La date de sortie du nouvel album de Seigmen, « Dissonans », le 23 octobre, n'est pas une coïncidence. Cet elpee marque un nouveau chapitre dans une histoire où tout est lié. « Dissonans » est notamment le deuxième volet d'une trilogie prévue, après « Resonans », nominé aux Grammy Awards norvégiens, l'année dernière. La sortie coïncide également avec le 30e anniversaire de l'album « Metropolis », qui a marqué le tournant dans la carrière de Seigmen et est tombé dans les bacs à la même date en 1995. Plus subtilement, plusieurs titres de « Dissonans » s'inspirent des premières années du groupe, lorsque sa musique était plus incisive et abrasive. La boucle est bouclée.
La première chose qui frappe dans « Dissonans », c'est son approche artistique. Alors que les précédents elpees privilégiaient la symétrie et le minimalisme, il offre quelque chose de plus brut, presque une esthétique punk dépouillée. Les fidèles followers reconnaîtront toujours l'atmosphère caractéristique de la formation, mais ils entendront également une volonté de briser les conventions et de laisser les chansons évoluer naturellement, où que cela mène. Enfin, le tempo a été accéléré d'un cran ou deux.
L'album s'ouvre sur « Dyret (23 bud) », qui a également servi de premier single. La chanson délivre, selon les standards de Seigmen, un message clair : reconnaître sa propre valeur unique et résister à l'influence des attentes des autres.
Le deuxième single, « Disiplin », fait monter considérablement le niveau d'énergie, porté par un riff de batterie qui attendait dans les tiroirs depuis 1990. Direct et sans compromis, il culmine dans un refrain cathartique construit autour de la phrase ‘for det som betyr noe for meg’ (‘ce qui compte pour moi’), une phrase qui résonne longtemps après la fin de la chanson.
Enfin, le dernier single avant la sortie du long playing s’intitule « Så Nært », une compo qui s'aventure dans un territoire nouveau et inattendu. Aérienne et pleine de vie, elle met en vedette Alex Møklebust dans une performance vocale plus intime et expressive que d'habitude. La monotonie des couplets laisse place à un refrain envoûtant, une libération, et oui, une véritable ballade.
Avec six autres chansons, ces titres composent « Dissonans », un LP qui permet à un groupe de redécouvrir, en quelque sorte, une nouvelle étincelle d'énergie, de créativité et de joie de jouer, des décennies après avoir été l'un des groupes de rock les plus importants de Norvège.
« Dyret (23 bud) » est en écoute là
https://www.youtube.com/watch?v=D0jx7xGcyLo

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