Originaires de Brighton, les Lambrini Girls viennent de dévoiler deux nouveaux singles : « The Basement » et « Spilt ». Ces deux nouveaux titres, aux sonorités variées, signés par le duo explosif composé de Phoebe Lunny (chant/guitare) et Selin Macieira (basse), illustrent toute la diversité des réalités contemporaines abordées par Phoebe et Selin dans « No Refunds », le deuxième album du groupe, dont la sortie est prévue le 15 janvier 2027 chez City Slang.
Sur « The Basement », le duo s’intéresse aux écosystèmes en ligne qui poussent des hommes en désaffection vers des idéologies de plus en plus réactionnaires. Décrivant ce titre comme l’histoire d’‘un petit homme triste radicalisé par la manosphère’, il livre une nouvelle dissection acérée et teintée d’humour noir de la culture politique moderne, canalisant son énergie conflictuelle caractéristique vers un sujet qu’il devient de plus en plus difficile d’ignorer.
À l’opposé, « Spilt » s’aventure en territoire totalement inconnu à travers un morceau entièrement acoustique qui aborde la dépendance à l’alcool avec une honnêteté sans concession. Dépouillé de la distorsion et de la férocité sonore devenues la marque de fabrique du groupe, ce morceau ne laisse guère de place à la dissimulation, révélant une facette plus exposée et introspective de leur écriture. « C’était à la fois passionnant et stimulant de faire quelque chose d’aussi différent du reste de l’album et de ce que nous faisons d’habitude, tout en lui donnant toute sa puissance à sa manière », explique Selin. « No Refunds » recèlera également les singles déjà dévoilés « Bang Bang Bang » et « Cult of Celebrity ».
« No Refunds » est la suite incendiaire et audacieuse sur le plan sonore de leur premier elpee « Who Let The Dogs Out », sorti en 2025. C’est un disque plus sombre, encore plus direct et radical, qui s’inscrit parfaitement dans un moment de l’histoire où peu d’autres choses auraient du sens. Son contenu se lit comme une litanie d’horreurs modernes : génocide, fascisme, essor de l’IA et descente dans les bas-fonds sordides de la « manosphère ». Le fait que toutes ces idées, terrifiantes chacune à leur manière, se concrétisent simultanément, dans le court laps de temps qui s’est écoulé depuis les débuts de Lambrini Girls, il y a à peine deux ans, montre à quel point l’écriture de cet opus est devenue une nécessité pour le duo. Le punk industriel côtoie des moments d’immédiateté pop, des lignes de basse anguleuses et une vulnérabilité inattendue, le duo associant ses compositions les plus provocantes à l’humour noir et à l’esprit qui sont devenus sa marque de fabrique.
Pour écouter (lyric vidéo) « The Basement », c’est ici et pour découvrir le clip de « Spilt », c’est là
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