Erato trace sa route depuis 1993 et n’a jamais caché son amour pour la new wave typique des années 80, jusqu’à l’EBM. Au fil des décennies, le groupe bruxellois a gravé d’excellents opus, tels que A Killed God, The Irreplaceable One, Erato - III et NaIVe. Mais à partir de 2015, le silence le plus complet s'installe. Puis, le 10 août 2023, Erato ouvre la soirée new wave des Fonnefeesten, à Lokeren, avant Arbeid Adelt et A Split Second. La formation refait ainsi surface, comme si elle n’avait jamais disparu. Après avoir enregistré l’EP Android Suicide en juin de l’année dernière, elle le sort en vinyle en mai dernier, puis vient le défendre sur scène le 30 du même mois, à Asse. Elle semble donc retrouver sa vitesse de croisière. Au cours d’un agréable entretien, Bolle, le chanteur, nous a parlé du passé, mais surtout du présent et de l’avenir d’Erato, ainsi que de l’ensemble de la scène liée à l’EBM.
Depuis la naissance d’Erato au cours des nineties, le chemin s’est révélé parfois difficile, mais vous signez votre retour aujourd’hui. Comment expliquez-vous cette renaissance ?
Bolle : À l’origine, nous projetions de publier cet EP beaucoup plus tôt. C’est précisément sur ce point qu’Erato s’est retrouvé bloqué. À cette époque, les concerts n'existaient plus et toute la dynamique semblait s’essouffler. Certains membres ont développé d’autres centres d’intérêt et se sont lancés dans des projets parallèles. Frank, notre guitariste de la première génération, a heureusement rallumé la flamme. Nous avons repris les répétitions et nous voulions enfin publier toutes ces chansons qui étaient déjà prêtes mais n’avaient jamais vu le jour. Ce processus a demandé beaucoup de temps, mais nous nous réjouissons que l’EP soit enfin paru.
Les nouveaux morceaux semblent refléter davantage de profondeur et de douceur. Est-ce le signe d’une évolution naturelle du groupe ?
Bolle : Cela prouve surtout que nous avons mûri et que les textes manifestent effectivement plus de vécu qu’auparavant. Divers éléments, comme les parties de batterie, ont été réenregistrés sous la houlette de Marjo derrière les fûts. Nous avons donc certainement retravaillé certains arrangements, mais cela ne signifie nullement que nous sommes devenus plus doux, et cela ne découle pas non plus de frustrations enfouies. Enfin, je ne pense pas. Mais il est possible que certains de ces sentiments se soient glissés inconsciemment dans les morceaux.
Cette facette plus sombre convient particulièrement au groupe. Mais s’avère-t-il nécessaire de chercher une signification précise à ces compositions ?
Bolle : Nous n’avons pas consciemment décidé de redevenir plus sombres. Nous avons toujours revendiqué un style assez éclectique. On ne peut pas vraiment enfermer notre musique dans une seule case. Nous nous situons quelque part entre le gothic rock typique, à l'instar de Sisters of Mercy et Killing Joke, et d’autres styles plus électroniques, teintés parfois d'influences punk ou post-punk. Mais cette alchimie se crée très naturellement. Nos influences demeurent très larges et nous composons les morceaux que nous aimons, ceux que nous éprouvons l’envie d’entendre ou qui nous amusent, indépendamment des genres. Nous restons bien sûr toujours ancrés dans ce registre sombre typique qui a bercé notre jeunesse et qui forge notre identité. Cela fait partie intégrante de notre ADN.
Est-il devenu plus difficile, aujourd’hui, de diffuser votre musique ? Des festivals comme le BIMfest ou les Fonnefeesten et les Lokerse Feesten accordent pourtant une place à la new wave. Ces initiatives suffisent-elles à élargir votre public ?
Bolle : C’est à la fois plus difficile et plus facile. Nous évoluons évidemment dans une niche. Du moins en Belgique, elle ne rassemble pas des millions de personnes. À l’étranger, en Allemagne par exemple, le public se montre un peu plus nombreux. D’un autre côté, grâce à Internet, aux réseaux sociaux et aux outils numériques actuels, le monde s’est rétréci. La musique peut se diffuser beaucoup plus largement.
D’ailleurs, à l'occasion de la tournée d’adieu de Front 242, j’ai l’impression qu’on assiste à une sorte de revival. Les formations qui évoluent dans le post-punk contribuent également à cette nouvelle dynamique. C’est aussi la raison pour laquelle les Fonnefeesten et les Lokerse Feesten programment une journée dédiée à la new wave. Cela prouve qu’il existe un regain d’intérêt et qu’une partie du public reste toujours ouverte à ce genre musical.
Ce regain d’intérêt peut-il permettre à Erato de franchir enfin un nouveau cap ? Malgré la qualité et la longévité du groupe, vous êtes souvent restés aux portes d’une véritable éclosion. Comment expliquez-vous cette situation ?
Bolle : Je ne peux pas vraiment me prononcer de manière absolue sur le sujet, puisque j’ai rejoint le groupe en 2000. Je pense que nous avons toujours été meilleurs en live que sur disque. À la fin des années 90, Erato a un peu raté le coche au moment où il aurait fallu franchir un cap, à une période où pas mal de groupes de la scène commençaient à percer. Par conséquent, nous évoluons toujours en deuxième ou troisième division aujourd’hui (rires).
Mais depuis la reformation d’Erato, nous avons tout de même pu décrocher quelques grands concerts. En 2023, aux Fonnefeesten, nous avons ainsi pu jouer devant un large public. Nous revenons également de Malte, où nous nous sommes produits face à un auditoire international et où nous avons reçu un accueil très chaleureux.
Pourtant, le grand succès et les scènes majeures nous échappent encore. Je pense que nous restons encore un peu trop méconnus du grand public pour y prétendre. Nous ne disposons d’aucun booker et nous gérons tout par nous-mêmes, si bien que les démarches prennent parfois un peu plus de temps. De plus, nous concilions tous un travail et une famille. La musique ne constitue pas notre gagne-pain. Notre groupe compte six membres et lorsqu’une proposition arrive, nous devons réussir à nous libérer. Tous ces facteurs jouent évidemment un rôle.
Pour le moment, nous bénéficions d'un bon élan et de belles perspectives se profilent. Nous avons présenté notre EP au ’t Smiske à Asse, une petite salle capable d'accueillir quelques centaines de personnes. C’est tout aussi agréable que de se produire devant mille ou deux mille personnes. Nous jouons pour le plaisir, pour transporter les gens dans notre univers et les divertir. Telle est notre ambition. Tant que nous pourrons poursuivre ainsi, nous continuerons.
Est-ce cette manière d’aborder la musique qui vous a permis de traverser les périodes plus difficiles ? Qu’est-ce qui vous a empêchés de jeter l’éponge ?
Bolle : Erato s’apparente tout simplement à une drôle de bête qui nous a mordus. Le line-up a évolué plusieurs fois au fil des années. Durant ces trente ans d'existence, les occasions de laisser Erato s’éteindre ou de tout abandonner n'ont pas manqué.
Mais d’une manière ou d’une autre, nous ressentions toujours cette volonté de maintenir le projet en vie et de le relancer. Erato constitue un ancrage vers lequel nous revenons systématiquement. La musique représente une véritable passion, un moyen d’expression indispensable. Nous n’avons jamais réellement tiré notre révérence, même durant les phases de silence du groupe. Jacques et moi poursuivions sans cesse l’écriture de nouveaux morceaux. Erato fait partie intégrante de notre vie, il incarne un projet vers lequel nous pouvons nous tourner à tout moment. Cette dynamique persistera probablement.
En prenant du recul, y a-t-il des choix ou des décisions que vous poseriez différemment aujourd’hui ?
Bolle : Évidemment, certains choix auraient pu prendre une autre direction. Cela s’avère inévitable dans un parcours de vie. Nous avons probablement négligé quelques opportunités par manque d’envie ou de temps à ces instants précis. Mais comme le veut le dicton, les regrets surgissent toujours après coup…
Erato se produit toujours sur scène. Nous savourons ces instants et nous continuons de nous consacrer à ce qui nous anime. Cette quête de notoriété n’a d'ailleurs jamais constitué un réel objectif en soi. Des occasions se sont présentées, mais nous les avons écartées car elles auraient exigé des concessions ou nous auraient contraints à sacrifier une part de notre intégrité. Peut-être jouirions-nous d'une plus grande popularité aujourd’hui. Pour autant, nous n’éprouvons aucun remords.
Bien sûr, nous aimerions fouler de plus grandes scènes, car nous pensons sincèrement que nos compositions le méritent. Mais la qualité artistique s'avère souvent le dernier critère qui détermine votre place sur les grands festivals… Et Erato fait systématiquement passer sa musique au premier plan. Il y a donc peu de regrets à nourrir. De toute façon, ils s'avèrent stériles. Je vis au présent, pas dans le passé.
Revenons au présent : comment avez-vous accueilli les réactions suscitées par l’EP et sa date de « concert release » ?
Bolle : Dans l’ensemble, nous recueillons d'excellents retours. Nous avons également vendu pas mal de disques, ce qui m’étonne parfois. Lors du concert de release, par exemple, j’ai dû dédicacer de nombreuses pochettes de vinyles. J’ai aussi entendu beaucoup de demandes pour un format CD, car certaines personnes ne possèdent pas de platine.
Nous tenions justement à presser un elpee, ce qui représentait une première pour nous. Il reste également possible d’écouter ou de télécharger l’EP sur Spotify, même s’il manque deux plages sur la plateforme. En revanche, les chroniques ne pullulent pas encore, en tout cas pas vraiment en Belgique.
Lorsqu’un groupe belge souhaite franchir un nouveau cap, sa nationalité freine-t-elle sa progression ?
Bolle : C’est une réalité sur laquelle nous n’avons finalement que peu de prise. Il est vrai que la scène électro bénéficie d'un développement plus important en Allemagne que chez nous. Nous faisons également figure d’oiseaux rares dans ce paysage : les amateurs de musique texturée par les guitares se tournent plus facilement vers nous.
Grâce à la version digitale, nous constatons que nous fédérons beaucoup d’auditeurs au Brésil, en Pologne, en Grèce… un peu partout dans le monde. Ces retours s'avèrent vraiment très chaleureux, même s’il n’est évidemment pas simple d’aller jouer dans tous ces pays.
Par conséquent, nous commençons à concentrer nos efforts sur la Wallonie et Bruxelles, car un public y existe et les gens ne nous connaissent pas encore. Cette situation semble assez étrange et nous voulons y remédier. Nous prospectons également du côté des pays voisins, mais ces dates de concerts doivent rester compatibles avec nos emplois et nos vies personnelles… Nous ne pouvons tout simplement pas partir n’importe où.
Il est étonnant qu’un groupe bruxellois rencontre autant de difficultés à se faire connaître en Wallonie. La frontière entre les deux communautés linguistiques reste-t-elle aussi marquée dans le secteur musical ?
Bolle : C’est effectivement assez curieux, et nous ne nous étions jamais vraiment posé la question auparavant. Nous nous sommes orientés presque automatiquement vers la Flandre.
Ce n’est que récemment, en renouant le contact avec nos anciens amis de The Breath of Life et en nous liant d’amitié avec The Ultimate Dreamers, que nous avons pris conscience de l’existence de ce public de l’autre côté de la frontière linguistique.
Nous avons récemment livré une très bonne prestation à Tubize. Nous étions inconnus du public francophone et ces spectateurs l'étaient tout autant pour nous, mais le courant est immédiatement passé. D’ailleurs, lors de la présentation de notre EP à Asse, beaucoup de nos nouveaux amis wallons avaient fait le déplacement. L’objectif consiste donc clairement à partir à la conquête du sud de la Belgique. Nous avons d’ailleurs déjà un concert programmé prochainement à Charleroi.
Le numérique et les réseaux sociaux vous ouvrent-ils aujourd’hui des portes qui seraient restées fermées auparavant ?
Bolle : Génèrent-ils directement de nouvelles opportunités ? Pas nécessairement. En revanche, votre musique bénéficie d'une diffusion beaucoup plus large, et ce rayonnement multiplie effectivement les débouchés. Les morceaux circulent plus facilement et les auditeurs peuvent nous repérer partout.
L’inconvénient réside dans l'immensité de l’offre actuelle : il devient difficile de sortir du lot au milieu d'une telle multitude de formations au sein de ce grand océan numérique. Cela demeure un défi permanent. Mais il y a vingt ans, nous n’aurions jamais imaginé conquérir un public en Pologne ou à Malte. Et pourtant, nous nous sommes produits récemment à Malte. Donc oui, grâce à ces outils, un programmateur peut nous repérer, alors que cette démarche s'avérait beaucoup moins évidente auparavant.
La new wave, l’EBM et la scène gothic attirent encore un public largement composé de fidèles de longue date. Ce vieillissement des passionnés menace-t-il le renouvellement du genre, ou observez-vous l’arrivée d’une nouvelle génération ?
Bolle : Cette réalité nous frappe également. Dans le milieu Gothic, EBM et New Wave, les concerts rassemblent généralement des personnes âgées de quarante à soixante ans. Il s'agit souvent de nostalgiques qui replongent dans la musique de leur jeunesse.
Cependant, des jeunes grandissent également bercés par ces sonorités et découvrent le genre aujourd’hui. Quelques nouvelles formations s’en inspirent d’ailleurs, ce qui contribue à une certaine renaissance. Comme je le mentionnais, certains festivals grand public programment désormais des groupes de new wave ou de styles apparentés, offrant ainsi aux jeunes l'occasion de s'initier à cet univers.
Il existe également des émissions de radio comme Meurissey sur Willy, où Stijn Meuris diffuse aussi bien les classiques du genre que de nouvelles compositions et des artistes moins médiatisés. Erato a déjà partagé l’honneur d’y être diffusé. Ce canal permet également de toucher un public plus jeune. Si l’on compare avec le metal, le Gothic s'apparente un peu à son petit frère. Le metal possède aussi son public, mais sa communauté s’est davantage élargie aux jeunes générations. Existe-t-il une explication à cette différence ? Non, pas vraiment.
Comment expliquez-vous que, malgré votre longue absence, Erato ait conservé des sympathisants aussi fidèles ?
Bolle : Ce constat s'est révélé particulièrement chaleureux. Malgré notre absence pendant plusieurs années, un public fervent a continué de suivre notre parcours et nous accompagne encore aujourd’hui.
À cet égard, le concert des Fonnefeesten a constitué un véritable moment fort. J’en suis reparti très ému. Après une si longue éclipse, je reconnaissais énormément de visages dans les rangs et j’apercevais beaucoup d’anciens T-shirts d’Erato. Les fans de l’époque avaient visiblement répondu présent, heureux de nous retrouver enfin. Ils sautaient, criaient et scandaient nos morceaux à nos côtés. C’était fantastique.
Ils se sont également déplacés en nombre lors de notre release à Asse, tout comme des figures de la scène que nous côtoyions autrefois. Nous pensions les avoir perdus de vue, mais il n’en était rien. Quelques fidèles de Waregem — you know who you are — assistent même à chacun de nos concerts, effectuant le déplacement jusqu’au Limbourg. Cet élan nous touche et nous leur en vouons une profonde reconnaissance.
Après la présentation de l’EP, quelles sont les prochaines étapes pour Erato ?
Bolle : Nous partagerons bientôt la scène avec WegSfeer à Westrand, un excellent groupe de reprises. Nous espérons ainsi séduire des spectateurs qui ne nous connaissent pas encore. Nous entretenons également quelques contacts en Belgique et à l’étranger pour décrocher de nouvelles dates. Par ailleurs, nous ambitionnons de nous produire sur de plus grandes scènes.
Parallèlement, nous retravaillons quelques anciens morceaux. Notre nouveau bassiste s’est intégré avec une rapidité incroyable en quelques mois. Marjo a également trouvé parfaitement sa place. Jacques et moi venons d'écrire de nouvelles compositions. Nous espérons les enregistrer prochainement et, cette fois, accélérer la cadence afin de publier plus rapidement un nouvel album. Le train est en marche…
En parallèle d’Erato, menez-vous actuellement d’autres projets personnels ou artistiques ?
Bolle : Lorsque Erato se trouvait un peu sur une voie de garage, j’ai commencé à chanter pour une formation tribute de punk rock, The Dirty Harries. Cette expérience s'est révélée très réjouissante. Elle exigeait une approche complètement différente d’Erato, mais procurait un pur plaisir et m’a permis de perfectionner ma technique vocale. Cette aventure touche maintenant à sa fin.
Pendant cette période, je me suis également lancé dans le stand-up. En tant que frontman, j’avais déjà remarqué ma capacité à faire rire le public, et j’aime faire le pitre en coulisses. Sous le pseudonyme de Gery La Boule, je présenterai bientôt mon premier spectacle complet dans les salles. Après avoir assuré pendant des années les premières parties d’artistes comme Nigel Williams, Raf Coppens ou Erhan Demirci, ce nouveau défi s'annonce particulièrement excitant.
Après toutes ces années dans l’underground, quelle ambition anime encore Erato ? Les grandes scènes restent-elles un objectif, ou cherchez-vous avant tout à poursuivre l’aventure à votre manière ?
Bolle : Se produire sur de plus grandes scènes constitue certainement une ambition et représenterait une magnifique opportunité. Fouler les planches des Fonnefeesten ou des Lokerse Feesten, par exemple, s'annoncerait formidable. Nous visons également une participation accrue aux grands festivals capables de rassembler un large public.
Notre récente prestation à Malte a d'ailleurs stimulé notre envie d’aller plus loin. C’est pourquoi des événements d'envergure tels que le Wave-Gotik-Treffen de Leipzig, le M’era Luna ou le Castlefest figurent en bonne place sur notre liste de souhaits. Ce rêve ne semble absolument pas irréalisable, et nous comptons bien déployer les efforts nécessaires pour y parvenir. En attendant, nous souhaitons multiplier les concerts dans un maximum d'endroits chaleureux. Rencontrer de nouvelles têtes, monter sur scène et pérenniser cette dynamique définissent, en fin de compte, notre principale aspiration.
Vous semblez encore avoir de belles années devant vous. Qu’est-ce qui pourrait, un jour, vous résoudre à mettre un terme à l’aventure Erato ?
Bolle : Si mes capacités physiques s'amenuisaient, ou si ma voix venait à me faire défaut, l'aventure prendrait nécessairement fin.
L'épilogue d'Erato dépend donc de deux facteurs précis : une incapacité physique majeure ou la perte de notre enthousiasme. Monter sur scène doit impérativement demeurer une source de joie. J’essaie systématiquement de privilégier mes passions et de rejeter les contraintes contraires à mes aspirations. Par conséquent, si l’envie s’évanouissait complètement, le rideau tomberait définitivement. Mais tant que le plaisir nous anime, que le divertissement reste au rendez-vous et que notre santé nous le permet, nous poursuivrons la route d'Erato.
Merci pour cet entretien.
Pour approfondir votre connaissance du groupe, explorer sa discographie et suivre son actualité, n’hésitez pas à visiter sa page « Artistes » en sélectionnant le lien Erato, mis en évidence en vert, au sein de l’encadré « Informations complémentaires » ci-dessous.

Nederlands
Français 
