nous avait parlé dans une interview accordée voici déjà 5 ans.

Après avoir signé quatre elpees chez Merge, Robert vient donc de sortir son premier disque sur son propre label : Guided By Voices. Un œuvre au cours de laquelle il démontre à nouveau son art à torcher de superbes mélodies. Ensoleillées, contagieuses, hymniques, mid tempo, tantôt semi acoustiques, tantôt savoureusement électriques, bien dans l’esprit d’une de ses influences majeures : le Who circa « Tommy ». Le tout enrichi d’arrangements luxuriants et particulièrement soignés.