Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Winter adults only ?

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The Wolf Banes - De Casin...
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Redouane Sbaï

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mardi, 06 janvier 2009 01:00

Instant Coffee Baby

Comment aborder le second ouvrage d’une formation décrite par certains critiques anglais comme ‘le groupe le plus fade jamais entendu’ ? Une chose est certaine, il ne s’agit pas ici d’une énième hype. Loin de là. Mais à l’écoute de ce « Instant Coffee Baby », on ne peut s’empêcher de penser que nos amis britons peuvent parfois manifester une sacrée mauvaise foi, quand ils le veulent. Bien qu’il ne risque pas d’établir des records de vente ou de marquer les annales, ce recueil titille gentiment les tympans de ses mélodies simples et abouties. Le genre de ritournelles qui s’écoutent au bureau en bruit de fond, certes, mais qui ont également le potentiel d’abonnir l’exécution du labeur le plus assommant. Le folk bluesy de The Wave Pictures, influencé par The Smiths ou Hefner, évoque, par séquences, les premiers travaux d’Adam Green et Herman Düne ou encore ceux de Stanley Brinks (ex-Herman Düne !) et The Mountain Goats.

« Instant Coffee Baby » n’est pas le type d’album qui subsistera longtemps dans la pile des ‘albums à écouter en boucle’ mais l’harmonie et l’ingénuité des treize morceaux de la galette sont tout simplement irrésistibles.

 

mardi, 06 janvier 2009 01:00

Period

Mist est un duo originaire d’Amsterdam. Il propose ici « Period », son troisième opus. Ecrit et enregistré entre 2005 et 2008, « Period » fait suite à des « We Should Have Been Stars » et « Bye Bye » passé inaperçus hors de la frontière linguistique. Il est triste de constater que ce nouvel ouvrage, à l’écoute de son contenu en demi-teinte, risque fort de connaître la même destinée. Des morceaux tels que « Born In The Summer Of Love », « Escape Lane », « Going On » et « Grand And Humble » attestent de la recherche d’authenticité et de la volonté de la formation de sortir des sentiers battus. Mais la majorité de ce « Period » se fond inexorablement dans la masse et les influences évidentes et convenues (Radiohead, Coldplay et consorts) de Mist s’étalent de long en large au sein de la plaque. Les quatre morceaux précités valent assurément le détour. Dommage que le reste ne suive pas…

 

mardi, 06 janvier 2009 01:00

Poisonous Times

The Old Haunts est au rock ce que Judith Godrèche est au cinéma français : une potiche fadasse et anecdotique, jouant constamment de la même manière. « Poisonous Times » est une œuvre irritante ; et même une écoute ultra rapide n’y change rien. De plus, les tentatives flagrantes de Craig Extine d’interpréter ses écrits de la même manière que Jack White sont, au bout de quelques morceaux, tout à fait risibles. Seules les ballades (« Sunshine », « Hung Up On The Down Side », « In Revolt » et un « Dressed As Thieves » à la Babyshambles) donnent du cachet à l’ensemble, évitant ainsi la nausée à l’auditeur réfractaire. En bref, « Poisonous Times » est un de ces recueils qui finiront par encombrer le fond des bacs de soldes…

 

mercredi, 07 janvier 2009 22:15

Entanglements

Les illustrations de certaines pochettes sont parfois très trompeuses. Les apparences font alors naître des appréhensions qui se révèlent, par la suite, tout à fait absurdes. Et « Entanglements » en est le plus beau témoignage. Le troisième ouvrage de Parenthetical Girls nous rappelle gentiment à l’ordre. Et pour cause, on imaginait, de prime abord, que sa musique allait osciller entre noise et autres expérimentations. L’habit ne fait pas le moine. Les Washingtoniens le prouvent en réunissant onze titres entremêlant l’ingéniosité des travaux de Beirut ou Final Fantasy et l’élégance d’un Rufus Wainwright ou d’un Divine Comedy.

Quelques notes au piano, quelques accords de violons, une voix plaintive –mais pas trop– et Parenthetical Girls parvient à amadouer l’auditeur en quête de délicatesse, même si l’impression d’avoir déjà entendu telle ou telle mélodie de cet « Entanglements » continue de vous poursuivre, toute la durée de la plaque. Ce qui n’empêchera pas le mélomane d’apprécier pleinement la beauté des arrangements du quatuor et plus particulièrement ceux d’un « Unmentionables » agréablement jazzy et de « Windmills Of Your Mind », très jolie adaptation des « Moulins de mon cœur » de Michel Legrand. « Entaglements » démontre en un peu plus d’une demi-heure que derrière les pochettes les plus laides peuvent parfois se cacher de bien belles surprises…

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Judgment Days

Exit les Ciara, Rihanna, Pussycat Dolls et autres pétasses du dancefloor. Ms Dynamite est de retour. Et à contrario des écervelées susmentionnées, elle a des choses à dire. Certes, les thèmes sont ceux déjà défendu quelques milliers de fois auparavant par les artistes d’Urban Music : abandon d’un des parents, la violence des ghettos, lettre ouverte aux dirigeants du monde et le reste. Mais la différence avec les autres artistes du genre, c’est la verve poétique qui parcourt le second album de cette jeune fille de 24 ans. Du poignant single « Judgment Day », traitant - entre autres - de la pédophile, au rap acoustique de « Mr Prime Minister », Ms Dynamite nous donne une bonne leçon d’humilité. Aînée d’une famille de 11 enfants, l’ancienne MC réussi le défi difficile de faire passer les paroles au premier plan en nous faisant presque oublier la musique. De ce recueil, on retiendra surtout l’enivrant ragga de « Fall In Love Again. » Quelques zones d’ombre, cependant, ternissent ce qui aurait pu être un album R’n’b impeccable. Ainsi, on aurait aimé être dispensés de « You Don’t Have To Cry » ou « Back Then », qui n’apportent pas grand-chose au disque. Plus convaincante qu’une Alicia Keys, Ms Dynamite est au R’n’B ce que Leela James est à la Soul : un second souffle pour le genre.
mardi, 30 décembre 2008 22:49

Safe Trip Home

Il faut le reconnaître, Dido, de son vrai nom Florian Cloud De Bounevialle Armstrong, ne profiterait peut-être pas du même succès que celui dont elle jouit actuellement si ce n’était pour les petits pistons qui l’ont amenée là où elle en est aujourd’hui. Après avoir fait ses premières armes en compagnie de son frangin, Rollo, au sein de Faithless en 1995, l’Anglaise cède un sample de son titre « Thankyou » à Eminem en 2000. Celui-ci en fera tellement bon usage sur le méga-carton « Stan » que les ventes de « No Angel », le premier ouvrage de la demoiselle publié en 1999, décollent du jour au lendemain. Quelques nouvelles collaborations avec Faithless plus tard, elle publie « Life For Rent » qui connaîtra à peu près le même succès que son précédent elpee.

Cinq ans plus tard, Dido publie « Safe Trip Home » dont le mot clé est manifestement « Safe ». Bien qu’elle se soit entourée de pointures (Brian Eno, Jon Brion, Citizen Cope, Mike Fleetwood), la blondinette ne surprend pas. Les onze extraits de ce nouvel opus s’inscrivent dans la droite lignée de ses travaux précédents. Malgré une production ultra bien léchée, « Safe Trip Home » souffre d’un manque de soubresauts, si bien que l’on aimerait secouer l’interprète, lui coller une gratte à la main et la forcer à se lancer dans un Heavy Metal de derrière les fagots.

Il faut reconnaître cependant que Dido ne déçoit pas. Ses petites pastilles Pop sont toujours les plus impeccables qui soient. De plus, l’écriture est loin des clichés du genre et certains extraits parviennent même à faire taper du pied (« Us 2 Little Gods », le single « Don’t Believe In Love » ou « Let’s Do The Things We Normally Do », proche d’un Psapp). Le résultat se traduit par un « Safe Trip Home » pas désagréable pour un sou et s’écoulant d’une traite sans que l’auditeur ne ressente un quelconque ennui. Une gentille petite plaque, sans prétention, aucune.

 

mardi, 30 décembre 2008 22:42

The Hawk Is Howling

Retenu par plusieurs publications et autres webzines comme l’une des meilleures œuvres de l’année 2008, « The Hawk Is Howling », la sixième œuvre de Mogwai, est effectivement de celles que l’on souhaiterait avoir écouté en temps et en heure pour les tops de fin d’année. Une critique dithyrambique s’impose donc. Histoire de se racheter. Précédé par le single « Batcat », mariage retentissant du Post-rock et du Heavy Métal, « The Hawk Is Howling » est une collection de dix morceaux qui marque un retour aux sources. Les Ecossais ont par ailleurs opté pour la production d’Andy Miller qu’ils avaient délaissés durant une bonne décennie. Entre morceaux éthérés et tourmentés, cette nouvelle brochette irréprochable est un cadeau inespéré pour les fans de la première heure. Il concilie en effet la splendeur de « Young Team », l’intensité de « Rock Action » et l’ambition de « Happy Songs For Happy People » tout en se débarrassant des défauts de « Come On Die Young » et des mimiques adoptées sur les plus récents « Mr. Beast » et « Zidane : A 21st Century Portrait ».

Mogwai se réinvente également à travers des morceaux plus singuliers, tels que « The Sun Smells Too Loud », « Daphne And The Brain » ou l’émouvant « Scotland’s Shame ». Une écoute prolongée de « The Hawk Is Howling » révèle une subtilité encore plus prononcée qu’auparavant dans le travail de la formation. Le quintet est parvenu à se surpasser et éradique les pyrrhonismes engendrés par un « Mr. Beast » qui avait divisé fans et critiques. Mogwai a donc recouvré son grade de premier de classe. Une position parfaitement méritée.

 

mardi, 30 décembre 2008 22:41

No longer at ease

Nigérienne exilée en Allemagne, Nneka publie son second ouvrage, « No Longer At Ease », l’album de la révélation. Précédé par l’excellent single « Heartbeat », ce nouveau recueil est une introduction bien fournie (16 morceaux) à un univers mêlant sans complexe Hip Hop, Soul, Rock et l’Afrobeat à la Fela Kuti. Injustement comparée à Lauryn Hill, Nneka fait partie de ces artistes qui gravent leurs travaux d’une évidente passion ainsi que d’une certaine honnêteté. Et originalité, surtout ! Assurément, la jeune femme bouillonne d’inspiration. Elle étale celle-ci tout au long d’un recueil qui fait souvent mouche mais souffre également de ce foisonnement d’idées incontrôlées. Les principales faiblesses de « No Longer At Ease » sont en effet un manque de cohérence et une durée qui peut s’avérer contraignante. D’autant plus que quatre ou cinq extraits de l’ensemble auraient pu en être soustraits sans porter atteinte à l’âme de l’œuvre.

Nneka n’a cependant rien à envier à ses grandes sœurs américaines, Erykah Badù en tête. Car malgré ses longueurs, « No Longer At Ease » est un deuxième recueil fouillé, passionnel et résolument ancré dans les racines africaines de son interprète. Nneka Egbuna est un nom à retenir, si ce n’est déjà fait.

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Transmit Disrupt

Dignes représentants de la peu florissante scène Emo british, Hell Is For Heroes nous livre enfin son second album, un disque qui était déjà disponible les bacs, Outre-manche, depuis mars dernier. « Transmit Disrupt » mérite d’être qualifié de décent successeur à « The Neon Handshake » (2003), une plaque acérée qui sentait bon la hargne tempérée et avait ravi les critiques anglais à l’époque de sa sortie. Ici, le groupe réitère ce qu’il avait déjà fait il y a deux ans. Ce qui est loin d’être une mauvaise chose. Effaçant les petites erreurs de débutant parcourant le premier opus, le quintet reverse la même passion et l’augmente d’une bonne dose de maturité. Le genre Emo version UK se voulant bien plus lourd que son homologue ricain, le groupe sert sa cause avec honneur. Dès les premières secondes, « Kamichi » déferle dans les oreilles de l’auditeur tel les armées de César à Pharsale. Take no prisoners ! On tombe rapidement dans le piège et se laisse prendre par la fureur des « Folded Paper Figures » et autres « Silent As The Grave ». Les moments de répit autorisés par « Transmit Disrupt » et « They Will Call Us Savages » ne rendent la victoire de Hell Is For Heroes que plus inexorable. A l’heure où Hundred Reasons est porté disparu et Funeral For A Friend s’endort sur ses lauriers, Hell Is For Heroes peut clamer en toute légitimité le poste d’empereurs Emo made in UK.
mardi, 23 décembre 2008 01:00

Cardinology

Entre 2003 et 2006, la discographie de Ryan Adams n’a cessé de gonfler. De l’affreux « Rock’n’Roll » au splendide « 29 », le compositeur en aura fait voir de toutes les couleurs à ses fans, révélant plusieurs facettes de sa drôle de personnalité. Après une petite année sans actualité, Adams publiait discrètement « Easy Tiger », à la rentrée 2007. Passée quasiment inaperçue, l’œuvre, pourtant d’assez bonne facture, annonçait un petit passage à vide que l’homme avait mis à profit pour se débarrasser de son amour pour la bouteille. Une désintox plus tard, il revient sur le devant de la scène accompagné pour la troisième fois par ses Cardinals, orchestre composé de Chris Feinstein, Jon Graboff, Brad Pemberton et, surtout, Neal Casal.

« Cardinology » fait donc suite au moyen « Cold Roses » et au bien supérieur « Jacksonville City Nights ». L’œuvre s’ouvre sous les meilleurs auspices. « Born Into A Light » dévoile un Ryan Adams posé et des Cardinals maîtrisant leur Americana à merveille. Trop beau pour être vrai. Suivi par les insipides « Go Easy » et « Fix It », le morceau d’ouverture n’est qu’un faux espoir. Le Californien s’enfonce dans une structure bien trop uniforme. Et les vocalises, calquées sur un certain Bono, confirment le râteau. Il réitère donc ce que les critiques lui reprochaient lors de la publication de « Rock’n’Roll ». Ici, l’obstination ne fonctionne pas et « Cardinology » perd rapidement tout son intérêt. Le résultat ? Une anecdote de plus dans la discographie du jeune homme.

 

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