Une petite salle cosy vient de s’implanter dans la cité de La Louve : l’Abtract. Elle est idéalement située le long de la chaussée Paul Houtard, à Houdeng. Ce petit club peut accueillir jusqu’à 150 personnes. Essentiellement destinée aux événements ‘techno’, elle est également susceptible d’accueillir des concerts rock, punk ou garage, régionales.
Une bonne centaine de spectateurs s’y presse ce samedi 19 avril pour assister au concert de Giac Taylor. La première partie est assurée par Dave Gordon. Après le set de la tête d’affiche, un DJ local - déjà passé par Tomorrowland - prendra le relais pour une after-party.
Giac Taylor est le projet solo de Panarisi Giacomo, alias Romano Nervoso, un groupe considéré comme le fondateur du rock spaghetti. Tout commence en janvier 2021, lorsque ‘Il Signore’ Panarisi décide de profiter du confinement et de la crise sanitaire pour s'isoler dans un studio en compagnie de son acolyte, l'ingénieur du son Moorad Agjij. En un sommet de créativité, il réalise le dessein dont il a rêvé depuis longtemps : enregistrer un album solo en moins d'une semaine. Le concept était simple : se lever tôt pour écrire des chansons et les enregistrer le soir, le tout en sept jours Ce qui explique le nom du projet, ‘One Week/One Record’ (une semaine, un disque). De cette expérience sont nés quatre albums : « First Of All... Fuck You » en janvier 2021, « Jesus Loves You But I Don't » en mars 2021, « Dead Man Shoes » en juin 2021 et « The Last Sicilian Standing » en décembre 2021. Enregistré en moins de 24 heures, ce dernier est paru ce 14 février. Un elpee qu’il est venu défendre ce soir.
Place d’abord au supporting act. Dave Gordon. Un quatuor également originaire de La Louvière. Un groupe impliquant un chanteur, un guitariste, un bassiste et un drummer. Un line up classique, pour un combo de rock qui déverse une solution sonore aux sonorités distordues, puisant ses influences dans le punk et le grunge, le tout agrémenté d'un zeste de citron… (page ‘Artistes’ ici)
Sur scène, le batteur/chanteur Panarisi Giacomo, l’âme de Giac Taylor, est accompagné de quelques amis musiciens expérimentés : le bassiste Diego Di Vito, le sixcordiste Mick Carro Torres et le claviériste/guitariste Angelo Gruttadauria.
Entre le premier morceau du concert, « Armchair Warrior » (également titre d'ouverture de son dernier opus), et les derniers accords féroces de l’avant-dernier titre, une version ‘extended’ de « Italian Abduction », devenue sa signature, Giac Taylor va livrer une expression sonore variée, oscillant du stoner au psychédélisme, en passant par le rock old school, le punk garage, et du spaghetti rock (une bonne ration quand même).
Et notamment le fluctuant « Path Of Love », le percutant « The Witch », « The War Of The World », sculpté dans le trash metal, « Grim Reaper », caractérisé par sa ligne de basse nerveuse et l’incendiaire « The Blame ».
Derrière ses fûts, lorsqu’il n’emprunte pas les intonations de Rob Zombie (Fuzztones), Giacomo hurle à pleins poumons. Une performance réellement aboutie, au cours de laquelle Giac Taylor nos a entraîné dans un voyage imaginaire sis quelque part entre le désert de Californie (et pourquoi pas à Joshua Tree, au studio Rancho de la Luna) et l’univers des films d’horreur des sixties...
En 60 minutes, les compositions se sont succédé à un rythme frénétique.
Une superbe prestation.
Setlist : « Armchair Warrior », « Path Of Love », The Witch », « War Of The World », « The Last Sicilian Standing », « Grem Reaper », « May Satan Blees You », « I Hate Drums », « The Blame », « The Italian Abduction », « Stronger Man ».
(Organisation The Abstract)

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