La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021). « Life in Small Spaces…

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Content Blocks y va à fond

Le duo new-yorkais Content Blocks vient de dévoiler son nouveau single et le clip qui l'accompagne, « Beach Resort », un nouvel aperçu de son premier album à venir, « Hard Out », dont la sortie est prévue le 2 octobre 2026 chez STTT Records. « Beach Resort »…

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The Wolf Banes - De Casin...
Didier Deroissart

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vendredi, 24 juillet 2026 17:30

La flamme Campbell continue de brûler…

Phil Campbell’s Bastard Sons et Rödder au Zik-Zak : la flamme continue de brûler. Cette soirée estivale s’annonce chargée d’émotion. Quelques mois après la disparition de Phil Campbell, guitariste historique de Motörhead, ses trois fils retrouvent les planches sous le nom de Phil Campbell’s Bastard Sons, aux côtés du chanteur Julian Jenkins. Cette tournée permet à la famille Campbell de poursuivre l’aventure et de perpétuer l’héritage rock’n’roll de leur père.

Depuis la disparition de Lemmy et la fin de Motörhead, Phil Campbell n’était pourtant pas resté inactif. Après avoir sillonné les routes sous le nom de Phil Campbell’s All-Stars et figuré à l’affiche de nombreux festivals, la formation était rapidement devenue Phil Campbell and the Bastard Sons. Elle réunissait ses fils Todd à la guitare, Dane à la batterie et Tyla à la basse, ainsi que Neil Starr, un ami de la famille, au chant. Le combo avait publié son premier opus, « The Age of Absurdity », en 2018, puis entrepris une tournée intensive. Campbell avait ensuite sorti le disque solo « Old Lions Still Roar » en 2019, entouré de nombreux invités. En 2020, pendant la pandémie, les Bastard Sons avaient proposé un deuxième long playing, « We’re The Bastards ».

Phil Campbell est décédé le 13 mars 2026, à l’âge de 64 ans, des suites de complications consécutives à une lourde opération.

Rödder chauffe rapidement la salle. À 20 heures, le combo ouvre la soirée par une prestation brève et efficace d’environ trente minutes. Il entre immédiatement dans le vif du sujet et livre un rock énergique, soutenu par des guitares incisives et une attitude en accord avec le programme.

Face à une foule principalement venue retrouver l’énergie brute associée à Motörhead et à la famille Campbell, Rödder remplit sa mission. La formation fait monter la température et prépare le terrain sans ralentir le rythme. Cette première partie directe, dépourvue de longue introduction ou d’artifices, plonge aussitôt la salle dans une atmosphère rock (page ‘Artistes’ ici). 

Vers 21 heures, Phil Campbell’s Bastard Sons investit les planches. Dès les premières mesures de « We’re the Bastards », le ton est donné : guitares puissantes, basse lourde et batterie d’une précision redoutable. Todd Campbell assure les parties de guitare, Tyla Campbell tient la basse et Dane Campbell propulse l’ensemble derrière ses fûts. Au chant, Julian Jenkins trouve naturellement sa place dans cette nouvelle configuration.

L’absence de Phil Campbell reste perceptible, mais le band ne transforme jamais la soirée en cérémonie funèbre. L’hommage s’exprime par la musique, le volume et la volonté de continuer. La manière la plus fidèle de célébrer un homme qui a consacré plus de trente ans à Motörhead consiste sans doute à jouer du rock’n’roll aussi fort que possible.

La setlist associe les compositions des Bastard Sons à plusieurs classiques liés à Phil Campbell. Des titres tels que « High Rule », « Spiders », « Dark Days », « Strike the Match » ou « Maniac » rappellent que la formation possède sa propre identité et ne se réduit pas à un tribute band.

Lorsque retentissent les premières notes de « Going to Brazil », « Rock Out » ou « R.A.M.O.N.E.S. », l’ombre de Motörhead plane sur le Zik-Zak. L’auditoire retrouve une formule éprouvée : riffs simples et ravageurs, rythmique lancée à pleine vitesse et refrains repris en chœur. « Ace of Spades », placé au milieu du concert plutôt qu’en conclusion, provoque l’un des temps forts de la soirée. Le quatuor ne cherche pas à reproduire Motörhead à l’identique ; il conserve l’urgence et l’agressivité qui ont élevé ce titre au rang de classique du rock.

La suite ne faiblit pas : « Born to Raise Hell » précède « Maniac », qui clôt la première partie. À ce stade, le combo concilie le respect de son héritage familial et l’affirmation d’une personnalité musicale plus actuelle.

Le rappel s’ouvre sur « Heroes » de David Bowie. Dans le contexte de cette tournée, le titre acquiert une résonance particulière. Après la déferlante de guitares et de décibels, cette parenthèse mélodique ménage un moment d’émotion et de respiration sans rompre l’intensité de la soirée.

La formation repart ensuite sur « Ringleader », puis assène un dernier coup par « Killed by Death ». La soirée s’achève sur « Motorhead », morceau initialement enregistré par Hawkwind et devenu l’acte fondateur du band de Lemmy. La conclusion ne pouvait guère être plus symbolique : les fils de Phil Campbell terminent leur concert à la source de l’histoire dont ils assurent désormais la continuité.

La relève est assurée. Dans le cadre intimiste du Zik-Zak, la proximité entre les musiciens et la fosse accentue la puissance de la prestation. Réputée pour son acoustique et la faible distance qui sépare les artistes des spectateurs, la salle d’Ittre convient parfaitement à ce rock direct et physique.

Phil Campbell’s Bastard Sons ne cherche ni à remplacer Phil Campbell ni à recréer artificiellement Motörhead. Le combo prolonge plutôt une histoire familiale tout en bâtissant son propre avenir. Todd, Tyla et Dane Campbell poursuivent leur route aux côtés de Julian Jenkins, animés par une détermination évidente.

Au terme de la soirée, une impression domine : la disparition de Phil Campbell laisse un vide immense, mais n’éteint pas la flamme. Ses fils montrent qu’elle brûle encore, nourrie par le respect de son héritage et par une solide dose de décibels.

Verdict : une soirée puissante et émouvante, où l’héritage de Motörhead rencontre l’avenir des Bastard Sons.

(Organisation : Zik-Zak) 

 

 

lundi, 03 août 2026 18:36

Alex Revox Jr revisite le glam

Alex Revox Jr a sorti son nouvel elpee, « Electro Glam Part 1 », ce 18 mai 2026. Après un premier opus intitulé « B77 », qui explorait déjà les multiples influences de l’artiste, ce nouveau projet poursuit une recherche sonore où se rencontrent nostalgie flamboyante, culture vintage et énergie électronique contemporaine.

Alex Revox Jr est en réalité un trio aux horizons multiples, travaillant entre Paris, Toronto et Mexico. Avec « Electro Glam Part 1 », le groupe plonge dans l’imaginaire du glam rock des années 70 tout en le transformant à travers des arrangements électro actuels.

Alex Revox Jr propose ainsi un album vibrant qui revisite l’esprit extravagant et libre du glam à travers des synthétiseurs hypnotiques, des rythmiques pensées pour le dancefloor et une esthétique rétrofuturiste assumée. L’objectif n’est pas seulement de rendre hommage à une époque mythique, mais de faire dialoguer son héritage avec les sonorités électroniques d’aujourd’hui.

Parmi les grandes influences revendiquées par le trio figurent plusieurs figures incontournables de la scène glam et rock : David Bowie, Iggy Pop, Donovan, MC5 ou encore Gary Glitter. Ces références dessinent un paysage musical riche, entre attitude rock, expérimentations sonores et liberté artistique. Nouvel extrait de l'album « Electro Glam Part 1 », Alex Revox Jr reprend « I Wanna Be Your Dog » d'Iggy Pop & The Stooges.

 Et le clip est à voir et écouter

 

 

Jeudi 22 octobre 2026 - Tyla- Forest National, Bruxelles

Mercredi 02 décembre 2026 - Nieve Ella - Trix, Anvers

Mardi 23 mars 2027 - Megadeth - Forest National, Bruxelles

 Samedi 27 mars 2027 - Teddy Swims - AFAS Dôme, Anvers

Dimanche 04 avril 2027 – Ministry - Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 01 décembre 2027- KANONENFIEBER - Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

Jeuci 05 novembre 2026 - Saint Levant - De Roma, Anvers

Jeudi 05 novembre 2026 - Mike D 5 D - Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 06 novembre 2026 - Saint Laurent - De Roma, Anvers

Lundi 07 décembre 2026 - Polyphia - Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 17 février 2027 - Ezra Collection - Ancienne Belgique, Bruxelles

 Vendredi 26 mars 2027 - Teddy Swims - AFAS Dôme, Anvers

Dimanche 04 avril 2027 - Ministry - Ancienne Belgique, Anvers

Dimanche 11 avril 2027 - Jordan Rakei - De Roma, Anvers

Vendredi 30 avril 2027 - Rumours Of Fleetwood Mac - Kursaal, Ostende

Mardi 11 mai 2027 - Rumours Of Fleetwood Mac - Stasschouwburg, Anvers

http://www.livenation.be/

dimanche, 26 juillet 2026 16:19

Lisa Leblanc, on en parle beaucoup

Quelques années après s’être approprié les codes du disco sur l’album « Chiac Disco », Lisa Leblanc vient de partager la pépite rock « Whole Lotta Talkin’ ». Grâce à son mélange unique de musique roots, rock, disco, funk et country, Lisa LeBlanc s’impose comme une icône acadienne depuis 2012. Après avoir connu un succès majeur pour son premier elpee éponyme, elle décide de troquer le français pour l’anglais sur « Highways, Heartaches and Time Well Wasted » en 2014, ainsi que sur « Why You Wanna Leave Runaway Queen ? ». Ces trois premiers disques s’écoulent à plus de 140 000 exemplaires.

Passant aussi aisément de Dawson City à Caraquet que de Paris à Lafayette, Lisa et ses musiciens tournent pratiquement sans relâche au cours des années suivantes. Elle prend une pause en 2019 mais en profite néanmoins pour voyager, écrire et s’épanouir en tant que musicienne. Elle coréalise le premier opus du Néo-Écossais Jacques Surette, puis assure la réalisation du 25e long playing d’Édith Butler, « Le tour du Grand Bois ». Ajoutant cette nouvelle corde à son arc, elle explore d’autres facettes de la création musicale, tout en mettant ses idées et sa passion au service des autres.

Caractérisé par un riff de guitare surf rock et par un orgue des années 60 qui rappelle The B-52’s, « Whole Lotta Talkin’ » évoque avec humour une situation à laquelle tout le monde a été confronté·e : se retrouver coincé·e face à quelqu’un qui n’en finit plus de parler. Cette réjouissante chanson témoigne aussi de l’aisance de la musicienne acadienne à passer du français à l’anglais, du disco au rock ‘n’roll, sans jamais compromettre son identité artistique.

Réalisé par Alexandre Pelletier, le clip de « Whole Lotta Talkin’ » met en scène les aventures de tournée d’un groupe dysfonctionnel composé de Lisa Leblanc et de marionnettes. ‘J’ai voulu exécuter ce récit drôle et absurde avec tout le sérieux du monde, comme si on regardait un film biographique musical ultra-dramatique’, explique le réalisateur. Attention : ce qui commence sur une note ludique se termine par un double marionnetticide.

Depuis la sortie de « Chiac Disco » en 2022, Lisa LeBlanc a accordé plus de 140 concerts à travers l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon ; a reçu plusieurs Félix, une nomination aux Junos et une place sur la prestigieuse courte liste du Prix Polaris ; elle a aussi fait équipe avec 63 musiciens classiques pour enregistrer l’album « Live » en compagnie de l’Orchestre symphonique de Québec, lancé en 2024.

Le clip de « Whole Lotta Talkin’ » est disponible

 

 

mardi, 14 juillet 2026 19:46

Triggerfinger sur le tarmac

Triggerfinger vient de dévoiler le clip de « Through The Beam », extrait de son prochain album « Tarmac », qui paraîtra le 18 septembre 2026. Un morceau de rock entraînant et dansant, à retrouver désormais en images !

L'année 2025 marque les 25 années de carrière de Triggerfinger. Pour célébrer cet anniversaire, le groupe de Rock belge fait son grand retour sur scène pour une tournée européenne de 25 dates, toutes sold out, et a également sorti « Stars », premier avant-goût de « Tarmac », le nouvel album.

Pour enregistrer ce 6ème opus, Ruben Block et Mario Goossens ont reçu le concours du le réalisateur américain Mitchell Froom (Suzanne Vega, Crowded House, Rufus Wainwright). Celui-ci les a poussés à sortir de leur zone de confort et à trouver de nouvelles façons de composer, sans idée préconçue de ce que le résultat pourrait être. Les deux musiciens ont relevé le défi haut la main : « Tarmac » est bluffant de liberté et voit un Triggerfinger avec un ADN musical renouvelé sans avoir rien perdu ce qui fait son identité.

Ce premier elpee en 9 ans, le premier également sans leur charismatique bassiste Monsieur Paul, décédé l’an dernier, marque une nouvelle ère pour Triggerfinger, et prouve que la formation appartient à cette rare catégorie de combos rock européens à avoir survécu aux tendances et aux modes des 25 dernières années.

La vidéo de « Through The Beam » est disponible

 

 

Lundi 09 novembre 2026 - Enter Shikari - Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 27 novembre 2026 - Murda - La Madeleine, Bruxelles

Lundi 15 février 2027 - Role Model – Forest National, Bruxelles

Mardi 16 février 2027 - Ezra Collective - Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 08 mars 2027 - Patrick Spicer - Zuiderpershuius, Anvers

Mardi 16 mars 2027 - Izia – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 17 mars 2027 - Micky Overman - Zuiderpershuius, Anvers

 

http://www.livenation.be/

Samedi 29 août 2026- 20h00 :

Dandy Shoes (BE) + Castles (BE) + Blacksummer (BE)

Kultura, Liège.

Infos : https://www.facebook.com/events/1505058521326933/

 

Vendredi 18 septembre 2026 et Samedi 19 septembre 2026 :

5e Golden Age Rock Festival, au Centre Culturel de Chênée avec :

 Le Vendredi dès 16h00 :

- Chilly Pom Pom Pee (BE) : https://www.facebook.com/chillypompompeeband

- The Mercury Riots (USA) : https://www.facebook.com/themercuryriots

- Vardis (UK) : https://www.facebook.com/vardis.official

- Matty James Cassidy & The Real Villains (UK) : https://www.facebook.com/mattyjamescassidy

- Tyla’s Dogs D’Amour (USA) : https://www.facebook.com/tylasdogsdamour

Samedi dès 11h30 :

- Blackcase (BE) : https://www.facebook.com/blackcasebe

- Mystery (BE) : https://www.facebook.com/BelgianMystery

- Steelover (BE) : https://www.facebook.com/SL5820

- Demon (UK) : https://www.facebook.com/DemonBandOfficial

- Carl Dixon’s Coney Hatch (CAN) : https://www.facebook.com/ConeyHatch

- FM (UK) : https://www.facebook.com/FMofficial

- STARZ (USA) : https://www.facebook.com/profile.php?id=100057428800753

- Black’N Blue (USA) : https://www.facebook.com/BlackNBlue

Infos : https://www.facebook.com/events/1542430514104704/

 

26 septembre 2026 à 20h00 :

And Also The Trees (UK) : https://www.facebook.com/p/and-also-the-trees-100045040099531/?locale=fr_FR

Reflektor, Liège.

Infos : https://www.facebook.com/events/place-xavier-neujean-24-4000-li%C3%A8ge-belgium/and-also-the-trees-au-reflektor-%C3%A0-li%C3%A8ge/2313372939073450/

 

Samedi 10 octobre 2026 à 18h00 :

Tremplin Durbuy Rock Festival avec Acus Vacuum (BE) + 4 groupes en compétitions

L’Entrepôt, Arlon.

Infos : https://www.facebook.com/DRFagency

Samedi 17 octobre 2026 à 18h00 :

Tremplin Durbuy Rock Festival avec Didier Super Metal Band (FR) + 4 groupes en compétitions

Centre Culturel, Braine-L’Alleud.

Infos : https://www.facebook.com/events/995259216177539

 

Vendredi 23 octobre 2026 à 18h00 :

Warm Up de la Guerre des Gaules avec Tagada Jones (FR) + Through The Void (BE) + One Hour (BE), Tarmak Abra (BE).

Centre Culturel, Chênée.

Infos : https://www.facebook.com/events/1256681916247365

Samedi 24 octobre 2026 à 18h00 :

17e Guerre des Gaules avec :

- Ten56. (FR) https://www.facebook.com/ten56hq

- Ashen (FR) https://www.facebook.com/ashenfr

- Revnoir (FR) https://www.facebook.com/revnoirofficial

- Ice Sealed Eyes (BE) https://www.facebook.com/icesealedeyes

- Hope As A Weapon (BE) https://www.facebook.com/hopeasaweapon

- Aurore (FR) https://www.facebook.com/auroreband

- This Is Not Yours (BE) https://www.facebook.com/Thisisnotyourshc

- Strayed From Humanity (BE) https://www.facebook.com/Strayedfromhumanity

Centre Culturel, Chênée.

Infos : https://www.facebook.com/events/4172665606397099

 

Samedi 07 novembre 2026 à 17h30 :

Tremplin Durbuy Rock Festival avec Get The Shot (CAN) + 4 groupes en compétitions

Belvédère, Namur.

Infos : https://www.facebook.com/events/1006486438427243/

 

Samedi 28 novembre 2026  à :13h00 :

15e Night Fest Metal avec :

- Darkened Nocturn Slaughtercult (DE) https://www.facebook.com/D.N.Slaughtercultofficial

- Desaster (DE) https://www.facebook.com/666Desaster666

- Hecate Enthroned (UK) https://www.facebook.com/HecateEnthroned

- Disfuneral (FR) https://www.facebook.com/Disfuneral

- Galibot (FR) https://www.facebook.com/GalibotBand

- Solfatare (BE) https://www.facebook.com/Solfatare

- Sanguis Orbis (BE) https://www.facebook.com/Sanguis.Orbis.band

- Nameless Order (BE) https://www.facebook.com/profile.php?id=61565504600621

L’Entrepôt, Arlon.

Infos : https://www.facebook.com/events/26145758788374320

 

Samedi 12 décembre 2026 à 19h00 :

Les Gauff’ (BE), G-Sbar (BE)

Salle Mathieu de Geer, Barvaux S/O.

Infos : https://www.facebook.com//26149302681321304

Jacky Englebert

DRF asblevents

Rue Saint-Monon, 33

B-6940 Durbuy

++32(0)476.61.70.18

www.durbuyrock.be

www.durbuyrock.be/booking

www.goldenagerock.be

 

 

La Ballroom de l’Ancienne Belgique célèbre le reggae roots ce soir. Burning Spear, figure majeure du genre et disciple revendiqué de l’héritage jamaïcain, revient à Bruxelles à 81 ans, toujours alerte, entouré de neuf musiciens parfaitement soudés. La salle affiche complet et rassemble un auditoire multigénérationnel, où les rastas se mêlent aux amateurs de longue date comme aux curieux venus découvrir une légende vivante.

Winston Rodney, alias Burning Spear, débute sa carrière dans les années 1960 en Jamaïque, sur les conseils de Bob Marley, avant d’enregistrer son premier single, « Door Peep », en 1969 sur le label Studio One. Profondément ancré dans la foi rastafari et les idéaux panafricains de Marcus Garvey, il forge un reggae hypnotique et militant, traversé de rythmiques puissantes, de cuivres et de percussions. Son opus « Marcus Garvey » (1975), devenu un classique du genre, a célébré son cinquantième anniversaire en 2025. Burning Spear compte deux Grammy Awards, remportés pour « Calling Rastafari » (2000) et « Jah Is Real » (2009), ainsi que plus de douze nominations. Son dernier disque studio, « No Destroyer », sorti en 2023, a été nommé aux Grammy Awards 2024 dans la catégorie Best Reggae Album.

L’influence de Burning Spear sur le reggae reste considérable. Son héritage musical rappelle l’autonomie et l’autodétermination de la diaspora africaine. Après plus de six décennies de carrière, son message conserve toute sa force et son chant garde cette intensité immédiatement reconnaissable. Winston Rodney attribue le lancement de son parcours musical à une rencontre décisive auprès de Bob Marley. Tous deux vivaient dans la paroisse de St. Ann, en Jamaïque. Comme le raconte Burning Spear : ‘Bob se rendait à sa ferme. Il avançait auprès d’un âne, quelques seaux, une fourche, une machette et des plantes. Nous avons simplement discuté d’homme à homme, et je lui ai dit que j’aimerais me lancer dans le monde de la musique. Bob m’a répondu : “D’accord, passe au Studio One.” ‘. C’est là que Burning Spear enregistre ses deux premiers elpees cultes, « Burning Spear » et « Rocking Time ».

Son retour constitue donc un événement pour le reggae en Belgique. Sa dernière prestation à l’AB remontait à 1992 : trente-quatre ans d’attente avant de revoir cette voix majeure, dont les chansons continuent de défendre la paix, la justice et l’amour.

La première partie revient aux Roots Warriors, formation liégeoise active depuis 1983.

Le combo réunit B Dread aux drums, Ioanis au chant, Raph au mix, Sarahyan et Hugo aux claviers, Seb à la basse, Sam au saxophone et Serge à la trompette. Dès les premières mesures, les Liégeois installent un climat roots solide, nourri de riddims jamaïcains, de lignes de basse rondes et d’une pulsation souple qui met rapidement la fosse en mouvement. Les claviers dessinent un tapis chaleureux, les cuivres répondent par touches nettes et le mix injecte de discrètes secousses dub sans brouiller l’ensemble. Ioanis guide le set d’une voix posée, efficace, qui privilégie la ferveur collective plutôt que l’effet facile. Les reprises de classiques jamaïcains trouvent leur place auprès de compositions originales plus engagées, et le band évite l’exercice de style nostalgique : il joue sur l’intensité, respire ensemble et garde le tempo vivant. Les dreads se balancent, les premiers rangs répondent, les refrains circulent, tandis que la section rythmique prépare idéalement l’arrivée de Burning Spear. Cette entrée en matière ne cherche pas à voler la lumière ; elle chauffe patiemment la salle, rappelle l’ancrage liégeois du roots en Belgique et offre un set généreux, cohérent, traversé de vibrations dub profondes.

Votre serviteur découvrait cette formation et la surprise s’avère heureuse : une première partie solide, chaleureuse et parfaitement calibrée pour ouvrir la soirée (page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « Promise Land-Satta », « True Rasta », « Slave Driver », « Jogging », « Police And Thieves », « Fade Away », « Caution », « Fisherman », « Israelites », « Jehosaphat », « Melt Away », « Johnny Big Mouth ».

Place ensuite à Burning Spear et à son backing group. 

Les huit musiciens prennent place sur les planches. À gauche, un solide trio de cuivres — trompette, trombone à coulisse et saxophone — s’installe en fond de plateau. Au centre, le claviériste se poste derrière ses instruments, tandis qu’à droite, un impressionnant batteur domine l’estrade. Devant lui, le bassiste, parfaitement synchronisé auprès de son complice de la section rythmique, s’aligne près du guitariste rythmique. À leurs côtés, le second guitariste, Cecil Ordonez, impose rapidement une ambiance brûlante et fait monter la température au fil des morceaux. Burning Spear arrive en dernier. Il court, danse, bondit et traverse l’espace d’un pas incroyablement vif, comme si les années n’avaient pas prise sur lui. Dès les premières notes, Winston Rodney embrase la Ballroom et galvanise la foule, qui se lève et vibre au rythme de sa musique. Sa voix puissante, alliée à un jeu de percussions inspiré, touche l’auditoire et déclenche une ovation après chaque morceau.

La formation impressionne par sa cohésion. Cecil Ordonez s’impose toutefois comme l’un des grands favoris de la salle : ses pas de danse nerveux et son énergie communicative électrisent le concert du début à la fin.

La section de cuivres, emmenée par le tromboniste Micah Robinson, le saxophoniste Clyde Cummings et le trompettiste James Smith, entretient un groove irrésistible et révèle son aisance lors de solos précis.

Face à une Ballroom comble et vibrante, le chanteur jamaïcain livre une performance spirituelle et militante, soutenue par des cuivres efficaces et des rythmiques hypnotiques. Il célèbre plus de six décennies de carrière sans relâcher l’intensité.

Ce concert s’inscrit dans le cadre du ‘Continuation Of The Marcus Garvey Self Reliance Tourr’, et confirme qu’à près de 81 ans, sa voix, sa présence sur le podium et son message d’autodétermination demeurent bien vivants.

La setlist accorde naturellement une large place aux classiques, tout en intégrant plusieurs titres issus de son projet collaboratif « Call On Me » (Burning Spear and Friends), paru au printemps 2026. Les fans saluent une véritable communion auprès de l’artiste, notamment pendant les morceaux emblématiques qui nourrissent sa légende depuis les grandes heures du mythique Studio One.

Le concert restera comme un moment fort pour l’un des derniers grands témoins vivants du reggae roots. L’ambiance circule entre les musiciens, la star jamaïcaine et une foule conquise. Burning Spear tient 96 minutes sans faiblir : respect pour l’artiste et pour ses musicos, solides jusqu’au bout.

Setlist : « Happy Day », « She's Mine », « Columbus », « Tumble Down », « Driver », « Identity », « Great Men », « The Youth », « Nyah Keith », « The Sun », « Old Marcus », « Garvey », « Man In The Hills ».

(Organisation : GreenHouse Talent)

 

 

dimanche, 21 juin 2026 12:40

Thorogood rallume la machine à riffs…

Plus de cinquante ans de carrière, plus de 8 000 concerts et 15 millions de disques vendus : George Thorogood & The Destroyers se produisaient à l’Ancienne Belgique ce 21 juin 2026, dans le cadre du ‘The Baddest Show on Earth Tour ». Un combo resté fidèle à son rock’n’roll roots, taillé pour les planches et nourri de blues.

La soirée s’annonce torride, au propre comme au figuré. Thorogood vient aussi de publier « The Baddest Show On Earth : Greatest Hits Live », un long playing de onze titres paru le 12 juin, qui immortalise des prestations enregistrées entre 1978 et 2024.

La première partie est assurée par Jared James Nichols, guitariste blues-rock réputé pour son jeu musclé et son sens du riff. Découvert ici en 2024 en ouverture de Mr. Big, l’artiste revient défendre son quatrième elpee, « Louder Than Life ».

Nichols impose d’emblée sa présence. Sa musique mêle l’impact du hard rock et une veine blues plus habitée, sans céder à la démonstration gratuite. Produit par Jay Ruston, « Louder Than Life » aligne des titres solides, souvent construits autour de riffs chargés de tension. « Way Back », par exemple, regarde vers le hard rock des années 70 sans tomber dans la simple révérence.

Sur les planches, Jared James Nichols présente de larges extraits de ce nouvel opus. Armé de sa guitare électrique, il occupe l’espace sans relâche, soutenu par un batteur, un second guitariste et un bassiste qui avancent souvent en front de scène. Les musiciens se répondent dans de véritables joutes instrumentales, d’une précision rare pour une première partie. Les enchaînements restent tendus ; Nichols ne coupe le rythme que pour annoncer le morceau suivant. Plus nuancé, « Bending or Breaking » prend la forme d’une ballade rock mélodique, au cours de laquelle la voix est maîtrisée et le solo chargé de feeling. Le titre évoque l’incertitude d’une relation sans forcer le pathos. En fin de set, le guitariste invite la salle à le rejoindre au merchandising pour partager une bière et discuter. Le geste confirme une proximité simple auprès de l’auditoire, qui répond chaleureusement. Une ouverture solide, trop brève, mais parfaitement dispensée (page ‘Artistes’ ici). 

À 21 h précises, George Thorogood & The Destroyers attaquent le gros morceau de la soirée. Le chanteur-guitariste prend place au centre, guitare en main. Derrière lui, Ryan Rice se réserve la batterie depuis une estrade ; à sa gauche, le saxophoniste occupe une large part du son, tandis que Brian Weaver assure la basse. Le light show reste fourni sans détourner l’attention de l’essentiel : un rock roots direct, nerveux, souvent dynamité par le saxophone. La setlist compte onze titres, dont plusieurs reprises charpentées. « Rock Party » ouvre le set avant la cover du « Who Do You Love ? » de Bo Diddley, qui installe d’emblée le ton : riff acéré, refrain fédérateur, chœurs efficaces et cadence implacable. Thorogood écorche ses cordes sans relâche, mais garde le contrôle. « One Bourbon, One Scotch, One Beer » s’étire sans perdre sa force ; l’interprétation tient par son groove, ses relances et l’assurance brute du band. « Get A Haircut » ajoute une dose d’humour et offre l’un des meilleurs moments vocaux du set. Dans la fosse, les réactions grimpent encore d’un cran pendant « Bad To The Bone » et « I Drink Alone », deux classiques repris en chœur. Les riffs, devenus familiers, gagnent ici en rugosité, tandis que les solos de saxophone apportent davantage d’épaisseur aux compos. « Gloria », emprunté à Them, mène le concert vers sa dernière ligne droite, puis « Born To Be Bad » clôt la prestation sur une note franche et efficace.

Thorogood conserve une présence scénique évidente. Il échange souvent avec la foule, plaisante, sourit et semble savourer chaque minute. Sa voix tient la distance, son jeu de guitare reste tranchant, et la formation est soudée. Le concert rappelle pourquoi ce répertoire continue de fonctionner : des titres simples, solides, interprétés devant un auditoire conquis.

Setlist : « Rock Party », « Who Do You Love ? » (Bo Diddley cover), « Mama Talk To Your Daughter » (J.B. Lenoir cover), « I Drink Alone », « One Bourbon, One Scotch, One Beer » (Amos Milburn cover), « Get A Haircut », « Bad To The Bone », « Gloria » (Them cover), « Move It On Over » (Hank Williams With His Drifting Cowboys cover), « Born To Be Bad ».

(Organisation : Live Nation)

 

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