La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Redouane Sbaï

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mercredi, 16 mars 2011 22:23

Write About Love

Stuart Murdoch et sa bande ont mis quatre ans pour pondre « Write About Love », le successeur de « The Life Pursuit ». Entre-temps, Murdoch et une bonne partie de ses camarades ont gravé le premier LP du projet parallèle God Help The Girl, en 2009. Un disque qui aurait tout aussi bien pu être publié sous le sobriquet originel. Concrètement, il n’aura donc pas fallu attendre bien longtemps pour connaître la suite des aventures de Belle & Sebastian. « Write About Love » poursuit la phase ensoleillée et allègre de la discographie de la formation, entamée sur « Dear Catastrophe Waitress », en 2003. Mais pas avec autant de brio. Murdoch se casse ici les dents à plusieurs reprises, ses onze nouvelles comptines pop ayant un peu de mal à captiver. Le disque sonne beaucoup plus comme une série de faces B qui auraient été réunies pour le plaisir des plus inconditionnels de la formation.

La plume de Murdoch demeure l’atout principal du travail de Belle & Sebastian, mais ne délivre cette fois qu’une ridicule poignée de titres convaincants (« I Want The World To Stop », « Write About Love », « I’m Not Living In The Real World », « Sunday’s Pretty Icons »). L’intervention de Norah Jones au micro de « Little Lou, Ugly Jack, Prophet John » y est même anecdotique. « Write About Love » est d’un ennui surprenant, tant on imaginait l’esprit de Murdoch foisonnant de bonnes idées. Comme quoi, ça peut pas marcher à tous les coups…

 

mercredi, 16 mars 2011 22:22

Best Of… Remixes

Les ‘kids’ ne jurent plus que par eux, un peu comme la ‘Jilted Generation’ ne jurait que par Prodigy. The Bloody Beetroots, les nouveaux héros des fans d’électro en manque de beats putassiers, terrorisent les planches du monde entier depuis bientôt deux ans, sans relâche. Après le délirant « Romborama », un premier LP publié en 2009, les Italiens masqués proposent une nouvelle déflagration de BPM sous la forme d’une compile de leurs meilleurs remixes. Bob ‘Cornelius’ Rifo et Tommy Tea ravalent la façade de 17 morceaux choisis qu’ils gonflent d’une bonne mesure de testostérone. L’exercice ne fonctionne pas à tous les coups. Ainsi leurs versions des « Who Are You ? » de Proxy, « Stomp Da Roach » de U-God, « Baseball Bat » de Hervé ou « Pistols & Hearts » de Captain Phoenix sont aussi explosifs que des pétards mouillés. Et les orignaux de titres tels que « Dissolve » des Chemical Brothers et « Escape » de The Toxic Avenger se suffisaient largement à eux-mêmes.

Par contre le duo se révèle infaillible lorsqu’il enfonce son bistouri en plein dans les tripes de morceaux de Sound Of Stereo, Goose, Robyn, MSTRKRFT ou Vitalic. The Bloody Beetroots refaçonne les tubes de ces victimes à leur image et y injecte une dose d’adrénaline à faire trembler les murs des clubs. En guise de bonus, les deux enragés du dancefloor proposent la version collaborative du « Welcome » d’Etienne de Crécy qui apparaissait sur le « Welcome EP » de ce dernier (2010). « Best Of… Remixes » possède quelques atouts parfaitement étourdissants et tapageurs mais les travaux originaux des deux hommes en noir demeurent leurs arguments les plus persuasifs.

mercredi, 16 mars 2011 21:06

Sidewalks

Sur scène, Matt & Kim sont redoutables. Kim cogne sur ses fûts comme s’ils avaient proféré des insultes à son encontre tandis que Matt hurle dans le micro et tapote sur son synthé comme un gosse devant des paquets cadeaux au réveillon de Noël. Lorsqu’on découvre le duo sur les planches avant même d’écouter leur discographie, c’est cette folle énergie que l’on s’attend à retrouver incrustée au cœur de chaque morceau. Mais le résultat des sessions studio est parfois moins probant que leurs délires ‘live’. « Sidewalks » démarre sur les chapeaux de roues par une série de compositions frétillantes, d’hymnes ‘sing-a-long’ donnant envie de parcourir des kilomètres à cloche-pied sans s’arrêter (« Block After Block », « AM/FM Sound », « Cameras »). Sans être des modèles de perfection, les chansonnettes du duo se consomment d’une bouchée.

Arrivé à mi-parcours, Matt Johnson et Kim Schifino s’essoufflent un peu. S’ensuivent une petite série de titres bancals (« Good For Great », « Where You’re Coming From », « Wires ») et manquant cruellement de relief. Il faut dire que les vocalises de Matt ne sont pas toujours les plus harmonieuses et ne se prêtent pas vraiment à l’interprétation de ballades. Ce qui peut déboucher sur des morceaux carrément indigestes (« Northeast »). Le duo se reprend sur la dernière ligne droite grâce à deux tubes potentiels (« Silver Tiles » et un « Ice Melts » qu’Architecture In Helsinki n’aurait pas renié). Si « Sidewalks » ne convainc pas entièrement, sa transcription ‘live’ est, quant à elle, immanquable.

Matt & Kim seront sur les planches de Tour&Taxis pour la Pias Nite du 25 mars.

 

mercredi, 16 mars 2011 21:03

Measures Melt

The New Loud proposait il y’a quelques mois « Can’t Stop Not Knowing », un Ep 5 titres qui ne permettait pas vraiment de se forger une idée précise des desseins du trio. Pop-punk, indie-electro, pop FM, etc. la formation avait ratissé large. Sur ce nouvel essai, elle propose « Measures Melt », un premier LP au sein duquel elle opte pour un amalgame des styles abordés sur « Can’t Stop Not Knowing ».

Les trois musiciens s’éloignent également de l’univers de Los Campesinos! et se retrouvent à la tête d’un assortiment de chansons bancales sur les bras. The New Loud saute parfois les deux pieds dans la boue et, au lieu d’y plonger entièrement afin d’y déclencher une bonne bataille sans pitié, la formation préfère s’en extirper pour poursuivre sa route sur des sentiers défrichés et plus lisses. 

The New Loud porte bien mal son nom tant il n’a rien de neuf à offrir. « Can’t Stop Not Knowing » proposait une reprise sympa du « 2+2=5 » de Radiohead. Une version personnelle supérieure à « Measure Melts » dans son intégralité… A oublier.

mercredi, 16 mars 2011 20:54

Port Entropy

Shugo Tokumaru est un véritable orfèvre de la pop. Jusqu’ici ses travaux étaient restés assez confidentiels. Une erreur que le label Souterrain Transmissions propose de réparer en délivrant « Port Entropy », le quatrième labeur du Japonais. Et il prouve une fois encore qu’il a absolument tout compris lorsqu’il s’agit de créer la chanson indie-pop immédiate et irréprochable. Légères, pastorales, raffinées, chacune des 12 comptines de ce nouvel LP inspire une surenchère d’épithètes louangeuses.

Tokumaru, souvent comparé à Sufjan Stevens, propose un disque qui mérite d’autant plus le respect qu’entièrement concocté à la sauce DYI (do it yourself). Le travail de production à lui seul démontre toute l’étendue du talent du trentenaire. Outre « Malerina » et « Orange », deux morceaux gravitant au cœur d’univers opposés tout en se complétant naturellement, « Straw », « Drive-Thru », « Rum Tree » sont les moments forts d’un disque quasiment impeccable. A l’heure du retour des rayons de soleil, « Port Entropy » s’avère providentiel.

Ce 5 avril à la Rotonde du Botanique.

 

mercredi, 09 mars 2011 18:54

Cervantine

« No Rest For The Wicked » ! A Hawk and A Hacksaw donne le ton dès l’ouverture de « Cervantine ». Le duo accordéon-violon originaire du Nouveau Mexique voit les choses en grand depuis qu’il a reçu le concours de The Hun Hangar Ensemble, en 2007. Ainsi, Jeremy Barnes (ex Neutral Milk Hotel) et Heather Trost s’offrent les services de six musiciens intérimaires ainsi que cinq invités. Fort de treize paires de bras, A Hawk And A Hacksaw délivre l’élément discographique le plus élaboré de sa carrière. « Cervantine » est un disque qui ne reste pas en place. Les élans rythmiques de la troupe surgissent de toutes parts. On se prend les cymbales, les tubas, les trompettes et autres bouzoukis en pleine tronche.

Des Balkans à l’Amérique du Sud en passant par l’Europe de l’Est, le duo transcende majestueusement les frontières. La passion des musiciens est palpable dans chacune des notes de cette œuvre intemporelle susceptible de passer en boucle chez les fans du genre. L’empreinte de Tarafs de Haïdouks n’est jamais loin même si A Hawk and A Hacksaw comptabilise quelques degrés supplémentaires de chaleur (si si !) « Cervantine » est tout simplement un voyage immanquable.

mercredi, 09 mars 2011 18:53

21

C’est sans conteste LA star pop de début d’année. Deux ans après avoir gravé « 19 », son premier LP, Adele effectue un retour fracassant en publiant « 21 ». Les medias n’ont plus d’yeux que pour elle. Idem du côté du public qui la sollicite à pleins poumons. En Grande-Bretagne, son nouvel opus squatte la première position des charts albums depuis sa sortie. Et pareil côté singles, où un extrait (« Someone Like You ») remplace directement en tête des classements le précédent (« Rolling In The Deep »), sans laisser de temps de parole aux autres. Mais ce bel engouement est-il justifié ? Suffit de jeter une oreille au superbe « Turning Tables », à un « Set Fire To The Rain » beau à en frémir ou au gospel rentre-dedans « Rumour Has It » pour obtenir une réponse à cette interrogation. « 21 » est un disque impeccable de bout en bout, ultra bien bidouillé sans jamais être surproduit. Et, surtout, porté par une voix incandescente, autant capable de voltiges que de circonspection.

Le « 21 » d'Adele, qui cause pas mal de tort à sa ‘concurrente’ Duffy, commercialement parlant, permet à la chanteuse de dévoiler une facette encore plus Soul/Gospel de son talent (« He Won’t Go », « Rolling In The Deep », « One and Only », « I’ll Be Waiting »). Seul reproche, le nombre de ballades encore trop important. Surtout lorsque la demoiselle s’en sort haut la main quand elle verse son grain de voix unique au cœur de morceaux plus ‘upbeat’. Mais dans son ensemble, « 21 » est une belle réussite qui confirme le statut de valeur sûre d’Adele Laurie Blue Adkins.

mercredi, 09 mars 2011 18:31

Hotel Shampoo

Aïe. Dans le souci de ne pas se répéter, Gruff Rhys se plante royalement. Publié en 2005, « Candylion » prenait à revers, basculant l’auditeur sans ménagement au beau milieu d’une fontaine de jouvence. Un disque qui donnait envie de crier, de courir et de se jeter dans l’herbe à la mode ‘Petite Maison Dans la Praire’, de balancer des confettis à la gueule de passants anonymes et de danser tout nu sur la table de son bureau. Bref, une perle.

Désormais, le leader des Super Furry Animals joue aux intendants de l’« Hotel Shampoo », un établissement deux étoiles, aux murs bien tristes. Les excentricités n’y sont pas permises et les signes de bonne humeur sont limités à quelques sourires timides. El Perro Del Mar et Miles Kane y jouent les invités de marque mais peinent à convaincre la clientèle. Une clientèle qui ressortira de cet établissement, avec des pieds de plomb et en claquant la porte. Fini le temps des rires et des chants…

mardi, 22 février 2011 01:00

Written in Reverse

Derrière le sobriquet de Men se cache une femme, JD Samson, à l’allure très androgyne. Féministe jusqu’au bout des ongles, Samson n’est pas une complète inconnue puisqu’elle a déjà milité au sein de Bikini Kill et Le Tigre. « Talk About Body », le premier LP de Men, reprend là où se sont arrêtées ses précédentes formations, une bonne dose de beats électro en plus. De quoi faire danser sans retenue le public présent ce 22  février au cœur de la Rotonde du Botanique.

Men zappe la case ‘première partie’ et s’installe sur les planches de la Rotonde vers 20h30. JD Samson s’installe aux côtés de son laptop. Quelques mots soufflés dans le micro provoquent la surprise chez certains membres de l’assistance. Oui, oui, derrière cette petite moustache se dissimule bel et bien une demoiselle. Ses deux acolytes, préposés aux guitares et à la basse, viennent se placer à ses côtés et le set démarre en trombe par les extraits les plus percutants de « Talk About Your Body ». La salle est pleine aux trois-quarts, ce qui laisse largement la place au parterre pour effectuer quelques pas de danse sans retenue. Tant mieux, vu le potentiel énorme de morceaux tels que « Off Our Backs », « Make It Reverse », « Credit Card Babie$ » ou le single « Who Am I To Feel So Free ?». Titre repris récemment par Antony Hegarty (Antony & The Johnsons).

Les textes de Men sont ultra-militants et agissent souvent tel un uppercut. Ils visent principalement la communauté LGBT, que JD Samson défend bec et ongles avec pour seule arme des beats bien capitonnés. Mais après une première demi-heure irréprochable, la cadence faiblit un peu. « Boom Boom Boom », « My Family » ou « Be Like This », déjà pas terribles sur disque, passent difficilement le cap du live. En bout de course, la petite heure prestée par Men était de l’ordre du sympathique, sans plus. Peut-être qu’une setlist inversée aurait pu s’avérer plus efficace…

(Organisation : Botanique)

dimanche, 20 février 2011 01:00

Firestarter

Elle s’est fait attendre, la petite Janelle. Ce dimanche 10 février, la nouvelle coqueluche de la Soul foulait enfin les planches d’une Orangerie sold out depuis des mois. Elle y présentait « The ArchAndroid », un premier album à l’effet feu d’artifice, combinant classe, énergie et originalité. Sur scène, Miss Monáe en fait voir plein les yeux à son public. Et la prestation de ce soir n’a pas dérogé à la règle.

Initialement prévu le 8 décembre dernier, le concert de Janelle Monáe (prononcer Moné) avait tout d’abord été annulé avant d’être finalement reporté de plusieurs semaines. Du haut de ses 25 ans, la chanteuse originaire de Kansas City avait pourtant bien tenu son engagement le lendemain à la Cigale de Paris, stage diving à l’appui. Rien de plus normal, donc, que ses fans belges l’attendaient au tournant, et de pied ferme.

20h30. A l’heure où les lumières de l’Orangerie s’éteignent, un maître de cérémonie tiré à quatre épingles, un haut de forme sur le crâne, entre en scène et s'adresse au public. Après une courte présentation, des images commencent à défiler sur le grand écran surplombant la scène. Un petit film mettant en scène la chanteuse marque le point de départ de la soirée.  S’ensuit un show digne de Las Vegas. Le band s’installe et entame une intro sur laquelle se meuvent trois silhouettes dissimulées sous de longues toges, dos à la scène. « Dance Or Die », la phrase est lâché ; et Janelle Monáe ainsi que ses deux danseuses envoient valser leur camouflage. Le public s’affole à la même cadence que les grosses caisses. La Texane est vêtue de son fameux costard blanc et noir ; et sa célèbre coiffure est toujours de circonstance. La starlette embraye, sans transition, d’une chanson à l’autre. « Faster » colle de près à « Locked Inside » tandis que sur scène défilent de drôles de créatures aux visages morbides et à la démarche de zombie. Un canon à confettis boucle les festivités d'un premier acte qui aura défilé à toutes vitesses. Les influences scéniques des Flaming Lips et de ses potes d’Of Montreal sont définitivement palpables.

Deuxième acte. Janelle revient sur l’estrade, sans artifice, pour la reprise de « Smile », le grand classique de Chaplin, suivi de « Sincerely, Jane », un extrait de son Ep « Metropolis ». La chanteuse invoque ensuite « Wondaland », ce lieu imaginaire autour duquel gravite son univers artistique. Retour au calme sur un « Mushroom & Roses » au cours duquel elle dévoilera une autre facette de son talent. Le micro à la main, et un pinceau dans l’autre, Janelle esquisse quelques formes et le mot « Love » sur une toile posée à ses côtés. Toile qu’elle cèdera à la fin du spectacle à un fan aux anges. Les cinq musiciens de la belle assurent comme des bêtes, notamment un guitariste accoutré d’un postiche à la André 3000 circa « Hey Ya ! ». A l’issue d'un solo à la gratte rondement mené, un déluge de ballons noir et blanc tombe sur le public, pour accompagner les premières notes de « Cold War », signifiant ainsi le début de la fin du show. Mais c’est, évidemment, son méga-tube « Tightrope » qui clôture sa setlist. Morceau pendant lequel elle mettra la salle à genoux, littéralement.

Un dernier pour la route. En guise de rappel, Janelle et sa troupe délivrent un « Come Alive (War Of The Roses) » résolument rock’n’roll. D’aucuns reprocheront à la demoiselle le côté bien trop millimétré de son spectacle, qui ne laisse aucune place à l’improvisation. Un manque de spontanéité pardonné par l’énergie incroyable de la petite qui, en une heure à peine, a mis le feu à l’Orangerie et a largement prouvé qu’elle en a dans le ventre.

(Organisation : Botanique)

 

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