La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Redouane Sbaï

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mardi, 23 décembre 2008 01:00

Demo 2008

Isola est une formation hutoise qui a de la suite dans les idées. Déjà impliquée à deux reprises dans la compile « Startin’ Pop » (2003 et 2005), le trio devenu récemment quatuor poursuit son aventure. Une aventure qu’on leur souhaite, à l’écoute de cette démo, des plus fructueuses. Outre ses influences manifestement ‘beatlenesques’, Isola distille un pop/rock jubilatoire situé quelque part entre Tahiti 80 et son charme estival et Austin Lace, pour son côté ‘Happy-Go-Lucky’.

En cinq morceaux, la formation parvient à captiver et démontre qu’elle est capable de produire autant de cartons radiophoniques potentiels (« It Could Be Better », « Never Let Me »), que de morceaux dont la discrétion fait la richesse (« Dreams Gone »). A surveiller de très près.

 

mardi, 23 décembre 2008 01:00

Hurricane

19 ans après « Bulletproof Heart », son précédent ouvrage, la plus fameuse des chanteuses/actrices/mannequin a retrouvé le chemin des studios d’enregistrements. Celle qui a fêté ses 60 ans en mai dernier s’offre une nouvelle parenthèse sonore au sein du label Wall Of Sound. Précédé d’un « Corporate Cannibal » que Massive Attack n’aurait pas renié, « Hurricane » est partagé en neuf compositions traduisant la volonté de la panthère noire d’explorer des nouveaux terrains de jeu, du trip hop au rock en passant par un reggae à la Sly & Robbie.

Plus abouti que « Bulletproof Heart », ce nouvel ouvrage souffre néanmoins d’un manque d’homogénéité. Grace Jones saute d’un genre à l’autre sans transition pertinente. La face sombre de la diva, également la plus alléchante, passe malheureusement au second plan. Illustré par les très bons « Devil In My Life », « Corporate Cannibal » ou « Hurricane » (co-écrit par Tricky), le côté obscur de l’œuvre est noyé par des morceaux upbeat surproduits (« Sunset Sunrise », « Well Well Well », « Love You To Life »…) Si on est bien conscient que le retour de la déesse des années 70/80 constitue davantage qu’un petit caprice, il faut reconnaître que le tourbillon annoncé a laissé place à un courant d’air…

 

mardi, 16 décembre 2008 01:00

Certaines l’aiment chaud

Cet été, le prolifique Pharrell Williams et ses deux acolytes de N*E*R*D mettaient le feu au Lokerse Feesten. Quatre mois plus tard, la formation boude la France au profit de notre petit pays. Et débarque ainsi à l’Ancienne Belgique. Explosif !

Le terme ‘sold-out’ a pris tout son sens ce soir. A 20h, on souffre déjà du manque d’espace dans la salle. Dès le début de leur set, les Hollandais de Het Jeugd Van Tegenwoordig chauffent à blanc une foule qui reprend en chœur les refrains de leurs tubes. Même si l’on n’est que moyennement friands des travaux de la formation, il faut lui reconnaître un talent scénique plutôt fédérateur.

Après une courte pause, N*E*R*D monte sur les planches. A 21h précises. Et ouvre le bal toutes guitares en avant. Dès les premières mesures, le sol se met à trembler et l’air commence à se faire rare. Pharrell Williams a manifestement un pouvoir d’attraction phénoménal sur les filles. Celles du premier rang hurlent si hystériquement qu’il est difficile de se concentrer sur la musique. Pendant ce temps, la partie du public préoccupée par les chansons plutôt que par le physique de leur interprète sautille dans tous les sens et sue à grosse gouttes. La formation calme ensuite un peu les ardeurs d’une assistance particulièrement bouillante, en dispensant un long medley de ses chansons les plus tendres dont l’excellent « Provider » et leur dernier single « Sooner Or Later ». Précédé d’un sympathique petit speech de Williams et de quelques extraits de « Seeing Sound », dont « Kill Joy » et l’excellentissime « You Know What », les hostilités reprennent ensuite lors d’un enchaînement des plus grosses machines de guerre de la discographie de No One Ever Really Dies.

« Rock Star » donne en effet le signal de départ d’une seconde partie magistrale au cours de laquelle le groupe invite quelques garçons sur le podium. Et après quelques morceaux, « Lap Dance » achève avec succès sa mission de mettre l’Ancienne Belgique à genoux. Au bout de 45 minutes, la formation met déjà les voiles. Le sexe féminin, frustré du manque d’attention, va cependant être rapidement rassuré. Pharrell et sa bande reviennent assez vite pour un rappel et invitent plusieurs filles (triées au volet) à les rejoindre. Le chanteur garde un flegme impressionnant tandis que les jolies demoiselles l’agrippent et sont à deux doigts de le foutre à poil. S’enchaînent alors « Everyone Nose (All The Girls Standing In The Line For The Bathroom) » et un grandiose final sur le tube « She Wants To Move ». Le show cesse au bout d’une heure. Court diront certains, mais plus personne présent ce soir ne doutera de l’efficacité et du talent de l’une des formations les plus originales de la scène Hip Hop.

Organisation : AB

 

mercredi, 17 décembre 2008 21:56

Le Miroir Noir d'Arcade Fire disponible

"Miroir Noir", le film des Canadiens d'Arcade Fire annoncé il y'a quelques jours sur Musiczine est d'ores et déjà disponible. Le DVD, dont on ne connaît toujours pas la date de sortie physique, est mis à la vente en téléchargement via un site créé pour l'occasion. Le film suit le groupe durant la tournée de promo de leur second album, "Neon Bible". La version physique du DVD sera également disponible dans une version "Deluxe" détaillée sur ce même site. 
 
mercredi, 17 décembre 2008 21:43

Compile 4AD gratos

Le label 4AD propose une compile de singles issus de ses meilleures publications de l'année 2008. Cette compilation est téléchargeable gratuitement via son site web. On y retrouve entre autres les singles de Bon Iver, The Breeders, TV On The Radio, Department Of Eagles, Deerhunter, Atlas Sound, Johan Johansson ou encore Stereolab.
 
http://www.4ad.com/features/2008/
 
 
mardi, 16 décembre 2008 01:00

Live

Présenté dernièrement aux Halles de Schaerbeek lors de leur « Exclusive Tour » (cfr. rubrique reviews concerts), le « Live » de Gotan Project est une véritable mine aux trésors pour les fans de la formation. Partagé en deux disques, l’œuvre nous réserve, sur le premier, un enregistrement public accordé en 2003, lors de la tournée « La Revancha Del Tango ». Le trio franco-brésilien en est alors à ses débuts et son incroyable maîtrise sur les planches (illustrée visuellement par un DVD live publié en 2005) marque la naissance d’un monstre scénique. Gotan Project confirmera ce statut lors de la tournée « Lunático », immortalisée sur la seconde plaque de ce « Live ».

Enregistré en 2007 à Neuchâtel (Suisse) en compagnie d’un véritable orchestre, la portion « Lunático Tour » confirme le talent de la formation. Visuellement magistrale, cette tournée aurait cependant mérité un prolongement sous la forme d’un DVD. Une petite déception très vite effacée par les versions ‘publiques’ des splendides « Diferente », « Criminal », « El Norte » ou « Época ». Entre Tango et Trip Hop, le trio prouve en deux leçons que Gotan Project est bien plus qu’une vulgaire formation lounge.

Ce double album est également disponible en une splendide édition collector comprenant les deux disques, un DVD reprenant quelques unes des séquences projetées lors des concerts, une affiche-puzzle, le vinyle 45 tours des ‘versíon orquestral’ de « Diferente » et « Santa Maria » (déjà présents en bonus sur le recueil ‘live’) ainsi qu’un livret de photos plutôt bien fourni (152 pages !). Un beau cadeau que vous pourrez jugez en surfant sur http://www.gotanobject.com , un site spécialement consacré à l’objet ! Joyeux Noël !

 

mardi, 16 décembre 2008 01:00

The Camel’s Back

Il ya deux ans, Psapp publiait l’inattendu « The Only Thing I’ve Ever Wanted », une véritable petit mine de créativité peuplée de créatures malicieuses et de chats, animal fétiche du duo. Une excellente surprise que Galia Durant et Carim Clasmann continuent d’exploiter sur « The Camel’s Back », leur troisième ouvrage. Parce qu’il devait bien nourrir leurs félidés domestiques, le duo s’est intéressé de près au peuple océanique. Et le moindre que l’on puisse dire est que la pêche aux idées des deux joyeux drilles a été manifestement fructueuse. Dans la lignée de son prédécesseur, « The Camel’s Back » regorge de bidouilleries ‘folktroniques’ et de sonorités cocasses créées à partir d’instruments atypiques. Les jouets, par exemple, ont toujours une grande place dans le travail de composition de la formation.

Emmené par l’excellent single « The Monster Song » et son vidéoclip ‘Psappesque’, « The Camel’s Back » est une collection de douze morceaux réjouissants. Le genre qui vous colle un large sourire au visage et égaie les journées les plus grises. Ce recueil, sans réitérer l’effet surprise de « The Only Thing I’ve Ever Wanted » et marquer autant que celui-ci, s’adresse à un public de tout âge qui ne pourra en sortir qu’émerveillé. Les splendides « Screws », « The Camel’s Back », « Marshrat », « Mister Ant » ou « Somewhere There Is A Record Of Our Actions » font de cette troisième œuvre une galette intemporelle à ne pas manquer.

 

mardi, 16 décembre 2008 01:00

!K7 Tapes

Alors que l’on attend impatiemment le successeur de « Pieces Of The People We Love », The Rapture se paie du bon temps en compagnie du label !K7. Ensemble, ils publient un DJ Kicks qui n’en est pas un. Probablement annonciatrice d’une nouvelle série, la compile « !K7 Tapes » des quatre rigolos procure à la fois un insupportable mal à l’estomac et une folle envie de s’envoyer une petite séance d’aérobic rythmique sur la table la plus proche. Hip Hop, Funk, Disco, Dance et Electro. The Rapture nous font bouffer à tous les râteliers mais sont également prévenants et font l’effort d’organiser le tout par genre. De quoi donner un semblant de cohérence à un tracklisting à priori indigeste. La différence entre un DJ Kicks et une !K7 Tape ? Ce dernier ne jouit pas de morceau inédit des responsables du mix. Dommage !

Le quatuor invite à sa petite sauterie des valeurs sûres (Thomas Banglater, Ghostface Killah, Armand Van Helden, Alter Ego, Richie Havens), d’obscurs représentants de la scène disco et electro (Northend, Martin Circus, DJ Mujava, Kiloo…) ainsi que quelques pique-assiettes qui auraient pu faire tourner la soirée au vinaigre (les inutiles « Everybody’s Got To Make A Living » de Dancing With White Girls, « Afro Arps & Minimoogs » de Galaxy 2 Galaxy ou « Say U Will » de Cajmere). Après une première moitié de soirée fort réussie –si l’on esquive Don Armando’s Second Avenue Rumba Band et leur horriblement kitsch « I’m An Indian Too »–, le quatuor s’emmêle les pinceaux lors d’une seconde manche moins passionnante, bien que toujours aussi remuante. La formation permettra même à Paul Johnson de nous glisser à nouveau son immanquable et (trop) entêtant « Get Get Down » dans les oreilles.

Sans être tout à fait indispensable, le « !K7 Tapes » de The Rapture procure, en cette période de fêtes de fin d’année, l’assurance de transformer le plus ennuyeux des salons en dancefloor digne de ce nom. Allez ! ‘Come on baby, shake what your mama gave ya’ !

samedi, 13 décembre 2008 01:00

La perfection du Tango

Pour fêter la sortie de leur double album live, les trois têtes pensantes de Gotan Project avaient donné rendez-vous à leurs fans belges et luxembourgeois aux Halles de Schaerbeek, lors d’un show encore plus ambitieux. Pas étonnant donc de voir l’ancien marché couvert de Bruxelles afficher complet ce soir. Baptisée « Exclusive Tour », cette tournée conceptuelle retraçait la carrière du trio, de « La Revancha Del Tango » à « Lunàtico ».

Philippe Cohen Solal, Eduardo Makaroff et Christoph H. Müller avait mis les petits plats dans les grands dès 20h30. Dissimulée derrière un léger voile blanc, sur lequel était projeté des images esthétiquement réussies, la formation franco-brésilienne entame la première partie de son set par une rétrospective de « La Revancha del tango », leur premier opus. En une demi-heure à peine, Gotan Project va parcourir la quintessence de cette œuvre (« Santa María (del Buen Ayre), « Queremos Paz», « Last Tango In Paris »…). A deux reprises, le public va même profiter d’une magnifique démonstration de tango par une jolie demoiselle accompagnée d’un élégant gentleman. Le voile tombe lors de la seconde danse et dévoile une scène identique à celle utilisée lors de la tournée « Lunático », tandis qu’une petite vidéo bénéficiant de la participation exceptionnelle de l’acteur Adrien Brody (« Le Pianiste », « King Kong », « The Darjeeling Limited »…), est projetée sur l’écran.

La seconde partie s’est concentrée, en très large partie, sur la seconde œuvre du trio. Flanquée, comme lors de la tournée qui était consacrée à cette dernière, par non moins de sept musiciens et évoluant au sein d’un décor blanc immaculé, la formation s’est focalisée, une heure entière, sur « Lunático » et les merveilles qui en sont extraites dont « El Norte », « La Vigüela », « Mi Confesion », « Amor Porteño » et un « Diferente » à frissonner. Le clou du spectacle nous viendra cependant du rappel. Composé d’un enchaînement parfait entre « Criminal » et « Triptico », il provoque (enfin) la réaction d’un public à la fois mou et désagréablement bavard. Et une version remaniée de « Diferente », chantée en anglais et comportant un petit sample d’Abba, mieux géré que lors du « Lunático Tour », boucle le set de deux heures. Une bien belle soirée.

Organisation : Live Nation. 

vendredi, 12 décembre 2008 18:44

Dédicace à Willie par Phosphorescent

Deux ans après "Pride", l'album de la révélation, Phosphorescent publiera  "To Willie". Ce nouvel opus est attendu  pour février. Mais qui est donc ce Willie ? Il s'agit de Willie Nelson, dont l'interprète reprendra dans ce nouveau recueil onze de ses chansons favorites issues de la discographie du premier.
 
Le tracklisting sera tel que suit: 
 
Reasons To Quit
Too Sick To Pray
Walkin'
It's Not Supposed To Be That Way
Pick Up The Tempo
I Gotta Get Drunk
Can I Sleep In Your Arms
Heartaches Of A Fool
Permanently Lonely
The Last Thing I Needed (First Thing This Morning)
The Party's Over
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